L'AFD accompagne la Tunisie depuis 1992. Elle l'appuie dans ses politiques de croissance et d’emploi, de formation professionnelle, de réhabilitation des quartiers populaires, de développement rural et de préservation de l'environnement.

À la une

L’aéronautique, une voie d’avenir pour les jeunes tunisiens ?

16/05/2017

Le Centre d’excellence dans les métiers de l’industrie aéronautique d’El Mghira, dans le Grand Tunis, a été inauguré le 16 mai 2017. Financé par l’AFD et soutenu par les entreprises locales, le centre offrira des formations professionnalisantes aux jeunes dans un secteur porteur de l’économie.

Former les jeunes aux métiers de l’aéronautique…

Le Centre d’excellence dans les métiers de l’industrie aéronautique (CEMIA) proposera six formations spécialisées en alternance et accueillera jusqu’à 570 stagiaires. Avec ces formations de deux ans, les jeunes accéderont au brevet de technicien professionnel (BTP) avec, en fin de cursus, des compétences spécifiques. 

Et l’accès à des métiers de l’aéronautique : ajusteur-monteur de structures d’aéronefs, chaudronnier, stratifieur-drapeur en matériaux composites, technicien de traitement de surface et peinture, monteur-câbleur ou encore technicien en fabrication mécanique sur machines à commande numériques. 

Aménagé sur un terrain de deux hectares, dont 6500 m² de bâtiments pédagogiques, ce centre flambant neuf comprend 10 ateliers, un laboratoire d’informatique, un laboratoire de contrôle, un laboratoire d’électricité et électronique et 6 salles d’enseignement.

 

… Et professionnaliser les équipes enseignantes

L’AFD a soutenu ce centre via une subvention de l’État français de 3,3 millions d’euros. 

Cette aide s’est également concentrée sur la professionnalisation des équipes du centre : des actions de renforcement de capacités techniques et pédagogiques ont été réalisées avec Expertise France et le Centre technique des industries mécaniques et électriques (CETIME) du ministère de l’Industrie. 

 

Un centre qui implique les entreprises

Le centre d’El Mghira est le fruit d’une coopération technique franco-tunisienne exemplaire. Cette coopération avait aussi mobilisé les branches professionnelles des deux pays afin d’étudier la faisabilité du centre.

Mais le CEMIA est aussi le résultat d’une collaboration étroite entre le secteur public et privé. Dès la phase de conception, les entreprises tunisiennes ont contribué à l’aménagement du centre en partenariat avec l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP). 

Aujourd’hui, les entreprises restent associées à la gouvernance du centre. Divers acteurs du privé ont représenté les entreprises de Tunisie : la Fédération nationale de la mécanique, la Fédération nationale de l’électricité mais aussi le groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales et le groupement d’entreprises « le PARC » STELIA et ses partenaires.

 

Des compétences pour s’insérer sur le marché du travail

Grâce à cette logique gagnant-gagnant, les jeunes trouvent des terrains d’apprentissage propices qui facilitent leur insertion vers l’emploi et les entreprises bénéficient d’une main d’œuvre qualifiée.

Cette initiative complète un large dispositif français d’appui à formation professionnelle en Tunisie : en 20 ans, l’AFD a financé un quart des centres du pays et soutient la réforme du secteur. Une réforme tournée vers l’insertion des jeunes tunisiens sur le marché de l’emploi.



La France aux côtés de la Tunisie pour accélérer la décentralisation

11/05/2017

Plus que jamais, la Tunisie est sur la voie de la décentralisation. Le pays bénéficie pour cela du soutien technique et financier de la France. Avec l’ambition de réduire les inégalités de développement entre les régions.

Renforcer la démocratie locale

Dans le cadre d’une initiative franco-tunisienne pour renforcer la démocratie locale, le ministère des Affaires locales et de l’Environnement tunisien bénéficie d’un appui technique et financier de l’AFD. Cet appui prend la forme d’un don de 600 000 de la France. 

Destiné à accompagner la décentralisation et la gouvernance locale, ce programme clé connaît déjà des résultats positifs :

  • des sites internet pilotes de collectivités ont été créés ;
  • la concertation avec la société civile autour de la réforme est en marche ;
  • et la communalisation intégrale du territoire se prépare. 

Dès les prochaines semaines, le programme soutiendra l’élaboration des 27 décrets et des 2 lois nécessaires à l’application du futur code des collectivités locales, selon l’annonce faite par le ministre des Affaires locales et de l’Environnement tunisien et l’ambassadeur de France le 11 mai dernier.

 

Les collectivités françaises impliquées 

Cette initiative complète un large dispositif français d’appui au processus de décentralisation en Tunisie et à ses collectivités locales. 

Un dispositif qui passe par notre action ; l’AFD finance ainsi :

  • des investissements communaux ;
  • l’accompagnement des nouvelles communes ;
  • l’appui à la formation des fonctionnaires municipaux ;
  • ainsi que la mobilisation de nombreuses collectivités françaises pour établir des partenariats avec leurs homologues tunisiennes.
 


2016, une année record pour l'AFD

11/05/2017

Avec un record 2016 de 9,4 milliards d’euros d’engagements, l’AFD investit de nouveaux chantiers, notamment en Afrique continentale.

Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD, a présenté ce jour les résultats de l’AFD pour l’année 2016, dans la perspective de sa stratégie pour 2020.

A la demande du Président de la République en 2015, l’AFD a nettement augmenté le volume de ses financements conformément aux objectifs de la communauté internationale (ODD, Accord de Paris sur le climat), scellé son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et étendu son champ d’intervention.
 

 

Rémy Rioux, son Directeur général, décrypte la stratégie de l’AFD : « 2016, l’année de ses 75 ans, a été marquée par l’accroissement des engagements de l’AFD, son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et le renforcement de ses partenariats avec la société civile, les collectivités territoriales, le secteur privé, les banques de développement bilatérales et multilatérales, les institutions européennes et les grandes fondations. Avec 9,4 Md€ d’engagements, l’AFD a repris une trajectoire de croissance ambitieuse pour accompagner les grandes transitions dans les pays en développement et dans les Outre-mer français. Avec sa nouvelle stratégie, l’AFD jouera un rôle moteur pour soutenir l’émergence d’un monde en commun. »

En 2015, l’AFD a reçu du Président de la République l’objectif d’accroître son activité de + 60 % d’ici 2020 pour atteindre près de 13 Mds € d’engagements annuels. En 2016, cette trajectoire de croissance est engagée.

9,4 milliards d’euros de projets ont été financés par l’AFD : c’est +13 % en 1 an.

L’Afrique, toute l’Afrique, est la priorité de l’Agence, avec près de 4 Mds € d’engagements en 2016 en hausse de +25%.

  • De 2010 à 2016, 22 milliards d’euros ont été engagés en Afrique
  • En janvier 2017, au Sommet de Bamako, le Président de la République a pris un engagement encore plus ambitieux pour l’AFD : sur les cinq prochaines années, 23 milliards d’euros seront engagés pour l’Afrique
  • Pour soutenir le développement des énergies renouvelables, l’AFD a engagé 600 millions d’euros en Afrique en 2016. Elle prévoit de leur consacrer 3 milliards d’euros d’ici 2020.

L’AFD agit dans de nouveaux pays et de nouveaux secteurs :
  

  • Argentine, Cuba, Balkans : l’AFD va élargir son champ d’intervention géographique, partout où l’accompagnement d’une banque de développement engagée et solidaire est utile.
  • La nouvelle stratégie de l’agence ouvre des chantiers d’avenir, dans des secteurs sur lesquels l’AFD n’intervenait pas ou peu jusqu’ici : la gouvernance, les industries culturelles, l’enseignement supérieur, l’innovation et le numérique, le social business, l’action extérieur des collectivités locales, l’éducation au développement et à la solidarité internationale.

L’AFD et la CDC : une alliance stratégique active sur le terrain
L’alliance stratégique entre les deux institutions, signée le 6 décembre 2016, se concrétise sur le terrain. A l’international, elle se traduit par des outils communs, comme le fonds d’investissement dans les infrastructures de 600 M€ dont la création a été annoncée récemment par les deux Directeurs généraux au Burkina Faso. En France, elle permet une collaboration plus étroite avec les collectivités territoriales et tous les acteurs du développement dans les territoires.

Pour aller plus loin, lire la présentation détaillée des résultats de l'AFD en 2016


L’action de l’AFD en 2016

Une action sur les cinq continents :

  • 50 % des engagements financiers de l’AFD dans les pays étrangers (près de 4 Mds € en 2016 soit +25% en un an) vont à l’Afrique, toute l’Afrique, priorité de l’action de l’Agence, où 84 % des moyens budgétaires accordés par l’Etat sont concentrés. Dans sa nouvelle stratégie, l’Agence considère l’Afrique comme un tout. Du Maroc à l’Afrique du Sud, du Sénégal à Djibouti, avec ses dynamiques régionales, sans séparer le Nord du Sud du Sahara.
  • 20 % en Asie et dans le Pacifique pour financer des projets sobres en carbone (1,3 Mds € en 2016)
  • 20 % en Amérique Latine et Caraïbes, en particulier au service du développement urbain durable (1,1 Mds € en 2016)
  • 10 % au Proche et Moyen-Orient : pour financer une croissance inclusive et résiliente (741 Millions € en 2016)

L’AFD a également consacré 1,6 Md€ en 2016 au financement des Outre-mer français.

Les marqueurs de l’action de l’AFD : 6 x 50%

L’AFD, banque de développement de la France, solidaire et engagée au service des populations des pays du Sud et de l’Outre-mer, agit avec 6 marqueurs forts :

  • 50% de ses engagements à l’étranger sont en Afrique
  • 50% de son activité concerne des pays et territoires francophones
  • 50% de ses projets ont des impacts positifs sur le climat
  • 50% de ses projets contribuent à la réduction des inégalités de genre
  • 50% de ses bénéficiaires sont des acteurs non-étatiques (entreprises publiques et privées des pays du Sud, collectivités locales, établissements publics, ONG, banques)
  • 50% de ses projets sont menés en cofinancement avec d’autres bailleurs

L’AFD finance des trajectoires de croissance durable contribuant aux cinq transitions majeures dans lesquelles les pays en développement, comme les pays développés, sont engagés : transitions démographique et sociale, transition territoriale et écologique, transition énergétique, transition numérique et technologique, transition politique et citoyenne.

Des solutions qui génèrent des impacts positifs pour les populations

En 2016, l’AFD a financé 657 projets de développement, qui ont notamment permis :

  • d’améliorer le transport urbain en Nouvelle-Calédonie ;
  • de gérer les tensions entre populations hôtes et réfugiées au Liban et en Jordanie ;
  • de construire l’autonomie électrique du Burkina Faso ;

Des projets aux impacts concrets mesurables chaque année. En moyenne depuis 5 ans : 

  • 730 000 exploitations agricoles familiales soutenues ;
  • 665 MW d’énergies renouvelables installés ;
  • un accès à l’eau et à l’assainissement amélioré pour 1, 2 million de personnes ;
  • 54 000 PME appuyées ;
  • 832 000 enfants scolarisés.

Accéder à l'infographie   



Nouvel élan pour la coopération franco-tunisienne

07/04/2017

À l’occasion de la visite du Premier ministre français en Tunisie Bernard Cazeneuve les 6 et 7 avril, le partenariat liant l’AFD à la Tunisie s’est enrichi de quatre nouveaux accords. Des accords qui traduisent l’engagement de l’AFD en faveur de la mobilité urbaine du pays et de l’approvisionnement en eau potable des territoires touchés par la sécheresse.

 

Au nord-est, focus sur l’eau potable

Avec le premier accord, c’est le système d’alimentation en eau potable du Cap Bon, de Sahel et de Sfax qui sera renforcé via un programme d’envergure qui permettra de : 

  • satisfaire les besoins en eau des gouvernorats de Nabeul, Monastir, Sousse, Mahdia et Sfax à l’horizon 2030, par le transfert d’un volume supplémentaire de 100 millions de m3 par an d’eaux venant du nord du pays ;
  • réduire la surexploitation des nappes du Kairouanais et de Sidi Bouzid et ainsi sécuriser l’approvisionnement de ces régions de l’intérieur par la réduction des volumes transférés vers les régions côtières ;
  • améliorer la qualité des eaux (seuil de salinité) et renforcer l’alimentation en eau, en diversifiant les ressources et en réduisant la vulnérabilité du système aux accidents physiques (hydrauliques) et climatiques (sécheresses pluriannuelles) et à la pollution.

L’AFD finance ce projet à hauteur de 60 millions d’euros.

 

Rémy Rioux, directeur général  de l'AFD et Mosbah Helali, président directeur général de SONEDE (  entreprise publique de production et distribution d'eau potable)

 

Une mobilité urbaine repensée

Dans la capitale tunisienne, place au désengorgement des transports avec l’aménagement de la « boucle centrale » du métro léger et du pôle d'échanges de la place de Barcelone.

Le projet cible les travaux de réaménagement de trois stations de tramway situées le long de la boucle centrale dans le centre-ville de Tunis et en particulier celle située sur la place de Barcelone. L’objectif ? Convertir cet espace en pôle d’échange multimodal capable de répondre à l’augmentation de sa fréquentation après la mise en service fin 2018 du « réseau ferroviaire rapide ». 

Au programme des travaux : le réaménagement du plan des voies et des quais du métro pour remédier aux conflits d’exploitation et fluidifier la circulation, ainsi que la création du pôle qui comprendra une nouvelle station de bus souterraine. 

À la clé, une fréquence accrue des métros, des aménagements dédiés aux piétons et aux voyageurs au service d’un centre-ville rendu plus attractif et d’une meilleure qualité de vie pour les habitants. 

 

Mettre fin à l'insécurité des femmes dans les transports

Dans le cadre de son soutien, qui s’élève à près de 76 millions d’euros (prêt et subvention), l’AFD intègre également une dimension genre : le programme comprend ainsi la mise en place d’une politique de lutte contre les inégalités femmes-hommes et met l’accent sur la lutte contre les violences faites aux femmes dans les transports publics.

Ce projet est cofinancé par l’Union européenne à travers une subvention de la Facilité d’investissement de voisinage (FIV) pour un montant de 6,2 millions d’euros. C’est la Société des transports de Tunis (TRANSTU) qui sera maître d’ouvrage délégué.



Un soutien renforcé de l’AFD à la Tunisie 
 
Dernier accord au programme de la visite du Premier ministre français, celui lié au cinquième fonds d'études et de renforcement de capacités (FERC) pour un montant de 725 000 euros. 
 
Des accords qui tous s’inscrivent dans le cadre du partenariat historique entre la France et la Tunisie, et plus spécifiquement des engagements annoncés à l’occasion de la conférence internationale des investisseurs Tunisia 2020 organisée en novembre dernier. L'AFD renforce son soutien à la Tunisie de 1,2 milliard d’euros sur la période 2016-2020.
 


L’AFD se mobilise pour l’emploi des jeunes dans la région de Médenine

06/03/2017

Afin de relever le défi de l’emploi des jeunes en Tunisie, l’Agence renforce son soutien à la formation professionnelle en finançant la mise à niveau et la création de quatre centres spécialisés dans la région fragilisée de Médenine, au sud-est du pays. Un appui qui associe monde de la formation et monde de l’entreprise.

 

Une jeunesse tunisienne en quête d’avenir

En Tunisie, 18 % des jeunes sont sans activité et les diplômés du supérieur sont les plus touchés : 33 % d’entre eux cherchent un travail. En cause ? Une économie en berne et une inadéquation entre les compétences et les besoins des entreprises. 

Afin de faire bouger les choses et de soutenir l’emploi dans la région de Médenine, l’AFD renouvelle son soutien via un financement de 17,8 millions d’euros. Un soutien qui, sur le terrain, se concrétise par :

  • la réhabilitation du centre en soudure et construction métallique de Menzel Bourguiba en fonctionnement depuis 2014 ;
  • la création d’un centre dans les métiers du bâtiment de Kabaria-Ibn Sina, inauguré en 2014 ;
  • la restructuration du centre de formation de Mghira, destiné à devenir un pôle d’excellence dans les métiers de l’aéronautique ouvert en octobre 2016 et qui fera l’objet d’une prochaine inauguration ;
  • et enfin la création du centre en construction métallique et soudure de Médenin e qui a été visité et inauguré par le chef du gouvernement Youssef Chahed le 6 mars dernier.

 

 

Focus sur le centre de Médenine

Ce centre de formation dédié à la construction métallique et à la soudure, implanté sur un terrain 2,8 hectares, dispose d’une superficie couverte de 8000 m2. Il comporte 4 salles informatiques, 7 salles d’enseignement et 6 plateformes techniques de formation. 

À terme, une dizaine de spécialités, toutes assurées dans un cadre d’alternance, devraient y être dispensées et 740 stagiaires pourront être accueillis. 

Les formations, d’une durée d’un ou deux ans, permettront à des jeunes d’accéder au Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) et au Brevet de technicien professionnel (BTP) et de devenir soudeurs monteurs, charpentiers métalliques, menuisiers aluminium et PVC, tuyauteurs et chaudronniers industriels ou encore chefs d’équipe et techniciens dans ces différentes spécialités.

 
Coopération public-privé
 
L’appui apporté par l’AFD ne s’est pas limité au financement de la construction des bâtiments et aux matériels et équipements pédagogiques : il a permis également de développer les ressources humaines du centre par des actions de renforcement de capacités techniques et pédagogiques de son équipe.
 
Le centre de Médenine est également le fruit d’une coopération technique française et tunisienne, à travers la mobilisation des branches professionnelles des deux pays mais aussi d’une coordination entre le secteur public et privé : les entreprises représentées par l’ UTICA ont elles aussi participé à la conception du centre aux côtés de l’ Agence tunisienne de la formation professionnelle (AFTP). 
 
 
Programme Tounes Tekhdem : quels résultats ?
 
L’inauguration du centre de Médenine a coïncidé  avec la fin du programme Tounes Tekhdem de Mercy Corps , lui aussi basé dans la région et financé par l’AFD. 
 
Ce programme d’1,5 million d’euros  en faveur du soutien à l'emploi et à l'entrepreneuriat des jeunes, démarré en novembre 2012, a rencontré un grand succès, notamment grâce à ses approches innovantes pour améliorer le lien entre formation-insertion-emploi et entrepreneuriat afin d’augmenter l’inclusion financière des jeunes (18-30 ans) et leurs compétences et pratiques entrepreneuriales. 
 
Un programme qui a aussi permis d’implanter une plateforme multi-acteurs dont l’objectif est de contribuer à l’amélioration de la qualité et de l’accès aux services d’appui à l’entrepreneuriat dans la région.
 
Le centre de formation professionnelle de Médenine a d’ailleurs bénéficié  des initiatives innovantes développées par Tounes Tekhdem en accueillant dès son ouverture un« Club Entreprendre ». 
 

 

 

L’objectif de ces Clubs, conçus par Mercy Corps avec l’appui financier de l’AFD, est de développer une culture entrepreneuriale chez les jeunes apprenants en multipliant leurs opportunités d’employabilité en sortie du centre, aussi bien à l’échelle nationale qu’à l’international et ce en tant que salarié ou futur entrepreneur.
 


Mobilité urbaine : quelle stratégie pour la Tunisie ?

01/03/2017

Début mars s’est tenu le 1er Forum de la mobilité urbaine en Tunisie, avec le soutien de l’AFD. L’occasion de revenir sur cet événement majeur et sur l’action de l’Agence en matière de mobilité urbaine dans le pays, clé du développement durable des villes !
 

Vers une mobilité urbaine durable ?

Le 1er Forum de la mobilité urbaine de Tunisie a mis l’accent sur la nécessité d’une politique nationale dans le domaine. 

Organisé par le ministère du Transport et la CODATU (Coopération pour le développement et l’amélioration des transports urbains et périurbains) en partenariat avec l’AFD, l’événement a permis aux experts des transports, opérateurs de service public, collectivités locales et administrations de partager leurs réflexions en faveur d’un élan commun sur deux sujets majeurs de cette mobilité : sa gouvernance locale et son financement durable.

Au menu, une concertation large parmi les acteurs institutionnels sur :

  • les enjeux et les améliorations à apporter au cadre législatif des transports urbains ;
  • les nouveaux mécanismes de financement à apporter au secteur tout en prenant en compte le contexte de décentralisation, avec un questionnement sur l’implantation d’autorités régionales organisatrices du transport terrestre en Tunisie. 

L’occasion également d’anticiper les réflexions sur l’élaboration de plans de déplacements urbains adaptés à la situation de chaque ville.

 
 

L’expertise française au service du transport urbain

Par son implication active dans cette manifestation, l’AFD confirme son rôle de partenaire de référence de la Tunisie dans le secteur de la mobilité urbaine, qui est l’un des domaines clés pour un développement durable des territoires et des villes.

C’est dans le cadre d’un Fonds d'expertise technique et d’échanges (FEXTE) que l’Agence a soutenu le forum. Ce fonds permet  la mise en œuvre d’un programme de coopération technique au bénéfice du ministère du Transport. 

Objectifs de ce programme lancé début 2016 ? Améliorer la qualité, l’efficacité et l’attractivité des transports urbains du Grand Tunis et des agglomérations tunisiennes plus largement, en traitant des enjeux de coordination, de planification et de financement du secteur.

Une initiative qui sera complétée par une assistance technique et un soutien financier pour la mise au point d’un document national de politique pour la mobilité urbaine.

Ce soutien s’inscrit dans le cadre de l’initiative internationale « MobiliseYourCity » , lancée à l’occasion de la COP 21, dont la France est un partenaire fondateur (via diverses institutions dont l’AFD et CODATU ) et qui bénéficiera prochainement à la Tunisie. 

 

 

L’AFD, partenaire majeur de la mobilité urbaine du Grand Tunis

Les démarches de coopération techniques portées par l’AFD s’inscrivent en synergie avec les financements importants de l’Agence pour les investissements du secteur des transports urbains dans le pays.  

L’AFD accompagne ainsi trois des plus importants projets actuels de transport propre en Tunisie :

  • Modernisation et extension du réseau de métro léger : ce programme qui se termine a permis l’extension du métro léger et la rénovation de la ligne Tunis-la Goulette-la Marsa (TGM). L’AFD a soutenu le projet via un financement de 40 millions d’euros ;
  • Première partie du réseau ferroviaire rapide (RFR) du Grand Tunis : chef de file aux côtés d’un groupement de bailleurs européens (BEI, KfW, Union européenne), l’AFD a mis en place un prêt de 50 millions d’euros ;
  • Aménagement de la Boucle centrale du métro de Tunis et du pôle d’échanges de la place Barcelone : projet lancé courant 2017 et soutenu à hauteur de 75 millions d’euros.

Trois projets qui contribuent de manière significative au développement et à la structuration du Grand Tunis et donc à l’amélioration des conditions de vie des populations qui y vivent.  



 
 
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