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De nouveaux équipements pour mieux connaître l'état des ressources en eau du Mékong

07/03/2012

Reliées à des terminaux informatiques qui vont analyser les données collectées en temps réel, douze stations hydro-météorologiques, inaugurées le 7 mars à Can Tho, dans le delta du Mékong, vont permettre de connaître en temps réel les ressources du fleuve. Ce système hydrologique régional, dénommé Mékong-HYCOS, de la Commission du Mékong est une première en matière de partage de données entre les quatre pays membres.

C'est en présence de l’ambassadeur de France au Vietnam, du directeur général de la Commission du Mékong, du directeur de l’AFD à Hanoï et de représentants des ministères vietnamiens de l’Environnement et des Tansports, ainsi que des autorités locales de Can Tho que s'est déroulée la cérémonie d'inauguration des stations hydro-météorologiques du Mekong.

Pourquoi la Commission du Mekong met-elle en place le système hydrologique régional Mékong-HYCOS ?

La finalité du projet est ainsi de promouvoir le développement durable du bassin du Bas-Mékong dans le cadre de l'accord international de coopération signé en 1995 par les quatre Etats riverains (Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam) et instituant la Commission du Mékong (Mekong River Commission, MRC).

L'objectif spécifique du projet est d'établir un système d'observation hydrologique régional fiable (collecte et partage des données en quasi-temps réel), partagé par les 4 pays membres pour le suivi des ressources en eau du bassin.


 
Vue du Mekong à Can Tho (photo AFD - J.C. Pires)


Il va ainsi permettre :

  • d'établir un système fonctionnel et fiable de collecte et de transmission en temps réel de données hydrométéorologiques (pluies, niveaux d’eau) qui contribuera à améliorer le suivi et les prévisions hydrologiques tant sur le cours principal du Mékong que sur ses principaux affluents
  • d'améliorer les systèmes nationaux de traitement et d'archivage des données
  • mettre en place des bases de données et des réseaux de communication partagées au niveau régional
  • de fournir et diffuser l'information hydrologique aux usagers
  • et de renforcer les capacités pour une exploitation durable du système sur le long terme.


Le projet s'inscrit ainsi dans les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et notamment à la première cible de l'objectif 7 – assurer un développement durable – : « intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales ; inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales ».

Un réseau sophistiqué de collecte et d'analyse des données hydriques

Dans le cadre du projet, les pays et la Commission du Mékong ont sélectionné 32 stations hydrométéorologiques sur les principaux affluents du Mékong, du Tonle Sap et dans le delta du Mékong.

 
Une station hydro-météorologique HYCOS (photo AFD - M. Parent)

Ces stations ont été améliorées par :
•    un appareillage de mesure automatique des niveaux d'eau et de la pluviométrie
•    une plate-forme de stockage des données
•    un système de télémétrie permettant la transmission des données collectées par voie satellitaire dans la mesure du possible ou tout autre moyen de communication appropriée.
 

Une collaboration sans précédent dans le partage d'information entre les quatre pays

Dans chacun des quatre services hydrologiques nationaux ainsi qu'au centre régional de la Commission du Mékong à Phnom Penh, des terminaux informatiques ont été installés permettant la réception, le traitement et l'archivage des données transmises depuis les stations de terrain. L'accès à toutes les données brutes est possible simultanément pour tous les terminaux de réception du projet.

C'est la première fois que les pays membres (Vietnam, Thaïlande, Laos et Cambodge) acceptent d'aller aussi loin dans le partage des données. Ces données brutes acquises en temps quasi réel font l’objet d’un contrôle qualité en temps réel pour permettre une utilisation pour les prévisions de crues tant au niveau de la Commission du Mékong qu'au niveau des services nationaux : chaque pays pourra intégrer directement les informations venant des pays amont dans son propre dispositif de prévision.
 

Transmettre le savoir-faire

Les services hydrologiques nationaux ont bénéficié de nombreuses activités de formation.
Elles ont été axées essentiellement sur le principe de la formation en continu par compagnonnage, qui est la plus appropriée et la plus efficace pour le genre d'équipement qui a été installé.
Ces formations ont eu lieu chaque fois qu'un expert international était présent dans la région, soit au niveau régional auprès de l'équipe régionale du projet, soit au niveau national auprès des experts locaux à chaque visite sur le terrain, ou lors de la mise en place des stations de réception (terminaux). En complément à cette formation continu, des stages classiques de formation ainsi que des ateliers de travail ont été organisés.

S’agissant du Vietnam, 12 stations de mesures hydrométéorologiques ont été financées par le projet ainsi qu’un appui dégressif à leur exploitation maintenance.

Qui finance et qui met en oeuvre ?

Le projet Mékong-HYCOS est un projet régional financé par l’AFD et le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) pour un montant total de 3M €, 2 M€ de l'AFD et 1 M€ du FFEM. Il est mis en œuvre par la Commission du Mékong et les ministères techniques des quatre pays membres : Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam. Il bénéficie de l’expertise scientifique et technique de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et de la Compagnie Nationale du Rhône (CNR). L’Organisation Mondiale de la Météorologie a également apporté sa caution scientifique au projet.


Le projet entre dans sa dernière phase

Le projet entre dans sa dernière phase, phase qui lui permettra de maintenir l’effort sur la formation des parties prenantes, de mettre en place une politique régionale de maintenance et de valorisation des données hydrologiques ainsi que de constituer un stock de pièces détachées.

Le report de la fin du projet à fin 2012 permet par ailleurs à la MRC d’organiser un événement sur l’hydrologie du bassin du Mékong avec pour double objectif de valoriser les résultats du projet (film, plaquettes, paroles d’usagers, …) et de porter ainsi aux politiques de la sous-région la problématique de la pérennité du réseau.

Le coût total du projet est de 3 M€ dont 2 M€ de l’AFD et 1 M€ du FFEM.

Pour en savoir plus sur ce projet régional, visitez le site de la Commission du Fleuve Mékong



20 M€ pour la réhabilitation énergétique des bâtiments (Conseil d'administration du 07/07/2011)

07/07/2011

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’un prêt de 20 M€ à la Kasikornbank Public Limited Company pour le financement de la réhabilitation énergétique de bâtiments.

La Thaïlande a vu ses émissions de CO2 par habitant augmenter de 250% entre 1990 et 2007. Le pays s’est engagé depuis 1992 dans une politique de maîtrise de l’énergie, dont les résultats restent concentrés sur le secteur industriel. Le nombre et les performances des opérations de réhabilitation thermique des bâtiments tertiaires demeurent peu élevés. Par la gestion des 20 à 40 prêts qui seront financés par le projet, la banque commerciale Kasikornbank développera des capacités internes permettant de mieux apprécier les risques liés au financement de ce type d’investissements et pourra déployer une offre commerciale adaptée. Les investissements financés contribueront à économiser de l’ordre de 55 GWh/an et à réduire l’émission d’environ 30.000 tCO2/an.



Publication du rapport annuel de l'AFD 2010

12/05/2011

Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.

►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)

2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement

Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.

L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.

Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture

 

En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :

  • L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
  • La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
  • La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
  • L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
  • L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
  • L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
  • Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes

 

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2011 : la consolidation du modèle économique

« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.

Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :

  • L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
  • Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
  • Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.

La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.

 

"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"

A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.

 

Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement

En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.

 



L’AFD déploie plus de 675 millions d’euros en faveur du développement durable

08/07/2010

Education au Mali et au Burundi, énergie au Rwanda et au Kenya, transport urbain en Jordanie et en Colombie, chauffage urbain en Chine, forêt au Congo, eau en Tunisie et dans le Bassin du Niger… : à l’occasion de son Conseil d’administration du 8 juillet 2010, l’AFD déploie plus de 675 millions d’euros en faveur du développement durable.

Burundi : renforcement de l’éducation et de la formation

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 2,586 millions d’euros à la République du Burundi pour contribuer au financement de son Plan Sectoriel de l’Education et de la Formation (PSDEF). Ce concours est accordé dans le cadre d’un Contrat de Développement et de Désendettement (CDD), qui prévoit le refinancement sous forme de don de la dette publique du Burundi à l’égard de la France.

Avec un PIB par habitant évalué à 126 dollars en 2008, le Burundi est l’un des plus pauvres pays du monde. Il est classé à la 174ème place sur 182 à l’Indicateur de Développement Humain du PNUD. Dans le secteur éducatif, le taux d’achèvement du primaire (46%) reste l’un des plus bas d’Afrique sub-saharienne. L’Etat s’est fortement engagé en faveur de l’éducation et a adopté en 2009 le PSDEF, qui précise notamment les besoins en termes d’enseignants à recruter et les mesures à mettre en œuvre pour mieux gérer les ressources humaines de ce secteur.
Ce programme permettra d’assurer le financement sur trois ans des coûts salariaux de 1.230 enseignants recrutés en 2010 et de mettre en place des outils de suivi et de pilotage de la politique de recrutement des enseignants.

Rwanda : programme d’accès à l’électricité

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 3,289 millions d’euros à la République du Rwanda pour contribuer au financement de son programme national d’accès à l’électricité. Ce concours est accordé dans le cadre d’un Contrat de Développement et de Désendettement (CDD), qui prévoit le refinancement sous forme de don de la dette publique du Rwanda à l’égard de la France.
Au Rwanda, dont les moyens de production d’électricité et les infrastructures de réseau sont insuffisants, moins de 6% des ménages sont desservis en électricité. Le gouvernement a adopté en 2008 une stratégie énergétique qui affirme que le secteur de l’énergie doit contribuer à la croissance économique du pays et à l’amélioration des conditions de vie des populations de manière durable et responsable. Il a lancé en 2009 un vaste programme national d’accès à l’électricité, dont l’objectif est de raccorder en moyenne chaque mois 4.600 nouveaux ménages. Le financement de ce programme est mis en œuvre dans une approche harmonisée avec les autres bailleurs de fonds.

Ce concours sera principalement affecté au financement d’investissements, notamment dans le district de Nyamagabe, dans la Province du Sud. Il permettra  d’améliorer les conditions de vie des populations et des services sociaux (écoles, hôpitaux) et facilitera le développement économique du pays.

Jordanie : amélioration du transport urbain à Amman

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un financement (prêt de 166 millions de dollars et subvention de 200.000 euros) à la municipalité d’Amman pour appuyer sa politique de mobilité et de transport urbain.

Avec 2,6 millions d’habitants, la ville d’Amman rassemble 39% de la population jordanienne, environ 80% du secteur industriel et 55% des emplois du pays. La municipalité a sollicité l’AFD pour mettre en œuvre son programme d’investissement en matière de transport public, qui inclut, sur 15 ans, 6 lignes de Bus Rapid Transit (BRT) et trois lignes de métro léger (LRT). Ce programme vise l’amélioration de la mobilité dans Amman par la création d’une offre de transports collectifs fiable, sûre, rapide, confortable et abordable économiquement. Il permettra notamment un plus grand accès des populations pauvres aux services des transports et une réduction des temps de transports et des dépenses des ménages.

Des entreprises françaises pourront se positionner sur les créneaux de l’opération de service, de l’ingénierie, des services et des équipements. La Mairie de Paris et le Syndicat des Transports d’Ile de France sont associés au projet.

 Chine : amélioration de réseaux de chauffage urbains

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi de deux prêts d’un montant global de 68 millions d’euros à la République populaire de Chine pour un programme d’installation de réseaux de chaleur à Taiyuan et à Jinzhong.
Les réseaux de chauffage urbains chinois, fortement émetteurs en gaz à effet de serre, sont un enjeu énergétique et environnemental majeur. Constitués de chaufferies au charbon directement insérées dans le tissu résidentiel, ces réseaux sont inefficaces et très polluants. Le programme concerne Taiyuan, capitale de la province de Shanxi, et la préfecture de Jinzhong. Il porte sur la construction de deux réseaux primaires de distribution de chaleur, équipés de stations d’échange de chaleur, tous deux alimentés par des centrales à cogénération.

L’AFD a accompagné la préparation de ce programme par une campagne d’information et d’échange avec les entreprises françaises du secteur. Chacun de ces programmes permettra d’éviter notamment l’émission de plus de 400.000 tonnes de CO2 par an.

Colombie : amélioration du transport urbain à Bogota

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 125 millions de dollars à la République de Colombie pour le programme de développement de transport urbain de Bogota.
Le « Transmilenio » est un système de bus rapides qui dessert Bogota et ses 7 millions d’habitants depuis les années 2000. Il est fondé sur le principe de corridors réservés à des bus articulés de grande capacité (ou BRT) et dispose d’un réseau de 75 km. La priorité aux feux rouges et des ouvrages spécifiques de franchissement des grands carrefours (viaducs ou souterrains) permettent une vitesse commerciale des bus proche de 30 km/h.

Le programme augmentera le réseau de 37 km, selon 4 nouveaux axes de desserte, ce qui permettra d’assurer 2,2 millions de déplacements par jour, contre 1,55 avant l’extension. Cette extension aura un impact social, avec l’amélioration de la mobilité urbaine des populations à faibles revenus, et économique, en favorisant la réduction de la congestion urbaine. Il permettra par ailleurs de réduire d’environ 100.000 tCO2 par an l’émission de gaz à effet de serre.

Colombie : amélioration du transport urbain à Medellin

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 250 millions de dollars à la municipalité de Medellin pour le volet « transport » du Projet urbain intégral du centre-est de la ville.

Certaines grandes municipalités colombiennes ont, ces dernières années, su tirer parti de leur autonomie politique et financière pour mener des politiques novatrices et initier des changements. Medellin, après s’être illustrée par des taux de criminalités rarement atteints, semble ainsi être passée, depuis 2004, « de la peur à l’espérance ». La municipalité met ainsi en œuvre un « Projet urbain Intégral » (PUI) centro-oriental pour financer des actions dans un « corridor verde », où vivent 300.000 personnes, en majorité pauvres. Le volet transport de ce projet est composé d’un tramway roulant sur une distance de 4 km et de deux lignes de métro-câble destinées à désenclaver deux quartiers sur les collines.

Ce projet constitue le premier prêt en direct à une municipalité colombienne et contribue au développement des villes durables colombiennes. Il aura d’importants effets sociaux (lutte contre la violence et l’exclusion sociale et amélioration des conditions de vie des populations pauvres), environnementaux (développement d’infrastructures « propres ») et sur la croissance économique (appui aux investissements et attractivité de la ville).

 Mali : renforcement de l’éducation

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 8 millions d’euros à République du Mali pour appuyer son Programme d’Investissement du secteur de l’Education (PISE III).

Le Mali est classé 178ème sur 182 pour l’Indice de Développement Humain du PNUD, avec un taux d’alphabétisation des adultes estimé à 26%. Consciente de l’importance de l’éducation et de la formation pour assurer le développement économique et social du pays, les autorités considèrent ce secteur comme une priorité nationale. Le concours doit permettre d’appuyer la politique sectorielle en soutenant plus particulièrement le développement de l’enseignement secondaire général. Il comporte trois composantes : un appui pour la construction et l’équipement de trois lycées publics et la réhabilitation d’un lycée, un programme de renforcement de capacités des acteurs de l’enseignement secondaire et une aide budgétaire sectorielle.

 Mali : appui au secteur privé

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention, sur fonds délégués par l’Union européenne, de 4,8 millions d’euros à la République du Mali pour le financement partiel du Programme d’Appui au Secteur Privé (PASP).

Les entreprises maliennes souffrent d’un manque de compétitivité, dont les causes sont d’ordre structurel ou liées au faible niveau de leurs capacités ou des services locaux. Cette situation n’incite guère les banques à financer leurs investissements. Le PASP mis en œuvre par le gouvernement a pour objet de contribuer au développement d’un secteur privé adapté aux contraintes du marché et de la concurrence des importations. Ce programme vise à conforter la place des entreprises dans leur rôle moteur de croissance de l’économie, à contribuer à la structuration des organisations représentatives du secteur privé, à accompagner les banques dans leur rôle de financement de l’économie et à renforcer la qualité de l’environnement des affaires. Le projet est constitué par un service d’appui aux entreprises privées et par un Fonds catalytique. L’AFD a contribué à ce projet à hauteur de 7,4 millions d’euros en juin 2009. Cette nouvelle contribution de 4,8 millions d’euros, apportée par l’Union Européenne, sera également mise en œuvre par l’AFD.

Mali : aide budgétaire

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 10 millions d’euros à République du Mali pour le financement de son programme économique et financier.

Dans un environnement économique assaini et en dépit de sa vulnérabilité aux chocs exogènes (chocs climatiques, crise alimentaire, choc pétrolier…), le Mali connait depuis plusieurs années des performances de croissance honorables, de l’ordre de 5% par an. Cependant, avec une croissance démographique annuelle de 3,6%, ces performances économiques ne sont pas suffisantes pour obtenir des résultats significatifs en termes de lutte contre la pauvreté. Pour atteindre ses objectifs ambitieux de croissance et de lutte contre la pauvreté, les autorités souhaitent mettre en place un environnement économique favorable et poursuivre l’assainissement financier entrepris dans le cadre du programme soutenu par le FMI. Ce concours couvrira le besoin de financement de l’Etat pour son programme économique et financier pour les années 2010 et 2011.

Ouganda : financement de logements

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 10 millions de dollars à Housing Finance Bank (HFB) pour le refinancement de son activité de prêts au logement.

Avec une population de 32 millions d’habitants, l’Ouganda est classé 145ème sur 182 à l’Indice de Développement Humain du PNUD. Le pays est encore très rural, malgré une urbanisation rapide et une forte croissance démographique (3% par an). Le marché du financement du logement est très concentré et dominé par trois banques. La HFB, banque publique, détient 60% de ce marché et en est le leader historique. Quoique contraint, ce secteur est dynamique, avec une croissance annuelle moyenne depuis 2002 des prêts de 15% en nombre et de 28% en volume. Toutefois, moins de 1% des foyers a accès aux prêts hypothécaires.

Le concours permettra de développer l’activité de financement du logement, d’encourager le financement de la promotion immobilière et d’accompagner la HFB dans sa phase de transition et sa croissance.

Kenya : financement de projets d’efficacité énergétique

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une ligne de crédit en dollars d’un montant équivalent à 30 millions d’euros à la Co-Operative Bank of Kenya et à la CfC Stanbic Kenya pour le financement de projets d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique dans l’agrobusiness et l’hôtellerie.

Le mix énergétique kenyan est caractérisé par l’emploi massif de la biomasse sous ses formes les moins performantes en termes de rendement énergétique, ce qui engendre notamment un phénomène préoccupant de déforestation. Par ailleurs, la part occupée par les énergies fossiles dans ce mix énergétique devrait croitre sous l’effet de l’augmentation des capacités thermiques du pays et de la sècheresse. Ces évolutions laissent prévoir un impact significatif sur la facture énergétique kenyane et pèseront sur la compétitivité des secteurs économiques tournés vers l’exportation.

Par l’intermédiaire de deux banques locales partenaires, le projet financera des unités de production d’énergie renouvelable de taille petite et moyenne (comprises entre 0,5 et 8 MW pour un investissement minimum de 10 millions d’euros), construites par des entreprises agro-industrielles kenyanes et par des producteurs indépendants d’énergie. Il amènera progressivement le secteur bancaire commercial vers le financement de projets innovants

République Démocratique du Congo : gestion durable de la forêt

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 5 millions d’euros à la République Démocratique du Congo pour appuyer sa gestion durable de sa forêt.

En RDC, les forêts occupent 62% du territoire national et la flore et la faune représentent un patrimoine inestimable de biodiversité. La superficie consacrée à la production formelle de bois s’élève à 10 millions d’hectares et les aires protégées représentent 11% de ce territoire. Le secteur forestier formel représenterait moins de 1% du PIB et 15.000 emplois directs. Mal connu et encore peu suivi, le secteur informel représenterait plus de 90% de l’activité en volume de cette filière (bois d’œuvre et bois énergie).

Après une longue période de conflit dans  les années 90, le pays a initié une refonte de son cadre législatif régissant l’exploitation forestière. La politique forestière bénéficie ainsi à présent d’un cadre adéquat au niveau des textes principaux, mais elle manque cruellement d’application, en raison de carences sur les titres forestiers, du manque de texte d’application de la loi forestière et de moyens humains et matériels. Le projet permettra de favoriser le démarrage de l’élaboration des plans d’aménagement des concessions forestières afin de créer une dynamique d’aménagement durable, capable de s’étendre rapidement à l’ensemble des massifs forestiers de la RDC.

République de Mauritanie : aide budgétaire

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 3 millions d’euros à la République de Mauritanie pour le financement de son programme économique et financier.

La Mauritanie a été durement éprouvée par la crise alimentaire en 2007/2008, puis par la crise économique mondiale en 2009. Les conséquences de ces chocs externes ont été exacerbées par une crise politique interne, qui a entrainé une diminution des flux d’aide extérieure ainsi que par la baisse de la production de pétrole. L’élection présidentielle de juillet 2009, qui marque le retour à la légalité constitutionnelle, a permis la reprise des relations avec la communauté internationale. Un nouveau programme économique a été élaboré par le gouvernement pour mener les réformes structurelles indispensables à la croissance et à la réduction de la pauvreté et un accord a été approuvé en mars 2010 avec le FMI. Ce concours couvrira le besoin de financement de l’Etat pour son programme économique et financier pour l’année 2010.

Bassin du Niger : gestion de l’eau du fleuve Niger

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 3,4 millions d’euros à l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) pour soutenir cette institution dans le processus d’acquisition, le traitement et la modélisation des données, afin de gérer de manière efficiente les ressources en eau du bassin du fleuve Niger.

 Le fleuve Niger, long de 4.200 km et qui couvre 1,5 million de km2, est partagé par neuf pays d’Afrique de l’Ouest. Le bassin est confronté à un enjeu critique de mobilisation de la ressource en eau, face à une réduction importante des écoulements de surface et à une forte augmentation des besoins et usages d’une population en croissance rapide. Une autorité de gestion de cette ressource a été créée en 1980, l’ABN, pour promouvoir la coopération entre les Etats membres. Le processus politique d’intégration a été mené avec succès et a permis d’adopter en 2007 un Plan d’action pour le développement durable du Bassin du Niger, puis, en 2008, mettre en place un programme d’investissements, qui comprend la construction de trois barrages. Cependant, la réussite de l’ensemble de ces projets dépend avant tout de la capacité d’ABN à devenir la principale autorité de référence et l’ordonnateur de l’ensemble des décisions sur ces questions.

Le projet permettra de doter l’Autorité des moyens lui permettant d’assurer avec efficience le suivi des ressources en eau et des grands ouvrages hydrauliques, pour une gestion harmonieuse, intégrée et coordonnée des ouvrages.

 Tunisie : sécurisation de la production d’eau potable

 Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 40 millions d’euros à la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des eaux de Tunisie (Sonede) pour un programme de sécurisation des capacités de production et d’adduction d’eau potable.

Le taux de couverture en eau potable de la Tunisie est de 100%. La Sonede s’impose de maintenir la qualité de ses équipements et d’améliorer l’efficience de son organisation. Le programme vise à renforcer des systèmes de production d’eau potable et de renouveler les conduites de transfert et d’adduction. Il inclut le renouvellement de 340.000 compteurs domestiques, afin de réduire les pertes commerciales. Il devrait permettre d’améliorer le service d’eau potable (diminution des casses et des fuites) d’environ 880.000 personnes, hors le Grand Tunis.

 Territoires autonomes palestiniens : appui aux ONG

 Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 5 millions d’euros à NGO Development Center (NDC) pour un programme d’appui aux ONG palestiniennes afin d’améliorer les services de base aux populations dans les zones défavorisées.

Dans les Territoires palestiniens, les ONG jouent un rôle fondamental dans la société en tant que pourvoyeuses de services essentiels aux populations, en particulier dans les zones les plus défavorisées et difficiles d’accès. Depuis 2002, l’AFD a financé deux projets consécutifs bénéficiant à ces organisations, pour un total de 11 millions d’euros, qui ont permis de construire ou de réhabiliter des infrastructures communautaires et des surfaces agricoles. Ce troisième financement, mené conjointement avec la Banque mondiale, sera mis en œuvre par NDC. Cette ONG, créée en 2006, est issue de l’unité de projet de Welfare Association, dont elle a conservé l’ossature et l’expérience.

Le projet aura trois composantes : le financement des projets portés par des ONG locales sélectionnées par appel à proposition, la structuration du secteur des ONG et le renforcement de la structure de NDC. Il permettra d’améliorer les conditions de vie des populations marginalisées (crèches et maternelles, activités pour les jeunes, formation…), apportera un appui au secteur productif (notamment l’agriculture) et jettera les bases d’un mécanisme attractif pour les autres bailleurs facilitant ainsi la coordination de l’aide.

Thaïlande : réduction d’impact sur la biodiversité des hôtels

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 30 millions d’euros à la Kasikornbank Public Limited Company pour le financement de la réduction d’impact sur la biodiversité des hôtels des zones côtières de Thaïlande.

Le tourisme, contributeur majeur à l’économie thaïlandaise, constitue une menace pour le patrimoine naturel du pays, en particulier pour les zones côtières. Si la politique gouvernementale de soutien au secteur touristique apparait volontaire, elle ne comprend pas aujourd’hui de stratégie de planification intégrant l’environnement. Par ailleurs, l’insuffisance de contrôles de l’application de la règlementation environnementale ne permet pas de garantir l’intégrité des milieux. De multiples initiatives ont émergé pour promouvoir un tourisme plus durable, mais il n’existe aucun dispositif financier favorisant l’engagement des hôtels dans des investissements volontaires de réduction de leur impact sur la biodiversité.

La ligne de crédit, dont le concept a été développé avec le World Wildlife Fund (WWF), ambitionne d’offrir les conditions techniques et financières permettant de catalyser l’évolution environnementale émergente du secteur hôtelier, en se concentrant sur la biodiversité des zones côtières. La Kasikornbank, quatrième banque commerciale privée du pays, assurera la diffusion des concours auprès des bénéficiaires finaux.

 

Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis plus de soixante ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique de développement définie par le Gouvernement français. Présente sur le terrain dans plus de 50 pays, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation des enfants, appui aux agriculteurs et aux petites entreprises, adduction d’eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique… En 2009, l’Agence a consacré plus de 6,2 milliards d’euros au financement d’actions dans les pays du Sud et en faveur de l’Outre-mer. Ces financements concernent notamment la vaccination de 1,8 million d’enfants, l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable de 7,3 millions de personnes et le soutien de 900 000 emplois dans le secteur productif. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser près de 5 millions de tonnes de CO2 par an.

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Relations presse

AFD
Laure Weisgerber, weisgerberl@afd.fr

Anne-Sophie Morizot (Hopscotch), asmorizot@hopscotch.fr

 
 



Signature d'un Memorandum of Understanding (moU) entre l'AFD et BMA (Bangkok Metropolitan Administration)

13/09/2009

BMA et l'AFD ont signé le 14 Décembre 2009, en présence d'Anne Marie Idrac, secrétaire d'état au commerce exterieur, un accord (Memorendum of understanding) sur leur coopération dans la lutte contre le changement climatique.

L'AFD se propose ainsi de soutenir techniquement et financièrement BMA dans la mise en place de son plan climat.



 
   
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