L''AFD a été autorisée à intervenir aux Philippines en 2009 et a ouvert un bureau à Manille en mai 2010. Son action se concentre sur la promotion d'un croissance verte et solidaire. Photo © Lon&Queta

À la une

2016, une année record pour l'AFD

11/05/2017

Avec un record 2016 de 9,4 milliards d’euros d’engagements, l’AFD investit de nouveaux chantiers, notamment en Afrique continentale.

Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD, a présenté ce jour les résultats de l’AFD pour l’année 2016, dans la perspective de sa stratégie pour 2020.

A la demande du Président de la République en 2015, l’AFD a nettement augmenté le volume de ses financements conformément aux objectifs de la communauté internationale (ODD, Accord de Paris sur le climat), scellé son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et étendu son champ d’intervention.
 

 

Rémy Rioux, son Directeur général, décrypte la stratégie de l’AFD : « 2016, l’année de ses 75 ans, a été marquée par l’accroissement des engagements de l’AFD, son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et le renforcement de ses partenariats avec la société civile, les collectivités territoriales, le secteur privé, les banques de développement bilatérales et multilatérales, les institutions européennes et les grandes fondations. Avec 9,4 Md€ d’engagements, l’AFD a repris une trajectoire de croissance ambitieuse pour accompagner les grandes transitions dans les pays en développement et dans les Outre-mer français. Avec sa nouvelle stratégie, l’AFD jouera un rôle moteur pour soutenir l’émergence d’un monde en commun. »

En 2015, l’AFD a reçu du Président de la République l’objectif d’accroître son activité de + 60 % d’ici 2020 pour atteindre près de 13 Mds € d’engagements annuels. En 2016, cette trajectoire de croissance est engagée.

9,4 milliards d’euros de projets ont été financés par l’AFD : c’est +13 % en 1 an.

L’Afrique, toute l’Afrique, est la priorité de l’Agence, avec près de 4 Mds € d’engagements en 2016 en hausse de +25%.

  • De 2010 à 2016, 22 milliards d’euros ont été engagés en Afrique
  • En janvier 2017, au Sommet de Bamako, le Président de la République a pris un engagement encore plus ambitieux pour l’AFD : sur les cinq prochaines années, 23 milliards d’euros seront engagés pour l’Afrique
  • Pour soutenir le développement des énergies renouvelables, l’AFD a engagé 600 millions d’euros en Afrique en 2016. Elle prévoit de leur consacrer 3 milliards d’euros d’ici 2020.

L’AFD agit dans de nouveaux pays et de nouveaux secteurs :
  

  • Argentine, Cuba, Balkans : l’AFD va élargir son champ d’intervention géographique, partout où l’accompagnement d’une banque de développement engagée et solidaire est utile.
  • La nouvelle stratégie de l’agence ouvre des chantiers d’avenir, dans des secteurs sur lesquels l’AFD n’intervenait pas ou peu jusqu’ici : la gouvernance, les industries culturelles, l’enseignement supérieur, l’innovation et le numérique, le social business, l’action extérieur des collectivités locales, l’éducation au développement et à la solidarité internationale.

L’AFD et la CDC : une alliance stratégique active sur le terrain
L’alliance stratégique entre les deux institutions, signée le 6 décembre 2016, se concrétise sur le terrain. A l’international, elle se traduit par des outils communs, comme le fonds d’investissement dans les infrastructures de 600 M€ dont la création a été annoncée récemment par les deux Directeurs généraux au Burkina Faso. En France, elle permet une collaboration plus étroite avec les collectivités territoriales et tous les acteurs du développement dans les territoires.

Pour aller plus loin, lire la présentation détaillée des résultats de l'AFD en 2016


L’action de l’AFD en 2016

Une action sur les cinq continents :

  • 50 % des engagements financiers de l’AFD dans les pays étrangers (près de 4 Mds € en 2016 soit +25% en un an) vont à l’Afrique, toute l’Afrique, priorité de l’action de l’Agence, où 84 % des moyens budgétaires accordés par l’Etat sont concentrés. Dans sa nouvelle stratégie, l’Agence considère l’Afrique comme un tout. Du Maroc à l’Afrique du Sud, du Sénégal à Djibouti, avec ses dynamiques régionales, sans séparer le Nord du Sud du Sahara.
  • 20 % en Asie et dans le Pacifique pour financer des projets sobres en carbone (1,3 Mds € en 2016)
  • 20 % en Amérique Latine et Caraïbes, en particulier au service du développement urbain durable (1,1 Mds € en 2016)
  • 10 % au Proche et Moyen-Orient : pour financer une croissance inclusive et résiliente (741 Millions € en 2016)

L’AFD a également consacré 1,6 Md€ en 2016 au financement des Outre-mer français.

Les marqueurs de l’action de l’AFD : 6 x 50%

L’AFD, banque de développement de la France, solidaire et engagée au service des populations des pays du Sud et de l’Outre-mer, agit avec 6 marqueurs forts :

  • 50% de ses engagements à l’étranger sont en Afrique
  • 50% de son activité concerne des pays et territoires francophones
  • 50% de ses projets ont des impacts positifs sur le climat
  • 50% de ses projets contribuent à la réduction des inégalités de genre
  • 50% de ses bénéficiaires sont des acteurs non-étatiques (entreprises publiques et privées des pays du Sud, collectivités locales, établissements publics, ONG, banques)
  • 50% de ses projets sont menés en cofinancement avec d’autres bailleurs

L’AFD finance des trajectoires de croissance durable contribuant aux cinq transitions majeures dans lesquelles les pays en développement, comme les pays développés, sont engagés : transitions démographique et sociale, transition territoriale et écologique, transition énergétique, transition numérique et technologique, transition politique et citoyenne.

Des solutions qui génèrent des impacts positifs pour les populations

En 2016, l’AFD a financé 657 projets de développement, qui ont notamment permis :

  • d’améliorer le transport urbain en Nouvelle-Calédonie ;
  • de gérer les tensions entre populations hôtes et réfugiées au Liban et en Jordanie ;
  • de construire l’autonomie électrique du Burkina Faso ;

Des projets aux impacts concrets mesurables chaque année. En moyenne depuis 5 ans : 

  • 730 000 exploitations agricoles familiales soutenues ;
  • 665 MW d’énergies renouvelables installés ;
  • un accès à l’eau et à l’assainissement amélioré pour 1, 2 million de personnes ;
  • 54 000 PME appuyées ;
  • 832 000 enfants scolarisés.

Accéder à l'infographie   



Aux Philippines, la lutte contre la dengue s’intensifie

16/11/2016

L’Asie supporte actuellement 70 % du poids mondial de la dengue, maladie virale transmise par les moustiques. Afin de lutter contre les maladies émergentes et ré-émergentes en Asie du Sud-Est, l’AFD soutient un programme régional de l’Institut Pasteur . Focus sur les Philippines où priorité est donnée aux moustiques vecteurs de la dengue !

 

Ré-émergence de maladies infectieuses en Asie du Sud-Est 

Les modifications des écosystèmes naturels, causées par la croissance démographique, le développement économique et le changement climatique peuvent engendrer des conséquences sanitaires importantes avec l’émergence ou la réémergence de maladies infectieuses

Un risque particulièrement important en Asie du Sud-Est, région grandement affectée par des maladies comme la dengue , une infection virale transmise par les moustiques, ou la leptospirose , une maladie bactérienne dont principaux réservoirs sont les rongeurs.

 

50 millions de cas de dengue par an

La dengue, aussi appelée « grippe tropicale », est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques. L’incidence de la dengue progresse actuellement de manière très importante et l’inscrit aujourd’hui aux rangs des maladies dites « ré-émergentes ».

L’Institut Pasteur estime à près de 50 millions le nombre de cas de dengue chaque année. 

Les pays d’Asie et d’Amérique latine sont les plus touchés : la dengue y est devenue une cause majeure d’hospitalisation et de mortalité pour les enfants et les adultes.

  

Un programme régional avec l’Institut Pasteur 

Dans ce contexte et compte tenu des risques importants représentés par ces maladies à transmission vectorielle et hydrique, l’AFD soutient l’Institut Pasteur de Paris dans un programme régional en Asie du Sud-Est de renforcement de capacités dans la surveillance et la lutte contre les épidémies

 

 

Ce nouveau projet mené avec l’Institut Pasteur s’inscrit dans la continuité du projet ECOMORE (ECOnomic development, ECOsystems MOdifications and emerging infectious diseases Risk Evaluation). 

Objectif d’ECOMORE ? Contribuer à la prévention et à la lutte contre les maladies émergentes et répondre à ces questions de santé publique au Cambodge, Laos, Vietnam et en Birmanie. 

 

Les Philippines, un nouveau venu dans le programme

Cette seconde partie du projet, intitulée ECOMORE 2, a pour ambition d’observer et analyser les effets des changements climatiques et environnementaux sur l’épidémiologie de la dengue et d’autres maladies émergentes et ré-émergentes dans les quatre pays mentionnés plus haut en y intégrant également les Philippines. 

Les objectifs de ce programme régional ?                      

  • Renforcer les capacités des partenaires en matière de surveillance, diagnostic et capacités de réponse ;
  • Observer les effets des changements climatiques et environnementaux sur l’émergence de maladies infectieuses ou la survenue d’épidémies et mesurer les risques pour la santé des populations locales ;
  • Proposer et mettre en œuvre des stratégies et / ou modèles d’intervention éprouvés et applicables aux autorités nationales pour minimiser le risque de propagation et améliorer la prise en charge ;
  • Renforcer la collaboration des principales parties prenantes aux niveaux national et régional

L’AFD financera le projet à hauteur de 4 millions d’euros, sous forme de subvention. 

 

La dengue : un problème croissant de santé publique aux Philippines 

Les Philippines, où 200 000 cas de dengue ont été rapportés en 2013, sont pleinement intégrées dans cette deuxième partie du programme. C’est le Research Institute for Tropical Medecine (RITM) du ministère de la Santé qui mettra en œuvre le projet dans le pays. 

Dans le cadre du projet, chaque pays aura des objectifs spécifiques au regard de ses enjeux et priorités. Ainsi aux Philippines, quatrième pays victime de la dengue en Asie du Sud-Est et en lien avec la politique de vaccination initiée, l’accent est mis sur la lutte contre les moustiques vecteurs de la dengue

Au programme : 

  • La mise en place d’un système de gestion de données relatives à la dengue afin de faciliter le suivi et l’évaluation des interventions ;
  • La mise en œuvre d’une nouvelle méthode de lutte contre les moustiques via un piège innovant qui les attire et les contamine avec une spore fongique ensuite dispersée dans les zones de ponte ;
  • L’évaluation de l’impact de la première campagne de vaccination sur la limitation de la transmission de la dengue lancée en avril 2016

Le but poursuivi est clair : formuler des recommandations pour une meilleure gestion de la dengue, renforcer les capacités du RITM dans le contrôle de la dengue et évaluer une méthode de contrôle vectorielle alternative. 



L’AFD et le secteur de la santé aux Philippines

07/10/2016

La mission aux Philippines du fédérateur Santé Jean-Patrick Lajonchère a permis à l’AFD de multiplier les échanges avec les autorités et les centres de recherche locaux. Objectif : renforcer la coopération franco-philippine en matière de santé et de protection sociale, avec un accent spécial sur la recherche.

 

Les fédérateurs, qu’est-ce que c’est ?

Le dispositif des fédérateurs et des familles prioritaires à l’export, développé par le gouvernement, constitue une démarche public-privé qui vise à soutenir l’exportation française dans des secteurs majeurs comme la santé. 

L’action des fédérateurs vise à mieux comprendre la demande internationale, y apporter des réponses pertinentes et informer les donneurs d’ordres étrangers sur la capacité de l’offre française à répondre à leurs besoins.

 

« Mieux se soigner » : une famille prioritaire pour soutenir les exportations 

 
 
Celles-ci englobent les secteurs de l’agroalimentaire, du numérique, de la ville durable, la santé, le secteur culturel et créatif, les industries touristiques et les énergies renouvelables.
 
 

Stimuler la recherche sur les maladies infectieuses

À l’occasion de la visite du fédérateur Santé français, organisée début octobre 2016, des représentants du ministère des Affaires internationales français, de l’ambassade de France et de l’AFD se sont entretenus avec la ministre de la Santé et le département de coopération internationale du ministère.

Les équipes françaises ont également pu rencontrer des représentants de  l’Organisation mondiale de la santé (OMS) , la direction du Philippine Genome Center de l’université des Philippines et des chercheurs du National Institute of Molecular Biology and Biotechnology (NIMBB). 

Au menu des échanges, de futurs partenariats avec les institutions et centres de recherche philippins, notamment sur des programmes de formation et d’échanges universitaires et de recherche avec l’Institut Pasteur sur la dengue. 

L’occasion pour le fédérateur Santé de présenter le système français d’agences régionales de santé (ARS) et le service d’aide médicale d’urgence (SAMU). 

Au cœur des discussions également, les priorités de la nouvelle administration et l’objectif d’accès généralisé à la santé. Des pistes de coopération sur la planification familiale, la tuberculose et les maladies cardio-vasculaires comme le diabète ont aussi été évoquées.

 

Santé et protection sociale : vers une coopération franco-philippine ?

Pour l’AFD, cette mission a été l’occasion de poursuivre les échanges avec le gouvernement et partenaires philippins sur une future coopération en matière de santé et de protection sociale.

 Aux Philippines, l’AFD envisage en particulier des projets :

  • de soutien à la lutte contre les maladies émergentes et ré-émergentes (dengue, zika…) en lien avec le changement climatique ;
  • de renforcement des systèmes de protection sociale ;
  • de renforcement des systèmes de santé décentralisés, notamment au niveau des collectivités locales.
 


Soutenir les jeunes filles victimes de violences sexuelles

01/07/2016

À travers l’appui aux ONG, l’AFD participe au financement du projet de l’association CAMELEON . Priorité à l’enfance abusée et défavorisée avec ce projet qui vise à lutter contre la maltraitance et à venir en aide aux victimes de violences sexuelles dans la région des Visayas Occidentales.

 

Focus sur l’association CAMELEON 

L’ONG française CAMELEON , active aux Philippines depuis 1997, a pour ambition d’aider et d’accompagner les jeunes filles victimes de violences sexuelles et de contribuer à leur protection, leur reconstruction personnelle et leur réinsertion durable dans la société. 

 

Aux Philippines, CAMELEON définit des programmes complets destinés à ces jeunes filles, depuis leur accueil au sein des centres d’hébergement jusqu’à leur réintégration sociale. 

L’association réalise un travail dont la qualité est reconnue dans une région, les Visayas Occidentales, où le nombre recensé de violences sexuelles est le plus élevé, touchant en particulier les enfants et les filles dans un contexte de grande pauvreté, de déscolarisation et de précarité sanitaire.  

CAMELEON met également en place sur le terrain d’autres programmes liés à la scolarisation de jeunes défavorisés de villages ruraux, d’éducation par le sport et de thérapie par les arts du cirque, ou encore des campagnes de plaidoyer en faveur des droits de l’enfant. 

 

Chaque année, 100 000 enfants victimes d’abus sexuels aux Philippines

Comme le rappelle l’association CAMELEON , les chiffres aux Philippines sont alarmants et interpellent : plus de 50 % des enfants abusés ont entre 10 et 18 ans. Parmi ces victimes, une sur quatre est un enfant de moins de 5 ans. 

Après l’abandon et la négligence, l’abus sexuel sur enfant fait partie des cas les plus communément traités par le ministère des Affaires sociales et du Développement. Malgré la loi Anti-viol de 1997, le cas le plus fréquent d’abus sexuel reste le viol, suivi par les cas d’inceste et les attouchements. Les victimes de viols sont à 98 % de sexe féminin, et le cas d’inceste s’envole à 33 %.

 

 

La plupart des enfants exploités sexuellement à des fins commerciales sont victimes de prostitution ou de pornographie. Cependant, bien que le chiffre global des cas d’abus d’enfants pris en charge par le ministère ait diminué, les cas de prostitution infantile ont légèrement augmenté. 

 

Des agressions aux conséquences lourdes sur la santé physique et mentale

Ces agressions sont lourdes de conséquences sur la santé mentale et physique des victimes.

Parce que ces violences sexuelles et leurs conséquences sont intolérables, l’AFD soutient le projet de l’association CAMELEON mis en œuvre sur l’île de Panay, dans la région des Visayas Occidentales. 

L’ONG bénéficie ainsi d’une subvention de 500 000 euros pour ce projet au coût total d’un peu plus de 1,35 million d’euros sur une durée de 3 ans.

 

Aider les jeunes filles victimes d’abus à se reconstruire

Une initiative qui comprend trois volets principaux :

  • La reconstruction personnelle de 50 jeunes filles (5-17 ans) par an victimes de violences sexuelles accueillies dans deux maisons d’accueil qui leur offrent la possibilité d’aller à l’école, de réaliser des activités sportives, de recevoir des soins médicaux, psychologiques et une aide juridique quand elles décident de poursuivre leurs agresseurs ;
  • La réhabilitation et l’autonomisation de 60 jeunes filles (9-24 ans) par an accompagnées jusqu’à leur réinsertion familiale et / ou insertion dans le monde professionnel, en leur offrant un soutien éducatif et l’accès à des formations professionnelles ;
  • La sensibilisation des citoyens de la province d’Iloilo aux droits de l’enfant et la mobilisation des acteurs des secteurs publics et privés dans le but de faire baisser le nombre de cas de violences sexuelles au niveau local et régional.

 

 Des activités variées pour aider les jeunes filles à se reconstruire © ONG CAMELEON



Urgence et développement après le typhon Haiyan : première pierre du projet d’ACTED à Guiuan

13/06/2016

Fin 2013, Guiuan a été la première localité des Philippines touchée par le typhon Haiyan, d’une ampleur jamais vue et qui a provoqué des milliers de morts et des dégâts considérables. L’AFD y soutient un projet de l’ONG ACTED inauguré le 13 juin 2016. À la clé : le relogement de 126 familles et une aide pour redémarrer une activité professionnelle. 

Après le typhon Haiyan, l’enfer de Guiuan

Le 8 novembre 2013, le typhon Haiyan a dévasté le centre des Philippines, faisant plus de 10 000 morts, 2000 disparus et privant de tout des centaines de milliers de personnes.

La ville portuaire de Guiuan, située sur l’île de Samar et point d'entrée du typhon aux Philippines, a été littéralement détruite et toutes les familles touchées par la catastrophe. 

 

Reconstruction post-typhon : la France s’engage 

À la suite des annonces du Président de la République François Hollande lors de sa visite aux Philippines en février 2015 concernant l’engagement de la France dans la reconstruction de Guiuan, l’AFD a répondu favorablement à une demande de financement de l’ONG française ACTED .

Le projet soutenu a vocation à améliorer les conditions de vie des populations affectées par l’augmentation du nombre de typhons aux Philippines, principalement dans la région du Sud-Est Samar.  

 

Lier intervention d’urgence, réhabilitation et développement 

Au programme : agir dans l’urgence et pour le développement, avec un projet qui prévoit le relogement des familles touchées mais également une aide au redémarrage d’une activité génératrice de revenus. 

En détails, les objectifs visés :

  • répondre aux besoins des populations affectées par le typhon Haiyan en termes d’hébergement durable, d’accès à l’eau potable et à l’assainissement ;
  • aider les familles touchées à reconstituer leurs moyens de subsistance avec un appui aux capacités de production agricole ;
  • renforcer les capacités locales de réponse d’urgence et de gestion des crises liées aux  catastrophes naturelles. 

Un projet financé par l’AFD à hauteur de 1,5 million d’euros, sous forme de dons.

 

126 familles à reloger 

Le relogement concerne 126 familles dont les habitations ont été détruites et vivant actuellement en zone côtière classée inconstructible. 

Ces ménages bénéficieront ainsi d’abris permanents et résistants aux typhons sur un terrain mis à disposition par la National Housing Authority (NHA), avec des installations sanitaires et un réseau d’approvisionnement en eau selon les techniques du « Build Back Better».

Le démarrage des travaux des 126 unités construites par ACTED aura lieu cet été et pour une durée de 6 mois. Le terrain accueillera par ailleurs près de 200 autres unités construites par un contractant sélectionné par la NHA à la suite d’un appel d’offre.

Inauguration des travaux à Guiuan

Outre le soutien de l’AFD, cette composante relocalisation perçoit une contribution de 150 000 euros de la fondation ALSTOM

La cérémonie d’inauguration des travaux du projet présidée par le maire de Guiuan, s’est déroulée en présence de l'AFD, de l'équipe d'ACTED,  de représentants de l’ambassade de France et de la Fondation ALSTOM. 



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


 
 
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