Le groupe AFD a été autorisé à intervenir au Liban au premier semestre 1999, à la suite de l’intégration du pays dans la Zone de Solidarité Prioritaire de la France (zone géographique dans laquelle la France a mis en place une coopération étroite). L’AFD est représenté localement par l'agence ouverte à Beyrouth en juin 1999.

À la une

Lancement du projet d'appui à la filière oléicole «Daman 2 »

17/02/2014

La cérémonie de lancement du projet «  Daman 2 » d’appui à la filière oléicole du Sud Liban s’est déroulée le lundi 17 février 2014, dans la coopérative de Borj Qalaway. L’ambassadeur de France, M. Patrice Paoli, le directeur de l’agence de Beyrouth, M. Lionel Cafferini, le Colonel Mizon, commandant de la FCR (Force Commander Reserve) de la FINUL, ainsi qu’un représentant du ministère de l’Agriculture libanais, M. Hussein Sakka, ont participé à cet événement. 

Ils ont d’abord visité un verger oléicole pilote ainsi que le moulin de la coopérative de Borj Qalaway, avant d’assister à la signature des protocoles de partenariat avec les six coopératives et municipalités concernées. Un repas convivial a clôturé cette matinée.

 

 

Le projet « Daman 2 », réalisé en coordination avec la coopération Civilo-Militaire (CIMIC) du contingent français de la FINUL, constitue la deuxième phase d’un projet conduit de 2008 à 2010. D’un montant de 500 000 euros en don financé par l’AFD, ce projet est mis en œuvre par la société de conseil en développement agricole, Agriate, et son partenaire libanais, l’Association pour le Développement Rural (ADR) dans six coopératives : Borj Qalaway, Froun, Houlla, Qaounine, Rshaf, et Srifa.

« Daman 2 » s’inscrit dans la stratégie sectorielle du ministère de l’Agriculture pour appuyer la filière oléicole en valorisant les rendements et la qualité de l’huile produite. Ce projet vise à fournir des réponses appropriées aux b esoins des exploitations agricoles. Il permettra en effet :

  1. d’apporter des formations et des conseils techniques aux agriculteurs afin d’améliorer leurs pratiques techniques et culturales ainsi que leur gestion des moulins ;
  2. de moderniser les outils de production des six coopératives grâce la fourniture d’équipements adaptés (presses modernes, petits matériels, moyens de transport) ;
  3. de renforcer la gouvernance et les capacités de gestion administrative et financière des coopératives ;
  4. de soutenir le développement de circuits économiques rentables de la production d’huile d’olive.

 

Photo du titre: le moulinier de Qaounine © Agriate



ONG : appel à projets en faveur des réfugiés au Liban et en Jordanie

07/01/2014

 L’AFD a lancé fin 2013 un appel à propositions, à destination des ONG, pour la réalisation de projets d’amélioration des conditions de vie des populations réfugiées et de leurs communautés d’accueil, à l’échelle d’un ou de plusieurs territoire(s) au périmètre restreint (village ou groupement de villages dans les zones péri-urbaines ou rurales, ou quartier dans une zone urbaine). Cet appel est clos depuis le 6 janvier à 12h.

Les ONG ayant soumis des propositions de projets seront informées avant le 10 janvier de l’éligibilité administrative de leur dossier ; la publication des résultats de la sélection des offres est prévue mi-février. Les ONG candidates seront informées directement.

Carte des poches de pauvreté et des zones de concentration des réfugiés en Jordanie

Consulter le dossier d'appel à propositions ici.
 

 

© photo prise par Daoud Bouledroua



L’AFD soutient 15 nouveaux projets d’Organisations françaises de la société civile pour un montant de 8,9 millions d’euros

18/12/2013

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 17 décembre 2013. Il a approuvé l’attribution de 15 subventions.

AIDES - Accès à la prévention et aux traitements du VIH/sida en Afrique et dans les Caraïbes
Subvention de 912 175 euros sur 3 ans à Aides pour un projet visant à améliorer l’accès à la prévention et au traitement du VIH/Sida et des hépatites des groupes les plus vulnérables face à l’épidémie dans 10 pays d’Afrique et de la Caraïbe. Hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, transgenres, usagers de drogue injectable, travailleurs/ses du sexe… Ces populations se retrouvent très souvent en dehors des dispositifs de prise en charge en raison des discriminations dont ils sont victimes et de la criminalisation de leurs pratiques. Le projet prévoit de renforcer les capacités de plaidoyer et de sensibilisation des associations partenaires de lutte contre le sida ainsi que de travailler sur l’environnement juridique qui entrave l’accès aux traitements et la prévention du VIH.

Eau vive - Accès à l'eau potable et à l'assainissement au Mali
Subvention de 331 575 euros sur 3 ans à Eau Vive pour un projet visant à améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans 4 communes de la région de Koulikoro, située à 100 km au Nord de Bamako. Adossé à une contribution du Lions Club, le projet comprend la construction de forages, de points d’eau et de latrines et des actions de sensibilisation à l’hygiène auprès des populations. Il prévoit aussi un accompagnement des autorités locales, compétentes en matière d’eau et d’assainissement dans le cadre de la politique malienne de décentralisation. Un volet « sécurité alimentaire » permettra d’appuyer 5 groupements d’agriculteurs pour développer des activités maraîchères. 112 300 habitants bénéficieront à terme du projet.

CCFD-TS  - Accès à l'information et renforcement des acteurs non étatiques au Tchad
Subvention de 504 000 euros sur 2 ans au CCFD-Terre solidaire pour un projet d’accès à l’information et de renforcement des capacités des acteurs non étatiques et des autorités locales dans 17 régions du Tchad. Monté en partenariat avec le Groupe de recherches alternatives et de monitoring du projet pétrole Tchad-Cameroun (GRAMP-TC), le projet vise à impliquer les populations de manière effective dans la gestion des budgets publics et communaux, notamment en ce qui concerne les ressources issues de l’exploitation pétrolière. A terme, 16 conseils municipaux et leurs personnels techniques se verront dotés d’outils leur permettant de s’impliquer plus efficacement dans la bonne gestion des fonds publics et l’élaboration des plans de développement locaux. 500 travailleurs des industries extractives seront informés sur la gouvernance de leurs entreprises.

Plan international France - Eradiquer le travail des enfants en Tanzanie 
Subvention de 180 000 euros sur un an et demi à Plan international France pour un projet visant à éradiquer le travail des enfants dans 11 circonscriptions minières de la région de Geita en Tanzanie. L’enjeu est d’assurer un meilleur suivi de l’application des lois et des politiques sur le travail des enfants. Le projet prévoit de sensibiliser les jeunes, leurs parents et les exploitants du secteur minier à la situation du travail des enfants et ses conséquences. Il renforcera aussi des associations villageoises d’épargne et de crédit pour améliorer la sécurité économique de 4 500 foyers vulnérables. A terme, le projet permettra de former 60 élus à cette question et de réintégrer 12 000 enfants âgés de 5 à 13 ans dans un parcours scolaire.

GRET - Microprojets communaux et associatifs au Congo Brazzaville
Subvention de 300 000 euros sur 3 ans au GRET pour un projet visant à donner aux acteurs locaux de 4 arrondissements défavorisés de Brazzaville des outils pour améliorer l’accès aux services urbains de base. Il s’agit de renforcer la capacité des acteurs locaux à agir de façon partenariale et de permettre aux mairies d’arrondissement de mieux piloter le développement de leur territoire. Le projet gère un fonds d’appui aux initiatives d’aménagement, l’animation d’espaces de concertation et propose un important plan d’accompagnement à tous les niveaux. Il bénéficiera à une quarantaine d’agents des mairies d’arrondissement, à une trentaine d’organisations de la société civile, à une vingtaine d’entreprises ou bureaux d’études, pour permettre à 600 000 habitants un meilleur accès aux services urbains de base.

Inter Aide – Renforcement des exploitations familiales agricoles en Afrique subsaharienne
Subvention de 1 671 339 euros sur 3 ans à Inter Aide pour la poursuite de la convention-programme portant sur le renforcement des capacités des exploitations familiales agricoles et la structuration de services mise en œuvre dans des zones rurales défavorisées d’Ethiopie, de Madagascar, du Malawi et de la Sierra Leone. Ce projet appuie le déploiement et la structuration des dispositifs d’appui-conseil et des filières semencières dans les zones rurales concernées, en vue d’accroître la résilience des exploitations familiales agricoles. Cette convention-programme bénéficie à environ 13 000 familles, soit 66 000 personnes.

CCFD Terre solidaire – Faire émerger un dialogue politique concerté sur la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest
Subvention de 804 163 euros sur 3 ans au CCFD - Terre Solidaire pour un projet de structuration du monde associatif visant à faire émerger un dialogue politique concerté sur la sécurité alimentaire dans deux zones transfrontalières de la Mauritanie, du Sénégal, du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Il s’agit d’améliorer les connaissances des organisations professionnelles et des collectivités locales sur les politiques publiques de sécurité alimentaire et de renforcer leurs capacités de dialogue afin qu’elles participent activement à leur élaboration. 298 organisations professionnelles et 45 collectivités locales seront mobilisées dans le cadre de cette initiative qui impactera deux zones frontalières comptant un million d’habitants.

AVN – Développement d’une offre d’habitat rural en Afrique de l’Ouest
Subvention de 680 000 euros sur 3 ans à l’Association de la voûte nubienne (AVN) visant à renforcer les capacités des organisations d'Afrique de l'Ouest pour développer un marché de bâtiments construits en voûtes nubiennes adaptés localement aux besoins économiques, sociaux et environnementaux de la région. Ce programme repose sur un concept : la voûte nubienne ; un métier : l’artisan-maçon spécialisé dans ce type de construction ; une méthode : la promotion régionale du marché de voûtes nubiennes. Le projet permettra d’accompagner la création de 2 500 voûtes nubiennes qui assureront l’hébergement de 20 000 personnes dans des conditions de confort  améliorées par rapport aux maisons courantes construites en tôle et en béton.

Initiative développement - Diffusion d'unités de distillation à foyer économe aux Comores
Subvention de 240 422 euros sur 3 ans à Initiative développement pour un projet visant à diffuser des unités de distillation plus économes en bois auprès des producteurs d’ylang ylang, une huile essentielle produite sur l’île d’Anjouan et très prisée de l’industrie cosmétique. L’objectif est de réduire la consommation de bois grâce à des unités de distillation plus durables et de structurer et améliorer les revenus des petits producteurs. Le projet s’appuie notamment sur une valorisation des réductions d’émissions via la finance carbone. Il bénéficiera à au moins 200 petits producteurs distillateurs et indirectement à l'ensemble des acteurs impliqués dans la filière, notamment les femmes en charge de la cueillette.

FERT – Education au développement dans l’enseignement agricole
Subvention de 267 600 euros sur 3 ans à FERT pour un projet visant à ancrer durablement l’éducation au développement au sein de l’enseignement agricole en France. L’objectif est d’accroitre la sensibilisation  aux enjeux du développement des personnels de l’enseignement agricole ainsi que des jeunes scolarisés dans les établissements et de leurs familles.  Développé sur  18 régions françaises, il est monté en partenariat avec le  Conseil national de l’enseignement agricole privé (CNEAP), l’Institut formation enseignement agricole privé (IFEAP) et le ministère de l’Agriculture. Le projet qui implique des acteurs diversifiés (professionnels du monde agricole, réseaux éducatifs et réseaux régionaux) permettra de toucher à terme 5 000 éducateurs et 50 000 jeunes et leurs familles.

Batik international - Insertion socio-économique des femmes au Vietnam
Subvention de 220 000 euros sur 3 ans à Batik international pour un projet d’amélioration des conditions de vie des femmes dans deux zones industrielles du Nord Vietnam. Il s’agit d’améliorer leurs conditions de travail, de logement, de prise en charge sanitaire, ainsi que leur insertion économique, en les aidant à mieux connaître leurs droits, à s’organiser pour les faire respecter et à développer leurs compétences. Le projet prévoit de créer des instances de dialogue entre acteurs locaux et de renforcer les services sociaux.  Il permettra la formation de 60 « femmes-leaders », la création de 30 « clubs de femmes » auto-gérés et la participation de plusieurs entreprises à l’amélioration des conditions de travail. 960 femmes seront touchées directement dans les deux provinces.

GERES - Structuration des ONG françaises sur la question du climat
Subvention de 368 247 euros sur 3 ans pour un projet de structuration des ONG françaises, porté par 8 organisations membres de la Commission climat-développement de Coordination Sud. Dans le contexte des négociations mondiales sur le climat, en vue d’établir un régime climatique global pour la période post-2020, ce nouvel appui permettra de poursuivre des actions de production intellectuelle, d’échanges de savoirs, d’amélioration des pratiques des ONG et de plaidoyer. Il contribuera au renforcement des capacités des ONG françaises sur les thèmes du risque climatique, de l’atténuation, de l’adaptation, du financement du climat, des liens avec l’agriculture, etc. Dans la perspective de la 21ème Conférence des Parties sur le climat organisée à Paris en 2015, ce projet devrait aboutir à une meilleure structuration et visibilité des acteurs français engagés sur cette question.

Quartiers du Monde – Renforcement d’un réseau d’entrepreneuses solidaires en Afrique et en Amérique Latine
Subvention de 659 000 euros sur 5 ans à Quartiers du Monde pour le renforcement d’un réseau d’entrepreneuses solidaires entre le Mali, le Sénégal, le Maroc, la Bolivie, la Colombie et la France. Cette initiative contribuera à l’amélioration de la vie de 400 femmes et de 2 000 membres de leurs familles et de leur entourage par la création ou la transformation d’entreprises économiques sociales et solidaires. Le projet mettra l’accent sur la thématique du leadership féminin ainsi que sur la sensibilisation des hommes aux questions de genre et de d’égalité femmes-hommes.

Handicap international - Contribuer au développement économique et social via la réduction de la menace des mines au Liban et Laos
Subvention de 1, 5 millions euros sur 2 ans à Handicap International pour poursuivre les activités de déminage et de réduction de la menace liée aux mines et autres engins non explosés menée depuis plusieurs années au Liban et au Laos en partenariat avec les centres nationaux de coordination du déminage. La dépollution de sites minés et la prévention des risques permettront à terme la relance d’activités sociales et économiques dans les zones concernées : la région de Batroun dans la province du Nord Liban et les districts de Nong, Sepon et Vilabuly dans la Province de Savannakhet au Laos. Cette intervention bénéficiera directement à plus de 30 000 personnes.

Force Ouvrière –  Projet de coopération technique syndicale en Tunisie
Subvention de 236 000 euros sur 3 ans à un projet de coopération technique syndicale visant la modernisation du système d’information et de communication du partenaire. Le projet, qui s’inscrit dans le cadre de la politique d’appui à la consolidation de l’Etat de droit et de renforcement des capacités de la société civile en Tunisie, aura pour objectifs d’informatiser le service d’adhésion et le service comptabilité, d’améliorer la lisibilité et la gestion des adhésions, de fluidifier la communication interne. Le projet souhaite mettre en place un logiciel unique qui automatisera les données relatives aux coordonnées des adhérents, permettra une meilleure maîtrise et organisation des charges et des dépenses, modernisera le système de gestion des adhésions et de la comptabilité interne, recensera l’ensemble des informations sur les syndicats affiliés et les unions départementales.



L'AFD soutient 21 nouveaux projets d'ONG françaises pour un montant de 10,3 millions d'euros

15/10/2013

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 15 octobre 2013. Il a approuvé l’attribution des subventions suivantes :

Plan international France – Améliorer la santé maternelle et infantile au Togo

Subvention de 481 500 euros sur 3 ans à Plan international France pour la mise en œuvre d’un projet de prise en charge intégrée des maladies du nouveau né et de l’enfant dans la préfecture de l’Est Mono, à l’Est du Togo. Cette initiative permettra de former 350 professionnels de santé, de renforcer l’équipement et la gestion des structures de santé et d’améliorer les connaissances des communautés concernant les maladies de l’enfant. Le projet bénéficiera à 21 000 enfants de moins de 5 ans et 4000 femmes enceintes. Il sensibilisera 65 000 personnes sur les bonnes pratiques en matière de santé.

GRDR – Développement durable des régions littorales en Afrique de l’Ouest

Subvention de 1,8 millions d’euros sur 4 ans au Groupe de recherche et de réalisations pour le développement rural (GRDR) pour un programme de développement durable des régions littorales du Sénégal (Sédhiou et Ziguinchor), Guinée-Bissau (Cacheu et Oïo) et Guinée (Boké), peuplées de 1,5 millions d’habitants. L’objectif est de renforcer le dialogue entre la société civile et les autorités territoriales intégrant la gestion durable des écosystèmes du littoral. Le programme comprend  notamment l’élaboration de plans régionaux et la mise en place d’un fonds cogéré par les  collectivités territoriales, les autorités locales et les citoyens. 

CIDR – Promotion des mutuelles de santé dans le secteur agricole en Côte d’Ivoire

Subvention de 495 750 euros sur 3 ans au Centre international de développement et de recherche (CIDR) pour un projet de promotion des mutuelles de santé en faveur des populations du secteur informel et agricole de la Région des Lacs en Côte d’Ivoire. Ce projet vise à promouvoir, en partenariat avec des entreprises privées, un réseau de mutuelles de santé en articulation avec la mise en place envisagée de la Couverture maladie universelle (CMU) décidée par le gouvernement ivoirien. Il s’adresse en priorité aux producteurs de cacao de la zone et à leurs familles. Au terme de ce projet, 70 000 personnes devraient bénéficier de cette couverture, et à cinq ans 200 000 personnes, seuil à partir duquel le dispositif devrait être équilibré.

CARE France – Réaménagement urbain de la commune de Carrefour en Haïti

Subvention de 400 000 euros sur 3 ans à CARE pour la contribution un projet de relogement des populations affectées par le séisme du 12 janvier 2010 grâce à l’aménagement et à la reconstruction de 4 quartiers de Carrefour, une commune située en périphérie de Port au Prince. D’un montant total de 7,2 millions d’euros, le projet est mené en consortium avec la Mairie de Carrefour, Cordaid et la Fondation Architectes de l’urgence. Il inclut le renforcement des acteurs locaux pour qu’ils s’impliquent de manière concrète dans l’amélioration des quartiers ; la gestion des risques et des désastres afin d’accroître la résilience des communautés ; la mise en place de logements surs, d’espaces publics et un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement et le renforcement du secteur économique à travers le développement d’initiatives locales.

ECPAT – Promotion et défense des droits de l’enfant face au tourisme sexuel et à la prostitution à Madagascar

Subvention de 240 000 euros sur deux ans et demi à ECPAT pour un projet visant à lutter contre le tourisme sexuel impliquant les enfants à Madagascar. L’enjeu est de stimuler un changement de comportement et d’attitudes des touristes à Madagascar et de réduire la tolérance sociale qui existe autour de ces questions dans le pays. Le projet, qui sera mis en place à Antananarivo et Nosy Be, mobilise associations, pouvoirs publics et secteur privé. Il comprend notamment la mise en place dans 4 structures hôtelières partenaires de procédures permettant le signalement et la prise en charge des victimes.  Au-delà de la sensibilisation, le projet inclut un volet répression, avec la participation des forces de police française et malgache.

1001 fontaines - Accès à  une eau de boisson saine en milieu rural à Madagascar

Subvention de 449 376 euros sur 3 ans à 1001 fontaines pour un projet visant à réduire la mortalité due à la consommation d’une eau insalubre dans les zones rurales sur la côté Est de Madagascar. Le projet permettra à la population de 18 communes d’accéder durablement à une eau de boisson saine. Il pérennisera une structure locale de support aux opérateurs afin d’assurer la viabilité à long terme de l’initiative. Il développera aussi les capacités entrepreneuriales des opérateurs exploitant les stations à travers des formations. Le projet permettra à entre 37 000 et 50 000 personnes d’accéder durablement à une eau de boisson saine. 14 400 écoliers bénéficieront d’un accès quotidien et gratuit à une eau saine dans leurs classes et 25 entrepreneurs seront formés.

ATES – Amplifier le tourisme équitable et solidaire

Subvention de 245 858 euros sur 3 ans pour un projet de structuration du milieu associatif porté par l’Association pour le tourisme équitable (ATES). L’objectif est de renforcer  les capacités  des  acteurs du tourisme équitable à développer et promouvoir une offre de voyage raisonnée et responsable. Il s’agit de faire émerger tant chez les promoteurs et agents de voyages que chez les consommateurs touristes, une vision du développement plus respectueuse des droits et facteur de plus de responsabilité sociale et environnementale. Le projet comprend également une dimension d’éducation au développement impliquant la promotion de la thématique et la sensibilisation des citoyens.

Artisans du Monde – Promotion du commerce équitable pour réduire la pauvreté

Subvention de 480 000 euros sur 3 ans à la Fédération Artisans du Monde pour un projet d’éducation au développement visant à promouvoir le commerce équitable. L’objectif est de sensibiliser des citoyens pour une prise de conscience de leur pouvoir d’action à une échelle tant individuelle que collective. Il s’agit aussi de contribuer au renforcement du dialogue avec les pouvoirs publics et d’autres acteurs de la société (collectivités, acteurs de l’économie sociale et solidaire, organisations de solidarité internationale) afin de promouvoir le commerce équitable comme un instrument de réduction de la pauvreté et des inégalités.

TGH - Améliorer les conditions de vie de populations rurales isolées en Birmanie

Subvention de 196 917 euros sur 2 ans à Triangle Génération Humanitaire (TGH), pour un projet de développement rural dans l’Etat du Chin, en Birmanie. Mené dans le prolongement d’actions de sécurité alimentaire d’urgence, ce projet visera à développer les revenus des familles d’agriculteurs dans 13 villages (soit environ 4000 personnes), par le développement de cultures de rente et l’amélioration des pratiques agricoles. Il aidera également ces communautés à élaborer et mettre en œuvre des plans de gestion des terroirs villageois et des actions de réduction des risques naturels. Un troisième axe concernera le renforcement d’un partenaire local, l’ONG AYO, dans une perspective de passage de relais. Ce projet vise en effet à préparer des actions de plus long terme, notamment sur la structuration des filières agricoles.

DSF – Prise en charge de la douleur et soins palliatifs au Mozambique

Subvention de 471 344 euros sur 3 ans à Douleurs sans frontières (DSF) pour un projet visant à renforcer la prise en charge de la douleur, de la souffrance et des soins palliatifs à Maputo et dans la province de Gaza au Mozambique en permettant une meilleure articulation entre acteurs de santé institutionnels et acteurs de la société civile. Il s’agit de renforcer les capacités de l’Association mozambicaine de soins palliatifs, des acteurs de santé communautaire et des autorités locales de santé, autour d’un objectif d’amélioration de l’accès aux soins de qualité des patients vivants dans les zones rurales isolées. Il s’agit aussi d’appuyer les acteurs institutionnels et de la société civile afin de développer des actions de plaidoyer et de structurer la prise en charge de la douleur et des soins palliatifs au niveau national.

Secours catholique – Accompagner le développement économique et social en zone urbaine en Mauritanie

Subvention de 549 250 euros sur 3 ans au Secours Catholique – Caritas France pour un projet de développement économique et social d’une partie de la communauté urbaine de Nouakchott. Le projet vise à la fois l’insertion sociale et professionnelle des femmes chefs de ménage et des jeunes déscolarisés et le renforcement des compétences des organisations de la société civile et des institutions publiques mauritaniennes dans le développement communautaire. Il développe des activités de sensibilisation sur la reconnaissance des droits des bénéficiaires en vue de modifier progressivement des pratiques en termes d’hygiène, de santé et d’éducation. Il prévoit notamment des formations en alphabétisation et un accompagnement soutenu vers l’emploi. Le projet permettra de renforcer le partenaire local Caritas Mauritanie en matière de montage de projet.

ESSOR – Développement d’une agriculture urbaine et écologique au Mozambique

Subvention de 478 784 euros sur 3 ans à ESSOR pour un projet visant à développer une agriculture urbaine et agro écologique à Maputo. L’objectif est de pérenniser la filière maraîchage conventionnelle en zone urbaine en dynamisant les débouchés pour la commercialisation des produits issus de cette filière et de créer une filière agro-écologique dite de « légumes sains » permettant de garantir un impact plus durable sur l’environnement. Ce projet apporte une réponse aux difficultés d’approvisionnement en produits frais et diversifiés que rencontrent les grandes villes africaines et notamment la zone urbaine de Maputo qui dépend des importations de produits depuis l’Afrique du Sud.

IECD – Insertion professionnelle des jeunes en Méditerranée

Financement de 545 000 euros sur 3 ans à l'Institut européen de coopération et de développement (IECD) pour un projet d'appui à l'insertion professionnelle de jeunes défavorisés au Liban, Maroc et Egypte, pays où le taux de chômage des jeunes est le plus élevé au monde. Il s’agit de moderniser l'offre de formation aux métiers de l'électrotechnique et des énergies renouvelables via la création et la mise à niveau de diplômes équivalents au BAC professionnel, au Liban et en Egypte, et de CAP au Maroc et en Egypte, en utilisant l'approche par compétence avec le dispositif du stage et de l'alternance. Le projet prévoit de former 2700 jeunes avec l'objectif d'assurer l'insertion professionnelle de 75% d'entre eux.

Handicap international – Lutter contre les violences sexuelles envers les envers les enfants handicapés en Afrique

Financement de 524 274 euros sur 3 ans à Handicap International pour un projet de lutte contre les violences sexuelles commises à l'encontre des enfants en situation de handicap au Burundi, Kenya et Rwanda. Ce projet pilote aborde une thématique encore taboue dont on découvre l'ampleur depuis quelques temps. Il implique l'ensemble des acteurs, enfants, familles et communautés, services sociaux et juridiques et politiques locales, nationales et internationales pour endiguer ce phénomène. Ce projet viendra nourrir avec des pratiques, des expériences et des données un plaidoyer encore peu documenté au niveau national et international. Par ce projet, près de 600 enfants vulnérables seront appuyés, 300 professionnels des services sociaux et judiciaires et 12 associations locales seront renforcés pour s'imposer comme acteurs du changement.

CFSI – Renforcer la société civile dans le dialogue avec les pouvoirs publics au Congo-Brazzaville

Financement de 247 500 € au Comité français pour la solidarité internationale (CFSI), chef de file du Programme concerté pluri acteurs (PCPA) au Congo Brazzaville afin de mettre en place une phase transitoire de 6 mois visant à consolider la structuration et la compétence de plateformes thématiques initiées en 2011. Il s'agit de préparer au mieux les plateformes à leur mission d'animation de la concertation afin de faire émerger des positions communes et de porter la voix collective de la société civile congolaise dans les concertations et les dialogues avec les pouvoirs publics locaux et nationaux qui sont amenés à s'intensifier.

CIDR – Renforcer les capacités des ONG africaines

Subvention de 405 530 euros sur 3 ans au Centre international de développement et de recherche (CIDR) pour un projet visant à soutenir l’Alliance internationale de développement et de recherches (AIDR), un réseau de 22 associations africaines et européennes créé en 2005. L’objectif de ce réseau est de promouvoir la mise en place d’organisations africaines professionnelles au service des populations défavorisées, disposant d’une réelle capacité d’innovation et menant des actions contribuant à influencer les politiques de développement régionales, nationales et internationales. Il intervient dans des domaines variés : le développement des agricultures familiales, la finance inclusive, le développement économique local et le financement des PME, la gestion des systèmes de santé et la micro-assurance santé, l’éducation, les dynamiques de territoire, l’appui au processus de décentralisation et la gouvernance locale… Le projet vise à appuyer la professionnalisation de ce réseau, de ses équipes et sa capacité à produire collectivement une réflexion concertée.

CARI – Promouvoir le développement durable des oasis du Maghreb

Subvention de 600 000 euros sur 3 ans au Centre d’actions et de réalisations internationales (CARI) pour promouvoir le développement durable des oasis du Maghreb en sauvegardant et en valorisant le patrimoine naturel, économique, social et culturel. Il s’agit d’appuyer et de renforcer les capacités du RADDO, première plateforme de la société civile oasienne, afin de favoriser la prise en compte de recommandations issues des réalités locales et contribuer ainsi aux politiques publiques existantes. Il s’agit aussi de partager et diffuser des pratiques de gestion durable des ressources naturelles par la mise en place de projets contribuant au développement et à la viabilité des oasis (tourisme solidaire, gestion intégrée des ressources en eau, adaptation au changement climatique…). Le projet touchera 80 000 personnes habitantes d’oasis.

CCFD/TS – Partenariat entre associations et collectivités locales en faveur de la démocratie participative au Maroc

Subvention de  445 356 euros sur 3 ans au Comité catholique contre la faim et pour le développement – Terre solidaire (CCFD-TS) pour un projet visant à l’émergence et à la démultiplication de processus de démocratie participative locale au Maroc afin de permettre l’accès des populations à leurs droits fondamentaux. L’objectif est de renforcer les capacités et l’implication des acteurs locaux de développement, notamment les associations, et favoriser la concertation et l’identification de bonnes pratiques entre associations, élus communaux et habitants. Le projet comprend la formation de 22 associations marocaines et de 14 associations françaises et la mise en place, dans 4 communes marocaines, de processus-pilotes de concertation entre acteurs locaux et leurs partenaires en France (associations, commune, habitants, associations issues de l’immigration en France…). Le programme s’inscrit dans le contexte institutionnel marocain qui encourage les communes à mettre en place une concertation étroite avec la société civile dans le cadre des Plans communaux de développement.

Fondation d’Auteuil – Promouvoir les droits des enfants et des jeunes en situation de rue en République démocratique du Congo

Financement de 416 701 euros sur 3 ans à la Fondation d’Auteuil pour un projet d’appui à la promotion, au respect et à la mise en œuvre des droits des enfants et jeunes en situation de rue à Kinshasa. Ce projet œuvre à la réinsertion sociale de 8500 enfants et adolescents, l’objectif étant d’apporter une solution durable aux enfants protégés. Il s’agit d’assurer leur scolarisation, l’assiduité dans le suivi de leur formation, de favoriser l’insertion professionnelle, de réaliser une réunification avec la famille proche ou une famille d’accueil quand cela est possible ou, dans le cas contraire, de permettre leur accueil en centre d’hébergement. L’accent est mis sur l’éducation et la formation professionnelle comme constituant des droits inaliénables de l’enfant qui contribuent au développement économique et à la paix.

Groupe URD – Améliorer la qualité et la gestion de l’information du secteur de l’aide internationale

Financement de 371 819 euros sur 2 ans au Groupe Urgence réhabilitation développement (URD) pour l’initiative Sigmah qui vise à mutualiser des moyens afin de répondre aux défis de la qualité et de la gestion de l'information du secteur de l'aide internationale. L’association est à la tête d’une initiative collaborative impliquant plusieurs ONG françaises autour d’un outil de gestion numérique destiné aux acteurs de la solidarité internationale. Développé comme un bien commun sous licence libre, et donc accessible à tous, le logiciel permettra de mettre en commun des moyens et des informations entre les équipes du siège et les équipes de terrain, au sein d’ONG du Nord comme du Sud. A terme, l’objectif de Sigmah est d’améliorer l’efficience et la cohérence des actions des ONG françaises et internationales, suivant une démarche de qualité et de redevabilité qui profitera à l’ensemble du secteur.

IECD – Formation et insertion professionnelle des jeunes libanais et réfugiés syriens au Nord Liban

Subvention de 471 000 euros sur 2 ans à l'Institut européen de coopération et de développement (IECD) pour un projet de formation technique et d’insertion socio-professionnelle à destination des jeunes libanais et réfugiés syriens au Nord Liban. Cette intervention vise le renforcement des capacités de résilience et d’accueil des populations hôtes en proposant une réponse aux besoins en formation technique. 800 jeunes de Tripoli, âgés de 15 à 25 ans accéderont à des formations aux métiers du bâtiment, de la maintenance informatique et de climatiseurs, et d’aide à la personne. Parmi eux, 400 jeunes seront par ailleurs impliqués dans des activités de « life skills » et des actions communautaires d’intérêt général, destinées à faire évoluer la vision que les deux communautés ont l’une de l’autre grâce à leur participation conjointe aux activités. Au-delà de l’amélioration de l’insertion professionnelle et sociale, ce projet doit permettre d’apaiser les tensions entre les deux populations et favoriser leur coexistence.



Inauguration de la station d'épuration pilote de Bcharreh

27/07/2013

C’est une première au Liban : une station d’épuration pilote financée par l’AFD à hauteur de 500 000€ a été inaugurée à Bcharreh, dans la vallée de la Qadisha, le 27 juillet 2013, en présence de l’ambassadeur de France au Liban, M. Patrice Paoli,  du directeur de l’AFD au Liban, M. Denis Cassat, du président du Conseil du Développement et de la Reconstruction, M. Nabil El Jisr, de Mme Sethrida Geagea, députée de Bcharreh, ainsi que de plusieurs autres députés de la région.

Un projet unique en son genre au Liban

 Cette station d’épuration utilise un système de filtres plantés de roseaux mis en place par l’opérateur français SEDic. Cette technologie se caractérise par une qualité d’épuration équivalente à celle d’une station biologique, l’absence d’odeurs et de production de boue. Le dispositif est insensible aux variations climatiques jusqu’à 1600 m d’altitude. La station présente aussi les avantages d’une simplicité d’exploitation, d’un fonctionnement sans électricité, de coûts d’exploitation réduits, d’une intégration au paysage et d’une adaptabilité aux variations rapides de populations.



L’eau, un secteur majeur d’intervention de l’AFD au Liban

 Le secteur de l’eau correspond à un impératif vital pour la population, sur le plan de la santé publique, comme sur celui de l’environnement. La coopération française a placé cette question parmi ses priorités, car d’une part, elle constitue un facteur-clef du développement, et d’autre part, les entreprises françaises ont, dans ce domaine, une expertise et un savoir-faire technique reconnus. Au Liban, le secteur de l’assainissement connaît un déficit d’infrastructures et des mécanismes de coordination à améliorer : si 60% de la population est raccordée à un réseau de collecte, seul 8% des eaux usées sont traitées et la charge polluante se déverse dans la Méditerranée.
Ce projet permettra une meilleure maîtrise de l’introduction de cette technologie au Liban, adaptée à l’assainissement des municipalités rurales.

 Un déploiement de cette technologie dans la Qadisha ?

Sous réserve de la réussite de cette expérience pilote à Bcharreh, l’AFD pourrait envisager le financement d’une douzaine de stations d’épuration similaires, dans toute la vallée de la Qadisha. L’objectif final serait d’aménager un dispositif d’assainissement adapté à cette zone montagneuse à moindre densité, aux ressources en eau potable abondantes mais mal exploitées, qui est en retard en termes d’infrastructures et de développement local, et qui ne dispose pas de mesures de protection de l’environnement.
 



Un modèle innovant d’insertion professionnelle de la jeunesse en Méditerranée

05/03/2013

Comment améliorer l’insertion économique et sociale des jeunes, en région Méditerranée ? C’est à ce défi que tente de répondre le réseau Nouvelle Chance (MedNC), destiné à des jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification et des jeunes diplômés au chômage. Le premier centre Nouvelle Chance, à Khouribga, au Maroc, devrait accueillir mille jeunes en 2013.


Lancé à l’initiative de l’Office de Coopération Economique pour la Méditerranée et l’Orient ( OCEMO ), en partenariat avec l’ Ecole de la Deuxième chance de Marseille , il est soutenu par l’AFD.

Le taux de chômage des jeunes le plus élevé du monde
Dans les pays méditerranéens , les jeunes recherchent de plus en plus d’emplois qualifiés. En Tunisie, parmi les nouveaux entrants sur le marché du travail, les diplômés universitaires sont en effet majoritaires. Paradoxalement, le marché du travail évolue lentement et le schéma ancien d’une spécialisation en travail peu qualifié reste plus qu’actuel.
D’où un taux de chômage élevé pour la jeunesse (le plus élevé du monde), marqué par deux caractéristiques :
-    il touche plus particulièrement les jeunes diplômés du supérieur et les « drops out » (les jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification)
-    il est de longue durée.
Ces deux particularités entraînent un phénomène d’exclusion sociale durable des jeunes, notamment des plus diplômés pour lesquels la file d’attente pour accéder à un travail correspondant à leurs qualifications et compétences est très longue.


Des diplômes inadaptés aux futurs emplois
Ces derniers, encore fortement attirés par les emplois publics (et la prime salariale et de stabilité qui les accompagne), se tournent vers des formations peu spécialisées préparant à des concours de recrutement généralistes. Or, les emplois à venir se trouveront davantage dans le développement du secteur privé que dans le secteur public.
Les jeunes adultes sans qualification et sans aucun soutien social public (la très grande partie n’est pas considérée comme au chômage et donc pas répertoriée) doivent quant à eux retrouver un cadre de réinsertion par la formation, le soutien social et la connivence avec les réseaux d’entreprises dont bénéficient les enfants de l’élite.


Un changement de mentalité s’impose

Un changement de mentalité s’impose afin de replacer la culture managériale de base comme un élément de culture générale et non plus comme un enseignement réservé aux formations spécialisées.
Il semble donc urgent pour les pays de :
-    Réajuster l’approche diplômante classique vers davantage de qualité ;
-    Développer une approche orientée vers des compétences plus ciblées permettant notamment d’acquérir un socle de connaissances de base en création et gestion d’entreprise.


Les écoles de la seconde chance du réseau MedNC : un modèle innovant
Ce projet a pour objectif d’adapter le modèle des écoles de la deuxième chance, d’inspiration européenne, au contexte des pays arabes : en dotant les jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification et les jeunes diplômés au chômage d’un socle de compétences de base et d’un parcours pédagogique avec une expérience en entreprise,

Piloté par l’OCEMO en partenariat avec l’Ecole de la Deuxième chance de Marseille et soutenu par l’AFD, il vise à développer un réseau de dispositifs labellisés « nouvelle chance » destinés à la fois aux jeunes qui ont quitté le système scolaire sans diplôme (les drops out) et aux jeunes diplômés au chômage.
Il a pour objectif de proposer une réponse à l’ampleur du défi économique et social que représente le chômage des jeunes dans la région Méditerranée.
Ce réseau, porté par les dynamiques internes aux différents pays, se développe à ce jour avec cinq pays partenaires (Maroc, Algérie, Tunisie, Liban, Jordanie).
L’enjeu du projet MedNC est d’utiliser les acquis de l’école de la deuxième chance de Marseille et son centre de recherche pédagogique, ceux des réseaux méditerranéens d’écoles d’ingénieurs et de management ( RMEI-RMEM ), tous membres de l’OCEMO. Il s’agit de développer, en Méditerranée, un réseau de dispositifs labélisés « nouvelle chance » opérationnellement mis en place par des associations « nouvelle chance » appuyées par de grandes entreprises et/ou les pouvoirs publics.

La combinaison de l’alternance en entreprise, du suivi individualisé et d’un soutien social

Un dispositif labellisé Nouvelle Chance (école ou simple salle de classe dans un établissement déjà existant) propose notamment aux drop-outs et aux jeunes diplômés au chômage :
-    Un modèle pédagogique innovant qui allie alternance en entreprise, suivi individualisé et soutien social sur la base des principes qui fondent les écoles de la deuxième chance ;
-    Un socle de compétences de base notamment en création et gestion de petites entreprises (réalisation d’un business plan, recherche de financement, etc.) ;
-    Un appui à la création d’activités/ d’entreprises par les étudiants des écoles d’ingénieurs et de management membres du RMEI-RMEM, dans le cadre du projet « JEY – Jeunes Entrepreneurs- Entrepreneurship for Youth », projet co-piloté par le Réseau Méditerranéen des Ecoles d’Ingénieurs et de Management (RMEI-RMEM) et l’OCEMO.
 
Impacts
Le premier centre Nouvelle Chance situé à Khouribga au Maroc devrait accueillir 1000 jeunes en 2013.
Etat d’avancement (janvier 2013)
Phase de construction et développement du réseau : 2013/2015
Création officielle du réseau MedNC : le 19 octobre 2012
Le 6 avril 2012, une convention entre l’E2C Marseille, l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) et l’OCEMO a été signée en vue de l’installation par l’OCP (via son programme OCP Skills) de plusieurs centres labellisés « Nouvelle Chance » dans les villes minières d’El Jadida, Khouribga et Safi.


A l’occasion de la Semaine Economique de la Méditerranée qui s’est tenue en octobre 2012 à Marseille, un MoU multilatéral concrétisant et officialisant la création du réseau MedNC a été signé le 19 octobre par les partenaires suivants :
o    Maroc : L’Association New Chance,
o    Liban : La Fondation Nouvel Horizon,
o    Tunisie : L’Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises,
o    Algérie : Le Management Development International Institute,
o    L’OCEMO (Office de Coopération économique pour la Méditerranée et l’Orient)
o    L’Ecole de la Deuxième Chance de Marseille
o    Le Réseau Méditerranéen des Ecoles d'Ingénieurs et de Management (RMEI-RMEM) représenté par Euromed Management

Le ministère de l’Education jordanien est également impliqué dans ce projet. Au sein du réseau, la Jordanie est représentée par Dr. Abdalla Ababneh, Président du National Center for Human Resources Development, et est à date membre associé du réseau.


En 2012, trois associations Nouvelle Chance ont été créées :
- Association Nouvelle Chance au Maroc, présidée par M. Chafiki (Directeur des Etudes et des Prévisions Financières, ministère de l’Economie et des Finances – MAROC)  ;
- Association Nouvel Horizon au Liban, présidée par M. Bifani (Directeur Général du ministère des Finances libanais- membre du conseil d’administration de la Banque Centrale au Liban)  ;
- Association Nouvelle Chance en Tunisie, présidée par M. Ben Kahla (Directeur de l’Institut supérieur de comptabilité et d'administration des entreprises) .

Le 12 décembre 2012, une convention de partenariat stratégique et financier entre l’OCEMO et l’AFD a été signée officialisant le soutien de l’AFD à ce projet.

Le premier Centre Nouvelle Chance ouvrira officiellement en avril 2013 à Khouribga, au Maroc.
Ce centre est financé et mis en place par l’Office Chérifien des Phosphates avec le soutien technique de l’E2C de Marseille et de l’association New Chance Maroc.



 
   
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