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Contexte
La guerre civile qui a ravagé le Liban de 1975 à 1990 a dévasté la majorité des infrastructures. La reconstruction entamée dans les années 1990 a été fulgurante, effaçant les traces des années de guerre. Elle s’est cependant accompagnée d’un endettement croissant : de 50% du PIB en 1992, il a atteint 180% en 2002.
Le Liban a alors fait appel à la communauté internationale pour restructurer sa dette. La dette a court terme qui constituait la majorité du stock arrivait à échéance et les intérêts de la dette publique atteignaient 18,2%. L’objectif de la conférence de Paris II, organisée en novembre 2002 était de diminuer le poids de la dette en échange de réformes institutionnelles.
Impact
Dans l’immédiat de la conférence, la spirale de la dette s’est arrêtée. Le prêt de 500 millions d’euros contracté par l’Etat Libanais a permis d’augmenter la part de la dette libellée en devises, ce qui a profité à l’Etat notamment au regard de l’enchérissement de l’euro sur le dollar.
Le choc de confiance créé par la conférence a permis de baisser significativement les taux d’intérêts de la Banque du Liban. La part de la dette à court terme a significativement diminué.
