L’AFD, présente sans interruption en Algérie depuis de très nombreuses années, a financé de nombreux projets au service du développement du pays. Cette coopération financière, encadrée par le Document cadre de partenariat franco-algérien 2008-2012, a été impactée par la décision des autorités, prise en 2004, de ne plus recourir à l’endettement extérieur. L’activité de l’AFD est aujourd’hui axée sur le renforcement de capacité, par la formation et par l’assistance technique.

À la une

Développement d’un réseau africain de télécommunications à large bande dans 29 pays

16/02/2012

Le 2 février dernier a été signée une convention de financement de 1,35 M€ en faveur du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Cette subvention financera les études complémentaires ayant pour objectif d’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent un concept de réseau virtuel de transmission large bande, déjà en cours de mise en œuvre en Afrique orientale et australe.

Lors de la signature, Ibrahim Mayaki, directeur exécutif de l’Agence de coordination et de planification du NEPAD (NPCA) et ancien premier ministre du Niger, et Yves Boudot, directeur du département Afrique Sub-Saharienne de l’AFD, ont pu aborder, outre le développement des TIC sur le continent africain, les avancées du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), initiative portée par la Commission de l’Union Africaine, le NEPAD et la Banque Africaine de Développement.

Un soutien de longue date de l’AFD aux initiatives Nouvelles technologies de l'Information du NEPAD

Depuis 2003, l’AFD soutient les actions du NEPAD dans le secteur des télécommunications (programme e-Afrique) à travers une subvention dédiée et le fonds commun AFD-DBSA d’études et de préparation de projet. Ces fonds ont permis de co-financer des prestations préparatoires aux opérations TIC du NEPAD et la mise à disposition d’un assistant technique résidentiel (en poste depuis juillet 2009) pour appuyer le projet de réseau virtuel de transmission large bande UMOJANET ( "umoja" signifiant l’union, en swahili).

Ce nouveau financement, sur délégation du  Fonds européen pour les infrastructures (EU-ITF), fait suite à une subvention AFD de 850 000€ (octroyée en 2006) visant à soutenir l’initiative du NEPAD de développement d’un réseau virtuel de transmission large bande à l’échelle du continent.

Umojanet prolonge Uhurunet

La subvention octroyée permettra de financer le programme d’études induit par les travaux de l’assistant technique pour compléter la mise au point du concept et du réseau UMOJANET en vue de l’étendre aux 29 pays du nord, de l’ouest et du centre du continent. Complétant ainsi la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.

Ce projet vise à proposer aux opérateurs africains un maillage pan-africain de canaux de transmission sur fibres optiques dont l’offre d’interconnexion, qui doit en résulter répondr à des critères d’exhaustivité, de qualitée garantie, d’accès ouvert, de non discrimination et de moindre prix. Les appels d’offre doivent être publiés en février 2012.

La démarche de l’AFD en appui des actions du NEPAD procède d'une réflexion en faveur de l’intégration régionale via la construction de grandes artères de communications, en complément du secteur privé. Cette stratégie rejoint celles adoptées par d’autres bailleurs de fonds (Banque mondiale, BAD, BEI, KFW, DBSA,…). Elle a précédemment conduit l’AFD à co-financer en 2007, aux côtés d’autres bailleurs, le câble sous-marin est-africain EASSy pour un montant de 9,5 MUSD.

La signature de ce financement additionnel pour la mise en œuvre du projet UMOJANET devra permettre à la NPCA de présenter sous 12 mois un véritable plan de mise en œuvre du réseau large bande par fibre optique en Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord, qui complétera la couverture du continent et le projet UHURUNET pour l’Afrique australe.



Que fait l'AFD en matière de lutte contre la faim ?

23/06/2011

Volatilité des marchés agricoles et prévention des crises alimentaires sont au cœur des priorités de la présidence française pour le « G20 agriculture » qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

A cette occasion, décryptage des enjeux de la lutte contre l'insécurité alimentaire et précisions sur les objectifs et les actions menées par l'AFD dans le domaine.

Décryptage avec ce dossier spécial « Sécurité alimentaire » au lendemain du "G20 agricole" qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

  L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. Abolir la faim dans le monde « maintenant », tribune du Pr Ismaïl Serageldin et Dov Zerah

► 3 questions à Jean-Luc François, directeur de la division Développement agricole et rural

Focus sur le Ghana, un pays pour qui l'agriculture est au coeur des priorités


 

 "Moderniser les process agricoles mais également notre façon de penser le monde"

3 questions à Jean-Luc François

Jean-Luc François est responsable de la division Développement agricole et rural à l'AFD

Qu’entend par sécurité alimentaire ?

La sécurité alimentaire signifie que tous mangent à leur faim. Mais il ne suffit pas de nourrir les gens pour qu’ils aient faim. Il faut augmenter leurs revenus.

 

Quels sont, d’après vous, les causes de la très grande vulnérabilité alimentaire dans laquelle vivent les pays du Sud aujourd’hui ?

Hormis des causes structurelles et locales, nous sortons d’une décennie où la doxa dans le monde des économistes du développement était : libéralisation et nouvelles technologies. Cependant – cause ou conséquence ? – la vulnérabilité aux phénomènes climatiques critiques, l’accroissement de la demande des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, et le passage de leurs populations à des régimes carnés – beaucoup plus consommateurs de ressources naturelles – ont provoqué une réduction drastique des régions excédentaires et donc une flambée des prix. Les pays du Sud, de plus en plus dépendants de leurs importations de denrées alimentaires et où la population rurale est extrêmement pauvre, ont été particulièrement touchés par cette flambée des prix.

Aujourd’hui, nous sommes toujours dans cette grande vulnérabilité alimentaire.

 

Quelle est la stratégie prônée par la France et l’AFD ?

Pour répondre au défi de la faim, notre axe prioritaire est de moderniser l’agriculture des pays du Sud. Moderniser les process agricoles certes mais également notre façon de penser le monde et notre environnement. Il convient de conjuguer réponse globale et solutions locales.

La mise en place d’instances d’échanges, de régulation régionales, voire mondiale, en matière de politique agricole et de marchés des matières agricoles sont devenues une nécessité pour la majorité des acteurs du secteur.

En Afrique, par exemple, l’AFD travaille avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la mise en place d’une gestion régionale des risques pour répondre aux désordres du marché.

 

Quels sont les axes d’intervention prioritaires en matière de développement rural et agricole ?

Nous intervenons en matière de structuration des filières, d’innovation, d’assurance et de crédit agricole ainsi que dans le domaine de la formation.

Des filières agricoles plus fortes sont également un moyen de lutter contre la vulnérabilité des populations. De la production à l’exportation en passant par l’accompagnement d’opérateurs intermédiaires, l’AFD accompagne certains de nos pays partenaires dans la structuration de ces filières.

Nous avons mis au point une palette d’outils financiers accessibles aux acteurs agricoles, en mixant prêts et dons, en développant des systèmes de garanties (fonds ARIZ par exemple).

Enfin, nous participons également à la recherche que ce soit sur les impacts de la libéralisation sur les agricultures du sud, sur la volatilité des prix et des moyens de la combattre, sur l’appropriation des terres, sur les filières vivrières, etc.

L’AFD est reconnu par ses partenaires comme un bailleur de fonds qui a une vision robuste de l’agriculture. Cependant, notre activité dans un pays, dans un secteur ne dépend pas que de nous. En effet, l’AFD répond à des demandes de ses partenaires. A nous de les convaincre.

 

 

Focus sur un pays, le Ghana, pour qui l'agriculture est au coeur des priorités

 

Interview de Bruno Leclerc, directeur de l'agence AFD d'Accra (durée 7 mn)

 

 

Abolir la faim dans le monde «maintenant»

Tribune du Professseur Ismail Serageldin et Dov Zerah, parue dans les Echos le 22 juin.

"L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. A la veille du G20 agricole, c'est plus que jamais une cause d'intérêt universel. L'agriculture africaine doit redevenir une priorité de l'aide internationale. "

Lire la suite de la tribune

 

 



Publication du rapport annuel de l'AFD 2010

12/05/2011

Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.

►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)

2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement

Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.

L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.

Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture

 

En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :

  • L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
  • La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
  • La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
  • L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
  • L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
  • L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
  • Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

2011 : la consolidation du modèle économique

« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.

Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :

  • L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
  • Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
  • Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.

La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.

 

"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"

A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.

 

Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement

En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.

 



34 pays venant 3 continents se réunissent autour du premier plan international de sauvegarde de la biodiversité de bassin méditerranéen

03/10/2010

Le premier plan international destiné à préserver la biodiversité exceptionnelle du bassin méditerranéen est lancé aujourd’hui à Paris à l’Agence Française de Développement. Ce plan qui s’étale sur cinq ans a pour objectif de protéger au mieux les écosystèmes, notamment terrestres, en ciblant ses actions sur les régions les plus  importantes et les plus menacées en matière de biodiversité.

Il a été élaboré par le Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF) – un partenariat qui regroupe la Banque mondiale, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), l’Agence française de développement (AFD), le gouvernement japonais, la John D. and Catherine T. MacArthur Foundation et Conservation International. Le projet a également été financé par la Fondation Mava et la Fondation Prince Albert II de Monaco. Une première tranche de 10M$US est mis à disposition pour les 5 prochaines années pour la conservation de la biodiversité.

Près d’un demi-milliard d’êtres humains vivent autour du bassin méditerranéen et plus de 220 millions de touristes viennent chaque année visiter la région. Il est crucial de réduire les menaces qui pèsent sur l’écosystème méditerranéen. De nouvelles approches sont aussi nécessaires pour que la région continue à tirer parti des services rendus par les écosystèmes et de la biodiversité car ils jouent un rôle essentiel, depuis des millénaires, dans le développement des  civilisations méditerranéennes.

Il est nécessaire de  maîtriser l’usage de l’eau douce – dont la présence est limitée dans la région – et de  veiller à ce que le tourisme apporte des atouts économiques sans pour autant détruire les écosystèmes qui  font de la Méditerranée une zone de tourisme privilégiée.
Pour Gilles Kleitz, chef de projet à l’Agence française de développement (AFD), « Des dizaines de millions de personnes, dans l’Union européenne  ou en  dehors, dépendent de l’écosystème du bassin méditerranéen, soit directement, par le biais de l’agriculture, du tourisme, de la pêche, de la sylviculture, soit indirectement, par l’apport en eau douce, le contrôle des insectes, la pollinisation... Nous nous devons de veille  à la restauration et à la préservation  de cette région naturellement  riche et fragile pour le bien des générations futures.»

Le plan s’articule autour d’un rapport de 251 pages appelé Profil d’écosystème qui identifie les zones clés de la biodiversité, les menaces auxquelles elles font face et les mesures nécessaires. Ce rapport a été constitué avec l’appui de groupes issus de la société civile. Le CEPF accordera des subventions aux associations locales qui se mobiliseront sur des projets de protection de la nature. 

Pour John Watkin, directeur des subventions du CEPF qui a encadré le projet, « La place extraordinaire qu’occupe le bassin méditerranéen dans l’histoire de l’humanité et son rôle de carrefour entre les cultures européennes, moyen-orientales et nord-africaines a été rendu possible grâce à  la richesse incroyable de son écosystème :  ses ressources maritimes, la fertilité de ses terres et l’abondante variété de plantes, mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et invertébrés que l’on peut y trouver. Cet écosystème  demeure crucial aujourd’hui  pour le développement économique et social de la région.  LeCEPF a élaboré ce plan pour veiller à ce que cet écosystème continue d’apporter à l’homme ses bienfaits pour les millénaires à venir ».
Le rapport répertorie plus de 1567 zones clés de  biodiversité (Key Biodiversity Areas: KBA) dans la région. Le  financement ciblera les pays situés hors des frontieres de l’UE qui ont un accès plus limité à d’autres sources de financement pour la protection de la biodiversité. Six régions ont été définies comme prioritaires.

Pour Güven Eken de Doğa Derneği, l’ONG turque  qui a conduit l’étude pour le CEPF: « Le bassin méditerranéen a une importance majeure, du point de vue environnemental et social. Cette zone sensible de la biodiversité, la deuxième en termes de taille, est l’une des plus riches au monde. Mais il est aussi très complexe d’y travailler, car elle rassemble 34 pays dont les langues, les alphabets, les cultures et les religions diffèrent. La région  est gravement menacée, car 5 % seulement de son écosystème originel subsiste. En effet,  la promotion immobilière des zones côtières à des fins touristiques et l’extraction de l’eau à des fins agricoles ont des répercussions particulièrement néfastes dans la zone. Celle-ci a déjà connu beaucoup de dégâts mais nous avons enfin une stratégie qui transcende les frontières nationales  pour protéger la région. »

Les six zones prioritaires identifiées par le CEPF sont :

1. la péninsule  Cyrénaïque (Égypte et Libye) : 3 037 789 hectares de régions humides ou désertiques, comptant 11 zones clés de  biodiversité (KBA) et abritant plus de 100 espèces de plantes endémiques. Des espèces animales particulières y vivent également, comme la tortue égyptienne (Testudo kleinmanni), en danger d’extinction. L’écosystème local subit de nombreuses menaces comme le développement non durable du tourisme, la conversion des zones côtières en zones d’habitations, les pratiques de chasse non durables, l’expansion agricole, la production de charbon pour les zones urbaines avoisinantes et la construction intensive de routes.

2. les montagnes, plateaux et zones humides du Tell algérien et de Tunisie : Cette région très diverse, d’une superficie de 13 405 573 hectares, compte 75 zones clés de biodiversité, dont moins de 1 % sont protégées. Recouvrant une vaste région allant de la mer aux zones de montagne en passant par les forêts de chênes-lièges, elle abrite le mouflon a manchettes (Ammotragus lervia), le serval (Felis serval), ainsi que les dernières populations sauvages du seul primate méditerranéen : le magot (Macaca sylvanus). Le développement non durable du tourisme et la pollution de l’eau menacent l’écosystème de cette région.

3. les montagnes de l’Atlas (Maroc) : C’est dans cette région d’une superficie de 12 812 888 hectares qui compte 30 zones clés de biodiversité que les fleuves les plus importants du Maghreb prennent leur source. On y rencontre une multitude d’espèces uniques, notamment 237 plantes à fruits endémiques, le cèdre d’Atlas (Cedrus atlantica), la Vipère « latastei » ou encore l’antilope à nez tacheté (Addax nasomaculatus), en grave danger d’extinction et réintroduite dans la région. Les montagnes abritent également l’une des trois colonies restantes d’ibis chauve (Geronticus eremita). La région doit faire face à plusieurs menaces : d’abord la surexploitation des plantes, la région étant particulièrement riche en fleurs à oignon, ensuite la gestion non durable de l’eau, avec la construction de digues pour l’irrigation et le stockage de l’eau et enfin une une intensification de l’agriculture et un pâturage intensif qui entraînent l’érosion des sols.

4. la vallée de l’Oronte et les montagnes du Liban (Liban, Syrie, Turquie) : d’une superficie de 2631 528 hectares et comptant 40 zones clés de biodiversité, ce corridor abrite des bassins hydrographiques et des habitats naturels essentiels, qui s’échelonnent du niveau de la mer à des sommets enneigés à 3 000 m d’altitude. Il fournit la quasi-totalité de l’eau aux populations du Liban, eau qui se déverse également vers la Syrie avoisinante. Il abrite 31 espèces jugées menacées dans le monde, ainsi que de nombreux poissons, lézards et serpents endémiques, notamment la vipère libannaise (Montivipera bornmuelleri), elle aussi menacée. La région d’Akkar/du Hermel, qui se distingue par ses forêts anciennes, représente un point d’entrée pour les oiseaux migrateurs venus d’Europe. La construction d’infrastructures résidentielles, l’urbanisation, la chasse illicite et l’intensification de l’agriculture constituent les principales menaces de ce corridor naturel.

5.  les Balkans du sud-ouest (Albanie, Macédoine, Grèce, Monténégro, Serbie) : La région  s’étend sur une superficie de 5 713 629 hectares et compte 42  zones clés de biodiversité.  Les lacs, montagnes et littoraux des Balkans du sud-est entourent les dernières grandes étendues de régions côtières préservées  de la zone Europe-Méditerranée. Ce corridor recèle d’importants réseaux d’eau douce, comme le lac d’Ohrid, un site classé au patrimoine mondial, et le lac voisin de Prespa. Ces sites abritent une variété d’espèces endémiques, notamment la grenouille d’Albanie (Pelophylax shqipericus), une espèce menacée, le poisson Belvica (Salmo ohridanus), la truite « Salmo Letnica », ainsi que divers mollusques, crustacés et plantes endémiques. La chasse, la surpêche et la destruction des habitats naturels côtiers sont à l’origine  de répercussions néfastes.

6. les montagnes du Taurus (Turquie) : D’une superficie de 11 724 896 hectares et comptant 70 zones clés de biodiversité, cette région recense pratiquement tous les habitats naturels que l’on peut trouver en Méditerranée – allant de la garrigue aux forêts, des régions humides  aux régions montagneuses. Les eaux abritent un grand nombre d’espèces animales, dont le phoque-moine marin (Monachus monachus). Les montagnes abritent les peuplements les plus intacts de cèdres du Liban (Cedrus libani). La construction d’habitations, le développement touristique, les incendies de forêts, les digues, l’usage non durable de l’eau potable, l’agriculture, l’aquaculture et la construction de routes menacent en grande partie cette région.
Une conférence aura lieu le 29 septembre 2010 à 16h30

En présence de :
- Jennifer Morris, senior vice présidente, Division du financement des écosystèmes, Conservation international
- John Watkin, directeur de projets, CEPF
- Gilles Kleitz, chef de projet, AFD
- Güven Eken, Président, Doğa Derneği
A l’Agence Française de Développement, 5 rue Roland Barthes, 75012 Paris (métro Gare de Lyon)

Pour de plus amples informations, vous pouvez contacter :

Rob McNeil
Directeur des médias, Conservation International
rmcneil@conservation.org
Patricia Yakabe Malentaqui
Directeur des médias internationaux, Conservation International :
pmalentaqui@conservation.org
Laure Weisgerber
Service de Presse, Agence Française de Développement
weisgerberl@afd.fr 



Lancement de la nouvelle version du site Envoidargent.fr

07/07/2010

A l'occasion du lancement de la nouvelle version du site www.envoidargent.fr, l'AFD,en partenariat avec le ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire,le ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi,le ministère des Affaires étrangères et européennes a le plaisir de vous inviter à une conférence - débat sur le thème des transferts de fonds des migrants et du co-développement

 

A l'occasion du lancement de la nouvelle version du site www.envoidargent.fr
 
l'Agence Française de Développement, en partenariat avec le ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire, le ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, le ministère des Affaires étrangères et européennes a le plaisir de vous inviter à une conférence - débat sur le thème des transferts de fonds des migrants et du co-développement le 8 juillet de 16h à 18h   à l'AFD, 7 rue Roland Barthes, 75012
 
Au travers de débats et partages d’expériences, l’enjeu est de rassembler l’ensemble des partenaires du projet et les utilisateurs du site Internet. Etablissements de transferts, organisations de solidarité issues des migrations, associations, entreprises, fondations, collectivités territoriales, parlementaires, ministères… échangeront leurs points de vue et expériences sur les problématiques d’envoi d’argent des migrants et établiront un premier bilan de cette expérience.


 
   
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