L'AFD en Thaïlande

Présente en Thaïlande depuis octobre 2004, l’AFD concentre son action autour de deux axes d’intervention : la gestion de deux biens publics mondiaux, le climat et la biodiversité, et le développement d’une gouvernance responsable, à l’international via la coopération trilatérale, déjà dans le Plan d’Action franco-thaïlandais 2004-2008, et en local via l’appui au processus de décentralisation.

Protection des Biens Publics Mondiaux : Lutte contre le changement climatique

En matière de climat, la Thaïlande a adopté une stratégie nationale de développement durable et de lutte contre le changement climatique, définie dans un plan d’action quinquennal (2007-2011) créé par l’Office of Natural Resources and Environmental Policy and Planning (ONEP). La Thaïlande a de plus créé en 2007 la Thailand Greenhouse Gas Management Organisation – TGO qui est devenue le point focal (Designated National Authority – DNA) pour le Mécanisme de Développement Propre – MDP mis en place dans le cadre du protocole de Kyoto. Si la Thaïlande n’a pas d’outil direct pour encourager le développement de projets MDP, elle a pris des mesures pour encourager la diversificat  ion de l’approvisionnement énergétique, en particulier par l’énergie renouvelable (rachat de l’électricité par la compagnie nationale à un prix préférentiel), et le Power Développent Plan 2007-2021 table sur la réduction du facteur national d’émissions de GES. La mobilisation autour des enjeux liés aux changements climatiques est ég alement largement diffusée dans les médias et dans les interventions de nombreux membres du gouvernement. La croissance soutenue de la Thaïlande (4,8% d’augmentation du PIB en 2007), dont l’intensité énergétique est peu performante, contribue à faire peser un risque environnemental non négligeable, mais si l’application de la législation environnementale est encore insuffisante les autorités semblent bien avoir pris la mesure de leurs responsabilités. 
 

Protection de la biodiversité

En matière de biodiversité, la Thaïlande se situe en plein cœur du « hot spot Indo-Burma» tel qu’identifié par l’ONG Conservation International. Cette qualification reflète le fait que la zone est l’un des réservoirs de plantes et d’animaux les plus riches et les plus menacés de la planète, faisant de la Thaïlande un pays majeur en termes d’enjeux. Les approches sectorielles envisageables sont multiples : promotion d’un tourisme plus « vert » (réduction impact tourisme traditionnel ou promotion éco-tourisme), limitation de l’impact de l’économie rurale (agriculture, foresterie, aquaculture), réhabilitation de sites dégradés (anciennes carrières, reforestation, réhabilitation des bassins versants) ou encore limitation de l’impact du développement urbain (traitement de l’eau, meilleure planification des infrastructures).

Soutien au développement d'une gouvernance responsable : Coopération trilatérale

Fin 2003, les dirigeants thaïlandais ont décidé de ne plus faire appel à l’aide internationale et de faire de la Thaïlande un pays donateur, en priorité vers les pays de la Sous-région du Grand Mékong (GMS). Cet objectif correspond à la principale demande de la partie publique thaïlandaise, et a motivé la signature d’une convention d’établissement avec l’AFD en février 2006. La Thaïlande a décidé de développer sa politique de coopération dans le cadre des grandes organisations mondiales, et en partenariat avec les autres bailleurs. Cette initiative permettra de faire émerger un nouvel acteur du développement, respectueux des standards internationaux en la matière. Par ailleurs, la Thaïlande est un pays émergent qui a connu dans les années 90 des succès remarquables en termes de lutte contre la pauvreté et plus généralement d’atteinte des Objectifs du Millénaire. La coopération trilatérale permettra donc de favoriser l’exportation du modèle thaïlandais. L’AFD est particulièrement bien placée pour accompagner cette politique, grâce à la position offensive qu’a pris la France sur cette demande thaïlandaise et à sa présence dans les pays cibles de la coopération thaïlandaise, le Laos, le Cambodge et l’Afrique.

Soutien au processus de décentralisation

La Thaïlande a entamé avec la constitution de 1997 un processus de décentralisation. De nombreux textes législatifs ont depuis été adoptés, avec un premier bilan encourageant. La réduction des gaz à effet de serre et plus largement les problèmes de pollution passent par une prise en main de ces sujets au niveau local : transport urbain, gestion des déchets, gestion de l’éclairage. L’AFD ayant une compétence historique en gestion de projets et en financements municipaux et le CEFEB disposant de modules de formation spécifiques, l’AFD a - outre un intérêt pour la mise en œuvre de ses propres activités - une valeur ajoutée certaine à appuyer ce processus de décentralisation.

Transparence et redevabilité

Mise à jour en avril 2013

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