L''AFD a été autorisée à intervenir aux Philippines en 2009 et a ouvert un bureau à Manille en mai 2010. Son action se concentre sur la promotion d'un croissance verte et solidaire. Photo © Lon&Queta

À la une

Etude sur l’empreinte écologique des Philippines : une nouvelle étape d’appropriation politique des enjeux environnementaux

21/11/2012

Le premier rapport sur l’empreinte écologique des Philippines a été présenté le 20 novembre par la Commission pour le Changement Climatique des Philippines au palais présidentiel de Malacanang à Manille. Cette étude, financée par l’AFD,  intitulée « A measure for Resilience » (« une mesure pour la résilience ») met en évidence le déficit environnemental du pays et sensibilise à la fragilité de sa situation écologique.

Développer ensemble des instruments de politiques publiques au service de la croissance verte et durable
   
Cette étude a été réalisée par GFN (Global Footprint Network) , think thank créé en 2003 qui a développé une méthode d’évaluation de l’empreinte écologique. Ainsi le déficit écologique d’un pays résultera de la surconsommation des ressources écologiques par rapport à la bio-capacité disponible, mesurés par un indicateur agrégé, l’hectare global (gha).
 
  Schéma d'explication de l'empreinte écologique. Crédit Global Footprint Network
 
Une consommation de plus du double des ressources disponibles
 
Cette étude tire deux enseignements principaux :
  • Malgré une empreinte écologique d’1,3 gha par personne, inférieure à la moyenne mondiale disponible de 1,8 gha, chaque Philippin consomme 2,02 fois ce que lui permettent les ressources disponibles et les capacités d’absorption de carbone au sein de son territoire
  • 61% de l’empreinte écologique des ménages proviennent du secteur alimentaire, ce qui souligne à la fois une contribution pour l’instant réduite des autres secteurs (construction, transports, biens et services) et la forte dépendance des Philippines aux importations de « bio-capacité alimentaire» des autres pays.

Ces résultats sont à mettre en perspective avec la vulnérabilité du pays, le troisième au monde le plus exposé aux risques naturels, ainsi qu’avec son niveau de développement marqué par un manque d’infrastructures et une pauvreté absolue touchant près du tiers de la population.

 
Evolution de l'empreinte écologique per capita des Philippines.
Pour en savoir plus

 
Un passage à l’action indispensable
 
Le cabinet gouvernemental pour le changement climatique, présidé par le Président Aquino a adopté l’empreinte écologique comme un des indicateurs de développement durable du pays. Cette décision renforce la prise en compte de l’environnement comme une priorité des politiques publiques.
Les prochaines phases d’utilisation de l’empreinte écologique concerneront le Grand Manille et l’écosystème de Laguna Lake, plus grand lac des Philippines situé à l’est de Manille. 
 
  De g. à d. : Luc Le Cabellec, directeur de l'agence AFD à Manille, Naderev M. Sano, Commissaire à la Commission pour le Changement Climatique ; Gilles Garachon, Ambassadeur de France aux Philippines


 
Au cours de la présentation de cet ouvrage préfacé par le Président B. Aquino, le Directeur-Général de l’AFD, M. D. Zerah, et le président de Global Footprint Network (GFN), l’ambassadeur de France aux Philippines, M. G. Garachon, et le directeur de l’agence AFD à Manille sont intervenus pour réaffirmer le soutien de la France aux efforts des Philippines pour promouvoir une croissance verte et durable. La CCC a pour ambition de faire de cette étude un instrument de politique publique visant un développement économique durable.
 
  "Chaque Philippin consomme deux fois ce que lui permettent les ressources disponibles sur le territoire."
Vue de la ville de Makati, dans la Métropole de Manille.
Crédit : Albert Labrador pour le Global Footprint Network
 

"61% de l’empreinte écologique des ménages proviennent du secteur alimentaire."
Vue aérienne de la région de plaines agricoles de Centrale Luzon, "grenier à riz" des Philippines.
Crédit : Albert Labrador pour le Global Footprint Network
 


Les rejets de gaz à effet de serre au cœur des projets de transport urbain

16/11/2012

L’AFD et son partenaire Carbone 4 ont présenté, dans le cadre de 3 jours de formation du 13 au 15 novembre, un outil de calcul de l’empreinte carbone des projets de transport urbain aux Philippines aux différentes autorités et organismes philippins en charge de ces questions.

Les rejets de gaz à effet de serre et l’efficacité énergétique sont deux points clefs des projets de transport urbain propre, que l’AFD soutient dans le cadre de son mandat « croissance verte et solidaire ».

Lors de l’élaboration de lignes de bus en site propre (BRT-Bus Rapid Transit) à Cebu, l’AFD a souhaité évaluer l’impact carbone de ce projet ; et a proposé, dans la continuité et en partenariat avec le NCTS (National Center for Transportation Studies), de développer un outil d’évaluation de l’empreinte carbone adapté au secteur des transports aux Philippines.

 

Des formations à l'outil d'évaluation d'empreinte carbone

Le cabinet de conseil Carbone 4, qui a développé pour l’AFD l’outil d’évaluation d’empreinte carbone pour l’ensemble de ses projets, représenté par Julien Blanc, a ainsi remis mardi 13 novembre au NCTS une première version de l’outil et a procédé à 3 jours de formation d’une journée aux membres des divers organismes en charge des questions de transport, tels que, entre autres, le département des transports et des communications, celui des travaux publics, le comité pour le changement climatique ou l’autorité de développement de Métro Manille.

Ces formations avaient pour but de former des formateurs dans les divers organismes et ont permis à l’ensemble des participants de s’approprier au mieux cet outil pour son utilisation pérenne et sa diffusion au sein des différentes instances. Son utilisation est ainsi attendue sur l’ensemble des projets de transport urbain et en premier lieu celui d’un BRT à Métro Manille en cours de réflexion. L’occasion était également donnée de réunir les différents acteurs du secteur autour d’une même problématique et d’une base de travail commune.



L’action de l’AFD encouragée par son Directeur Général et le Premier Ministre Français

26/10/2012

La visite du Premier ministre, M. Jean-Marc Ayrault, accompagné par le Directeur Général de l’AFD, M. Dov Zerah, du 19 au 21 octobre aux Philippines, fut un vrai succès et a permis de présenter l’action de l’AFD dans le pays, notamment grâce à la présentation au Premier ministre du projet de bus en site propre ou BRT (Bus Rapid Transit system) dont l’AFD a cofinancé les études avec la Banque mondiale.

Cette première visite d’un chef d’Etat ou de gouvernement français dans ce pays a vu la signature d’accords intergouvernementaux ainsi que la concrétisation d’importants contrats commerciaux avec les représentants d’entreprises françaises, présents lors de ce déplacement.

Mais cette visite a également mis à l’honneur l’action de l’AFD. À Manille, M. Dov Zerah a présenté en avant-première à Mme Lucille SERING, vice-présidente de la Commission pour le Changement Climatique (CCC), le premier rapport 2012 sur l’empreinte écologique des Philippines, financé par l’AFD à la demande de la Commission et réalisée en partenariat technique avec Global Footprint Network (GFN). Son lancement officiel aura lieu le 20 novembre 2012. Cette démarche innovante s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de lutte contre le changement climatique et dans la dynamique créée par la conférence Rio+20. M. Zerah a également évoqué le levier substantiel que pourrait apporter l’AFD au financement d’un programme Climat aux Philippines aux côtés d’autres partenaires bi- et multilatéraux.

Cette mission lui a permis également de s’entretenir avec Mme Cosette CANILAO, directrice générale du Centre national des partenariats publics-privés, M. Arsenio BALISACAN, ministre-directeur général de la National Economic and Development Authority (NEDA) et M. Cesar PURISIMA, ministre des Finances.

 

Présentation du projet de BRT à Cebu

Le dernier jour de sa visite, le Premier Ministre s’est rendu avec sa délégation à Cebu, où lui a été présenté le projet de BRT. A cette occasion M. Zerah s’est entretenu avec le vice-ministre aux Transports, M. René LIMCAOCO. La décision de financement par le gouvernement des Philippines est escomptée en 2013 à hauteur de 45 million d’euro pour l’AFD sur un coût total de 180 million d’euro environ, en cofinancement avec la Banque Mondiale.

Au terme de sa visite, M. Jean-Marc Ayrault a découvert les transports en commun locaux, effectuant une visite du futur tracé du BRT en jeepneys. Les jeepneys sont à l’origine d’anciennes jeeps abandonnées qui ont été récupérées, décorées et sont devenues aujourd’hui le moyen de transport le plus utilisé et caractéristique des Philippines.



Collaborer en faveur d’une meilleure qualité de l’air aux Philippines

31/07/2012

L’AFD a sponsorisé et a participé pour la première fois au forum annuel sur la qualité de l’air, organisé par le « Partnership for Clean Air » les 30 et 31 juillet 2012 à Manille. Cette année, l’objectif du forum a été de passer en revue les mécanismes de financement disponibles pour soutenir projets et technologies en faveur de l’amélioration de la qualité de l’air.

 

La détérioration continue de la qualité de l'air en ligne de mire

Les organisateurs sont partis du constat que la qualité de l'air n'a cessé de se détériorer dans les grandes agglomérations philippes malgré l’adoption, il y a plus de douze ans, d’une législation ambitieuse dans ce domaine. Adeline Dontenville, chargée de projets environnement et changement climatique, a présenté les outils financiers de l’AFD aux Philippines, ainsi que les projets et programmes actuels de l’AFD qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la pollution de l’air dans le pays.

 

Un intérêt réel pour le projet BRT

Parmi ces initiatives, le projet de bus à haut rendement (Bus Rapid Transit –BRT) de Cebu a suscité le plus d’intérêt et d’interrogations de la part du public. Afin de démontrer les co-bénéfices d’un tel projet de développement d’un système de transport durable, l’AFD finance actuellement une étude, mise en œuvre par Clean Air Initiative-Asia, qui vise à analyser la situation actuelle de la qualité de l’air à Cebu et à évaluer les bénéfices sanitaires du projet de BRT.



 

 



Croissance verte et solidaire : l’AFD et le gouvernement des Philippines formalisent leur coopération

23/05/2012

Le gouvernement philippin et l’AFD ont signé un protocole d’entente le 23 mai dernier, qui marque une étape importante dans la formalisation de l'activité de l'AFD aux Philippines et dans la concrétisation de projets instruits dans plusieurs secteurs de la croissance verte et solidaire du pays. 

Promouvoir une croissance verte et solidaire

Ce protocole d'accord, qui fait suite aux premières consultations bilatérales de novembre 2011, a été signé par le directeur du département Asie de l’AFD, Grégory Clemente, et Rolando G.Tungpalan, directeur adjoint de la National Economic and Development Authority (NEDA), au nom du Gouvernement philippin, en présence de Luc Le Cabellec, directeur de l’agence de Manille et d'Hugues-Antoine Suin, premier conseiller de l’ambassadeur de France aux Philippines et en Micronésie.

Ce protocole d’accord détaille le mandat d’action de l’AFD aux Philippines qui se concentre sur la promotion d’une croissance verte et solidaire, et fournit également une liste indicative des projets en cours d’instruction par l’AFD dans les domaines de l’environnement, des transports propres, de l’eau et l’assainissement, des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et de la forêt.

 

Une étape importante dans les relations franco-philippines

M.Tungpalan a remercié l’État français de son soutien au plan de développement des Philippines et s’est félicité de l’alignement des mandats de l’AFD et de NEDA en faveur de la croissance inclusive (qui n'exclut personne) aux Philippines.

Il a souligné que la signature de ce protocole représente une étape importante dans les relations franco-philippines, d’autant plus que le président Aquino a lui-même conféré une autorisation spéciale à NEDA pour signer ce document. NEDA a hâte de voir se concrétiser les projets en cours d’instruction par l’AFD et a souhaité que soit élaborée prochainement une stratégie de coopération avec l’AFD à moyen terme.

Luc Le Cabellec, directeur de l’AFD aux Philippines, a reconnu l’excellente relation de confiance qui s’est établie entre l’AFD et ses partenaires philippins et a remercié le gouvernement pour son accueil. 

La signature du protocole d’entente représente une première étape de formalisation de l'activité de l’AFD aux Philippines, deux ans après l’ouverture de son bureau à Manille.



 
   
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