L''AFD a été autorisée à intervenir aux Philippines en 2009 et a ouvert un bureau à Manille en mai 2010. Son action se concentre sur la promotion d'un croissance verte et solidaire. Photo © Lon&Queta

À la une

L’AFD aux côtés du gouvernement philippin pour renforcer la bonne gouvernance des collectivités locales

05/10/2011

A l’occasion de la célébration du 20ème anniversaire du code des collectivités locales et à l’invitation du sous-secrétaire aux collectivités locales, M. Austere Panadero, le directeur de l’AFD aux Philippines, Luc Le Cabellec, a signé le 11 octobre 2011 aux côtés des institutions partenaires et des bailleurs de fonds la  déclaration pour une gouvernance transparente des collectivités locales philippines.

Cette signature marque le soutien de l’AFD à la politique du gouvernement visant à améliorer les performances des collectivités locales en appliquant des principes de transparence et de redevabilité et en renforçant la qualité des services fournis aux usagers.

Le label de bonne gouvernance ainsi décerné aux collectivités locales pourra servir de critère pour l’assistance technique verte que l’AFD met en œuvre pour le développement de plan d’action climat auprès de trois villes philippines.



Philippines : renforcer les capacités des collectivités locales en matière d'environnement

20/07/2011

Le séminaire organisé par l’AFD le 20 juillet 2011, réunissant représentants des agences gouvernementales et des bailleurs de fonds, a rendu compte des conclusions de l ’étude (financée par l’AFD) analysant les défis auxquels les collectivités locales font face en matière de services environnementaux.

Une assistance technique complète la contribution de l’AFD. Le principal objectif de l’assistance technique sera d’aider 2 à 3 collectivités locales sélectionnées, à mieux planifier leurs programmes d’investissement dans le domaine de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique. L’étude financée par l’AFD a ainsi analysé les défis auxquels les collectivités locales font face en matière de services environnementaux, ainsi que de proposer une méthodologie de sélection des collectivités participantes.

Le séminaire organisé par l’AFD le 20 juillet 2011, réunissant représentants des agences gouvernementales et des bailleurs de fonds, a rendu compte des conclusions de cette étude. Mme Marie Bjornson-Langen, chef de projet et spécialiste des collectivités locales a tout d’abord présenté l’expérience de l’AFD en matière de soutien aux collectivités pour le développement de leur plan climat urbain. M. Colin Hubo de l’Université d’Asie et du Pacifique (Philippines) a ensuite partagé les conclusions de l’étude, en particulier dans le but de consulter les partenaires présents sur les recommandations présentées pour la sélection des collectivités bénéficiaires.

En outre, l’Agence française de développement (AFD) cofinance, à hauteur de 150 M€,  avec la Banque asiatique de développement, le programme national de réforme budgétaire et financière des collectivités locales (LGFBR) aux Philippines. Ce prêt a entièrement été décaissé fin mai 2010.



Quels projets de reforestation pour Mindanao ?

25/06/2011

Une mission AFD d'étude du secteur agro-forestier, s’est rendue à Mindanao du 22 au 25 juin 2011. Elle  a pu y rencontrer des acteurs politiques ainsi que la Fondation Hineleban, active dans les domaines de la reforestation et du soutien aux communautés indigènes.

Elle a également visité plusieurs sites susceptibles d’accueillir un projet forestier intégré à une gestion de bassin versant dans les provinces de Bukidnon et de Lanao del Sur, ainsi qu’une pépinière. 

La mission était composée de M. Thierry Liabastre (expert forêt, AFD Paris), M. François Jullien (expert développement rural, AFD Paris), M. Luc Le Cabellec (directeur de l’AFD à Manille) et Mlle Adeline Dontenville (chargée de projet, AFD Manille) s’est rendue à  Mindanao. 



Que fait l'AFD en matière de lutte contre la faim ?

23/06/2011

Volatilité des marchés agricoles et prévention des crises alimentaires sont au cœur des priorités de la présidence française pour le « G20 agriculture » qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

A cette occasion, décryptage des enjeux de la lutte contre l'insécurité alimentaire et précisions sur les objectifs et les actions menées par l'AFD dans le domaine.

Décryptage avec ce dossier spécial « Sécurité alimentaire » au lendemain du "G20 agricole" qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

  L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. Abolir la faim dans le monde « maintenant », tribune du Pr Ismaïl Serageldin et Dov Zerah

► 3 questions à Jean-Luc François, directeur de la division Développement agricole et rural

Focus sur le Ghana, un pays pour qui l'agriculture est au coeur des priorités


 

 "Moderniser les process agricoles mais également notre façon de penser le monde"

3 questions à Jean-Luc François

Jean-Luc François est responsable de la division Développement agricole et rural à l'AFD

Qu’entend par sécurité alimentaire ?

La sécurité alimentaire signifie que tous mangent à leur faim. Mais il ne suffit pas de nourrir les gens pour qu’ils aient faim. Il faut augmenter leurs revenus.

 

Quels sont, d’après vous, les causes de la très grande vulnérabilité alimentaire dans laquelle vivent les pays du Sud aujourd’hui ?

Hormis des causes structurelles et locales, nous sortons d’une décennie où la doxa dans le monde des économistes du développement était : libéralisation et nouvelles technologies. Cependant – cause ou conséquence ? – la vulnérabilité aux phénomènes climatiques critiques, l’accroissement de la demande des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, et le passage de leurs populations à des régimes carnés – beaucoup plus consommateurs de ressources naturelles – ont provoqué une réduction drastique des régions excédentaires et donc une flambée des prix. Les pays du Sud, de plus en plus dépendants de leurs importations de denrées alimentaires et où la population rurale est extrêmement pauvre, ont été particulièrement touchés par cette flambée des prix.

Aujourd’hui, nous sommes toujours dans cette grande vulnérabilité alimentaire.

 

Quelle est la stratégie prônée par la France et l’AFD ?

Pour répondre au défi de la faim, notre axe prioritaire est de moderniser l’agriculture des pays du Sud. Moderniser les process agricoles certes mais également notre façon de penser le monde et notre environnement. Il convient de conjuguer réponse globale et solutions locales.

La mise en place d’instances d’échanges, de régulation régionales, voire mondiale, en matière de politique agricole et de marchés des matières agricoles sont devenues une nécessité pour la majorité des acteurs du secteur.

En Afrique, par exemple, l’AFD travaille avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la mise en place d’une gestion régionale des risques pour répondre aux désordres du marché.

 

Quels sont les axes d’intervention prioritaires en matière de développement rural et agricole ?

Nous intervenons en matière de structuration des filières, d’innovation, d’assurance et de crédit agricole ainsi que dans le domaine de la formation.

Des filières agricoles plus fortes sont également un moyen de lutter contre la vulnérabilité des populations. De la production à l’exportation en passant par l’accompagnement d’opérateurs intermédiaires, l’AFD accompagne certains de nos pays partenaires dans la structuration de ces filières.

Nous avons mis au point une palette d’outils financiers accessibles aux acteurs agricoles, en mixant prêts et dons, en développant des systèmes de garanties (fonds ARIZ par exemple).

Enfin, nous participons également à la recherche que ce soit sur les impacts de la libéralisation sur les agricultures du sud, sur la volatilité des prix et des moyens de la combattre, sur l’appropriation des terres, sur les filières vivrières, etc.

L’AFD est reconnu par ses partenaires comme un bailleur de fonds qui a une vision robuste de l’agriculture. Cependant, notre activité dans un pays, dans un secteur ne dépend pas que de nous. En effet, l’AFD répond à des demandes de ses partenaires. A nous de les convaincre.

 

 

Focus sur un pays, le Ghana, pour qui l'agriculture est au coeur des priorités

 

Interview de Bruno Leclerc, directeur de l'agence AFD d'Accra (durée 7 mn)

 

 

Abolir la faim dans le monde «maintenant»

Tribune du Professseur Ismail Serageldin et Dov Zerah, parue dans les Echos le 22 juin.

"L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. A la veille du G20 agricole, c'est plus que jamais une cause d'intérêt universel. L'agriculture africaine doit redevenir une priorité de l'aide internationale. "

Lire la suite de la tribune

 

 



Projet de bus à haut niveau de service à Cebu

20/05/2011

L’AFD a participé, aux cotés de la Banque mondiale, aux visites de terrain concernant le projet de bus rapides à haut niveau de services (BHNS ou BRT, Bus Rapid Transit) que l’AFD envisage de cofinancer. Du 17 au 19 mai 2011, la mission a également participé aux réunions avec le ministère des transports et des communications et avec la ville de Cebu, et a rencontré son maire, M. Michael L. Rama.

La mission de l’AFD était  composée de M. Luc Le Cabellec, directeur de l’agence de Manille, M. Stéphane Carcas, chef de projet Infrastructures basé à Paris, et Mlle Adeline Dontenville, chargée de projet à l’agence de Manille, s’est rendu à Cebu 

Un bus à haut niveau de service (BHNS), ou service rapide par bus (SRB) (parfois désigné par le sigle anglais BRT, bus rapid transit), est une ligne de bus conçue et exploitée dans le but de garantir un service proche de ce que peuvent offrir d'autres systèmes de transports en commun tels que les tramways ou les métros mais à un coût moindre.

On peut caractériser un BHNS par : une haute fréquence de passage ; un temps de trajet garanti et des passages réguliers ; une vitesse relativement élevée ; une amplitude horaire de fonctionnement étendue ; un système d'information de qualité : temps de parcours, attente, fréquence, etc.

Ces caractéristiques nécessitent des équipements et des aménagements particuliers par rapport aux ligne de bus classiques : des aménagements de voirie ponctuels ou sur l'intégralité du parcours avec souvent une circulation en site dédié ; la mise en place de priorités aux feux ; une plus grande visibilité que les lignes classiques via, par exemple, la signalétique et le design des arrêts et du matériel roulant.

L'aménagement d'une ligne BHNS, même en site propre intégral, nécessite en effet un investissement bien moins lourd que la construction d'une ligne ferrée et offre des possibilités de réaménagement plus souples.



Publication du rapport annuel de l'AFD 2010

12/05/2011

Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.

►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)

2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement

Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.

L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.

Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture

 

En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :

  • L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
  • La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
  • La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
  • L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
  • L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
  • L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
  • Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes

 

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2011 : la consolidation du modèle économique

« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.

Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :

  • L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
  • Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
  • Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.

La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.

 

"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"

A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.

 

Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement

En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.

 



 
   
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