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Document de travail n° 133 | Les politiques d’efficacité énergétique en Chine, Inde, Indonésie, Thaïlande et Vietnam

04/04/2013

Loïc Chappoz et Bernard Laponche, Global Chance
Contact AFD : Nils Devernois (devernoisn@afd.fr)

La plupart des rapports traitant des politiques d’efficacité énergétique se concentrent sur les mesures mises en place par les pays de l’OCDE; ceci pourrait laisser penser que seuls les pays « riches » font des efforts en la matière.  Bien au contraire : les pays émergents, tout comme les pays en développement les plus pauvres, ont compris que l’efficacité énergétique est un prérequis à leur développement économique et à un développement respectueux de l’environnement. Parmi ces pays, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, la Thaïlande et le Vietnam ont développé - parfois depuis plusieurs décennies - des politiques particulièrement intéressantes. L'AFD y est particulièrement active.
 

Ce rapport décrit la demande actuelle en énergie finale dans ces pays ainsi que ses tendances récentes. Il détaille aussi les politiques et mesures qui y sont mises en place en matière d’efficacité énergétique au niveau de la demande finale.



Rencontre avec les entreprises françaises du secteur ferroviaire

23/01/2013
Le gouvernement thaïlandais va solliciter le concours des institutions financières internationales pour le financement d’un programme de modernisation du chemin de fer d’environ 6 milliards d’USD sur 5 ans.

Lors de sa visite en France en juillet 2012, le premier ministre thaïlandais avait invité la France à renforcer son partenariat avec la Thaïlande dans les futurs grands projets d’infrastructures. Le ministre du commerce, membre de la délégation, avait également confirmé que son pays était prêt à soutenir les projets de coopération avec la France dans le domaine des infrastructures ferroviaires.

Précédent le déplacement du Premier Ministre français à Bangkok le 5 février 2013, une mission de l’AFD s’est rendue à Bangkok pour rencontrer la SRT (State Railways of Thailand) et le PDMO (Public Debt Management Office, Ministère des Finances) pour leur confirmer sa disponibilité à mobiliser des financements importants dès 2013. Elle a également rencontré les grandes entreprises françaises du secteur ferroviaire présentes en Thaïlande qui ont confirmé leur mobilisation sur les deux volets du programme (réhabilitation et grande vitesse) et leur souhait de voir l’AFD participer à son financement.



19ème réunion du Conseil de la Commission du Mékong

16/01/2013

L’AFD était présente à la 19° réunion du conseil de la Commission du Mékong où siégeait le groupe consultatif des donneurs. L’AFD et le FFEM y financent notamment le projet Mékong Hycos, projet en voie d’achèvement.

Ce projet a permis la mise en place d’un réseau de 49 stations hydro-météorologiques qui alimentent les bases de données partagées du secrétariat de la commission du Mékong et les différents modèles qui permettent de mieux connaitre et anticiper les évolutions du bassin.

Ce projet est considéré par la Commission du Mékong comme un premier pas réussi vers la décentralisation de certaines des fonctions de base sous la responsabilité des commissions et des services techniques nationaux. Les quatre pays membres de la commission ont en effet signé des accords avec le secrétariat du Mékong pour assurer le suivi et la maintenance des stations installées dans le cadre du projet lors de cérémonies de transfert organisées en mars 2012 au Vietnam, juin 2012 en Thaïlande et novembre 2012 au Laos et au Cambodge.

L’AFD contribue également au programme environnement de la commission du Mékong aux côtés d’autres bailleurs. Enfin, le FFEM participe au financement du programme de gestion de la connaissance de la MRC en ciblant en particulier l’étude de la dynamique des sédiments le long du fleuve.


Plus de 60 % de croissance pour l'activité de l'AFD en Asie en 2012

18/12/2012

L'année 2012 s'achève sur une forte croissance de l'activité de l'AFD sur le continent asiatique (+ 60%). Une croissance marquée par le renforcement des actions de lutte contre le changement climatique. L’identification de projets dans de nouvelles géographies devrait augurer de nouvelles opérations en Asie centrale et dans le Caucase.

 

Priorité aux questions climatiques

  • Une croissance globale des activités qui met en évidence la priorité donnée par l'AFD aux questions climatiques (plus de 70 % de son activité), notamment en Chine et en Inde où ses interventions se font désormais sans coût pour l'État, au service des biens publics mondiaux et de l'influence française.
  • L'enregistrement des premières opérations dans de nouveaux pays d’intervention tels que le Bangladesh et la Birmanie.
  • Une intense activité d’identification de projets en Asie Centrale et dans le Caucase.
  • L'approfondissement des partenariats traditionnels de l'AFD en Asie (Banque asiatique de Développement, JICA) et le démarrage de nouveaux partenariats confortant la présence de l'AFD dans la zone, qu’il s’agisse de premiers échanges avec les coopérations coréenne et australienne, ou des premières mobilisations de financements européens dans le cadre des facilités d’investissement.
     
  • La forte portée sociale, économique et environnementale des programmes de développement mis en oeuvre, notamment en Chine, dans la reconstruction de la province du Sichuan, avec un accent particulier mis sur le développement des infrastructures, l'assainissement et les énergies renouvelables (le biogaz à travers le développement des biodigesteurs en Chine et en Inde).

 

Nouveaux objectifs, nouveaux territoires en 2013

  • Mise en oeuvre de la nouvelle stratégie d’intervention de l’AFD en Asie pour la période 2013-2015, axée sur le soutien du développement durable et de la diplomatie économique, qui sera ensuite déclinée au travers de stratégies pays (Indonésie, Vietnam, Chine, Inde dans un premier temps).
  • Une nouvelle croissance de l’activité attendue, avec notamment de premières opérations en Asie Centrale et dans le Caucase.
  • La célébration du 20è anniversaire de la présence de l’AFD en Asie, qui avait démarré ses interventions au Vietnam, au Cambodge et au Laos en 1993.

 

Que retenir de l'année 2012 pour l'AFD en Amérique latine ?

En Afrique sub-saharienne ?

Dans la zone Méditerranée ?

Dans les Outre-mer français ?



De nouveaux équipements pour mieux connaître l'état des ressources en eau du Mékong

07/03/2012

Reliées à des terminaux informatiques qui vont analyser les données collectées en temps réel, douze stations hydro-météorologiques, inaugurées le 7 mars à Can Tho, dans le delta du Mékong, vont permettre de connaître en temps réel les ressources du fleuve. Ce système hydrologique régional, dénommé Mékong-HYCOS, de la Commission du Mékong est une première en matière de partage de données entre les quatre pays membres.

C'est en présence de l’ambassadeur de France au Vietnam, du directeur général de la Commission du Mékong, du directeur de l’AFD à Hanoï et de représentants des ministères vietnamiens de l’Environnement et des Tansports, ainsi que des autorités locales de Can Tho que s'est déroulée la cérémonie d'inauguration des stations hydro-météorologiques du Mekong.

Pourquoi la Commission du Mekong met-elle en place le système hydrologique régional Mékong-HYCOS ?

La finalité du projet est ainsi de promouvoir le développement durable du bassin du Bas-Mékong dans le cadre de l'accord international de coopération signé en 1995 par les quatre Etats riverains (Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam) et instituant la Commission du Mékong (Mekong River Commission, MRC).

L'objectif spécifique du projet est d'établir un système d'observation hydrologique régional fiable (collecte et partage des données en quasi-temps réel), partagé par les 4 pays membres pour le suivi des ressources en eau du bassin.


 
Vue du Mekong à Can Tho (photo AFD - J.C. Pires)


Il va ainsi permettre :

  • d'établir un système fonctionnel et fiable de collecte et de transmission en temps réel de données hydrométéorologiques (pluies, niveaux d’eau) qui contribuera à améliorer le suivi et les prévisions hydrologiques tant sur le cours principal du Mékong que sur ses principaux affluents
  • d'améliorer les systèmes nationaux de traitement et d'archivage des données
  • mettre en place des bases de données et des réseaux de communication partagées au niveau régional
  • de fournir et diffuser l'information hydrologique aux usagers
  • et de renforcer les capacités pour une exploitation durable du système sur le long terme.


Le projet s'inscrit ainsi dans les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et notamment à la première cible de l'objectif 7 – assurer un développement durable – : « intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales ; inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales ».

Un réseau sophistiqué de collecte et d'analyse des données hydriques

Dans le cadre du projet, les pays et la Commission du Mékong ont sélectionné 32 stations hydrométéorologiques sur les principaux affluents du Mékong, du Tonle Sap et dans le delta du Mékong.

 
Une station hydro-météorologique HYCOS (photo AFD - M. Parent)

Ces stations ont été améliorées par :
•    un appareillage de mesure automatique des niveaux d'eau et de la pluviométrie
•    une plate-forme de stockage des données
•    un système de télémétrie permettant la transmission des données collectées par voie satellitaire dans la mesure du possible ou tout autre moyen de communication appropriée.
 

Une collaboration sans précédent dans le partage d'information entre les quatre pays

Dans chacun des quatre services hydrologiques nationaux ainsi qu'au centre régional de la Commission du Mékong à Phnom Penh, des terminaux informatiques ont été installés permettant la réception, le traitement et l'archivage des données transmises depuis les stations de terrain. L'accès à toutes les données brutes est possible simultanément pour tous les terminaux de réception du projet.

C'est la première fois que les pays membres (Vietnam, Thaïlande, Laos et Cambodge) acceptent d'aller aussi loin dans le partage des données. Ces données brutes acquises en temps quasi réel font l’objet d’un contrôle qualité en temps réel pour permettre une utilisation pour les prévisions de crues tant au niveau de la Commission du Mékong qu'au niveau des services nationaux : chaque pays pourra intégrer directement les informations venant des pays amont dans son propre dispositif de prévision.
 

Transmettre le savoir-faire

Les services hydrologiques nationaux ont bénéficié de nombreuses activités de formation.
Elles ont été axées essentiellement sur le principe de la formation en continu par compagnonnage, qui est la plus appropriée et la plus efficace pour le genre d'équipement qui a été installé.
Ces formations ont eu lieu chaque fois qu'un expert international était présent dans la région, soit au niveau régional auprès de l'équipe régionale du projet, soit au niveau national auprès des experts locaux à chaque visite sur le terrain, ou lors de la mise en place des stations de réception (terminaux). En complément à cette formation continu, des stages classiques de formation ainsi que des ateliers de travail ont été organisés.

S’agissant du Vietnam, 12 stations de mesures hydrométéorologiques ont été financées par le projet ainsi qu’un appui dégressif à leur exploitation maintenance.

Qui finance et qui met en oeuvre ?

Le projet Mékong-HYCOS est un projet régional financé par l’AFD et le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) pour un montant total de 3M €, 2 M€ de l'AFD et 1 M€ du FFEM. Il est mis en œuvre par la Commission du Mékong et les ministères techniques des quatre pays membres : Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam. Il bénéficie de l’expertise scientifique et technique de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et de la Compagnie Nationale du Rhône (CNR). L’Organisation Mondiale de la Météorologie a également apporté sa caution scientifique au projet.


Le projet entre dans sa dernière phase

Le projet entre dans sa dernière phase, phase qui lui permettra de maintenir l’effort sur la formation des parties prenantes, de mettre en place une politique régionale de maintenance et de valorisation des données hydrologiques ainsi que de constituer un stock de pièces détachées.

Le report de la fin du projet à fin 2012 permet par ailleurs à la MRC d’organiser un événement sur l’hydrologie du bassin du Mékong avec pour double objectif de valoriser les résultats du projet (film, plaquettes, paroles d’usagers, …) et de porter ainsi aux politiques de la sous-région la problématique de la pérennité du réseau.

Le coût total du projet est de 3 M€ dont 2 M€ de l’AFD et 1 M€ du FFEM.

Pour en savoir plus sur ce projet régional, visitez le site de la Commission du Fleuve Mékong



20 M€ pour la réhabilitation énergétique des bâtiments (Conseil d'administration du 07/07/2011)

07/07/2011

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’un prêt de 20 M€ à la Kasikornbank Public Limited Company pour le financement de la réhabilitation énergétique de bâtiments.

La Thaïlande a vu ses émissions de CO2 par habitant augmenter de 250% entre 1990 et 2007. Le pays s’est engagé depuis 1992 dans une politique de maîtrise de l’énergie, dont les résultats restent concentrés sur le secteur industriel. Le nombre et les performances des opérations de réhabilitation thermique des bâtiments tertiaires demeurent peu élevés. Par la gestion des 20 à 40 prêts qui seront financés par le projet, la banque commerciale Kasikornbank développera des capacités internes permettant de mieux apprécier les risques liés au financement de ce type d’investissements et pourra déployer une offre commerciale adaptée. Les investissements financés contribueront à économiser de l’ordre de 55 GWh/an et à réduire l’émission d’environ 30.000 tCO2/an.



 
 
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