L'AFD dans la presse

L'AFD en Jordanie

L’AFD a été autorisée à intervenir en Jordanie en 2003. Une convention d’établissement a été signée en septembre 2003. Un Fonds d’études et de préparation de projets a été mis en place avec la signature en mars 2004 d’une convention de don d’un million d’euros. La convention d’établissement de PROPARCO, filiale de l’AFD chargée du secteur privé, a été signée en novembre 2004. Photo © Loops San

Cartographie des projets emblématiques

À la une

2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



ONG : appel à projets en faveur des réfugiés au Liban et en Jordanie

07/01/2014

 L’AFD a lancé fin 2013 un appel à propositions, à destination des ONG, pour la réalisation de projets d’amélioration des conditions de vie des populations réfugiées et de leurs communautés d’accueil, à l’échelle d’un ou de plusieurs territoire(s) au périmètre restreint (village ou groupement de villages dans les zones péri-urbaines ou rurales, ou quartier dans une zone urbaine). Cet appel est clos depuis le 6 janvier à 12h.

Les ONG ayant soumis des propositions de projets seront informées avant le 10 janvier de l’éligibilité administrative de leur dossier ; la publication des résultats de la sélection des offres est prévue mi-février. Les ONG candidates seront informées directement.

Carte des poches de pauvreté et des zones de concentration des réfugiés en Jordanie

Consulter le dossier d'appel à propositions ici.
 

 

© photo prise par Daoud Bouledroua



Un modèle innovant d’insertion professionnelle de la jeunesse en Méditerranée

05/03/2013

Comment améliorer l’insertion économique et sociale des jeunes, en région Méditerranée ? C’est à ce défi que tente de répondre le réseau Nouvelle Chance (MedNC), destiné à des jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification et des jeunes diplômés au chômage. Le premier centre Nouvelle Chance, à Khouribga, au Maroc, devrait accueillir mille jeunes en 2013.


Lancé à l’initiative de l’Office de Coopération Economique pour la Méditerranée et l’Orient ( OCEMO ), en partenariat avec l’ Ecole de la Deuxième chance de Marseille , il est soutenu par l’AFD.

Le taux de chômage des jeunes le plus élevé du monde
Dans les pays méditerranéens , les jeunes recherchent de plus en plus d’emplois qualifiés. En Tunisie, parmi les nouveaux entrants sur le marché du travail, les diplômés universitaires sont en effet majoritaires. Paradoxalement, le marché du travail évolue lentement et le schéma ancien d’une spécialisation en travail peu qualifié reste plus qu’actuel.
D’où un taux de chômage élevé pour la jeunesse (le plus élevé du monde), marqué par deux caractéristiques :
-    il touche plus particulièrement les jeunes diplômés du supérieur et les « drops out » (les jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification)
-    il est de longue durée.
Ces deux particularités entraînent un phénomène d’exclusion sociale durable des jeunes, notamment des plus diplômés pour lesquels la file d’attente pour accéder à un travail correspondant à leurs qualifications et compétences est très longue.


Des diplômes inadaptés aux futurs emplois
Ces derniers, encore fortement attirés par les emplois publics (et la prime salariale et de stabilité qui les accompagne), se tournent vers des formations peu spécialisées préparant à des concours de recrutement généralistes. Or, les emplois à venir se trouveront davantage dans le développement du secteur privé que dans le secteur public.
Les jeunes adultes sans qualification et sans aucun soutien social public (la très grande partie n’est pas considérée comme au chômage et donc pas répertoriée) doivent quant à eux retrouver un cadre de réinsertion par la formation, le soutien social et la connivence avec les réseaux d’entreprises dont bénéficient les enfants de l’élite.


Un changement de mentalité s’impose

Un changement de mentalité s’impose afin de replacer la culture managériale de base comme un élément de culture générale et non plus comme un enseignement réservé aux formations spécialisées.
Il semble donc urgent pour les pays de :
-    Réajuster l’approche diplômante classique vers davantage de qualité ;
-    Développer une approche orientée vers des compétences plus ciblées permettant notamment d’acquérir un socle de connaissances de base en création et gestion d’entreprise.


Les écoles de la seconde chance du réseau MedNC : un modèle innovant
Ce projet a pour objectif d’adapter le modèle des écoles de la deuxième chance, d’inspiration européenne, au contexte des pays arabes : en dotant les jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification et les jeunes diplômés au chômage d’un socle de compétences de base et d’un parcours pédagogique avec une expérience en entreprise,

Piloté par l’OCEMO en partenariat avec l’Ecole de la Deuxième chance de Marseille et soutenu par l’AFD, il vise à développer un réseau de dispositifs labellisés « nouvelle chance » destinés à la fois aux jeunes qui ont quitté le système scolaire sans diplôme (les drops out) et aux jeunes diplômés au chômage.
Il a pour objectif de proposer une réponse à l’ampleur du défi économique et social que représente le chômage des jeunes dans la région Méditerranée.
Ce réseau, porté par les dynamiques internes aux différents pays, se développe à ce jour avec cinq pays partenaires (Maroc, Algérie, Tunisie, Liban, Jordanie).
L’enjeu du projet MedNC est d’utiliser les acquis de l’école de la deuxième chance de Marseille et son centre de recherche pédagogique, ceux des réseaux méditerranéens d’écoles d’ingénieurs et de management ( RMEI-RMEM ), tous membres de l’OCEMO. Il s’agit de développer, en Méditerranée, un réseau de dispositifs labélisés « nouvelle chance » opérationnellement mis en place par des associations « nouvelle chance » appuyées par de grandes entreprises et/ou les pouvoirs publics.

La combinaison de l’alternance en entreprise, du suivi individualisé et d’un soutien social

Un dispositif labellisé Nouvelle Chance (école ou simple salle de classe dans un établissement déjà existant) propose notamment aux drop-outs et aux jeunes diplômés au chômage :
-    Un modèle pédagogique innovant qui allie alternance en entreprise, suivi individualisé et soutien social sur la base des principes qui fondent les écoles de la deuxième chance ;
-    Un socle de compétences de base notamment en création et gestion de petites entreprises (réalisation d’un business plan, recherche de financement, etc.) ;
-    Un appui à la création d’activités/ d’entreprises par les étudiants des écoles d’ingénieurs et de management membres du RMEI-RMEM, dans le cadre du projet « JEY – Jeunes Entrepreneurs- Entrepreneurship for Youth », projet co-piloté par le Réseau Méditerranéen des Ecoles d’Ingénieurs et de Management (RMEI-RMEM) et l’OCEMO.
 
Impacts
Le premier centre Nouvelle Chance situé à Khouribga au Maroc devrait accueillir 1000 jeunes en 2013.
Etat d’avancement (janvier 2013)
Phase de construction et développement du réseau : 2013/2015
Création officielle du réseau MedNC : le 19 octobre 2012
Le 6 avril 2012, une convention entre l’E2C Marseille, l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) et l’OCEMO a été signée en vue de l’installation par l’OCP (via son programme OCP Skills) de plusieurs centres labellisés « Nouvelle Chance » dans les villes minières d’El Jadida, Khouribga et Safi.


A l’occasion de la Semaine Economique de la Méditerranée qui s’est tenue en octobre 2012 à Marseille, un MoU multilatéral concrétisant et officialisant la création du réseau MedNC a été signé le 19 octobre par les partenaires suivants :
o    Maroc : L’Association New Chance,
o    Liban : La Fondation Nouvel Horizon,
o    Tunisie : L’Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises,
o    Algérie : Le Management Development International Institute,
o    L’OCEMO (Office de Coopération économique pour la Méditerranée et l’Orient)
o    L’Ecole de la Deuxième Chance de Marseille
o    Le Réseau Méditerranéen des Ecoles d'Ingénieurs et de Management (RMEI-RMEM) représenté par Euromed Management

Le ministère de l’Education jordanien est également impliqué dans ce projet. Au sein du réseau, la Jordanie est représentée par Dr. Abdalla Ababneh, Président du National Center for Human Resources Development, et est à date membre associé du réseau.


En 2012, trois associations Nouvelle Chance ont été créées :
- Association Nouvelle Chance au Maroc, présidée par M. Chafiki (Directeur des Etudes et des Prévisions Financières, ministère de l’Economie et des Finances – MAROC)  ;
- Association Nouvel Horizon au Liban, présidée par M. Bifani (Directeur Général du ministère des Finances libanais- membre du conseil d’administration de la Banque Centrale au Liban)  ;
- Association Nouvelle Chance en Tunisie, présidée par M. Ben Kahla (Directeur de l’Institut supérieur de comptabilité et d'administration des entreprises) .

Le 12 décembre 2012, une convention de partenariat stratégique et financier entre l’OCEMO et l’AFD a été signée officialisant le soutien de l’AFD à ce projet.

Le premier Centre Nouvelle Chance ouvrira officiellement en avril 2013 à Khouribga, au Maroc.
Ce centre est financé et mis en place par l’Office Chérifien des Phosphates avec le soutien technique de l’E2C de Marseille et de l’association New Chance Maroc.



L’emploi au Sud de la Méditerranée : une priorité renouvelée après les printemps arabes

15/10/2012

Sous l’égide du Centre de Marseille pour l’intégration en Méditerranée (CMI) et en collaboration avec d’autres bailleurs de fonds, l’AFD a organisé du 1er au 3 octobre, au Caire, un atelier sur les politiques actives d’emploi en Égypte. Partage de connaissances, coordination entre bailleurs, mobilisation des autorités nationales et préparation de nouveaux programmes ont marqué ce rendez-vous.

L’emploi : un immense défi, au cœur des printemps arabes

L’emploi figure parmi les défis les plus exigeants pour les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée (PSEM), où les moins de 15 ans représentent 30 % de la population. 30 à 40 million d’emplois devront être créés sur les 20 années à venir pour maintenir un taux actuel d’emploi déjà modeste.

En effet la création d’emplois par le secteur privé est demeurée faible malgré les taux de croissance élevés enregistrés par les PSEM sur les dernières années. En raison des contraintes budgétaires qui se resserrent, les diplômés de l’enseignement supérieur qui sont toujours plus nombreux et dont les qualifications ne correspondent pas, en général, aux besoins du marché du travail, ne peuvent plus compter comme auparavant sur les recrutements du secteur public pour trouver un emploi. Les jeunes et les femmes sont particulièrement concernés par le chômage.

La persistance de taux de chômage élevés et d’une offre d’emplois limitée, alors que les filets de sécurité sociaux habituels étaient malmenés par la hausse des prix des produits de première nécessité et les contraintes budgétaires, a été l'une des causes premières du Printemps arabe. Les populations souhaitent aujourd’hui non seulement des emplois décents en termes de rémunération et de sécurité, mais aussi des systèmes d’assurance sociale couvrant les risques de chômage, de maladie ou d'invalidité, ainsi que des systèmes de retraite. Par ailleurs, il y a un besoin de programmes de formation pouvant aider les demandeurs d’emploi à trouver du travail et à améliorer leurs possibilités de revenu.
L’emploi a ainsi été mis en avant par le Printemps arabe comme une toute première priorité.

Le partenariat AFD-CMI sur l’emploi et la protection sociale : une capacité de réponse rapide

Le Centre de Marseille pour l'lntégration en Méditerranée (CMl) est une plateforme de réflexion et d’échanges qui réunit des partenaires du bassin méditerranéen, du Nord (France, Banque mondiale , Banque européenne d’investissement , coopération allemande / GIZ) et du Sud (Maroc, Tunisie, Egypte, Jordanie, Liban) autour de la formulation de politiques publiques dans des domaines cruciaux pour le développement de la région.

Au sein du CMI, L’AFD est chef de file de trois programmes portant sur la gestion des ressources en eau (avec le Plan Bleu), les transports urbains, et l’emploi et la protection sociale. 
Le CMI a pris en compte les préoccupations des printemps arabes sur l’emploi à travers une réponse rapide, renouvelée et coordonnée.

À la suite d’un premier atelier tenu à Tunis dès juin 2011 à la demande des autorités nationales sur les mesures sociales d’urgence, un nouveau programme du CMI sur l’emploi et la protection sociale a été approuvé conjointement avec les partenaires du Sud en novembre 2011. Ce nouveau programme, répondant aux demandes qui s’étaient exprimées, a pour objectif l’élaboration de politiques actives d’emploi, qui comprennent différents aspects comprenant la promotion des PME ou de l’auto-emploi, la formation professionnelle, les programmes de travaux publics à haute intensité de main-d’œuvre,  l’information et le fonctionnement du marché du travail, et des instruments spécifiques d’accès à l’emploi comme des centres spécialisés, des programmes d’incitation et des réseaux sociaux. Sont ainsi abordés les deux côtés “offre” et “demande” du marché du travail, de même que le fonctionnement du marché lui-même et des mesures ciblées en faveur des jeunes, des femmes et des catégories vulnérables de demandeurs d’emploi.

Le programme regroupe l’AFD, la Banque mondiale, l’ Organisation internationale du travail  (OIT), la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union Européenne. Il implique de nombreux experts et praticiens de la région Méditerranée et s’articule avec le portefeuille de projets des bailleurs de fonds dans les secteurs du financement des PME, du microcrédit, de la formation professionnelle ou des travaux à haute intensité de main-d’œuvre. Il comprend 4 composantes :

- recherches ciblées et collecte de données ;
- mise en place d’une e-communauté de pratiques, lancée en octobre 2011 ;
- projets pilotes pour tester ou démontrer certaines options, actuellement en cours de préparation ;
- ateliers nationaux.

L’atelier du Caire : une nouvelle étape pour inspirer les politiques publiques et les projets

Après l’atelier de Tunis, un deuxième atelier a été organisé au Caire, du 1er au 3 octobre 2012, en appui aux efforts du gouvernement égyptien pour identifier des solutions opérationnelles afin de promouvoir une reprise de la croissance qui soit créatrice d’emplois.

L’objectif de l’atelier était de partager, avec un large éventail de partenaires égyptiens, les nombreux outils et pratiques mis en œuvre localement ou sur le plan international pour traiter le chômage et favoriser l’emploi, notamment dans les pays ayant vécu une transition similaire, afin d’appuyer l’identification de politiques actives d’emploi adaptées au contexte égyptien.

L’atelier, accueilli par l’Université du Caire, a été organisé sous l’égide du CMI par les autorités égyptiennes et l’AFD en collaboration avec les partenaires du programme. Le PNUD , le Japon et la GIZ ont été également invités à prendre part aux discussions.

Deux rapports préparatoires avaient été confiés à des consultants de la région et d’Égypte ; le premier « Expertise sur les politiques de promotion de l’emploi des jeunes en Méditerranée » au cabinet ET Maghreb et le second sur « Politiques actives d’emploi, un état des lieux des initiatives existantes en Égypte » au Dr Mona Amer.

L’atelier a été ouvert par S.E. Khaled El Azhari, ministre de l’Emploi et des Migrations. Le ministre a rappelé le besoin de coordination et d’intégration de l’action publique, sachant que 11 ministères différents sont impliqués dans les politiques d’emploi, et il a souligné l’opportunité que représentait l’atelier pour faire naître de nouvelles idées et développer des programmes dans un cadre de coopération internationale, terminant par une note d’espoir : « ne me demandez pas comment nourrir un millier de bouches mais dites-moi plutôt comment tirer parti d’un millier de mains ! ».

Les travaux de l’atelier ont porté sur quatre thèmes principaux : augmenter l’offre d’emplois ; renforcer l’éducation technique et la formation professionnelle ; améliorer l’information et le fonctionnement du marché du travail, et accompagner l’accès à l’emploi pour les jeunes et les femmes.

Les sessions ont combiné des présentations par des chercheurs, experts, praticiens et partenaires au développement, qui ont été discutées par les 60 participants issus des ministères et organismes publics, du secteur privé, des milieux de la recherche et de la société civile, ainsi que des experts et praticiens internationaux et égyptiens. L’expérience française des « Écoles de la seconde chance » (accès à l’emploi pour des jeunes exclus du système scolaire) et de « France Initiative » (financement et accompagnement à la création de PME) a notamment été valorisée. À chaque session, les informations et réflexions relatives à la situation en Égypte ont été présentées et débattues.

L’atelier a rencontré les attentes des organisateurs et participants en offrant un accès direct à une large base de connaissances et de bonnes pratiques, apportant ainsi un renforcement de capacités à travers un réseau d’expertise et un appui multipartenarial ; il a permis la coordination entre bailleurs de fonds en même temps que la mobilisation des autorités égyptiennes ; et il a enfin permis d’alimenter le dialogue stratégique avec le gouvernement égyptien pour la préparation des interventions des bailleurs de fonds dans le secteur de l’emploi et de la protection sociale.

La session de synthèse a mis en relief le besoin de rationaliser le cadre institutionnel existant en Égypte pour gagner en efficacité et passer d’une somme de projets menés séparément à des programmes intégrés mettant en œuvre l’ensemble des instruments de politique publique que sont les réglementations, les mesures financières et fiscales, les réformes institutionnelles, les investissements publics, la recherche, la formation et les outils d’information et de communication. Les recommandations ont porté également sur la nécessité d’instaurer un suivi-évaluation, avec des indicateurs mesurables, et de réaliser des évaluations d’impact. Les mots clés de cette session, qui ont résumé les conclusions de l'atelier, ont été « ne pas ajouter mais simplifier, ne pas seulement augmenter mais transformer ».

Les partenaires au développement, et en particulier l’agence de l’AFD au Caire, vont effectuer un suivi de l’atelier en poursuivant le dialogue stratégique avec les autorités égyptiennes pour préparer de nouveaux projets. Le CMI prévoit de tenir deux nouveaux ateliers sur l’emploi en 2013 dans deux pays différents.

Cet atelier, fruit d’un travail d’équipe entre le département Méditerranée, la division Education et Formation, l’agence du Caire et le CMI, illustre la valeur ajoutée du partenariat avec le CMI en termes de réseautage, de partage d’information et d’expertise, de coordination et mobilisation de tous les partenaires et de ciblage des opérations.

 



Que fait l'AFD en matière de lutte contre la faim ?

23/06/2011

Volatilité des marchés agricoles et prévention des crises alimentaires sont au cœur des priorités de la présidence française pour le « G20 agriculture » qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

A cette occasion, décryptage des enjeux de la lutte contre l'insécurité alimentaire et précisions sur les objectifs et les actions menées par l'AFD dans le domaine.

Décryptage avec ce dossier spécial « Sécurité alimentaire » au lendemain du "G20 agricole" qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

  L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. Abolir la faim dans le monde « maintenant », tribune du Pr Ismaïl Serageldin et Dov Zerah

► 3 questions à Jean-Luc François, directeur de la division Développement agricole et rural

Focus sur le Ghana, un pays pour qui l'agriculture est au coeur des priorités


 

 "Moderniser les process agricoles mais également notre façon de penser le monde"

3 questions à Jean-Luc François

Jean-Luc François est responsable de la division Développement agricole et rural à l'AFD

Qu’entend par sécurité alimentaire ?

La sécurité alimentaire signifie que tous mangent à leur faim. Mais il ne suffit pas de nourrir les gens pour qu’ils aient faim. Il faut augmenter leurs revenus.

 

Quels sont, d’après vous, les causes de la très grande vulnérabilité alimentaire dans laquelle vivent les pays du Sud aujourd’hui ?

Hormis des causes structurelles et locales, nous sortons d’une décennie où la doxa dans le monde des économistes du développement était : libéralisation et nouvelles technologies. Cependant – cause ou conséquence ? – la vulnérabilité aux phénomènes climatiques critiques, l’accroissement de la demande des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, et le passage de leurs populations à des régimes carnés – beaucoup plus consommateurs de ressources naturelles – ont provoqué une réduction drastique des régions excédentaires et donc une flambée des prix. Les pays du Sud, de plus en plus dépendants de leurs importations de denrées alimentaires et où la population rurale est extrêmement pauvre, ont été particulièrement touchés par cette flambée des prix.

Aujourd’hui, nous sommes toujours dans cette grande vulnérabilité alimentaire.

 

Quelle est la stratégie prônée par la France et l’AFD ?

Pour répondre au défi de la faim, notre axe prioritaire est de moderniser l’agriculture des pays du Sud. Moderniser les process agricoles certes mais également notre façon de penser le monde et notre environnement. Il convient de conjuguer réponse globale et solutions locales.

La mise en place d’instances d’échanges, de régulation régionales, voire mondiale, en matière de politique agricole et de marchés des matières agricoles sont devenues une nécessité pour la majorité des acteurs du secteur.

En Afrique, par exemple, l’AFD travaille avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la mise en place d’une gestion régionale des risques pour répondre aux désordres du marché.

 

Quels sont les axes d’intervention prioritaires en matière de développement rural et agricole ?

Nous intervenons en matière de structuration des filières, d’innovation, d’assurance et de crédit agricole ainsi que dans le domaine de la formation.

Des filières agricoles plus fortes sont également un moyen de lutter contre la vulnérabilité des populations. De la production à l’exportation en passant par l’accompagnement d’opérateurs intermédiaires, l’AFD accompagne certains de nos pays partenaires dans la structuration de ces filières.

Nous avons mis au point une palette d’outils financiers accessibles aux acteurs agricoles, en mixant prêts et dons, en développant des systèmes de garanties (fonds ARIZ par exemple).

Enfin, nous participons également à la recherche que ce soit sur les impacts de la libéralisation sur les agricultures du sud, sur la volatilité des prix et des moyens de la combattre, sur l’appropriation des terres, sur les filières vivrières, etc.

L’AFD est reconnu par ses partenaires comme un bailleur de fonds qui a une vision robuste de l’agriculture. Cependant, notre activité dans un pays, dans un secteur ne dépend pas que de nous. En effet, l’AFD répond à des demandes de ses partenaires. A nous de les convaincre.

 

 

Focus sur un pays, le Ghana, pour qui l'agriculture est au coeur des priorités

 

Interview de Bruno Leclerc, directeur de l'agence AFD d'Accra (durée 7 mn)

 

 

Abolir la faim dans le monde «maintenant»

Tribune du Professseur Ismail Serageldin et Dov Zerah, parue dans les Echos le 22 juin.

"L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. A la veille du G20 agricole, c'est plus que jamais une cause d'intérêt universel. L'agriculture africaine doit redevenir une priorité de l'aide internationale. "

Lire la suite de la tribune

 

 



Publication du rapport annuel de l'AFD 2010

12/05/2011

Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.

►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)

2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement

Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.

L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.

Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture

 

En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :

  • L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
  • La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
  • La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
  • L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
  • L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
  • L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
  • Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

2011 : la consolidation du modèle économique

« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.

Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :

  • L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
  • Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
  • Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.

La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.

 

"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"

A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.

 

Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement

En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.

 



 
   
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