Avec une population de 77 millions d’habitants, un PIB de 800 Md USD (qui en fait la 18ème économie mondiale en 2014) et un revenu par tête supérieur à 10 000 USD par an, la Turquie connaît un développement économique et social remarquable. Puissance émergente de la région euro-méditerranéenne, elle est en outre membre de l’OCDE et du Forum économique “G20” (présidence en 2015) et candidate à l’adhésion à l’UE. Le pays occupe une place stratégique au carrefour de l’Europe, de l’Asie et du Moyen-Orient.

Pour répondre aux enjeux liés à l’emploi, l’énergie et l’environnement, conjugués à une forte disparité régionale, la Turquie s’engage sur la voie d’une croissance plus équitable et plus sobre en carbone, intégrant pleinement la place de l’homme dans la société. Le pays a ratifié le protocole de Kyoto en 2009, arrêté une stratégie de lutte contre le changement climatique et renouvelé son engagement en faveur d'un développement durable à l'occasion de la conférence des Nations Unies Rio+20.

La coopération entre la France et la Turquie s’appuie sur une relation ancienne, sur une concertation étroite sur les grandes questions de l’agenda régional et international et sur des échanges économiques importants. La coopération bilatérale en faveur de la protection de l’environnement fait l’objet d’un accord-cadre signé en 1996.

À la une

Sensibilisation | D'Istanbul à Antalya, le film Demain s’invite dans les universités

08/06/2017

Le film Demain , lauréat du César 2016 du meilleur documentaire, poursuit sa tournée mondiale avec le soutien de l’AFD. Porteur de messages forts sur le développement durable, le film a été projeté dans deux universités turques. L’occasion de toucher le monde académique et sensibiliser les étudiants aux enjeux du développement durable.

 

Le cinéma pour sensibiliser au développement

Réalisé par Mélanie Laurent et Cyril Dion, le documentaire Demain montre qu'il existe des solutions concrètes, partout dans le monde, pour résoudre les crises écologiques, économiques et sociales que connaissent nos pays.

 

En novembre 2016, notre agence de Turquie s’est associée au Festival des modes de vies durables , en partenariat avec l’Institut Français. Chaque année, ce festival souhaite sensibiliser les populations aux enjeux environnementaux grâce à des documentaires et des films de fictions.

L’occasion idéale pour présenter le film Demain. Et pour marquer le coup et parler au plus grand nombre, le festival a d’ailleurs vu les choses en grand : le documentaire a ainsi été diffusé simultanément dans 20 villes, attirant près de 17 000 personnes.

 


Toucher le monde académique... et les jeunes

Afin de surfer sur ce succès public et de poursuivre la réflexion dans le monde académique autour des enjeux soulevés par le film, Demain a récemment été projeté dans deux universités turques :

  • le 22 mars à l’université Akdeniz d’Antalya dans le cadre de la journée mondiale de l’eau. La projection a été suivie d’une discussion axée autour des solutions pour le développement durable, à l’initiative de Guillaume Codron, enseignant dans le département des relations internationales ;
  • le 18 mai à l’université Galatasaray d’Istanbul . Un débat a ensuite eu lieu entre les étudiants et Goksen Sahin Licha, chargée de projets environnement à l’agence AFD d’Istanbul. Les échanges ont notamment porté sur les solutions applicables en Turquie et les résultats de l’Accord de Paris .

Des actions de sensibilisation et de dialogue pour mobiliser la population, et en particulier la jeunesse. Car le développement durable est l'affaire de tous.



Un premier projet centré sur l'emploi des femmes en Turquie !

20/02/2017

L’AFD et la Banque du développement industriel de Turquie (TSKB) ont lancé un projet innovant afin de soutenir les entreprises favorisant l’emploi des femmes et l’amélioration des conditions de santé et de sécurité au travail.
 

Communiqué de presse (en turc)

 

 

Le directeur général de TSKB Suat İnce

 

Le directeur de l'AFD Turquie Bertrand Willocquet



Transport urbain et richesses naturelles à l’honneur pour un développement sobre en carbone

05/01/2017

Depuis son installation en 2005, l’AFD appuie les efforts de la Turquie pour une croissance verte et solidaire. Dans ce cadre, l’AFD vient de renouveler son soutien aux transports publics et au secteur forestier avec deux opérations exemplaires.

Accélérer la mobilité urbaine dans la capitale

L’AFD a signé fin décembre 2016 deux accords afin de financer les projets sobres en carbone de la Turquie liés au transport urbain à Istanbul et au programme forestier national.

 

 

Premier accord, celui signé avec la Municipalité métropolitaine d’Istanbul (MMI) dédié au financement partiel du projet de la nouvelle ligne de métro M7 Mahmutbey-Mecidiyekoy-Kabatas, dont la mise en service est prévue en 2019.

Ce nouveau financement, d’un montant de 100 millions d’euros, s’inscrit dans la continuité d’un partenariat de longue durée avec la MMI débuté en 2008 dans le domaine des transports publics :

  • avec d’abord l’ extension nord de la ligne de métro M2 (Sishane-Levent-Haciosman) ;
  • puis en 2012 celle vers Yenikapi au sud de cette même ligne.

 

Un moyen de transport rapide et plus écologique pour les Stambouliotes 

D’une longueur de 22,7 kilomètres, la nouvelle ligne de métro M7 desservira plus de 8 municipalités d’arrondissement sur la rive occidentale d’Istanbul. 

À la clé pour les voyageurs, un accès facilité à de nombreux centres d’affaires (Sisli, Levent, Maslak) grâce à de nombreuses correspondances avec les autres lignes de métro (T1 Kabatas-Bagcilar, M2 Yenikapi-Haciosman, M3 Kirazli-Olimpiyat-Basaksehir) ainsi qu’avec les transports maritimes (embarcadaires de Kabatas et de Besiktas).

La mise en service de cette nouvelle ligne offrira à la population stambouliote un moyen de transport rapide, fiable, confortable et moins émissif en carbone puisqu’elle devrait permettre de réduire les émissions de CO2 de l’ordre de plus de 42 000 t/an.

 

Des forêts menacées par le changement climatique et l’érosion

Avec une couverture de 22,3 millions d'hectares, soit environ 28,6 % du territoire national, les forêts turques constituent des réservoirs de biodiversité très riches et fournissent des services économiques et écologiques de toute première importance.

Cependant, le changement climatique et l'érosion, conjugués au développement industriel et urbain qui résulte de la forte croissance économique, conduisent à la dégradation des forêts qu’il faut donc préserver. 

 

Objectif 2023 : 30 % de couverture forestière

Pour y faire face, la Turquie a lancé une politique très active de reboisement et d’entretien de ses forêts afin d'augmenter la couverture forestière de 28,6 % à 30 % du territoire national d’ici 2023 et d'améliorer le potentiel de production des biens et services de ces écosystèmes.

L’AFD soutient cette politique depuis 2011 et renouvelle son appui à l’État turc dans la gestion de son programme forestier à travers un accord d’un montant de 150 millions d’euros signé avec le sous-secrétariat d’État au Trésor turc.

 

Comment gérer de manière durable les ressources forestières turques ?

Un accord qui permet de soutenir la Direction générale de la forêt turque dans la gestion durable de ses ressources forestières et de concourir ainsi à la réduction de l’empreinte carbone du pays.

Au programme :

  • de nouvelles plantations sur environ 375 000 ha ;
  • des plantations anti-érosion sur 688 000 ha ;
  • la réhabilitation des forêts et des pâturages ;
  • des dispositifs de lutte contre les incendies ;
  • le développement des systèmes d’information géographique ;
  • et le soutien socio-économique aux villageois forestiers.

Cette signature vient compléter une collaboration technique initiée en 2013 entre la Direction générale de la forêt turque et l’Office national des forêts français autour :

  • d’échanges d’expériences, d’outils et de savoir-faire en matière de lutte contre l’érosion et contre les feux de forêts ;
  • et de l’adaptation des forêts aux changements climatiques, particulièrement sensibles en Méditerranée.

Deux accords qui traduisent l’appui constant de l’AFD à la Turquie pour la mise en œuvre de politiques en faveur du climat et de l’environnement.



Un projet innovant sur l’emploi des femmes et les conditions de travail en Turquie

29/12/2016

L’agence d’Istanbul a signé le 7 décembre avec la banque de développement TSKB , partenaire historique de l’AFD en Turquie et membre d’ IFDC , une nouvelle opération pour financer des PME qui souhaitent améliorer les conditions de sécurité au travail de leurs salariés et soutenir l’emploi des femmes en Turquie.

 

Emploi : promouvoir l’égalité femmes-hommes

 

L'AFD et la banque de développement TSKB lancent ensemble un projet novateur qui fait la part belle au genre et à la sécurité !

Ce nouveau projet, qui prend la forme d'une ligne de crédit, entend financer les investissements des entreprises qui soutiennent l’égalité femmes-hommes et l’emploi des femmes ainsi que les investissements en matière de santé et de sécurité.

C'est également la première ligne de crédit de l'AFD ayant le genre comme objectif principal : peut-être le début d'un label genre ?

Au programme : 

  • accompagner la mise en conformité des entreprises avec la réglementation turque en matière de santé et de sécurité au travail ;
  • et sensibiliser les entreprises, en particulier les PME, aux questions liées à l’emploi des femmes et à l’égalité professionnelle entre hommes et femmes.

 

Une coopération renforcée avec TSKB

Le directeur du groupe AFD en Turquie, Bertrand Willocquet, a expliqué l’importance de ce financement : « Ce financement est essentiel pour renforcer notre coopération avec TSKB et pour répondre aux enjeux importants pour la Turquie.

Le pays s’est fixé un objectif économique ambitieux : faire partie des 10 premières économies mondiales d’ici 2023.  »

 

Marché de l'emploi : ne plus oublier les femmes 

« Pour cela, l’augmentation de la participation des femmes au marché du travail et l’amélioration des conditions de sécurité au travail sont des conditions nécessaires.

L’AFD est donc fière de se positionner avec TSKB pour promouvoir l’égalité hommes-femmes en termes d’opportunités d’accès et de maintien dans l’emploi et pour contribuer à la réduction des obstacles à la sécurité au travail.

La confiance mutuelle que nos établissements entretiennent depuis 10 ans nous a permis de travailler ensemble sur un projet véritablement innovant et porteur qui constitue certainement une première dont nous sommes très fiers. »

Un programme d’assistance technique financé par la banque elle-même permettra par ailleurs :

  • d’assurer la bonne mise en œuvre du projet ;
  • d'assurer l’appropriation de ces nouveaux sujets au sein des équipes de TSKB ;
  • d’avoir un effet systémique en favorisant les synergies entre les différentes parties prenantes (organisations professionnelles, ONG, acteurs publics).

 

►  Communiqué de presse en turc



Performance environnementale dans l’industrie : l’AFD et Halkbank lancent un nouveau projet Sunref

27/06/2016

Le 27 avril dernier, une nouvelle ligne de crédit Sunref a été signée lors d’un séminaire organisé pour lancer le label et identifier les opportunités dans les marchés des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique dans l’industrie en Turquie.

 

Cinq lignes de crédit bancaire vertes en Turquie

 

Entre 2006 et 2015, l’AFD a développé cinq lignes de crédit bancaire vertes en Turquie, désormais regroupées sous le label Sunref :

  • quatre d’entre elles sont dédiées au financement de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables ;
  • la cinquième est liée au soutien du tourisme durable et des énergies renouvelables innovantes (biomasse, solaire).

 



C’est ce label et les projets qu’il recouvre qui ont été présentés le 27 avril au Palais de France par l’AFD et ses partenaires bancaires et institutionnels.


À cette occasion, huit entreprises turques ont été récompensées pour l’excellence de leurs investissements verts.

Le KOSGEB (organisation publique turque d’aide au développement des PME), la TSKB (banque privée d’investissement et de développement) et Halkbank ont également reçu un prix pour leur engagement dans un développement durable aux côtés de l’AFD en Turquie.

 

 

 

Soutenir l’industrie turque et améliorer son efficacité énergétique


Par ailleurs, le séminaire a vu la signature d’une nouvelle ligne de crédit Sunref entre l’AFD et son principal client bancaire en Turquie : la banque publique Halkbank.

Cette convention porte sur une ligne de crédit de 100 millions d’euros (dont 50 millions confirmés) et a pour ambition de financer les investissements verts (eau, déchets, énergie, dépollution) des industriels turcs, en particulier des zones industrielles organisées (ZIO).


Une assistance technique pour assurer la pérennité du partenariat


Le financement est accompagné d’une assistance technique qui :

  • assurera la communication autour du dispositif, la promotion des expertises et savoir-faire français ;
  • assurera le soutien technique aux opérateurs (banque, entreprises et zones industrielles organisées) ;
  • et cherchera à mettre en place un dispositif de soutien et de labellisation de zones industrielles d’excellence.


Enfin, en rassemblant des participants d’horizons variés (institutionnels, banques partenaires, entreprises françaises et turques, consultants, experts…), l’AFD a également souhaité donner une dimension plus large à ce séminaire et offrir à l’ensemble des parties prenantes des secteurs de l’énergie et des services environnementaux la possibilité d’échanger autour des opportunités du marché industriel turc.
 



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


 
 
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