Communiqués
Lancement des Assises du développement et de la solidarité internationale
Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, a ouvert les Assises du développement et de la solidarité internationale, ce 5 novembre. L'objectif de ces assises : débattre largement de la politique française de développement. Jusqu'en mars prochain, l’ensemble des acteurs du Nord et du Sud – Etat, ONG, syndicats, entreprises, fondations, collectivités territoriales, parlementaires, organismes de recherche, services de l’Etat dans un dialogue d’une ampleur inédite depuis 1997.
Cette concertation couvre l’ensemble des sujets du développement et de la solidarité internationale. Elle est organisée sous forme de cinq chantiers thématiques visant à rénover la politique française d’aide au développement :
- Quelle vision du développement après 2015 , horizon fixé par les Nations unies pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement ?
- Par quels moyens renforcer l’efficacité et la transparence de l’aide ?
- Comment accroître la cohérence des politiques publiques en faveur du développement ?
- Comment renforcer les partenariats avec les acteurs non-gouvernementaux du développement et de la solidarité internationale ?
- Quelle place pour l’innovation et la recherche dans les politiques de développement ?
Une rubrique sur le site Internet du Ministère des Affaires étrangères permet à chacun de suivre ces débats et d’y participer en déposant des contributions écrites.
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De plus, et si vous possédez un compte Twitter, vous pouvez suivre les discussions et donner votre avis sur chacun des cinq grands chantiers des Assises du développement et de la solidarité internationale. Pour cela, suivez sur Twitter le hashtag " #AssisesDevSi |
Un événement de clôture de haut niveau présentera en mars 2013 les objectifs, les priorités et les moyens de cette politique rénovée.
L'AFD et la Ville de Grenoble signent un accord de coopération décentralisée
Le Directeur Général de l’AFD, M. Dov Zerah, et le Maire de Grenoble, M. Michel Destot, ont signé le 25 octobre 2012 à Grenoble, un accord cadre de partenariat. Ils s’engagent ainsi à conduire pour trois ans des actions d’intérêt partagé dans les pays et les zones d’interventions communes.
Le partenariat entre l’AFD et la ville de Grenoble repose sur une double volonté :
- valoriser l’expertise de Grenoble et de ses opérateurs en appui aux interventions de l’AFD en prêts directs aux collectivités du Sud.
- donner un ancrage territorial à l’action de l’AFD en partageant avec Grenoble une réflexion stratégique, en valorisant son ouverture à l’international et son adhésion aux efforts d’aide publique au développement.
Grenoble agit à l'international en réunissant et s'appuyant sur tous les acteurs socio-économiques, culturels et universitaires locaux. Elle met en œuvre des actions de partenariats dans les domaines de l'aménagement urbain, la santé, la culture, la jeunesse, l'environnement, le tourisme, l'éducation. Elle travaille avec 20 villes dans le monde et notamment avec les villes de Bethléem, Chisinau, Constantine, Halle, Kaunas, Ouagadougou, Oujda, Phoenix, Rehovot, Sevan, Sfax ou Suzhou.
La démarche menée par la ville de Grenoble illustre bien l’appui apporté par les collectivités à leurs homologues pour assumer et renforcer leurs compétences. En intégrant les actions de coopération décentralisée dans les projets qu’elle finance, l’AFD recherche une complémentarité d’approche et de compétences. Depuis 2010, elle a noué des accords avec la région Provence Alpes Côte D’azur, Marseille, Strasbourg, l’agglomération d’Evry, Mulhouse, l’Association des Régions de France (ARF).
A propos de la ville de Grenoble
Grenoble est une ville internationale en raison de son histoire et de sa proximité avec l'Italie, des diverses communautés qu'elle accueille et qui entretiennent des liens avec plusieurs dizaines de pays.
Elle a développé des coopérations ou des jumelages en Afrique, Asie, Europe, Europe de l'Est, Amérique, Proche Orient et avec des Villes du bassin méditerranéen.
Forte de ses vingt jumelages et accords de coopération, Grenoble agit à l'international, en réunissant et s'appuyant sur tous les acteurs socio-économiques, culturels et universitaires locaux.
Co-opérer c'est échanger et travailler ensemble en respectant la culture et les caractéristiques de chacun.
L'action internationale de Grenoble est avant tout fondée sur l'échange de savoir-faire et d'expériences entre collectivités françaises et étrangères, la solidarité et l'intérêt réciproque. Elle met en œuvre des actions de partenariats dans des domaines aussi divers que l'aménagement urbain, la santé, la culture, la jeunesse, l'environnement, le tourisme, l'éducation. Pour cela, Grenoble reçoit le soutien du Ministère des Affaires étrangères et européennes et de l'AFD. Très active au niveau local, Grenoble inscrit aussi son action dans plusieurs réseaux internationaux de dimension régionale, nationale et internationale.
Membre actif de Cités Unies France, Grenoble participe au mouvement mondial de réflexion et d'action de coopération internationale de la Fédération Mondiale des Cités Unies.Au niveau européen, la ville partage l'expérience des collectivités européennes en contribuant au réseau de l'Association française des Conseils de Communes et Régions d'Europe.
Dans le but de donner plus de cohérence à leurs actions, Grenoble et plusieurs collectivités et Organisations non gouvernementales territoriales de la région Rhône-Alpes s'organisent au sein d'un réseau d'appui aux actions de coopération internationale, RESACOOP.
Identifier et mobiliser les compétences des migrants pour le développement (OCDE-AFD)
Optimiser le potentiel des diasporas comme source de développement économique et social dans le pays d'origine, notamment grâce à la mobilisation de leurs compétences, nécessite de connaître au mieux leur profil. Cette publication conjointe de l'OCDE et de l'AFD, qui comprend 140 panoramas détaillés de diaspora par pays, regroupés en 6 régions, vise à répondre à ce besoin.
L'AFD adopte son plan d'orientation stratégique 2012-2016
A l'heure où la solidarité internationale est en pleine mutation, le nouveau plan d'orientations stratégiques (POS) de l'AFD vient d'être adopté par son Conseil d'administration. L'AFD, qui s’est profondément transformée ces dix dernières années, fixe les grands axes qui guideront son action pour les années 2012-2016 : des modalités d’intervention adaptées aux différentes situations des régions et types de pays dans lesquels elle intervient, le développement durable comme marqueur de ses interventions, sa consolidation et la recherche d'exemplarité dans toutes ses activités.
► Télécharger le résumé du Plan d'orientations stratégiques 2012-2016
Interview d'Odile des Déserts, Directrice du Département du pilotage stratégique et de la prospective
Question : Dans le nouveau plan d’orientations stratégiques, on parle du développement durable comme d’un "marqueur identitaire" de l’AFD. Qu’entendez-vous par là ?
Odile des Déserts : Dire que le développement durable devient le marqueur identitaire de l’AFD, c’est réaffirmer, avec davantage de force, un positionnement qui est le nôtre depuis plusieurs années.
Car c’est bien notre première mission : contribuer au développement. Ce qui revient, par définition, à penser à la pérennité des actions que l’on finance, à aider à bâtir durablement les conditions qui permettront aux populations concernées de répondre non seulement à leurs propres besoins mais aussi à ceux des générations futures.
C’est aussi soutenir, à la suite de la conférence Rio +20, que le développement ne peut être durable que s’il intègre à la fois les enjeux économiques (la croissance), sociaux (la lutte contre la pauvreté) et environnementaux (lutte contre le changement climatique, biodiversité…). C’est être attentif aux défis de long terme au delà de la réponse aux besoins de court terme.
Concrètement, l’AFD va mettre en place un « avis développement durable » indépendant pour s’assurer de la prise en compte équilibrée de ces enjeux dans tout le processus d’instruction des projets.
Question : Un autre mot apparaît dans le texte, « exemplarité »…
Odile des Déserts : Cette notion d’exemplarité peut paraître ambitieuse mais doit s’entendre avant tout comme un ensemble d’exigences supplémentaires que se fixe l’Agence. En matière de
responsabilité sociale et environnementale, avec la publication en juin dernier de son premier rapport annuel dédié à la RSE - qui a été noté B+
-,
il s’agira notamment
de renforcer les procédures de contrôle des risques environnementaux et sociaux des projets
financés. L’AFD s’est dotée d’une nouvelle charte d’éthique professionnelle en juillet dernier. L’exemplarité, c’est également renforcer les procédures de lutte contre le blanchiment, le financement du terrorisme et la corruption. C’est, enfin, l’exigence d’efficacité dans nos missions, d’évaluation des retombées de nos actions et la capacité à en rendre compte.
Question : Le contexte de la solidarité internationale connaît de profondes évolutions. Comment le plan d’orientations stratégiques (POS) traduit-il ces nouvelles réalités ?
Odile des Déserts : Il est vrai que ce POS se situe dans un contexte double. Marqué, d’un côté, par des évolutions fortes dans le domaine de la solidarité internationale avec l’émergence de nouveaux acteurs, l’interdépendance des enjeux, la baisse du poids relatif de l’APD. De l’autre, par la transformation profonde de l’Agence ces dix dernières années due à une croissance sans précédent de ses activités, une forte diversification de ses interventions et de ses géographies et un renouvellement rapide de ses effectifs.
Cela a conduit à fixer, à travers ce nouveau POS, deux autres grandes priorités. La première consiste à consolider l’Agence, autrement dit, à nous donner les moyens d’être à même de remplir notre mission en maintenant le niveau de qualité passée, dans un contexte de renforcement des exigences de la règlementation bancaire et sachant que l’encours de nos prêts va doubler d’ici la fin 2013
.
Cela impliquera de prêter une attention particulière à la gestion des ressources humaines, notamment pour assurer le transfert des savoirs aux nouvelles générations, à l’équilibre financier de nos activités, à la gestion de nos risques, à l’amélioration continue de notre fonctionnement interne.
La seconde priorité est d'adopter des stratégies différenciées selon les pays dans lesquels notre Agence intervient. Les priorités retenues et les modalités d’intervention varient, en effet, pour chacune de nos régions d’interventions ou pays partenaires : Afrique sub-saharienne, pourtour méditerranéen, continents asiatique et latino-américain, pays en crise, et outre-mer. L’Afrique sub-saharienne et la Méditerranée bénéficieront en priorité des financements bonifiés.
En Afrique subsaharienne, les interventions iront en priorité au secteur agricole et aux infrastructures, en Méditerranée vers l’emploi, le développement urbain et le secteur financier; dans les États fragiles à la prévention des crises et l’accompagnement des sorties de crise, et dans les pays émergents aux projets de croissance verte et solidaire.
Dans les régions d’Outre-mer, l’accent sera mis sur le développement urbain et l’habitat, le développement du secteur privé, le financement d’investissements des collectivités locales et l’insertion régionale dans leur environnement.
La consolidation, c’est également renforcer les acquis des années passées par l’adaptation continue de nos outils aux besoins de nos partenaires. Il est notamment prévu la création d’un Fonds d’expertise pour répondre aux demandes de savoir-faire français et d’échanges d’expériences de nos pays partenaires, notamment émergents. Par le renforcement de partenariats avec les ONG et les collectivités locales engagées dans la coopération décentralisée, le dialogue avec le secteur privé, avec les instituts de recherche, les autres institutions de développement en particulier européennes.
Nous continuerons à nourrir, de nos expériences de terrain, de nos réflexions et de nos travaux de production de connaissances, les positions de la France dans le débat international sur les grands enjeux de développement.
En clair, l’AFD se met en marche pour répondre au mieux aux défis du monde à venir.
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Les 12 objectifs du Plan d'orientations stratégiques 2012-2016 :
1. Faire de l’objectif de développement durable la référence commune de l’ensemble des activités opérationnelles de l’AFD.
2. En Afrique subsaharienne, une mobilisation pour la sécurité alimentaire, l’accompagnement d’un développement urbain durable, un soutien aux infrastructures et des actions ciblées en matière d’éducation et de santé.
3. En zone Méditerranée, centrer l’action sur l’emploi et la réduction des inégalités sociales et territoriales.
4. Concilier développement et lutte contre le réchauffement climatique, particulièrement dans les pays émergents.
5. Soutenir le développement économique ultramarin, via le logement, le secteur privé, les collectivités locales et l’insertion régionale.
6. Renforcer la palette des outils financiers.
7. Renforcer les partenariats internationaux et la coopération avec la société civile française.
8. Renforcer la mobilisation de l’expertise et étudier la création d’un fonds spécifique.
9. Renforcer la production et l’échange de connaissances.
10.Consolider le modèle financier de l’AFD.
11.Renforcer le capital humain de l’AFD.
12.Développer des standards élevés en matière de redevabilité et de responsabilité sociale et environnementale.
Parution du "Manuel du développement" de Stéphane Madaule
Alors que le champ de la coopération internationale pour le développement se complexifie, il devient de moins en moins aisé de rester au fait de ses rapides évolutions. Un état des lieux clair de la situation et des savoirs s’impose. Sur ce constat, l’économiste Stéphane Madaule - qui travaille à l'AFD depuis 1990 - a rédigé « Le Manuel du développement » paru dans la collection « Prospective du développement » (aux editions L’Harmattan) dont il assure la direction.
Ce manuel se veut un outil de décryptage général du domaine du développement, dans lequel apparaissent et s'accélèrent des phénomènes tels que la croissance rapide des pays émergents, l’atténuation des frontières nord-sud, le creusement des inégalités entre les pays, la multiplication des acteurs du développement, l’intégration des préoccupations environnementales dans l'aide publique au développement etc.
L'ouvrage constitue une somme incontournable destinée à un large public désireux de trouver des réponses explicites aux problématiques contemporaines du développement, qui réunit étudiants, universitaires, professionnels du développement, partenaires du Sud, bailleurs, ou tout citoyen manifestant un certain intérêt pour ces questions.
Conçu à la fois dans une optique de vulgarisation, ce compendium nourri de près de 25 ans de carrière de l’auteur au service du développement, nous offre une synthèse technique et opérationnelle édifiante qui retrace l’histoire et les théories de l’aide au développement, et passe en revue, sans détour, dans un style simple et alerte, les grandes questions qui agitent aujourd’hui la coopération internationale. Parmi celles-ci, citons pêle-mêle la place du développement durable dans le périmètre de l’aide, l’identification des nouveaux acteurs du développement et les nouvelles formes de coopération, ainsi que les moyens de les intégrer dans le processus de développement.
Au-delà d’une simple synthèse élaborée dans une perspective historique, c’est surtout d’enjeux d’avenir que l’auteur souhaite nous entretenir en interrogeant l’utilité - et partant, l'avenir même de l’aide au développement. Une démarche évaluative achève de conférer à ce manuel l’exigence, la rigueur et la sincérité que l’on est en droit d’attendre, du reste, de tout projet ou programme d’aide au développement rationnel et efficace.
MADAULE Stéphane, "Le Manuel du développement - 25 ans d'expérience dans la coopération internationale", ed. l'Harmattan (20 avril 2012), 592 pages.
Pour la cohésion sociale dans les Outre-mer et en Méditerranée, un accord avec l'UNCCAS
L’union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCCAS) et l'AFD ont signé le lundi 8 octobre un accord de partenariat pour soutenir la cohésion sociale en Outre-mer et dans les pays de la Méditerranée.
Les deux organisations partenaires prévoient trois types d’actions sur trois années : le repérage de besoins sociaux à travers des diagnostics territoriaux, l’échange d’outils méthodologiques et le partage d’expériences.
En Outre-mer, le partenariat prévoit notamment le développement de l’outil d’analyse de la demande sociale – DOMEO – mis en place par l’UNCCAS à l’attention des CCAS/CIAS d’Outre-mer.
Concernant les pays de la Méditerranée, le partenariat a pour objectif de développer les méthodes et outils d’aménagement durable des territoires pour améliorer les conditions de vie en ville mais aussi le développement de mécanismes de couverture de certains risques sociaux.
Par ce partenariat, et dans le prolongement de ses activités européennes, l’UNCCAS entend promouvoir la coopération et le partage d’expériences dans le champ social, au plan international.
En s’associant avec un réseau qui fédère de nombreux adhérents dans les Outre-mer et qui souhaite travailler dans les pays du pourtour méditerranéen, l’AFD entend jouer sur la complémentarité de son activité et de celle de l’UNCCAS afin de renforcer ses interventions dans le domaine de la cohésion sociale.
Ce partenariat a été signé par le Directeur Général de l’AFD, M. Dov Zerah, et le Président de l'UNCCAS, M. Patrick Kanner, à Marseille.
A propos de l’UNCCAS
Fondée en 1926, l’UNCCAS est la seule association représentant les élus communaux/intercommunaux chargés de l’action sociale et leur CCAS/CIAS. Elle fédère 3900 CCAS/CIAS (6300 communes) au service de plus de 44 millions de citoyens, en métropole et outre-mer. La quasi totalité des villes de plus 10 000 habitants, les trois quarts des communes de 5 000 à 10 000 habitants et près de 2000 CCAS de communes de moins de 5000 habitants ont rejoint le réseau national. Les CCAS et CIAS, établissements publics locaux, ont un rôle de prévention et de développement social dans leur commune/intercommunalité. Ils gèrent de nombreux équipements et services de proximité en direction des familles, des personnes en difficulté, des personnes âgées ou handicapées.
L’UNCCAS compte 85 CCAS/CIAS adhérents outre-mer (Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Nouvelle Calédonie, Saint-Martin), lesquels représentent environ 2 millions d’habitants.

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