Communiqués

L’AFD engage 35 millions d’euros en faveur de l’Outre-mer

07/07/2010

Développement durable en Guadeloupe, infrastructures scolaires et de transport en Guyane, l’AFD engage 35 millions d’euros en faveur de l’Outre-mer.

L'AFD intervient auprès des collectivités françaises d'Outre-mer, dans son métier traditionnel d’institution financière, lorsque celles-ci sollicitent un financement auprès d’elle. Les lignes directrices de la politique générale de l’AFD sont définies en étroite collaboration  avec le Ministère chargé de l’Outre-mer, qui est l’un des représentants de l’Etat à son Comité de l’Outre-mer et à son Conseil d’administration.

Dans le cadre de son activité habituelle, le Conseil d’administration du 8 juillet 2010 a décidé :

Guadeloupe : politique de développement durable de la Région

L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 25 millions d’euros à la Région Guadeloupe pour accompagner sa politique de développement durable.

En matière d’environnement, la Guadeloupe est en retard dans certains secteurs (notamment la gestion des déchets) et particulièrement exposée dans d’autres (notamment les risques naturels et climatiques). Le plan de relance de la Région comporte un volet environnemental volontariste. Le prêt de l’AFD contribuera au financement de ce plan de relance et permettra à la Région de poursuivre sa stratégie d’accompagnement des autres collectivités en matière de traitement des déchets et de gestion des risques naturels, secteurs jugés comme structurants et prioritaires pour la Guadeloupe. Il contribuera notamment au lancement du projet de plateforme environnementale multi filière de la Gabarre, aux opérations de lutte contre les inondations des rivières, à la réalisation d’ouvrages pour la protection des zones littorales ainsi qu’à la mise aux normes HQE de deux centres gérontologiques.

Guyane : infrastructures scolaires et de transports

 L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 10 millions d’euros au Département de la Guyane pour le financement de son programme d’investissement 2010, notamment pour les infrastructures scolaires et de transport.
Dans le domaine de l’éducation, la Guyane doit faire face à la croissance rapide des besoins en infrastructures et en services scolaires, en raison de la forte croissance démographique (3,6% par an). Par ailleurs, avec une superficie de 83.500 km2, le département est confronté à un important défi d’aménagement du territoire, pour désenclaver les communes, favoriser le développement économique et touristique et améliorer la sécurité routière.

Le concours de l’AFD financera partiellement le programme d’investissement 2010 du Département en infrastructures scolaires (construction et réhabilitation d’établissements scolaires) et de transports (construction et réhabilitation de routes).

Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis plus de soixante ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique de développement définie par le Gouvernement français.
Présente sur le terrain dans neuf collectivités d’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète. Ces projets peuvent être portés par les pouvoirs publics locaux, les entreprises publiques ou le secteur privé et associatif.
En 2009, l’Agence a consacré près d’un milliard d’euros au financement d’actions dans l’Outre-mer (sur un total de 6,2 milliards) selon quatre axes d’intervention : l’accompagnement des politiques publiques, le financement des PME, la préservation de l’environnement et la coopération régionale. Ils  ont notamment concerné la mise à disposition de facilités d’investissement pour 20 000 entreprises qui bénéficieront à 14 000 emplois, l’amélioration de réseaux d’assainissement qui serviront à 82 000 personnes, la construction et la réhabilitation de salles de classes qui profiteront à 22 500 élèves.

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Laure Weisgerber, weisgerberl@afd.fr

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L’AFD déploie plus de 675 millions d’euros en faveur du développement durable

07/07/2010

Education au Mali et au Burundi, énergie au Rwanda et au Kenya, transport urbain en Jordanie et en Colombie, chauffage urbain en Chine, forêt au Congo, eau en Tunisie et dans le Bassin du Niger… : à l’occasion de son Conseil d’administration du 8 juillet 2010, l’AFD déploie plus de 675 millions d’euros en faveur du développement durable.

Burundi : renforcement de l’éducation et de la formation

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 2,586 millions d’euros à la République du Burundi pour contribuer au financement de son Plan Sectoriel de l’Education et de la Formation (PSDEF). Ce concours est accordé dans le cadre d’un Contrat de Développement et de Désendettement (CDD), qui prévoit le refinancement sous forme de don de la dette publique du Burundi à l’égard de la France.

Avec un PIB par habitant évalué à 126 dollars en 2008, le Burundi est l’un des plus pauvres pays du monde. Il est classé à la 174ème place sur 182 à l’Indicateur de Développement Humain du PNUD. Dans le secteur éducatif, le taux d’achèvement du primaire (46%) reste l’un des plus bas d’Afrique sub-saharienne. L’Etat s’est fortement engagé en faveur de l’éducation et a adopté en 2009 le PSDEF, qui précise notamment les besoins en termes d’enseignants à recruter et les mesures à mettre en œuvre pour mieux gérer les ressources humaines de ce secteur.
Ce programme permettra d’assurer le financement sur trois ans des coûts salariaux de 1.230 enseignants recrutés en 2010 et de mettre en place des outils de suivi et de pilotage de la politique de recrutement des enseignants.

Rwanda : programme d’accès à l’électricité

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 3,289 millions d’euros à la République du Rwanda pour contribuer au financement de son programme national d’accès à l’électricité. Ce concours est accordé dans le cadre d’un Contrat de Développement et de Désendettement (CDD), qui prévoit le refinancement sous forme de don de la dette publique du Rwanda à l’égard de la France.
Au Rwanda, dont les moyens de production d’électricité et les infrastructures de réseau sont insuffisants, moins de 6% des ménages sont desservis en électricité. Le gouvernement a adopté en 2008 une stratégie énergétique qui affirme que le secteur de l’énergie doit contribuer à la croissance économique du pays et à l’amélioration des conditions de vie des populations de manière durable et responsable. Il a lancé en 2009 un vaste programme national d’accès à l’électricité, dont l’objectif est de raccorder en moyenne chaque mois 4.600 nouveaux ménages. Le financement de ce programme est mis en œuvre dans une approche harmonisée avec les autres bailleurs de fonds.

Ce concours sera principalement affecté au financement d’investissements, notamment dans le district de Nyamagabe, dans la Province du Sud. Il permettra  d’améliorer les conditions de vie des populations et des services sociaux (écoles, hôpitaux) et facilitera le développement économique du pays.

Jordanie : amélioration du transport urbain à Amman

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un financement (prêt de 166 millions de dollars et subvention de 200.000 euros) à la municipalité d’Amman pour appuyer sa politique de mobilité et de transport urbain.

Avec 2,6 millions d’habitants, la ville d’Amman rassemble 39% de la population jordanienne, environ 80% du secteur industriel et 55% des emplois du pays. La municipalité a sollicité l’AFD pour mettre en œuvre son programme d’investissement en matière de transport public, qui inclut, sur 15 ans, 6 lignes de Bus Rapid Transit (BRT) et trois lignes de métro léger (LRT). Ce programme vise l’amélioration de la mobilité dans Amman par la création d’une offre de transports collectifs fiable, sûre, rapide, confortable et abordable économiquement. Il permettra notamment un plus grand accès des populations pauvres aux services des transports et une réduction des temps de transports et des dépenses des ménages.

Des entreprises françaises pourront se positionner sur les créneaux de l’opération de service, de l’ingénierie, des services et des équipements. La Mairie de Paris et le Syndicat des Transports d’Ile de France sont associés au projet.

 Chine : amélioration de réseaux de chauffage urbains

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi de deux prêts d’un montant global de 68 millions d’euros à la République populaire de Chine pour un programme d’installation de réseaux de chaleur à Taiyuan et à Jinzhong.
Les réseaux de chauffage urbains chinois, fortement émetteurs en gaz à effet de serre, sont un enjeu énergétique et environnemental majeur. Constitués de chaufferies au charbon directement insérées dans le tissu résidentiel, ces réseaux sont inefficaces et très polluants. Le programme concerne Taiyuan, capitale de la province de Shanxi, et la préfecture de Jinzhong. Il porte sur la construction de deux réseaux primaires de distribution de chaleur, équipés de stations d’échange de chaleur, tous deux alimentés par des centrales à cogénération.

L’AFD a accompagné la préparation de ce programme par une campagne d’information et d’échange avec les entreprises françaises du secteur. Chacun de ces programmes permettra d’éviter notamment l’émission de plus de 400.000 tonnes de CO2 par an.

Colombie : amélioration du transport urbain à Bogota

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 125 millions de dollars à la République de Colombie pour le programme de développement de transport urbain de Bogota.
Le « Transmilenio » est un système de bus rapides qui dessert Bogota et ses 7 millions d’habitants depuis les années 2000. Il est fondé sur le principe de corridors réservés à des bus articulés de grande capacité (ou BRT) et dispose d’un réseau de 75 km. La priorité aux feux rouges et des ouvrages spécifiques de franchissement des grands carrefours (viaducs ou souterrains) permettent une vitesse commerciale des bus proche de 30 km/h.

Le programme augmentera le réseau de 37 km, selon 4 nouveaux axes de desserte, ce qui permettra d’assurer 2,2 millions de déplacements par jour, contre 1,55 avant l’extension. Cette extension aura un impact social, avec l’amélioration de la mobilité urbaine des populations à faibles revenus, et économique, en favorisant la réduction de la congestion urbaine. Il permettra par ailleurs de réduire d’environ 100.000 tCO2 par an l’émission de gaz à effet de serre.

Colombie : amélioration du transport urbain à Medellin

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 250 millions de dollars à la municipalité de Medellin pour le volet « transport » du Projet urbain intégral du centre-est de la ville.

Certaines grandes municipalités colombiennes ont, ces dernières années, su tirer parti de leur autonomie politique et financière pour mener des politiques novatrices et initier des changements. Medellin, après s’être illustrée par des taux de criminalités rarement atteints, semble ainsi être passée, depuis 2004, « de la peur à l’espérance ». La municipalité met ainsi en œuvre un « Projet urbain Intégral » (PUI) centro-oriental pour financer des actions dans un « corridor verde », où vivent 300.000 personnes, en majorité pauvres. Le volet transport de ce projet est composé d’un tramway roulant sur une distance de 4 km et de deux lignes de métro-câble destinées à désenclaver deux quartiers sur les collines.

Ce projet constitue le premier prêt en direct à une municipalité colombienne et contribue au développement des villes durables colombiennes. Il aura d’importants effets sociaux (lutte contre la violence et l’exclusion sociale et amélioration des conditions de vie des populations pauvres), environnementaux (développement d’infrastructures « propres ») et sur la croissance économique (appui aux investissements et attractivité de la ville).

 Mali : renforcement de l’éducation

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 8 millions d’euros à République du Mali pour appuyer son Programme d’Investissement du secteur de l’Education (PISE III).

Le Mali est classé 178ème sur 182 pour l’Indice de Développement Humain du PNUD, avec un taux d’alphabétisation des adultes estimé à 26%. Consciente de l’importance de l’éducation et de la formation pour assurer le développement économique et social du pays, les autorités considèrent ce secteur comme une priorité nationale. Le concours doit permettre d’appuyer la politique sectorielle en soutenant plus particulièrement le développement de l’enseignement secondaire général. Il comporte trois composantes : un appui pour la construction et l’équipement de trois lycées publics et la réhabilitation d’un lycée, un programme de renforcement de capacités des acteurs de l’enseignement secondaire et une aide budgétaire sectorielle.

 Mali : appui au secteur privé

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention, sur fonds délégués par l’Union européenne, de 4,8 millions d’euros à la République du Mali pour le financement partiel du Programme d’Appui au Secteur Privé (PASP).

Les entreprises maliennes souffrent d’un manque de compétitivité, dont les causes sont d’ordre structurel ou liées au faible niveau de leurs capacités ou des services locaux. Cette situation n’incite guère les banques à financer leurs investissements. Le PASP mis en œuvre par le gouvernement a pour objet de contribuer au développement d’un secteur privé adapté aux contraintes du marché et de la concurrence des importations. Ce programme vise à conforter la place des entreprises dans leur rôle moteur de croissance de l’économie, à contribuer à la structuration des organisations représentatives du secteur privé, à accompagner les banques dans leur rôle de financement de l’économie et à renforcer la qualité de l’environnement des affaires. Le projet est constitué par un service d’appui aux entreprises privées et par un Fonds catalytique. L’AFD a contribué à ce projet à hauteur de 7,4 millions d’euros en juin 2009. Cette nouvelle contribution de 4,8 millions d’euros, apportée par l’Union Européenne, sera également mise en œuvre par l’AFD.

Mali : aide budgétaire

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 10 millions d’euros à République du Mali pour le financement de son programme économique et financier.

Dans un environnement économique assaini et en dépit de sa vulnérabilité aux chocs exogènes (chocs climatiques, crise alimentaire, choc pétrolier…), le Mali connait depuis plusieurs années des performances de croissance honorables, de l’ordre de 5% par an. Cependant, avec une croissance démographique annuelle de 3,6%, ces performances économiques ne sont pas suffisantes pour obtenir des résultats significatifs en termes de lutte contre la pauvreté. Pour atteindre ses objectifs ambitieux de croissance et de lutte contre la pauvreté, les autorités souhaitent mettre en place un environnement économique favorable et poursuivre l’assainissement financier entrepris dans le cadre du programme soutenu par le FMI. Ce concours couvrira le besoin de financement de l’Etat pour son programme économique et financier pour les années 2010 et 2011.

Ouganda : financement de logements

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 10 millions de dollars à Housing Finance Bank (HFB) pour le refinancement de son activité de prêts au logement.

Avec une population de 32 millions d’habitants, l’Ouganda est classé 145ème sur 182 à l’Indice de Développement Humain du PNUD. Le pays est encore très rural, malgré une urbanisation rapide et une forte croissance démographique (3% par an). Le marché du financement du logement est très concentré et dominé par trois banques. La HFB, banque publique, détient 60% de ce marché et en est le leader historique. Quoique contraint, ce secteur est dynamique, avec une croissance annuelle moyenne depuis 2002 des prêts de 15% en nombre et de 28% en volume. Toutefois, moins de 1% des foyers a accès aux prêts hypothécaires.

Le concours permettra de développer l’activité de financement du logement, d’encourager le financement de la promotion immobilière et d’accompagner la HFB dans sa phase de transition et sa croissance.

Kenya : financement de projets d’efficacité énergétique

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une ligne de crédit en dollars d’un montant équivalent à 30 millions d’euros à la Co-Operative Bank of Kenya et à la CfC Stanbic Kenya pour le financement de projets d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique dans l’agrobusiness et l’hôtellerie.

Le mix énergétique kenyan est caractérisé par l’emploi massif de la biomasse sous ses formes les moins performantes en termes de rendement énergétique, ce qui engendre notamment un phénomène préoccupant de déforestation. Par ailleurs, la part occupée par les énergies fossiles dans ce mix énergétique devrait croitre sous l’effet de l’augmentation des capacités thermiques du pays et de la sècheresse. Ces évolutions laissent prévoir un impact significatif sur la facture énergétique kenyane et pèseront sur la compétitivité des secteurs économiques tournés vers l’exportation.

Par l’intermédiaire de deux banques locales partenaires, le projet financera des unités de production d’énergie renouvelable de taille petite et moyenne (comprises entre 0,5 et 8 MW pour un investissement minimum de 10 millions d’euros), construites par des entreprises agro-industrielles kenyanes et par des producteurs indépendants d’énergie. Il amènera progressivement le secteur bancaire commercial vers le financement de projets innovants

République Démocratique du Congo : gestion durable de la forêt

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 5 millions d’euros à la République Démocratique du Congo pour appuyer sa gestion durable de sa forêt.

En RDC, les forêts occupent 62% du territoire national et la flore et la faune représentent un patrimoine inestimable de biodiversité. La superficie consacrée à la production formelle de bois s’élève à 10 millions d’hectares et les aires protégées représentent 11% de ce territoire. Le secteur forestier formel représenterait moins de 1% du PIB et 15.000 emplois directs. Mal connu et encore peu suivi, le secteur informel représenterait plus de 90% de l’activité en volume de cette filière (bois d’œuvre et bois énergie).

Après une longue période de conflit dans  les années 90, le pays a initié une refonte de son cadre législatif régissant l’exploitation forestière. La politique forestière bénéficie ainsi à présent d’un cadre adéquat au niveau des textes principaux, mais elle manque cruellement d’application, en raison de carences sur les titres forestiers, du manque de texte d’application de la loi forestière et de moyens humains et matériels. Le projet permettra de favoriser le démarrage de l’élaboration des plans d’aménagement des concessions forestières afin de créer une dynamique d’aménagement durable, capable de s’étendre rapidement à l’ensemble des massifs forestiers de la RDC.

République de Mauritanie : aide budgétaire

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 3 millions d’euros à la République de Mauritanie pour le financement de son programme économique et financier.

La Mauritanie a été durement éprouvée par la crise alimentaire en 2007/2008, puis par la crise économique mondiale en 2009. Les conséquences de ces chocs externes ont été exacerbées par une crise politique interne, qui a entrainé une diminution des flux d’aide extérieure ainsi que par la baisse de la production de pétrole. L’élection présidentielle de juillet 2009, qui marque le retour à la légalité constitutionnelle, a permis la reprise des relations avec la communauté internationale. Un nouveau programme économique a été élaboré par le gouvernement pour mener les réformes structurelles indispensables à la croissance et à la réduction de la pauvreté et un accord a été approuvé en mars 2010 avec le FMI. Ce concours couvrira le besoin de financement de l’Etat pour son programme économique et financier pour l’année 2010.

Bassin du Niger : gestion de l’eau du fleuve Niger

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 3,4 millions d’euros à l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) pour soutenir cette institution dans le processus d’acquisition, le traitement et la modélisation des données, afin de gérer de manière efficiente les ressources en eau du bassin du fleuve Niger.

 Le fleuve Niger, long de 4.200 km et qui couvre 1,5 million de km2, est partagé par neuf pays d’Afrique de l’Ouest. Le bassin est confronté à un enjeu critique de mobilisation de la ressource en eau, face à une réduction importante des écoulements de surface et à une forte augmentation des besoins et usages d’une population en croissance rapide. Une autorité de gestion de cette ressource a été créée en 1980, l’ABN, pour promouvoir la coopération entre les Etats membres. Le processus politique d’intégration a été mené avec succès et a permis d’adopter en 2007 un Plan d’action pour le développement durable du Bassin du Niger, puis, en 2008, mettre en place un programme d’investissements, qui comprend la construction de trois barrages. Cependant, la réussite de l’ensemble de ces projets dépend avant tout de la capacité d’ABN à devenir la principale autorité de référence et l’ordonnateur de l’ensemble des décisions sur ces questions.

Le projet permettra de doter l’Autorité des moyens lui permettant d’assurer avec efficience le suivi des ressources en eau et des grands ouvrages hydrauliques, pour une gestion harmonieuse, intégrée et coordonnée des ouvrages.

 Tunisie : sécurisation de la production d’eau potable

 Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 40 millions d’euros à la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des eaux de Tunisie (Sonede) pour un programme de sécurisation des capacités de production et d’adduction d’eau potable.

Le taux de couverture en eau potable de la Tunisie est de 100%. La Sonede s’impose de maintenir la qualité de ses équipements et d’améliorer l’efficience de son organisation. Le programme vise à renforcer des systèmes de production d’eau potable et de renouveler les conduites de transfert et d’adduction. Il inclut le renouvellement de 340.000 compteurs domestiques, afin de réduire les pertes commerciales. Il devrait permettre d’améliorer le service d’eau potable (diminution des casses et des fuites) d’environ 880.000 personnes, hors le Grand Tunis.

 Territoires autonomes palestiniens : appui aux ONG

 Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 5 millions d’euros à NGO Development Center (NDC) pour un programme d’appui aux ONG palestiniennes afin d’améliorer les services de base aux populations dans les zones défavorisées.

Dans les Territoires palestiniens, les ONG jouent un rôle fondamental dans la société en tant que pourvoyeuses de services essentiels aux populations, en particulier dans les zones les plus défavorisées et difficiles d’accès. Depuis 2002, l’AFD a financé deux projets consécutifs bénéficiant à ces organisations, pour un total de 11 millions d’euros, qui ont permis de construire ou de réhabiliter des infrastructures communautaires et des surfaces agricoles. Ce troisième financement, mené conjointement avec la Banque mondiale, sera mis en œuvre par NDC. Cette ONG, créée en 2006, est issue de l’unité de projet de Welfare Association, dont elle a conservé l’ossature et l’expérience.

Le projet aura trois composantes : le financement des projets portés par des ONG locales sélectionnées par appel à proposition, la structuration du secteur des ONG et le renforcement de la structure de NDC. Il permettra d’améliorer les conditions de vie des populations marginalisées (crèches et maternelles, activités pour les jeunes, formation…), apportera un appui au secteur productif (notamment l’agriculture) et jettera les bases d’un mécanisme attractif pour les autres bailleurs facilitant ainsi la coordination de l’aide.

Thaïlande : réduction d’impact sur la biodiversité des hôtels

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 30 millions d’euros à la Kasikornbank Public Limited Company pour le financement de la réduction d’impact sur la biodiversité des hôtels des zones côtières de Thaïlande.

Le tourisme, contributeur majeur à l’économie thaïlandaise, constitue une menace pour le patrimoine naturel du pays, en particulier pour les zones côtières. Si la politique gouvernementale de soutien au secteur touristique apparait volontaire, elle ne comprend pas aujourd’hui de stratégie de planification intégrant l’environnement. Par ailleurs, l’insuffisance de contrôles de l’application de la règlementation environnementale ne permet pas de garantir l’intégrité des milieux. De multiples initiatives ont émergé pour promouvoir un tourisme plus durable, mais il n’existe aucun dispositif financier favorisant l’engagement des hôtels dans des investissements volontaires de réduction de leur impact sur la biodiversité.

La ligne de crédit, dont le concept a été développé avec le World Wildlife Fund (WWF), ambitionne d’offrir les conditions techniques et financières permettant de catalyser l’évolution environnementale émergente du secteur hôtelier, en se concentrant sur la biodiversité des zones côtières. La Kasikornbank, quatrième banque commerciale privée du pays, assurera la diffusion des concours auprès des bénéficiaires finaux.

 

Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis plus de soixante ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique de développement définie par le Gouvernement français. Présente sur le terrain dans plus de 50 pays, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation des enfants, appui aux agriculteurs et aux petites entreprises, adduction d’eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique… En 2009, l’Agence a consacré plus de 6,2 milliards d’euros au financement d’actions dans les pays du Sud et en faveur de l’Outre-mer. Ces financements concernent notamment la vaccination de 1,8 million d’enfants, l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable de 7,3 millions de personnes et le soutien de 900 000 emplois dans le secteur productif. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser près de 5 millions de tonnes de CO2 par an.

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Lancement de la nouvelle version du site Envoidargent.fr

07/07/2010

A l'occasion du lancement de la nouvelle version du site www.envoidargent.fr, l'AFD,en partenariat avec le ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire,le ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi,le ministère des Affaires étrangères et européennes a le plaisir de vous inviter à une conférence - débat sur le thème des transferts de fonds des migrants et du co-développement

 

A l'occasion du lancement de la nouvelle version du site www.envoidargent.fr
 
l'Agence Française de Développement, en partenariat avec le ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire, le ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, le ministère des Affaires étrangères et européennes a le plaisir de vous inviter à une conférence - débat sur le thème des transferts de fonds des migrants et du co-développement le 8 juillet de 16h à 18h   à l'AFD, 7 rue Roland Barthes, 75012
 
Au travers de débats et partages d’expériences, l’enjeu est de rassembler l’ensemble des partenaires du projet et les utilisateurs du site Internet. Etablissements de transferts, organisations de solidarité issues des migrations, associations, entreprises, fondations, collectivités territoriales, parlementaires, ministères… échangeront leurs points de vue et expériences sur les problématiques d’envoi d’argent des migrants et établiront un premier bilan de cette expérience.


AFD : près d’un milliard d’euros de financements en Outre-mer en 2009

28/06/2010

Avec près d’un milliard d’euros (973 M€) de financements en 2009, le groupe de l’Agence Française de Développement (AFD) a apporté un soutien croissant aux collectivités ultramarines et au secteur privé. Il a activement participé au plan de relance mis en place par le Gouvernement pour atténuer les effets de la crise en Outre-mer. Ces financements s’inscrivent dans une stratégie définie en concertation avec les collectivités concernées et les ministères chargés de l’économie et de l’Outre-mer. En 2010, l’AFD souhaite encore renforcer ce rôle d’appui et de conseil des différents acteurs publics et privés d’Outre-mer.

Appui croissant au secteur privé

En 2009, les activités du groupe AFD dans le secteur privé ont augmenté de près de 20 % par rapport à 2008, pour atteindre 632 M€. Cette progression résulte du rôle confié par le Gouvernement à l’AFD pour la diffusion des instruments de garanties bancaires issus du plan de relance. Ces garanties sont destinées aux entreprises qui doivent faire face à des difficultés de trésorerie liées à la crise économique. Elles ont permis de soutenir plus de 11 000 emplois dans l'ensemble de l'Outre-mer français en 2009.

Les autres interventions de l’AFD en faveur des PME sont également en croissance. L’AFD accorde ses propres garanties destinées au financement des investissements à moyen et long terme des entreprises.

L’Agence représente aussi l’établissement public Oséo pour l’ensemble de ses produits de financement des PME.

L’AFD a mis en place en Nouvelle-Calédonie, aux côtés du Gouvernement et de l’association Graine, un dispositif d’accompagnement et de financement particulièrement attractif, pour les entreprises investissant dans le développement durable du Territoire.

Partenariat renforcé avec les collectivités locales et les acteurs du logement social

L’Agence met à  la disposition des collectivités son savoir-faire dans des domaines de pointe comme l’environnement, le logement social, la gestion de l’eau et des déchets ou bien encore la santé et l’éducation. Le rôle de conseiller et financeur des collectivités locales et de l’ensemble du secteur public Outre-mer a été conforté par le premier Conseil interministériel de l’Outre-mer de novembre 2009.

L’AFD a apporté son soutien aux projets d’assainissement de 11 communes de la Réunion, à la construction, pilotée par la Région Guyane, de 3 lycées devant accueillir plus de 2700 élèves, au projet de développement durable de la Communauté d’agglomération du centre de la Martinique (CACEM), à la construction de 510 nouveaux logements en Nouvelle-Calédonie ainsi qu’au projet de rénovation urbaine des Abîmes, en Guadeloupe.

L’Agence participe enfin aux programmes de restructuration financière de certaines collectivités locales pour leur permettre de retrouver une situation financière équilibrée. En 2009, aux côtés de l’Etat, l’Agence a poursuivi son action en faveur de sept communes en Guadeloupe et de huit communes en Guyane et a accompagné la collectivité de Mayotte dans la définition d’un plan de redressement de ses finances. Au total, l’AFD a apporté 341 M€ de concours au secteur public local.

Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis plus de soixante ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique de développement définie par le Gouvernement français.
Présente sur le terrain dans neuf collectivités d’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète. Ces projets peuvent être portés par les pouvoirs publics locaux, les entreprises publiques ou le secteur privé et associatif.
En 2009, l’Agence a consacré près d’un milliard d’euros au financement d’actions dans l’Outre-mer (sur un total de 6,2 milliards) selon quatre axes d’intervention : l’accompagnement des politiques publiques, le financement des PME, la préservation de l’environnement et la coopération régionale. Ces financements ont concerné l’amélioration du réseau d’assainissement pour 82 000 personnes, la mise à disposition de facilités d’investissements pour 20 000 entreprises qui concernent 14 000 emplois, le soutien à 17 structures de santé pour 68 000 patients et la scolarisation de 22 500 élèves dans les classes construites ou réhabilitées.


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L’AFD et la CPCCAF donnent le coup d’envoi des Universités de la Coopération Consulaire

28/06/2010

Jean-Michel Severino, Directeur général de l’Agence Française de Développement et Omar Derraji, Président de la Conférence Permanente des Chambres Consulaires Africaines et Francophones ont signé le 9 avril 2010 une convention permettant de financer à hauteur de 200 000 € les Universités de la Coopération Consulaire qui se dérouleront du 29 juin au 7 juillet à HEC, à Jouy-en-Josas.

 
L’AFD a souhaité appuyer la CPCCAF dans son projet, afin de permettre à 120 cadres de chambres consulaires africaines, issus de 24 pays africains de participer à un programme de renforcement de capacité des cadres déclinés autour de 13 séminaires, ainsi qu’à 30 présidents d’institutions consulaires de participer avec leur équipe de direction à un séminaire HEC consacré au management stratégique des organisations intermédiaires.
 
Cette convention constitue la concrétisation d’un partenariat initié entre le Ministère des Affaires Etrangères, l’AFD et la CPCCAF visant à la mise en œuvre d’actions en faveur de la structuration et du développement du secteur privé en Afrique par l’intermédiaire des chambres consulaires.
 
Ce projet bénéficiera également de l’appui financier du Centre pour le Développement de l’Entreprise de Bruxelles.
  
A propos de la CPCCAF
Créée en 1973 à l’initiative des présidents Pompidou, Houphouët-Boigny et Senghor, la Conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones (CPCCAF) est le réseau de coopération et d’appui aux chambres consulaires pour le développement et la structuration du secteur privé en Afrique.
Ce réseau unique regroupe aujourd’hui près de 100 organisations intermédiaires de 27 pays francophones, dont 24 africains, dont les compétences couvrent les secteurs du commerce et de l’industrie, des services, de l’artisanat et de l’agriculture.
La CPCCAF, avec les chambres consulaires qu'elle regroupe, se veut le promoteur et l’acteur de cette approche nouvelle du développement qui favorise les activités des entreprises en Afrique, pour catalyser l’investissement privé et favoriser localement la création de richesses.
Dans un contexte marqué par la mondialisation, le tissu économique africain qui se compose essentiellement de très petites entreprises artisanales (TPE) et de petites et moyennes entreprises (PME) est, malgré les dispositifs existants, particulièrement vulnérable.
Aussi, à l’heure de la libéralisation des économies, les chambres consulaires, ont la volonté, pour aider les entreprises africaines à occuper les nouveaux espaces qui se dessinent (CEDEAO, UEMOA, CEMAC, COMESA), d’imposer la reconnaissance du rôle primordial qu’elles ont à jouer en tant que médiateur entre le public et le privé, ainsi qu’en tant que structures autonomes pouvant organiser l’accès des entreprises africaines aux services d’appui financiers et non financiers.


Nomination de Pierre-André PÉRISSOL à la Présidence du Conseil d'Administration de l'AFD

21/06/2010

Par décret paru au Journal Officiel du 22 juin, Pierre-André PÉRISSOL a été nommé Président de Conseil d'Administration de l'Agence Française de Développement.



 
   
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