L’AFD, présente sans interruption en Algérie depuis de très nombreuses années, a financé de nombreux projets au service du développement du pays. Cette coopération financière, encadrée par le Document cadre de partenariat franco-algérien 2008-2012, a été impactée par la décision des autorités, prise en 2004, de ne plus recourir à l’endettement extérieur. L’activité de l’AFD est aujourd’hui axée sur le renforcement de capacité, par la formation et par l’assistance technique.

À la une

Forum AFRIQUE 100 innovations pour un développement durable

16/09/2013

La France soutient les innovations au service du développement durable en Afrique 

Parce qu’une des clés du développement durable réside dans l’innovation, le Ministère des affaires étrangères, sous l’impulsion du Ministre délégué chargé du Développement, Pascal Canfin, lance l’initiative : Forum Afrique – 100 innovations pour un développement durable, en partenariat avec l’AFD.  

 

Pour la première fois, la France organise un événement entièrement destiné à soutenir et à aider à la diffusion d’innovations pour le développement durable, portées par des innovateurs africains, dans de nombreux domaines : la santé, l’environnement, l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’éducation, l’égalité femmes-hommes, les nouvelles technologies ou encore l’appui aux entreprises…

 
Ce forum donnera lieu à un événement à Paris, le 5 décembre 2013, en amont du sommet de l’Elysée pour la Paix et la sécurité en Afrique, qui permettra aux innovateurs sélectionnés de présenter leurs innovations et de les mettre en relation avec des partenaires financiers, des créateurs d'entreprises, des scientifiques, des ONG…
 
Inventions scientifiques, création de micro-entreprises, découvertes innovantes, innovations sociales, recyclage de matières premières….  Autant d’innovations initiées en Afrique qui pourront ainsi trouver soutien et diffusion lors de leur présentation au  « Forum Afrique – 100 innovations pour un développement durable ». 
Afin de proposer leur innovation au comité de sélection, constitué d’un panel de personnalités et d’experts renommés comme Esther Duflo,  les porteurs de projets sont invités, dès aujourd’hui et jusqu’au 15 octobre,  à remplir un dossier de candidature en ligne.
 

> Accéder au formulaire

 
 
« A chacun de mes déplacements en Afrique, je suis frappé par le nombre d'entrepreneurs, d'agriculteurs, de chercheurs, d'ONG qui chaque jour innovent, trouvent des solutions pour permettre un développement nouveau. Ces innovatrices et innovateurs inventent l’Afrique de demain, lui ouvrent un nouvel horizon soutenable et prometteur, et il s’agit pour la France de contribuer à l’élargissement de cet horizon. Leurs innovations méritent d'être connues, soutenues, et leurs auteurs mis en relation avec des scientifiques, des partenaires financiers, des créateurs d'entreprises. C'est aussi le rôle de la France de créer des passerelles avec tout celles et ceux qui innovent, qui créent de la richesse, de l'emploi, autour de projets concrets qui permettent et permettront au plus grand nombre de sortir de la pauvreté. »  souligne Pascal Canfin, Ministre délégué chargé du développement. 
 
Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD ajoute : « Je me réjouis de voir l’AFD associée à l’organisation du Forum Afrique - 100 innovations pour un développement durable. Le continent dans sa diversité est en pleine transformation. Il est confronté à des enjeux qui nécessitent des solutions nouvelles. Les intervenants publics et privés africains sont porteurs d’initiatives pour accompagner un développement économique et humain durable. Cette créativité doit être encouragée et promue là où c’est nécessaire. C’est aussi le rôle de l’Agence Française de Développement. »
Au-delà des qualités d’entreprenariat et de viabilité économique, les projets seront choisis pour leurs contributions au développement durable et leurs dimensions sociales et environnementales.
 
LES MODALITÉS PRATIQUES
 
Pour postuler, les candidats doivent remplir les critères de sélection suivants :
  • Être citoyen(ne) d’un pays d’Afrique (pays d’Afrique du Nord inclus) ;
  • être résident (e) sur le continent africain ;
  • avoir développé et mis en œuvre une innovation (sociale, écologique, technologique, financière, économique, etc.) qui répond aux objectifs du développement durable ;
  • présenter une innovation qui doit avoir déjà été réalisée ou expérimentée (au moins à l’échelle locale).
Les étapes-clés :
  1. 15/10/2013 : date limite de dépôts des dossiers
  2. 05/12/2013: présentation des projets lors du Forum Afrique
 
Un panel d’experts 
 
Sur les 100 projets, 21 seront sélectionnés par un panel composé de grandes figures du développement : Winnie Byanyima, Directrice exécutive d’Oxfam International ; Jean-Michel Séverino, ancien Directeur Général de l’AFD, aujourd’hui gérant d’une société de gestion de fonds consacrée aux PME d'Afrique subsaharienne ; Esther Duflo,économiste, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT) où elle détient la « chaire Abdul LatifJameel sur la réduction de la pauvreté et l'économie du développement » et Malamine Koné, fondateur et PDG d’Airness.


Un modèle innovant d’insertion professionnelle de la jeunesse en Méditerranée

05/03/2013

Comment améliorer l’insertion économique et sociale des jeunes, en région Méditerranée ? C’est à ce défi que tente de répondre le réseau Nouvelle Chance (MedNC), destiné à des jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification et des jeunes diplômés au chômage. Le premier centre Nouvelle Chance, à Khouribga, au Maroc, devrait accueillir mille jeunes en 2013.


Lancé à l’initiative de l’Office de Coopération Economique pour la Méditerranée et l’Orient ( OCEMO ), en partenariat avec l’ Ecole de la Deuxième chance de Marseille , il est soutenu par l’AFD.

Le taux de chômage des jeunes le plus élevé du monde
Dans les pays méditerranéens , les jeunes recherchent de plus en plus d’emplois qualifiés. En Tunisie, parmi les nouveaux entrants sur le marché du travail, les diplômés universitaires sont en effet majoritaires. Paradoxalement, le marché du travail évolue lentement et le schéma ancien d’une spécialisation en travail peu qualifié reste plus qu’actuel.
D’où un taux de chômage élevé pour la jeunesse (le plus élevé du monde), marqué par deux caractéristiques :
-    il touche plus particulièrement les jeunes diplômés du supérieur et les « drops out » (les jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification)
-    il est de longue durée.
Ces deux particularités entraînent un phénomène d’exclusion sociale durable des jeunes, notamment des plus diplômés pour lesquels la file d’attente pour accéder à un travail correspondant à leurs qualifications et compétences est très longue.


Des diplômes inadaptés aux futurs emplois
Ces derniers, encore fortement attirés par les emplois publics (et la prime salariale et de stabilité qui les accompagne), se tournent vers des formations peu spécialisées préparant à des concours de recrutement généralistes. Or, les emplois à venir se trouveront davantage dans le développement du secteur privé que dans le secteur public.
Les jeunes adultes sans qualification et sans aucun soutien social public (la très grande partie n’est pas considérée comme au chômage et donc pas répertoriée) doivent quant à eux retrouver un cadre de réinsertion par la formation, le soutien social et la connivence avec les réseaux d’entreprises dont bénéficient les enfants de l’élite.


Un changement de mentalité s’impose

Un changement de mentalité s’impose afin de replacer la culture managériale de base comme un élément de culture générale et non plus comme un enseignement réservé aux formations spécialisées.
Il semble donc urgent pour les pays de :
-    Réajuster l’approche diplômante classique vers davantage de qualité ;
-    Développer une approche orientée vers des compétences plus ciblées permettant notamment d’acquérir un socle de connaissances de base en création et gestion d’entreprise.


Les écoles de la seconde chance du réseau MedNC : un modèle innovant
Ce projet a pour objectif d’adapter le modèle des écoles de la deuxième chance, d’inspiration européenne, au contexte des pays arabes : en dotant les jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification et les jeunes diplômés au chômage d’un socle de compétences de base et d’un parcours pédagogique avec une expérience en entreprise,

Piloté par l’OCEMO en partenariat avec l’Ecole de la Deuxième chance de Marseille et soutenu par l’AFD, il vise à développer un réseau de dispositifs labellisés « nouvelle chance » destinés à la fois aux jeunes qui ont quitté le système scolaire sans diplôme (les drops out) et aux jeunes diplômés au chômage.
Il a pour objectif de proposer une réponse à l’ampleur du défi économique et social que représente le chômage des jeunes dans la région Méditerranée.
Ce réseau, porté par les dynamiques internes aux différents pays, se développe à ce jour avec cinq pays partenaires (Maroc, Algérie, Tunisie, Liban, Jordanie).
L’enjeu du projet MedNC est d’utiliser les acquis de l’école de la deuxième chance de Marseille et son centre de recherche pédagogique, ceux des réseaux méditerranéens d’écoles d’ingénieurs et de management ( RMEI-RMEM ), tous membres de l’OCEMO. Il s’agit de développer, en Méditerranée, un réseau de dispositifs labélisés « nouvelle chance » opérationnellement mis en place par des associations « nouvelle chance » appuyées par de grandes entreprises et/ou les pouvoirs publics.

La combinaison de l’alternance en entreprise, du suivi individualisé et d’un soutien social

Un dispositif labellisé Nouvelle Chance (école ou simple salle de classe dans un établissement déjà existant) propose notamment aux drop-outs et aux jeunes diplômés au chômage :
-    Un modèle pédagogique innovant qui allie alternance en entreprise, suivi individualisé et soutien social sur la base des principes qui fondent les écoles de la deuxième chance ;
-    Un socle de compétences de base notamment en création et gestion de petites entreprises (réalisation d’un business plan, recherche de financement, etc.) ;
-    Un appui à la création d’activités/ d’entreprises par les étudiants des écoles d’ingénieurs et de management membres du RMEI-RMEM, dans le cadre du projet « JEY – Jeunes Entrepreneurs- Entrepreneurship for Youth », projet co-piloté par le Réseau Méditerranéen des Ecoles d’Ingénieurs et de Management (RMEI-RMEM) et l’OCEMO.
 
Impacts
Le premier centre Nouvelle Chance situé à Khouribga au Maroc devrait accueillir 1000 jeunes en 2013.
Etat d’avancement (janvier 2013)
Phase de construction et développement du réseau : 2013/2015
Création officielle du réseau MedNC : le 19 octobre 2012
Le 6 avril 2012, une convention entre l’E2C Marseille, l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) et l’OCEMO a été signée en vue de l’installation par l’OCP (via son programme OCP Skills) de plusieurs centres labellisés « Nouvelle Chance » dans les villes minières d’El Jadida, Khouribga et Safi.


A l’occasion de la Semaine Economique de la Méditerranée qui s’est tenue en octobre 2012 à Marseille, un MoU multilatéral concrétisant et officialisant la création du réseau MedNC a été signé le 19 octobre par les partenaires suivants :
o    Maroc : L’Association New Chance,
o    Liban : La Fondation Nouvel Horizon,
o    Tunisie : L’Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises,
o    Algérie : Le Management Development International Institute,
o    L’OCEMO (Office de Coopération économique pour la Méditerranée et l’Orient)
o    L’Ecole de la Deuxième Chance de Marseille
o    Le Réseau Méditerranéen des Ecoles d'Ingénieurs et de Management (RMEI-RMEM) représenté par Euromed Management

Le ministère de l’Education jordanien est également impliqué dans ce projet. Au sein du réseau, la Jordanie est représentée par Dr. Abdalla Ababneh, Président du National Center for Human Resources Development, et est à date membre associé du réseau.


En 2012, trois associations Nouvelle Chance ont été créées :
- Association Nouvelle Chance au Maroc, présidée par M. Chafiki (Directeur des Etudes et des Prévisions Financières, ministère de l’Economie et des Finances – MAROC)  ;
- Association Nouvel Horizon au Liban, présidée par M. Bifani (Directeur Général du ministère des Finances libanais- membre du conseil d’administration de la Banque Centrale au Liban)  ;
- Association Nouvelle Chance en Tunisie, présidée par M. Ben Kahla (Directeur de l’Institut supérieur de comptabilité et d'administration des entreprises) .

Le 12 décembre 2012, une convention de partenariat stratégique et financier entre l’OCEMO et l’AFD a été signée officialisant le soutien de l’AFD à ce projet.

Le premier Centre Nouvelle Chance ouvrira officiellement en avril 2013 à Khouribga, au Maroc.
Ce centre est financé et mis en place par l’Office Chérifien des Phosphates avec le soutien technique de l’E2C de Marseille et de l’association New Chance Maroc.



Un partenariat avec le CEFEB pour appuyer le renforcement des capacités de l'Algérie

16/11/2012

Depuis 2005, l’Algérie a décidé de ne plus avoir recours à l’endettement extérieur pour financer ses besoins d’investissement. Malgré cette situation, l’AFD s’est engagée à mieux approfondir son dialogue avec les autorités de ce pays, notamment en donnant la priorité aux actions de renforcement de capacités conduites par le Centre d'études financières, économiques et bancaires (CEFEB).

À cet effet, une mission montée par le CEFEB en concertation avec l’agence d’Alger s’est déroulée du 10 au 16 octobre dernier. Cette mission a permis de confirmer, tant aux autorités algériennes qu’aux autorités françaises, la volonté de l’AFD de mettre l'accent sur des thématiques identifiées d’un commun accord.



Dans ce contexte, trois séries d’actions ont été lancées :

  • Un séminaire à l’attention du ministère des Ressources en eau, destiné à des chefs de projet appelés à gérer les nombreuses opérations d’investissement. En effet, il s’agit de la troisième priorité du gouvernement algérien, après la formation et la santé.
  • Un  partenariat académique avec l' Université de Tlemcen (à l’Ouest d’Alger), pour la mise en place d’un module de gestion des collectivités locales et de mesure de l’efficacité des investissements publics. Cette formation serait suivie d’une conférence, qui serait coprésidée par des personnalités françaises et algériennes sur la politique urbaine et la coopération décentralisée.

Ces projets de formation et de débats ont rencontré un écho favorable auprès des différents interlocuteurs de la mission. Ces derniers sont par ailleurs investis dans la préparation du nouveau Document cadre de partenariat, qui devrait être révisé à l’occasion des rencontres franco-algériennes prévues début décembre.



L’emploi au Sud de la Méditerranée : une priorité renouvelée après les printemps arabes

15/10/2012

Sous l’égide du Centre de Marseille pour l’intégration en Méditerranée (CMI) et en collaboration avec d’autres bailleurs de fonds, l’AFD a organisé du 1er au 3 octobre, au Caire, un atelier sur les politiques actives d’emploi en Égypte. Partage de connaissances, coordination entre bailleurs, mobilisation des autorités nationales et préparation de nouveaux programmes ont marqué ce rendez-vous.

L’emploi : un immense défi, au cœur des printemps arabes

L’emploi figure parmi les défis les plus exigeants pour les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée (PSEM), où les moins de 15 ans représentent 30 % de la population. 30 à 40 million d’emplois devront être créés sur les 20 années à venir pour maintenir un taux actuel d’emploi déjà modeste.

En effet la création d’emplois par le secteur privé est demeurée faible malgré les taux de croissance élevés enregistrés par les PSEM sur les dernières années. En raison des contraintes budgétaires qui se resserrent, les diplômés de l’enseignement supérieur qui sont toujours plus nombreux et dont les qualifications ne correspondent pas, en général, aux besoins du marché du travail, ne peuvent plus compter comme auparavant sur les recrutements du secteur public pour trouver un emploi. Les jeunes et les femmes sont particulièrement concernés par le chômage.

La persistance de taux de chômage élevés et d’une offre d’emplois limitée, alors que les filets de sécurité sociaux habituels étaient malmenés par la hausse des prix des produits de première nécessité et les contraintes budgétaires, a été l'une des causes premières du Printemps arabe. Les populations souhaitent aujourd’hui non seulement des emplois décents en termes de rémunération et de sécurité, mais aussi des systèmes d’assurance sociale couvrant les risques de chômage, de maladie ou d'invalidité, ainsi que des systèmes de retraite. Par ailleurs, il y a un besoin de programmes de formation pouvant aider les demandeurs d’emploi à trouver du travail et à améliorer leurs possibilités de revenu.
L’emploi a ainsi été mis en avant par le Printemps arabe comme une toute première priorité.

Le partenariat AFD-CMI sur l’emploi et la protection sociale : une capacité de réponse rapide

Le Centre de Marseille pour l'lntégration en Méditerranée (CMl) est une plateforme de réflexion et d’échanges qui réunit des partenaires du bassin méditerranéen, du Nord (France, Banque mondiale , Banque européenne d’investissement , coopération allemande / GIZ) et du Sud (Maroc, Tunisie, Egypte, Jordanie, Liban) autour de la formulation de politiques publiques dans des domaines cruciaux pour le développement de la région.

Au sein du CMI, L’AFD est chef de file de trois programmes portant sur la gestion des ressources en eau (avec le Plan Bleu), les transports urbains, et l’emploi et la protection sociale. 
Le CMI a pris en compte les préoccupations des printemps arabes sur l’emploi à travers une réponse rapide, renouvelée et coordonnée.

À la suite d’un premier atelier tenu à Tunis dès juin 2011 à la demande des autorités nationales sur les mesures sociales d’urgence, un nouveau programme du CMI sur l’emploi et la protection sociale a été approuvé conjointement avec les partenaires du Sud en novembre 2011. Ce nouveau programme, répondant aux demandes qui s’étaient exprimées, a pour objectif l’élaboration de politiques actives d’emploi, qui comprennent différents aspects comprenant la promotion des PME ou de l’auto-emploi, la formation professionnelle, les programmes de travaux publics à haute intensité de main-d’œuvre,  l’information et le fonctionnement du marché du travail, et des instruments spécifiques d’accès à l’emploi comme des centres spécialisés, des programmes d’incitation et des réseaux sociaux. Sont ainsi abordés les deux côtés “offre” et “demande” du marché du travail, de même que le fonctionnement du marché lui-même et des mesures ciblées en faveur des jeunes, des femmes et des catégories vulnérables de demandeurs d’emploi.

Le programme regroupe l’AFD, la Banque mondiale, l’ Organisation internationale du travail  (OIT), la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union Européenne. Il implique de nombreux experts et praticiens de la région Méditerranée et s’articule avec le portefeuille de projets des bailleurs de fonds dans les secteurs du financement des PME, du microcrédit, de la formation professionnelle ou des travaux à haute intensité de main-d’œuvre. Il comprend 4 composantes :

- recherches ciblées et collecte de données ;
- mise en place d’une e-communauté de pratiques, lancée en octobre 2011 ;
- projets pilotes pour tester ou démontrer certaines options, actuellement en cours de préparation ;
- ateliers nationaux.

L’atelier du Caire : une nouvelle étape pour inspirer les politiques publiques et les projets

Après l’atelier de Tunis, un deuxième atelier a été organisé au Caire, du 1er au 3 octobre 2012, en appui aux efforts du gouvernement égyptien pour identifier des solutions opérationnelles afin de promouvoir une reprise de la croissance qui soit créatrice d’emplois.

L’objectif de l’atelier était de partager, avec un large éventail de partenaires égyptiens, les nombreux outils et pratiques mis en œuvre localement ou sur le plan international pour traiter le chômage et favoriser l’emploi, notamment dans les pays ayant vécu une transition similaire, afin d’appuyer l’identification de politiques actives d’emploi adaptées au contexte égyptien.

L’atelier, accueilli par l’Université du Caire, a été organisé sous l’égide du CMI par les autorités égyptiennes et l’AFD en collaboration avec les partenaires du programme. Le PNUD , le Japon et la GIZ ont été également invités à prendre part aux discussions.

Deux rapports préparatoires avaient été confiés à des consultants de la région et d’Égypte ; le premier « Expertise sur les politiques de promotion de l’emploi des jeunes en Méditerranée » au cabinet ET Maghreb et le second sur « Politiques actives d’emploi, un état des lieux des initiatives existantes en Égypte » au Dr Mona Amer.

L’atelier a été ouvert par S.E. Khaled El Azhari, ministre de l’Emploi et des Migrations. Le ministre a rappelé le besoin de coordination et d’intégration de l’action publique, sachant que 11 ministères différents sont impliqués dans les politiques d’emploi, et il a souligné l’opportunité que représentait l’atelier pour faire naître de nouvelles idées et développer des programmes dans un cadre de coopération internationale, terminant par une note d’espoir : « ne me demandez pas comment nourrir un millier de bouches mais dites-moi plutôt comment tirer parti d’un millier de mains ! ».

Les travaux de l’atelier ont porté sur quatre thèmes principaux : augmenter l’offre d’emplois ; renforcer l’éducation technique et la formation professionnelle ; améliorer l’information et le fonctionnement du marché du travail, et accompagner l’accès à l’emploi pour les jeunes et les femmes.

Les sessions ont combiné des présentations par des chercheurs, experts, praticiens et partenaires au développement, qui ont été discutées par les 60 participants issus des ministères et organismes publics, du secteur privé, des milieux de la recherche et de la société civile, ainsi que des experts et praticiens internationaux et égyptiens. L’expérience française des « Écoles de la seconde chance » (accès à l’emploi pour des jeunes exclus du système scolaire) et de « France Initiative » (financement et accompagnement à la création de PME) a notamment été valorisée. À chaque session, les informations et réflexions relatives à la situation en Égypte ont été présentées et débattues.

L’atelier a rencontré les attentes des organisateurs et participants en offrant un accès direct à une large base de connaissances et de bonnes pratiques, apportant ainsi un renforcement de capacités à travers un réseau d’expertise et un appui multipartenarial ; il a permis la coordination entre bailleurs de fonds en même temps que la mobilisation des autorités égyptiennes ; et il a enfin permis d’alimenter le dialogue stratégique avec le gouvernement égyptien pour la préparation des interventions des bailleurs de fonds dans le secteur de l’emploi et de la protection sociale.

La session de synthèse a mis en relief le besoin de rationaliser le cadre institutionnel existant en Égypte pour gagner en efficacité et passer d’une somme de projets menés séparément à des programmes intégrés mettant en œuvre l’ensemble des instruments de politique publique que sont les réglementations, les mesures financières et fiscales, les réformes institutionnelles, les investissements publics, la recherche, la formation et les outils d’information et de communication. Les recommandations ont porté également sur la nécessité d’instaurer un suivi-évaluation, avec des indicateurs mesurables, et de réaliser des évaluations d’impact. Les mots clés de cette session, qui ont résumé les conclusions de l'atelier, ont été « ne pas ajouter mais simplifier, ne pas seulement augmenter mais transformer ».

Les partenaires au développement, et en particulier l’agence de l’AFD au Caire, vont effectuer un suivi de l’atelier en poursuivant le dialogue stratégique avec les autorités égyptiennes pour préparer de nouveaux projets. Le CMI prévoit de tenir deux nouveaux ateliers sur l’emploi en 2013 dans deux pays différents.

Cet atelier, fruit d’un travail d’équipe entre le département Méditerranée, la division Education et Formation, l’agence du Caire et le CMI, illustre la valeur ajoutée du partenariat avec le CMI en termes de réseautage, de partage d’information et d’expertise, de coordination et mobilisation de tous les partenaires et de ciblage des opérations.

 



Conférence sur la microfinance islamique, à Djeddah, co-organisée avec la Banque islamique de développement, les 30 avril et 1er juin

11/05/2012

L'AFD et la Banque islamique de développement, ont organisé à Djeddah (Arabie Saoudite), une conférence internationale sur la microfinance islamique, conjointement avec le CGAP (réseau animé par la Banque mondiale sur la microfinance). Rassemblant des acteurs majeurs de la microfinance islamique, cette conférence a permis de dresser un état des lieux des pratiques et produits de ce mode de financement en plein essor.

 

Un mode de financement de l'économie en plein essor

Les travaux de la conférence ont permis de dresser un état des lieux des pratiques, produits et volumes relatifs à ce mode de financement en plein essor, possédant un chiffre d'affaires d'un milliard de dollars avec un taux de croissance annuel de 30%. Ils ont également permis de valoriser les résultats d'une étude copilotée par le CGAP et l'AFD. Cette conférence s'inscrit dans le cadre de l'accord de partenariat signé en janvier dernier entre l'AFD et la Banque islamique de développement (BisD). 

Les échanges, denses et animés, ont mis en lumière les forces et faiblesses de ces outils de plus en plus demandés dans nombre de pays d'intervention de l'Agence et de mieux cerner les besoins des bénéficiaires, des institutions financières et des banques centrales dont le rôle s'avère primordial en matière de cadre réglementaire et de régulation.

 

Une multitude d'expériences innovantes sur le terrain

Plusieurs constats se sont dégagés : l'existence d'une forte demande pour ce type de produits financiers, notamment de la part des plus pauvres ; la prolifération d'expériences innovantes sur le terrain, souvent mal répertoriées ; la nécessité de lancer des exercices d'étalonnage pour constituer des référentiels techniques, financiers et institutionnels.

 

Une plate forme de connaissances sur le web 

Il a été acté que les différents bailleurs et institutions intéressés, dont la BIsD et l'AFD, accompagnent cette dynamique en promouvant la mise en place d'outils d'informations et d'échanges tels qu'une plate forme de connaissances adossée à un site web dédié et la tenue d'une conférence annuelle. Invitation a été lancée pour que la prochaine se tienne à Paris dans les locaux de l'Agence.

En marge de cette conférence, un entretien bilatéral entre le directeur général de l'AFD, M. Zerah, et le Président de la BIsD, M. Ali, et des rencontres entre les services opérationnels respectifs ont permis de préciser les pistes concrètes de mise en œuvre de l'accord, notamment la possibilité d'un échange de personnels et de premières opérations en cofinancement en Méditerranée.

 

Des choix stratégiques compatibles et des géographies communes

La BIsD et l’AFD ont, en effet, de nombreuses géographies d’intervention communes, dans le bassin méditerranéen, en Afrique sub-saharienne ou encore en Asie centrale et du sud-est. Par ailleurs, le choix de secteurs prioritaires de la BIsD tel que les infrastructures (énergie, transports, urbain), l’agriculture, l’éducation et la santé est parfaitement compatible avec les orientations stratégiques de l’Agence.

Plus généralement, ce partenariat permettra à l’Agence d’amorcer une coordination plus poussée avec ce bailleur majeur dans le paysage des bailleurs arabes et islamiques, et de mieux comprendre le cycle du projet de la Banque (assez similaire entre les différents bailleurs du Golfe).



Publication de l'étude "Réduire les coûts des transferts d’argent des migrants et optimiser leur impact sur le développement"

03/05/2012

Menée par une équipe d’experts sous la direction d’Épargne Sans Frontière, au Maroc et en Tunisie, au Sénégal, ainsi qu’aux Comores, cette étude propose des solutions concrètes pour réduire les coûts de transferts d'argent des migrants et augmenter leur impact sur le développement.

Les propositions de l’étude portent en particulier sur l’amélioration de la bibancarisation (bancarisation des migrants dans leur pays de résidence et dans leur pays d’origine, dans le cadre d’une action coordonnée entre les banques des deux pays), la mise au point de produits financiers innovants, le soutien aux technologies de paiement dématérialisé et l’adaptation de cadres réglementaires et législatifs.
L'étude a été financée par la Banque africaine de développement et l'AFD.

Quels sont les enseignements de l'étude ?

Du fait de leur importance pour les populations destinataires, les flux d’argent des migrants tendent à rester stables et sont peu sensibles aux évolutions de la conjoncture.

Comment optimiser les transferts d'argent et leur impact sur le développement

  • Réduire les coûts d’envoi d’argent des migrants permettra d’accroître leur contribution au développement.
  • La compréhension du contexte local constitue la clé d’une diminution des coûts des transferts d’argent et des flux informels.
  • Les coûts des transferts d’argent au Maghreb et dans la Zone franc semblent se stabiliser à un niveau encore trop élevé.
  • Si le profil des acteurs se diversifie, il reste nécessaire de faire évoluer les offres pour gagner en compétitivité.
  • Une modernisation des cadres réglementaires, favorisant la diversification de l’offre de services et de produits financiers, contribuerait à renforcer la concurrence et à réduire les coûts des transferts d’argent.
  • Quatre types de services et produits financiers et technologiques sont à même de contribuer à la baisse des coûts des transferts d’argent.
  • Acteurs, services, outils, nouvelles technologies… : au final, cinq pistes sont à explorer pour étoffer et renforcer l’offre de produits bancaires et non bancaires, et favoriser la baisse des coûts des transferts d’argent et le codéveloppement.

 

►Interviews des auteurs de l'étude

 

La restitution de l'étude a fait l'objet d'une journée de conférences et de rencontres au ministère de l'Economie et des finances, à Paris, le 21 février dernier. Près de 200 acteurs concernés par la question des transferts d’argent des migrants étaient présents. Pour visionner cette journée, cliquer ici.



 
   
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