L’aide budgétaire globale au titre de Paris III

Contexte

Au cours de l’année 2005, le gouvernement de Fouad Siniora a préparé un programme de réformes économiques en obtenant un large consensus de tous les partis politiques libanais. L’objectif de ce programme était de diminuer la part de dette à court terme, d’augmenter la fiscalité et de mener un programme de privatisation des secteurs de la téléphonie mobile et de l’électricité.

La Guerre de Juillet 2006 a modifié la donne libanaise. L’Etat a augmenté ses dépenses pour la reconstruction. Il n’a pas put se lancer dans une réforme de la fiscalité qui aurait été très impopulaire. Enfin, le risque souverain a augmenté ce qui rendait les conditions de marché défavorables pour les privatisations.

Impact

Le programme de réforme présenté par l’Etat libanais prévoit une réduction de la part de la dette dans le budget de l’Etat qui atteignait 50% en 2007.

Les objectifs fixés par le gouvernement en 2007 ont été dépassés. Les autorités prévoyait une croissance de l’ordre de 4 à 6% sur la période 2007 – 2010, or elle a atteint 7%. Le ratio de la dette par rapport au PIB a lui aussi diminué atteignant 155% alors que les prévisions s’établissait à 157%.

Malgré l’attente des privatisations, le Liban suit toujours le programme des réformes comme l’a confirmé le FMI en négociant un nouveau plan de reconstruction post-conflit.