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L'AFD en Méditerranée et Moyen-Orient

  L’AFD a démarré ses activités dans le pourtour de la Méditerranée en Algérie en 1962. De 1990 à 2010, l’Agence ouvre des agences en Tunisie, au Maroc, en Palestine, au Liban, en Turquie, en Jordanie, en Egypte, en Syrie et en Irak.

En 2011, la région connaît des mouvements révolutionnaires et sociaux ,
les « Printemps arabes ». L’AFD apporte une réponse ciblée sur les enjeux de développement des pays du sud et de l’est de la méditerranée, confrontés à une brusque dégradation de leur situation financière et économique dans un contexte politique et social profondément renouvelé. Sa contribution à la mise en œuvre du « Partenariat de Deauville », lancé par le Président de la République lors du Sommet du G8 en est l’illustration.

Début 2012, l’AFD adopte une nouvelle stratégie d’intervention définie par trois priorités :

  • Promouvoir une croissance riche en emplois
  • Renforcer la cohésion sociale et territoriale
  • Améliorer la qualité de vie des populations

L’année 2012 est aussi marquée par le renforcement de notre partenariat avec l’Union européenne et notre volonté de travailler avec de nouveaux acteurs comme la banque islamique de développement sur le sujet de la micro-finance, la JICA sur le sujet des modèles de croissance inclusive, ou bien encore le CMI (Centre de Marseille pour l’intégration de la méditerranée) avec le programme « emploi-formation professionnelle » en faveur de la jeunesse arabe.

A la une

L’AFD consent 5 millions d’euros à trois ONGs pour soutenir l’accueil des réfugiés syriens de la région du Moyen-Orient

20/01/2016

Marie-Hélène Loison, directrice du département Méditerranée-Moyen Orient à l’AFD et Thierry Mauricet, Directeur Général de l’ONG Première Urgence Internationale ont signé ce jour à Paris une convention de financement d’un montant de 3 millions d’euros en faveur de projets dans les domaines de la santé, de l’éducation et du support psycho social au Liban, en Jordanie et dans le Kurdistan irakien.   Ce financement vient compléter la subvention allouée par l’AFD le 19 janvier à deux ONG libanaises : Amel et Arcenciel pour un montant d’un million d’euros chacune.

 

L’organisation Amel privilégie l’accès à la santé en tant qu’outil de prévention des tensions. Ainsi dans trois régions du Liban, l’ONG va permettre l’accès de 56000 libanais et syriens à un service de santé de qualité, la participation de ces publics à des sessions de sensibilisation, l’accès des personnels de santé à une formation pour accompagner leurs publics dans une meilleure appréhension du conflit. Enfin des ateliers d’échanges de bonnes pratiques seront mis en place entre 50 représentants d’organisations d’agences publiques nationales, d’organisations locales et non-gouvernementales. 
 
L’organisation Arcenciel va, quant à elle, développer pendant deux années, l’accompagnement des réfugiés au sein de neuf municipalités réparties dans le pays. Le projet structuré autour de 4 volets va permettre la formation des travailleurs communautaires, un accès facilité des publics aux services sociaux, une offre de formations professionnelles en direction des femmes et la prise en charge psychosociale de 1600 personnes. 
 
Ces trois subventions ont été attribuées suite à la diffusion, par l’AFD en juillet 2015, de l’appel à projets « crise et sortie de crise » qui répond à l’obligation d’aider durablement les Etats de la région dans la gestion des effets de l’accueil massif des réfugiés, faute de perspective rapide de résolution du conflit. En effet, face à une crise qui s’inscrit désormais dans la durée, il est essentiel d’apporter un soutien aux Etats et aux acteurs de la société civile de la région du Moyen-Orient dans l’accueil des réfugiés syriens. 
 
Le soutien de l’AFD, porte spécifiquement sur le renforcement des services sociaux offerts aux réfugiés et aux communautés hôtes et doit permettre la réduction des tensions entre communautés et une meilleure coordination entre acteurs et les synergies de travail dans le respect des politiques nationales définies par les autorités.

 

En savoir plus sur les projets d'appui au réfugiés syriens au Liban



Le président de la BAD à Paris pour un accord de cofinancement décisif avec l’AFD

26/11/2015

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina et la directrice générale de l'AFD, Anne Paugam,  ont signé, au siège de l’AFD  à Paris, un accord-cadre en vue d’accroitre le financement conjoint de projets en Afrique subsaharienne et en Méditerranée.

«Cet accord, le premier du genre, s’inscrit pleinement dans la Déclaration de Paris. Il favorise une meilleure coordination entre la BAD et l’AFD, simplifie les procédures et contribue ainsi à faciliter la mise en œuvre des projets par les pays bénéficiaires», a indiqué Anne Paugam.

Pour sa part, le président Adesina s’est réjoui de disposer d’un instrument qui va permettre de développer la collaboration AFD-BAD; et a souligné que le travail ne faisait que commencer. «Mon ambition est d’aider à bâtir une nouvelle Afrique caractérisée par une croissance durable et partagée, qui est unie, en paix et en sécurité, intégrée sur le plan régional et compétitive sur le plan mondial. En accord total avec les Objectifs du développement durables (ODD), cet accord va permettre à la BAD de mettre en œuvre cinq priorités majeures à savoir éclairer l’Afrique et lui donner de l’énergie; nourrir l'Afrique; intégrer l'Afrique; industrialiser l’Afrique; et améliorer la qualité de vie des peuples d'Afrique  pour renforcer le développement et la lutte contre le changement climatique sur le continent».

Libérer le potentiel de cofinancements

L’accord permettra également d’augmenter le nombre et le volume des cofinancements entre les deux institutions financières. L’enjeu, selon Anne Paugam, est de « démultiplier les ressources et mutualiser l’expertise pour répondre à l’ambitieuse feuille de route des ODD. 

La Banque africaine de développement est le premier cofinancier de l’AFD parmi les bailleurs multilatéraux régionaux. Entre 2005 et 2014, 36 projets ont été cofinancés par la Banque et l’AFD. Les deux institutions financent conjointement des projets dans les secteurs des infrastructures d’énergie, les transports, l’eau et l’assainissement et l’éducation.

Incarner une nouvelle génération de bailleurs partenaires

La directrice générale  de l’AFD a rappelé que l’accord représentait «des opportunités d’activités, mais aussi des défis et une responsabilité commune pour obtenir des résultats sur le terrain et incarner une nouvelle génération de bailleurs partenaires».

La BAD et l’AFD,  engagées dans le financement du développement depuis plusieurs décennies, ont connu des transformations importantes et ont vu se préciser la convergence de leurs visions et stratégies. En matière de climat, les deux institutions se sont engagées à concilier développement et climat, à travers le financement des énergies renouvelables notamment.

«La collaboration entre la Banque africaine de développement et l’AFD témoigne, qu’au-delà des projets, une relation durable et de confiance s’instaure entre les équipes» ont conclu les deux dirigeants, avant de signer l’accord en présence de représentants des équipes opérationnelles et des partenariats de la BAD et de l’AFD, premiers impliqués dans l’opérationnalisation de l’accord.»

À propos de la Banque africaine de développement
L’accord créant la Banque africaine de développement (BAD) a été signé en 1963 et l’institution a lancé ses premières activités en 1966. Sa mission est de promouvoir une croissance économique et une réduction de la pauvreté durables en Afrique. 81 pays membres ont souscrit au capital autorisé de la BAD, dont 54 pays africains indépendants (membres régionaux) et 27 pays non africains (membres non régionaux). En vertu de l’article 8 de l’accord portant création de la BAD, la Banque peut instituer des fonds spéciaux ou assurer la gestion des fonds spéciaux destinés à servir ses fins dans le cadre de ses fonctions. Conformément à cette disposition, le Fonds africain de développement (FAD) a été créé en 1972, avec les Etats non africains, et le Fonds spécial du Nigeria (NTF), créé en 1976 avec le Gouvernement du Nigeria.
En 2014, le Groupe de la BAD a financé 232 opérations représentant au total 6,3 milliards d’euros dans les domaines de  l’infrastructure, la finance, l’agriculture et le développement rural, le secteur social, les projets intégrés, le secteur industriel et minier et l’environnement. Depuis sa création, le Groupe a financé 4 185 prêts et dons pour un total de 91 milliards d’euros. La BAD opère au plus près de ses clients car elle est représentée dans 38 pays africains.

 



Conférence sur les changements climatiques le jeudi 5 novembre 2015 au CITET

02/11/2015

Plusieurs rencontres autour du thème des changements climatiques et du développement auront lieu à Tunis du 5 au 7 novembre prochains, en perspective de la COP21 organisée en cette fin d’année à Paris.

Cet événement, organisé par le Ministère tunisien de l’Environnement et du Développement Durable , et l’Agence Française de Développement (AFD) en partenariat avec le Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD) , illustre la volonté politique tunisienne d'agir en matière de lutte contre le changement climatique.

 La Tunisie est particulièrement vulnérable aux effets des changements climatiques. Elle est notamment exposée à une aridité importante, susceptible de s’accentuer durant les prochaines années sous l’effet des dérèglements climatiques.

 Dans ce contexte, la Tunisie s’est inscrite volontairement sur la voie d’un développement à faible intensité carbone et résilient aux changements climatiques. Plusieurs initiatives ont ainsi été conduites : la réalisation de divers travaux sur la transition énergétique, l’élaboration d’une stratégie sur les changements climatiques en 2012, la production d’un premier rapport biannuel en 2014, la préparation de la contribution nationale en 2015. Autant d’initiatives qui lui ont valu le statut d’un pays volontariste, au sein des pays en développement à revenus limités et intermédiaires, dans la lutte contre le changement climatiques.

 La conférence, organisée au Centre International des Technologie de l’Environnement (CITET) le 5 novembre à 9h, donnera ainsi l’occasion de débattre des questions de mise en œuvre concrète de solutions face aux changements climatiques ainsi que de leur financement. Des panélistes tunisiens et internationaux ouvriront les discussions autour de ces thèmes.

 Un programme d’exposition photos et de projections de films ouvertes au public est organisé à cette occasion à l’Institut français de Tunisie.
 

Exposition photos

L’exposition "60 solutions face aux changements climatiques", réalisée par l’Agence Française de Développement en partenariat avec Yann Arthus-Bertrand et la Fondation GoodPlanet, sera exposée du 6 au 9 novembre dans la galerie de l’Institut français de Tunisie (20-22, avenue de Paris). Elle sera par la suite exposée au Musée de la ville de Tunis le "Palais Kheireddine" (rue du tribunal à la Medina de Tunis) et ce du 1er au 30 décembre 2015.

 

Projections de films

Projection débat le Vendredi 6 novembre à 18h

Institut français de Tunisie (Auditorium)

Projection d’une série de courts documentaires sur le thème "Impact, enjeux et solutions pour le climat"  dont le film "A siege of salt and sand " sur l'impact des changements climatiques en Tunisie. Ces films seront suivis d'un débat.

 

Samedi 7 novembre à 19h30

Institut français de Tunisie (Auditorium)

Projection du long métrage La glace et le ciel de Luc Jacquet.



Prix Nobel de la Paix : la société civile tunisienne à l’honneur

01/11/2015

Au travers de son appui aux ONG et au processus de concertation multi-acteurs, l’AFD accompagne le renforcement de la société civile tunisienne et son dialogue avec les pouvoirs publics.

Un dialogue qui a permis de relancer le processus constitutionnel

Les membres du jury du Nobel ont attribué, le 9 octobre dernier, le Prix Nobel de la Paix à quatre organisations de la société civile tunisienne qui ont défendu avec force, à l’automne 2013, la transition démocratique, deux ans et demi après la révolution de 2011. 

Dans un contexte de tensions politiques, le « dialogue national » porté et facilité par les quatre organisations aujourd’hui récompensées (l’Union générale tunisienne du travail -  l’UGTT, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat - UTICA, la Ligue tunisienne des droits de l’homme - LTDH et l’Ordre national des avocats de Tunisie - ONAT), a permis de relancer le processus constitutionnel qui a abouti à l’adoption d’une constitution progressiste en janvier 2014 et à la tenue d’élections législatives et présidentielles à l’automne 2014.

Ce prix vient honorer, à juste titre, la société civile tunisienne toute entière, et particulièrement les efforts consentis par les responsables et militants des quatre organisations récompensées  en faveur du dialogue national, de la justice sociale et de la défense des droits humains. Il exprime également un message d’espoir pour les pays qui aspirent à la démocratie.

Comment l’AFD encourage le dialogue  entre société civile et pouvoirs publics


Réunion des membres du futur PCPA, en avril 2013, devant le siège de l’UGTT - DR


C’est notamment à travers le financement du Programme concerté multi-acteurs (PCPA Tunisie) démarré il y a 1 an, sous le pilotage de l’association Solidarité Laïque, qui entrera dans sa phase opérationnelle en janvier 2016. 

Réunissant aujourd’hui près de 55 associations françaises et tunisiennes, il a pour ambition de renforcer les capacités des associations tunisiennes et de promouvoir le dialogue et la concertation entre les institutions publiques et la société civile. Le comité de pilotage  a choisi de concentrer les actions sur l’éducation (formelle et informelle) et sur l’insertion économique et sociale des jeunes dans les  territoires  les plus marginalisés. Le programme est en dialogue continu avec les autorités tunisiennes et a déjà signé un protocole de partenariat avec le ministère tunisien de la formation professionnelle. 
Le programme entrera dans sa phase opérationnelle en janvier 2016.

L’AFD soutient également l’UTICA et l’UGTT, dans le cadre du Programme d’appui à la formation professionnelle (PAFIP), afin d’améliorer la place des partenaires sociaux dans ce dispositif crucial pour la jeunesse tunisienne.

Une centaine d’associations tunisiennes appuyées aujourd’hui

L’AFD, à travers son équipe du Partenariat avec les ONG, soutient depuis 2009, et de façon plus conséquente depuis 2011, l’émergence et le renforcement de la société civile tunisienne en contribuant au financement de projets et programmes portés par les ONG françaises avec leurs partenaires tunisiens. 

L’Agence soutient, à ce jour, douze projets d’ONG en cours de mise en œuvre, pour un montant de plus de 4 M€. Ce sont 11 ONG françaises et plus d’une centaine d’associations tunisiennes qui sont appuyées dans différents secteurs couvrant l’insertion économique des populations défavorisées, et en particulier des femmes et des jeunes, le micro-crédit, le développement et l’éducation inclusifs des personnes en situation de handicap, la protection des enfants sans soutien familial, le développement agricole, le renforcement des capacités des associations tunisiennes, la liberté syndicale, la lutte pour l’abolition de la peine de mort, le soutien à des initiatives de l’économie sociale et solidaire, les droits de l’homme et enfin la structuration de société civile via le programme concerté multi-acteurs (PCPA). 

L’UGTT, l’une des organisations récompensées en tant que membre actif du comité de pilotage, a, ainsi, été appuyée à travers un financement accordé à son partenaire français Force Ouvrière qui l’accompagne dans sa volonté de moderniser son organisation financière et informatique.

En savoir plus sur les Programmes concertés pluri acteurs (PCPA) 

Les Programmes concertés pluri acteurs (PCPA) visent à renforcer les sociétés civiles du Sud dans leur capacité à participer à la mise œuvre des politiques publiques. Fondés sur une stratégie concertée du développement, ces programmes collectifs rassemblent à la fois des acteurs institutionnels (pouvoirs publics français et du pays d’intervention) et non gouvernementaux (ONG, fondations, collectivités territoriales, universités ou syndicats). D’une durée moyenne de 3 ans renouvelables, ils peuvent être cofinancés par l’AFD à hauteur de 75% maximum du budget total du projet. L’agence accompagne aujourd’hui des PCPA en Tunisie, , en Algérie, en Guinée et au Congo.


Séance de travail du PCPA Tunisie entre les membres français et tunisiens - DR



Atelier d'information sur la stratégie de l’AFD en Asie du sud

23/10/2015

L'AFD présente sa stratégie aux entreprises lors d’un atelier organisé en partenariat avec Business France, le 17 novembre prochain.

 


 

Malgré une progression de plus de 5% en 2014, la croissance économique de l’Asie du Sud reste entravée par la fragilité du secteur bancaire, l’inflation, les déficits fiscaux et l’endettement, le manque persistant d’infrastructures de l’énergie et des transports et la pression sur l’environnement. La tâche des banques de développement reste donc immense.
Sur son dernier excercice, la Banque mondiale maintient son engagement d’un montant aussi important qu’en Afrique subaharienne, 10,5 Mds USD, en 42 projets.

Le mandat de l’AFD en Asie vise à promouvoir une croissance verte et solidaire. En Inde, Sri Lanka et Bangladesh, l’AFD finance des projets dans les secteurs de l’eau, des transports urbains et de l’énergie verte ; les interventions au Pakistan se concentrent sur l’énergie. En moyenne sur la zone, l’AFD octroie chaque année plus de 500 MEUR, principalement sous forme de prêts ; les subventions sont limitées et concentrées sur l’Afghanistan (agriculture et santé). Les perspectives d’engagements devraient se maintenir à un niveau important dans les années à venir, en raison notamment du déploiement en cours de financements non souverains (Inde) et de l’accroissement de l’activité dans les pays d’implantation récente (Bangladesh, Sri Lanka). A travers ses activités et son positionnement en Asie, l’AFD contribue à renforcer l’influence de la France dans la région.

 

► Téléchargez le programme

► En savoir plus sur Business France

► Cliquez ici pour vous inscrire (avant le 16 novembre)



La justice sociale à l’épreuve des printemps arabes

16/10/2015

A l’occasion de la sortie de l’ouvrage "L’Etat d’injustice au Maghreb. Maroc et Tunisie" aux éditions Karthala, l’AFD et le FASOPO organisent une conférence où les auteurs viendront présenter leurs travaux sur les trajectoires socio-politiques des pays de la région Méditerranée, notamment le Maroc et la Tunisie, et échanger autour des "printemps arabes", déclinés pour chaque pays dans leurs singularités et logiques spécifiques.

Cette conférence aura lieu le 27 octobre à l'AFD.

Sidi Bouzid, décembre 2010 a été dépeint dans les médias comme la scène inaugurale des "printemps arabes", présentée comme une pièce en trois en trois actes : d’abord, la révolution tunisienne ; puis l’effet domino à l’échelle régionale ;  enfin, les revirements - dont nous connaîtrions aujourd’hui le final marqué par  la guerre civile en Syrie, les tensions politiques en Tunisie, le chaos en Lybie, le retour autoritaire en Egypte, etc. Cette lecture simpliste et linéaire des années 2011-2015 dans les pays du sud et de l’est de la Méditerranée pose question.


Photo Lucas Mebrouk


Les "printemps arabes" constituent sans doute une importante transition politique, économique et sociale dans la région, en atteste le Prix Nobel de la Paix décerné le 9 octobre dernier au « Quartet » issu de la société civile, ayant permis la transition démocratique en Tunisie.  Ils marquent l’impasse d’un modèle de développement politiquement autoritaire, asphyxiant le secteur privé et l’initiative individuelle, et portent l’expression de fortes attentes en matière de garantie d’éducation, de protection sociale et d’emploi pour l’ensemble de la population. Ils redéfinissent le rapport des partis ou des organisations islamistes à l’Etat, à la nation, à l’exercice du pouvoir. Pour autant, constituent-ils une entrée pertinente pour l’analyse de l’injustice sociale dans les pays concernés ? La question de l’injustice sociale a précédé 2010, elle est à explorer dans l’histoire des politiques publiques d’inclusion des pauvres, dans la construction progressive de l’asymétrie régionale, etc. Elle implique de pouvoir dépasser l’uniformisation imposée par une lecture en termes de  « moment » historique.
 

► Cliquez ici pour vous inscrire

Programme



Introduction par Gaël Giraud, chef économiste  de l'AFD

Avec :

  •  Béatrice Hibou, politologue, directrice de recherche au CNRS (SciencesPo-CERI) et directrice adjointe du CRESC (Université Mohamed VI Polytechnique, Rabat)
  • Mohamed Tozy, politologue, Professeur des universités à Aix-en-Provence et à Casablanca, directeur du CRESC (Université Mohamed VI Polytechnique, Rabat)
  • Irene Bono, politologue, maître de conférences à L’Université de Turin, chercheur associée au CRESC (Université Mohamed VI Polytechnique, Rabat)
  • Hamza Meddeb, politologue, chercheur à la fondation Carnegie, ancien chercheur à l’Institut universitaire de Florence (2013-2015)
  • Mathieu Vasseur, directeur-adjoint du département Méditerranée de l’AFD
  • Marie-Pierre Nicollet, directrice du département Développement Humain de l’AFD
     
     
     

     


     


     


 
 
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