Avec une population de 77 millions d’habitants, un PIB de 800 Md USD (qui en fait la 18ème économie mondiale en 2014) et un revenu par tête supérieur à 10 000 USD par an, la Turquie connaît un développement économique et social remarquable. Puissance émergente de la région euro-méditerranéenne, elle est en outre membre de l’OCDE et du Forum économique “G20” (présidence en 2015) et candidate à l’adhésion à l’UE. Le pays occupe une place stratégique au carrefour de l’Europe, de l’Asie et du Moyen-Orient.

Pour répondre aux enjeux liés à l’emploi, l’énergie et l’environnement, conjugués à une forte disparité régionale, la Turquie s’engage sur la voie d’une croissance plus équitable et plus sobre en carbone, intégrant pleinement la place de l’homme dans la société. Le pays a ratifié le protocole de Kyoto en 2009, arrêté une stratégie de lutte contre le changement climatique et renouvelé son engagement en faveur d'un développement durable à l'occasion de la conférence des Nations Unies Rio+20.

La coopération entre la France et la Turquie s’appuie sur une relation ancienne, sur une concertation étroite sur les grandes questions de l’agenda régional et international et sur des échanges économiques importants. La coopération bilatérale en faveur de la protection de l’environnement fait l’objet d’un accord-cadre signé en 1996.

À la une

Investir dans la formation professionnelle pour le renforcement de la sécurité hydrique

27/05/2014

C’est à l’occasion du 3e forum international sur l’eau organisé à Istanbul du 27 au 29 mai 2014 que l’AFD, représentée par M. David Willecomme de l’agence d’Istanbul, est intervenue pour présenter le rôle d’un bailleur de fonds dans le financement de la formation professionnelle dans le domaine de l’eau.

Cette intervention a pris place dans le cadre du side-event sur le rôle de la formation professionnelle dans le renforcement de la sécurité hydrique organisé par le réseau méditerranéen des centres de formation aux métiers de l’eau Aqua for Med. Sont notamment intervenus en tant que panelistes lors de cet évènement : le Directeur de l’Institut de l’eau et d’assainissement de Rabat (IEA) M. Samir Bensaid, le Directeur de l’Office internationale de l’eau (OIEAU) M. Jean-François Donzier, le directeur du Syndicat Interdépartemental d’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP) M. Doyen Laurent et le Chef de pôle de l’administration de l’eau et des canalisations d’Istanbul (ISKI) M. Fatih Yildiz.

Au-delà de son soutien financier aux projets de développement durable, l’AFD est également active dans l’appui au renforcement des capacités de ses partenaires et cela dans ses différents secteurs d’interventions. Elle a mis en place dans ce domaine plusieurs partenariats (comme avec l’Office International de l’Eau ou AgroParisTech dans le domaine de l’eau) et s’appuie également sur son université d’entreprise le CEFEB (centre des études financières économiques et bancaires) située à Marseille.



2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



L’AFD s’engage de nouveau à financer le transport urbain à Izmir

10/03/2014

Pour contribuer à  la réalisation de deux projets de lignes de tramway , l'AFD signe un co-financement s'élevant à 165 millions d'euros avec la Société financière Internationale et l'ING Bank le 10 mars 2014 à Izmir. Ces deux projets, dont la réalisation totale s’élève à 243 millions d'euros, s’inscrivent dans le programme global (2010-2030) de développement des transports publics de la ville visant à favoriser un développement urbain durable.

 

Cette nouvelle coopération financière s’inscrit dans la continuité d’un premier financement de 159 millions d'euros conclu en 2013 par les trois institutions pour le renforcement du transport maritime d’İzmir.

Dans le cadre de ce nouveau cofinancement, l’AFD ainsi que la SFI et ING Bank financeront à parts égales la construction de deux lignes de tramway qui remplaceront les lignes de bus desservant actuellement Konak et Karşıyaka le long de la baie d’İzmir. De longueurs respectives de 9,5 km et 12,3 km, ces deux lignes permettront de soulager le réseau de bus tout en améliorant l’accès des zones périphériques au centre historique de la baie.

Ce nouveau mode de transport rapide, fiable, confortable et moins émissif en carbone offrira ainsi une solution alternative à l’usage de véhicules privés et devrait permettre d’économiser 59 kilotonnes de CO2. Ce renforcement du transport urbain favorisera à terme l’amélioration de la qualité de vie de la population smyrniote.

La signature s'est faite en présence d'Aziz Kocaoğlu, maire de la municipalité métropolitaine d’Izmir, les représentants de l’AFD, ainsi que ceux d’ING Bank et la Société financière internationale qui coordonne le financement.

Pour en savoir plus sur les projets de l'AFD en Turquie, cliquer ici



L’AFD renouvelle son appui financier à la politique forestière volontariste de la Turquie

05/02/2014

Premier pays forestier du Sud de la Méditerranée par l’importance de ses massifs (27% du territoire national), la Turquie subit de plein fouet les impacts associés au dérèglement climatique dans la région. Le nouveau prêt de l’AFD vient en appui à des actions de reforestation et de restauration.

Une politique extrêmement volontariste…
Associés au développement industriel et urbain qu’induit une croissance économique soutenue, les impacts dus au dérèglement climatique se traduisent en Turquie par la dégradation régulière des milieux forestiers et par une érosion parmi les plus importantes au monde.

foret


Face à ces risques, la Turquie a engagé depuis 2008 une politique extrêmement volontariste de reforestation. La Direction Générale des Forêts (DGF) turque s’est ainsi fixé comme objectif d’atteindre 23 millions ha de couverture forestière en 2023 et met en œuvre une politique de reboisement volontariste qui la place dans le groupe de tête des pays les plus actifs en la matière à l’échelle internationale. Plus de 400 000 ha/an de forêts ont ainsi été restaurés depuis 2008 au travers d’un programme national qui comprend également d’importants efforts  en matière de contrôles des risques érosifs et des risques d’incendie.

… Que l’AFD soutient
L’AFD soutient ce programme ambitieux depuis 2011. Le second du genre, un prêt de 150 millions d’euros a été signé le 27 janvier qui viendra ainsi en appui des investissements de la Direction Générale des Forêts turques.

Ce prêt va contribuer à la reforestation d’environ 380 000 ha, à la restauration de près de 310 000 ha de forêts dégradées, à des travaux de contrôle de l’érosion sur plus de 650 000 ha. Il accompagne également les efforts de la DGF pour faire évoluer son modèle de gestion forestière d’une approche essentiellement axée vers la production de bois à une prise en compte des multiples biens et services rendus par les forêts sur le plan économique et social. L’AFD accompagne ainsi la mise sous aménagement multifonctionnel de plus de 36 000 ha, ainsi que la réalisation d’inventaires de la biodiversité forestière, qui, malgré son caractère exceptionnel -la diversité biologique de la Turquie est supérieure à celle du continent européen- est encore mal connue.

 



Générer des revenus pour les populations rurales
Favorable au développement durable des territoires, le prêt comprend un volet spécifique d’appui aux missions de développement local de la Direction Générale des Forêts en faveur des 10% de la population turque qui vit en ou en périphérie des forêts et qui sont les plus pauvres du pays.
Ces actions visent le développement d’activités génératrices de revenus en milieu rural (soutien à l’entreprenariat et à l’artisanat local, appui aux activités agricoles, formation) ou un meilleur accès de ces populations à des énergies renouvelables et sans impact sur les forêts (énergie solaire par exemple). Elles devraient générer la création de plus de 50 000 emplois ruraux.

Un dialogue franco-turc très riche actif en matière d’environnement
Cet appui financier accompagne la collaboration technique initiée en 2013 sur financements de l’AFD entre la Direction Générale de la Forêt turque et l’Office National des Forêts (ONF) français dont l’objectif est de de multiplier les échanges d’expérience, d’outils et de savoir-faire entre les deux grands pays forestiers. Ce programme de coopération technique et financier s’inscrit dans le cadre d’un dialogue franco-turc très nourri en matière d’environnement, les deux pays partageant de nombreux enjeux pour le développement durable de la région Méditerranéenne.

Le dérèglement climatique, une menace pour les forêts turques

Premier pays forestier du Sud de la Méditerranée, la Turquie a vu ces ressources se dégrader sous l’effet conjugué du surpâturage et surtout du développement urbain et industriel. Plus de 50% des forêts sont aujourd’hui considérés comme fortement dégradés, au point que certaines zones ont quasiment perdu tout leur couvert arboré.

 

foret


Les effets de ces facteurs anthropiques (d’origine humaine) sur les forêts sont aujourd’hui exacerbés par les impacts du dérèglement climatique. Le réchauffement du climat est en effet particulièrement sensible en Méditerranée, où il provoque une baisse des précipitations au printemps et en été et une augmentation des températures

Oiseaux, eau, terre et feux
Les nouvelles conditions climatiques provoquent d’importants changements en forêts ainsi qu’un dépérissement des écosystèmes dû au stress hydrique (manque d’eau) ou à leur moindre résistance aux agresseurs).
Les conséquences de ces changements sont importants à la fois en termes d’érosion (on estime que la Turquie perd plus de 700 millions de tonnes de sols par an), mais également en termes de sensibilité au risques de feux de forêts

Les impacts du premier soutien de l’AFD
Les objectifs du premier prêt d’un montant de 150 000 millions octroyé à la DGF en 2011, centrés sur les actions de restauration forestière et de lutte contre les risques érosifs ou d’incendie ont été atteints à plus de 90%, une performance liée aux excellentes capacités de la DGF turque, créée en 1839 et qui emploie aujourd’hui 39.000 agents réparties dans 27 centres régionaux.

plantation
Cette contribution financière a ainsi contribué à la reforestation ou la réhabilitation sur 365.000 ha et à des travaux de maîtrise des risques érosifs sur 490 000 ha. Dans le domaine de la lutte contre les feux de forêts, la Direction Générale des Forêts, qui collabore en la matière depuis plusieurs années avec la Sécurité Civile française, figure parmi les plus performantes de la région méditerranée pour son temps de réaction entre le démarrage des feux et celui de l’intervention des services de lutte anti-incendie qui a été ramené à 18 minutes en 2012.

L’AFD en Turquie
Installée en Turquie depuis 2005, l’AFD développe avec ce pays une collaboration technique et financière centrée sur les problématiques relatives au changement climatique.
Axée dans un premier temps sur la question de l’atténuation des impacts de la croissance turque sur le climat, par un accompagnement des politiques visant une réduction de l’empreinte carbone, notamment dans les secteurs du transport et de l’énergie, l’intervention de l’AFD s’est récemment élargie au secteur forestier.

signature officielle

La convention de financement de 150 millions d’euros a été signée entre l’AFD et le Trésor turc en marge de la première visite du Président de la République, François Hollande en Turquie et en présence des deux Présidents.
Ce soutien, réalisé aux côtés de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), renforce la relation bilatérale franco-turque sur un enjeu environnemental fort dans la région méditerranéenne.

 



L'AFD présente au Sommet de Varsovie, du 11 au 22 novembre 2013, participe aux négociations internationales sur le climat

11/11/2013

Du 11 au 22 novembre 2013, Varsovie accueille le Sommet international sur le climat (COP 19). La communauté internationale s’y retrouve autour de la question du réchauffement climatique. L’enjeu de cette édition 2013 est double : préparer les conditions permettant d’aboutir à un accord international durable, engageant juridiquement tous les pays, et avancer sur la question du financement des actions « Climat » en précisant le calendrier d’abondement et de démarrage effectif du fonds vert prévus en 2014.

L’AFD, acteur financier majeur de la lutte contre le réchauffement climatique

Avec plus de 12 milliards d’euros octroyés depuis 2005 pour des activités ayant un co-bénéfice positif sur l’enjeu climatique, l’AFD compte parmi les premiers bailleurs de fonds internationaux de la lutte contre le réchauffement climatique. En 2012, le groupe AFD a autorisé l’engagement de 2,4 milliards d’euros de projets « climat » dans les pays en développement.

À Varsovie, l’AFD sera membre de la délégation française et apportera son expérience du terrain et sa connaissance des enjeux Nord-Sud. Conduite par Jean-Yves Grosclaude, Directeur exécutif de la stratégie, la délégation comptera divers experts de plusieurs services de l’AFD et du FFEM, et sera coordonnée par Pierre Forestier, responsable de la Division climat de l’AFD.

Pierre Forestier rappelle : « La COP 19 est une étape incontournable dans le cycle de négociation « Climat ». L’enjeu est fondamental pour les économies, avec des implications majeures sur les modèles de développement et les modes de vie. Il faut démontrer que, saisies à temps, des solutions positives existent pour traiter la question climat sans réduire les ambitions de développement de chacun des pays. »

Les experts climat de l’AFD seront à Varsovie pendant toute la durée du Sommet et disponible pour vous apporter un point de vue d’expert sur :

  • le financement de la lutte contre le réchauffement climatique et plus particulièrement le fonctionnement du Fonds Vert,
  • les enjeux climatiques Nord-Sud,
  • l’Afrique, les pays émergents,
  • la mesure de l’impact climat.

 

Les trois piliers de la stratégie climat-développement de l’AFD pour la période 2012-2016


Pour mener à bien cette mission, l’AFD s’est dotée d’une stratégie climat, assortie d’un plan d’action 2012-2016 qui repose sur trois piliers :

  • un engagement financier pérenne et ambitieux en faveur du climat représentant 50% des octrois de l’AFD dans les pays en développement et 30% des octrois de sa filiale PROPARCO en faveur du secteur privé;
  • une estimation d’impact des projets : une mesure systématique de l’empreinte carbone des projets financés selon une méthodologie robuste et transparente;
  • une politique de sélectivité des projets au regard de leur impact sur le climat, tenant compte du niveau de développement des pays concernés.

Pour se faire, l’AFD a à sa disposition toute une palette d’outils lui permettant d’apporter une réponse adaptée à la situation rencontrée que ce soit de l’aide budgétaire sectorielle à un plan « climat », des outils de marché (fonds propres, mezzanine, prêts, garanties), des instruments de prêts concessionnels ou encore des dons.

La stratégie climat de l’AFD comprend également une approche différenciée selon les géographies :

  • dans les pays émergents d’Asie et d’Amérique latine : l’AFD intervient en priorité sur l’appui aux trajectoires de développement sobres en carbone, via notamment le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, dans plusieurs domaines : transports urbains, collectivités locales, forêts.
  • en Méditerranée, les projets climat constituent autant d’opportunités pour construire les éléments structurants de son développement durable et résilient au changement climatique (énergie sobre en carbone, ville et transport durables, gestion de l’eau).
  • en Afrique subsaharienne et dans les PMA : les interventions climat ont pour priorité de participer à l’adaptation des économies et des sociétés de ces pays aux effets du changement climatique, mais également de valoriser les potentiels de ces régions en matière d’énergies renouvelables.


Parmi les projets emblématiques récents soutenus par l’AFD en matière de lutte contre le réchauffement climatique :

  • financer les investissements des entreprises dans l’efficacité énergétique en Turquie : en 2011, l’AFD a accordé une ligne de crédit de 50M€ à la Türkiye Kalkinma Bankasi pour financer des projets d’efficacité énergétique.
  • développer des dispositifs de gestion et de couverture des risques climatiques agricoles dans les pays d’Afrique de l’Ouest : l’AFD a contribué en 2012, à hauteur de 1M€, au programme de recherches, initiatives et projets pilotes menés par le Fonds international de développement agricole (FIDA) et par PlaNet Guarantee pour le développement de l’assurance récolte indicielle au Mali, au Sénégal, au Burkina Faso et au Bénin.
  • accompagner une gestion durable des ressources en eau du Maroc : aux côtés de la coopération allemande (KfW), l’AFD a octroyé en 2012 un prêt de 30M€ à l’Office national d’électricité et d’eau potable pour la réalisation de son programme de recherche de fuites et de réhabilitation des réseaux d’adduction d’eau potable de 30 petites et moyennes villes du Maroc dans un but d’adaptation au changement climatique.
  • produire de l’énergie renouvelable et non émissive en Afrique du Sud : dans ce pays à forte intensité énergétique dont le mix est caractérisé par la prépondérance du charbon, l’AFD a octroyé en 2012 un financement de 100M€ afin de participer à la construction d’une centrale solaire à concentration (CSP) d’une puissance de 100 MW avec un récepteur sur tour centrale et un système de stockage thermique permettant de générer de l’électricité en continu. Sa mise en service est prévue en 2018, et il s’agira de la première centrale solaire de ce type et avec ce niveau de capacité de production en Afrique subsaharienne.
  • préserver la biodiversité du Pacifique sud: en partenariat avec le secrétariat général de la communauté du Pacifique (CPS) en Nouvelle Calédonie, le FFEM et l’AFD ont contribué en 2012 et 2013, à hauteur de 1,5M€ chacun, à la mise en œuvre du projet RESCCUE, qui vise à améliorer la résilience des écosystèmes terrestres et marins du Pacifique face aux changements climatiques, par le renforcement de capacité des communautés et la mise en place de paiements pour le maintien des services éco-systémiques, sur des sites représentatifs de la diversité socio-économique, écologique, géographique et culturelle du Pacifique, à Fidji, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et au Vanuatu.
  • soutenir le développement urbain durable en Inde : en 2012, l’AFD a accordé un prêt de 110 M€ en cofinancement avec la coopération japonaise (JICA) et la Banque asiatique de développement pour équiper Bangalore d’une centaine de kilomètres de rails. En 2017, le métro devrait acheminer quotidiennement 1,5 million de personnes et permettre ainsi à la ville de faire face à sa forte croissance démographique en décongestionnant les réseaux de transport existants. Grâce au report modal et à la densification urbaine, la construction du métro devrait permettre d’éviter l’équivalent de 230 000 tonnes de CO2 par an.


Cliquez ici pour accéder à la newsletter AFD de novembre 2013, édition dédiée au Sommet de Varsovie .

Cliquez ici pour consulter l’ensemble des initiatives de l’AFD en matière de lutte contre le réchauffement climatique  disponibles sur le portail climat .






 



 
   
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