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Groupe de travail transferts des migrants pour projets Méditerranée

07/07/2008

Faciliter l’épargne et la bancarisation des transferts des migrants, pour promouvoir le développement des PME et des projets d’infrastructures au Sud de la Méditerranée

(Paris, le 7 juillet 2008) --- Dans la perspective du premier Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement créant « l’Union pour la Méditerranée » le 13 juillet 2008, à Paris, un groupe de neuf établissements financiers privés des rives nord et sud de la Méditerranée ont décidé de créer un groupe de travail. Celui-ci a pour objectif de faciliter et d’abaisser le coût des transferts d’argent des migrants présents en Europe, et de favoriser leur épargne dans une optique d’investissement productif, et de promotion de la croissance des PME et du financement de projets d’infrastructures sur la rive Sud de la Méditerranée. Un protocole d’intention a donc été signé*, le 7 juillet, par ce premier groupe d’établissements financiers : Al Amana (Maroc) ; Attijariwafa bank (Maroc) ; Bank of Alexandria (Egypte) (1) ; la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT – Tunisie) ; la Banque Tuniso-Koweitienne (BTK – Tunisie) (2) ; la Confédération nationale des caisses d’épargne espagnoles (CECA – Espagne) ; le Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH – Maroc) (3) ; le Groupe Caisse d’Epargne (GCE – France) ; Intesa Sanpaolo (Italie).

 

La Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Agence française de développement (AFD), en tant qu’observateurs, ont également signé le protocole d’intention afin de participer aux réflexions des établissements financiers et être associés aux différents chantiers. Ce premier groupe de signataires pourra être rejoint par d’autres établissements soucieux de participer à la construction d’un tel projet.

Chaque année, les transferts réalisés par les migrants présents en Europe vers la rive sud de la Méditerranée représentent plus de 10 Md€, avec une croissance annuelle en volume de près de 15 %. Or, pour une grande part, ces flux se font en dehors des circuits bancaires (Sociétés de Transferts d’Argent, Postes, circuits informels) et sont soumis à des tarifs relativement élevés. Tant les épargnants, que les systèmes économiques des pays bénéficiaires pâtissent de cette situation. Qui plus est, aucun établissement bancaire ne dispose aujourd’hui, à lui seul, de réseaux suffisants des deux côtés de la Méditerranée pour organiser ces circuits à une large échelle.

Forts de ces constats, les banques signataires ont décidé d’examiner la manière dont elles vont collaborer afin :

  • de développer une gamme de produits bancaires et financiers dédiée aux besoins des migrants vivant en Europe, et de faciliter les virements bancaires de compte à compte entre les clients des banques du groupe de travail.
  • de favoriser leur épargne dans une optique de réallocation à des fins productives dans des investissements de moyen et long terme (incluant notamment les projets d’infrastructures) sur la rive Sud de la Méditerranée.
Les établissements financiers signataires affirment ainsi leur volonté d’être parties prenantes et de rendre tangible « l’Union pour la Méditerranée » dans le quotidien des migrants, persuadés que : « sans renforcement des liens entre les économies de la Méditerranée, aucun renouvellement du dialogue politique, propice lui-même au développement des affaires et, au-delà, de la meilleure compréhension des peuples entre eux, ne sera possible ».
 
 
* Al Amana, représentée par son président Ahmed Ghazali ; Attijariwafa bank, représentée par son président Mohamed El Kettani ; Bank of Alexandria, représentée par son président Mahmoud Abdel Latif ; la BIAT, représentée par son directeur général Slaheddine Ladjimi ; la BTK, représentée par son directeur général Abdelghaffar Ezzeddine ; la CECA, représentée par son directeur général Jose Antonio Olavarrieta ; le CIH, représenté par son président Khalid Alioua ; le Groupe Caisse d’Epargne, représenté par le président du directoire de la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne, Charles Milhaud ; Intesa Sanpaolo, représenté par son président Enrico Salza.
 
(1)     filiale d’Intesa Sanpaolo
(2)     filiale du Groupe Caisse d’Epargne
(3)     filiale du Groupe Caisse d’Epargne et de la Caisse de dépôt et de gestion (Maroc)

 

 
 
A propos d’Al Amana
Al Amana est une institution marocaine de microfinance. Elle a été créée en 1997, et 500.000 personnes antérieurement exclues des systèmes de financement bénéficient aujourd'hui de ses prêts. Cette population se distribue en parité entre femmes et hommes, et entre ruraux et urbains. Leurs secteurs d'activité sont le commerce, les activités agro-pastorales, l'artisanat et les services, sans considérer les crédits à l'habitat. 4/5e des prêts accordés par Al Amana se font dans le cadre de groupes de caution mutuelle, et les autres dans le cadre de relations individuelles. Le montant moyen des prêts accordés est de l'ordre de 700 €, et celui du montant de l'encours moyen est de 400 €, pour un portefeuille total de 20 M€. La qualité des remboursements est excellente, et Al Amana est sur la voie du développement de nouveaux services, qui incluront les transferts, les dépôts, les services bancaires électroniques et téléphoniques et l'intermédiation d'assurances.
 
A propos d’Attijariwafa bank
Premier groupe bancaire et financier du Maghreb et huitième au niveau africain, Attijariwafa bank bénéficie d’une assise financière solide, d’un capital de savoir-faire diversifié et d’outils d’expertise modernes, qui le positionnent aujourd’hui en acteur clé du développement économique marocain. Attijariwafa bank s’est fixé un double objectif : situer ses performances aux meilleurs standards internationaux et s’inscrire dans une perspective de rayonnement dans l’espace euroméditerranéen et de compétition internationale. La banque compte plus de 620 agences au Maroc et plus de 150 agences et points de vente à l’étranger. Elle emploie près de 8 200 collaborateurs.
 
A propos de la BIAT
La Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) est une banque universelle, au service des particuliers, des professionnels et des entreprises. Elle est l’une des plus importantes institutions financières en Afrique du Nord et la première banque privée en Tunisie. La BIAT est la première banque commerciale tunisienne à faire de la clientèle non résidente une cible privilégiée à laquelle elle offre une prestation complète et adaptée.
Dans le cadre du développement de son activité à l’international et de l’accompagnement de sa clientèle qui s’internalise, la BIAT a ouvert, en septembre 2007, un bureau de représentation en Libye. Il s’agit du deuxième bureau après celui ouvert à Paris depuis Octobre 1990. Elle a également entrepris les démarches nécessaires pour s’implanter en Algérie.
 
A propos de la Confédération des caisses d’épargne espagnoles
En 1928, à l’initiative de la Fédération des Caisses d’épargne Basque et de Navarre, la Confédération des Caisses d’épargne espagnoles (CECA) a été constituée afin de mettre en commun les forces des caisses d’épargne espagnoles et de les représenter dans différents forums. Aujourd’hui, la CECA réunit 45 caisses d’épargne ; elle est par ailleurs considérée comme un établissement de crédit. La CECA soutient les caisses d’épargne en tant qu’association, et en tant que fournisseur de services spécialisés. Dans son rôle d’association, elle : représente les caisses d’épargne auprès des pouvoirs publics et de l’environnement international ; réalise des études pour tous les sujets concernant les caisses d’épargne ; collabore avec les autorités financières ; assure la coordination des différents domaines de la communication et du marketing. En tant que fournisseur de services, la CECA offre aux caisses d’épargne une large gamme de services financiers et technologiques.
 
A propos du Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH)
Banque marocaine historiquement spécialisée dans le financement de l’immobilier et l’hôtellerie (partenaire incontournable des pouvoirs publics en matière de financement du logement, banque des promoteurs immobiliers au Maroc), le CIH souhaite, avec ses actionnaires – la Caisse de dépôt et de gestion du Maroc et le Groupe Caisse d’Epargne (France) –, adopter un positionnement de banque généraliste de premier plan, dédiée à la clientèle des particuliers. Le CIH compte près de 130 agences, plus de 1 400 salariés et plus de 300 000 clients.
 
A propos du Groupe Caisse d’Epargne, et de sa filiale la Banque Tuniso-Koweitienne (BTK)
Se situant parmi les plus importantes banques de détail en France, le Groupe Caisse d’Epargne se positionne dans le peloton de tête des banques universelles. Le Groupe a initié un développement international, notamment au Maghreb, via Océor, son pôle de banque commerciale pour l’international et l’outre-mer. Déjà présent au capital du CIH (Maroc), il a récemment acquis 60 % du capital de la BTK, qui bénéficie d’un agrément universel en Tunisie et qui détient plusieurs filiales notamment spécialisées dans les financements d’entreprises et d’infrastructures.
Créée en 1981, la BTK a été agréée comme banque universelle en 2004. Filiale du Groupe Caisse d’Epargne (France) à hauteur de 60 % depuis cette année, la BTK propose une offre commerciale couvrant les principaux besoins des entreprises, professionnels et particuliers. Comptant des filiales de crédit bail, de capital risque, de conseil et d’intermédiation financière, la BTK a un ambitieux plan de développement en termes de parts de marché, d’ouvertures d’agences et de recrutements sur la période 2008-2012.
 
A propos d’Intesa Sanpaolo et de sa filiale Bank of Alexandria
Le Groupe Intesa Sanpaolo, un des plus importants groupes bancaires en Europe, est leader en Italie dans les activités financières auprès des clientèles de particuliers et d’entreprises. Le Groupe a développé ses activités en Europe centrale et de l’Est où il se positionne parmi les premiers acteurs dans plusieurs pays, tout en renforçant sa présence dans de nouvelles zones comme le bassin méditerranéen où il contrôle la Bank of Alexandria, 6e banque égyptienne. Les activités du Groupe sont organisées en filières métiers : banque commerciale (particuliers, professionnels, PME et associations) ; BFI ; filiales internationales (banques de détail et commerciales) ; Banca Infrastrutture Innovazione e Sviluppo (financement du secteur public) ; Eurizon Capital (une des premières sociétés de gestion d’actifs en Italie) ; Banca Fideuram (leader de la banque privée en Italie).
 

 

Bank of Alexandria, créée en 1957, a été privatisée en octobre 2006 par cession de 80 % du capital au groupe italien Intesa Sanpaolo qui a rénové et modernisé son organisation. La banque a une stratégie prioritaire sur le marché des PME, s’appuyant sur les expertises de sa maison mère sur ce secteur, et sur le marché de la banque de détail. Ses activités portent aussi sur la banque de financement : Bank of Alexandria propose ses offres aux grandes entreprises égyptiennes et aux sociétés internationales présentes dans le pays Elle est aussi active sur le micro crédit pour les petites structures qui peuvent être en marge du système bancaire. La banque compte 185 agences et 1,3 million de clients.
 
A propos de la BEI et de sa filiale la FEMIP, partenaire de la Méditerranée
La FEMIP a pour mission de promouvoir le développement de neuf pays, l'Algérie, l'Égypte, Territoires Palestiniens, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Syrie et la Tunisie. Ses deux priorités sont le soutien au secteur privé, moteur d'une croissance durable, et la création d'un environnement propice à l'investissement, par des infrastructures performantes et des systèmes bancaires modernisés. La FEMIP est le principal partenaire financier de la région méditerranéenne, avec plus de 7 Md€ investis depuis 2002. Elle encourage également le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée, au niveau institutionnel, mais aussi avec les représentants du secteur privé et de la société civile.
 
A propos de l’Agence Française de Développement (AFD)
Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit, depuis plus de soixante ans, pour combattre la pauvreté et favoriser le développement des pays du Sud dans le cadre du dispositif français de coopération. Présente sur le terrain dans plus de 70 pays et dans l’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète. L’Afrique subsaharienne est une priorité pour l’Agence qui y consacre plus de 70 % de ses subventions. En 2007, l’Agence et Proparco, sa filiale spécialisée dans le financement et la promotion du secteur privé, ont consacré 3,5 Md€ au financement d’actions dans les pays du Sud et en faveur de l’Outre-mer. Ils ont notamment concerné la scolarisation de 5,8 millions d’enfants et l’approvisionnement en eau potable de 4 millions de personnes. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser 2,7 millions de tonnes de CO2 par an.


Conseil d’administration du 29 mai 2008

29/05/2008

Appui à la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest, soutien aux organisations agricoles et formation de personnel de santé en Afghanistan, efficacité énergétique en Thaïlande, protection des écosystèmes forestiers au Gabon, au total, l’Agence Française de Développement engage 213 millions d’euros en faveur des pays en développement et émergents.

 

Afrique de l’Ouest : sécurité alimentaire par l’appui aux organisations agricoles

L’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 3 millions d’euros à l’association Inter-réseaux Développement Rural pour faciliter l’implication des organisations agricoles dans la définition et la mise en œuvre des politiques de développement rural en Afrique sub-saharienne.
En raison de sa croissance démographique et urbaine, l’équilibre alimentaire du continent africain nécessite, pour être pérenne, une forte augmentation de sa production agricole, et à des coûts économiques et écologiques réduits. Répondre à ces enjeux suppose des évolutions fortes et rapides des économies rurales et de leurs principales composantes, les exploitations agricoles familiales. Le développement de ces agricultures ne peut s’envisager sans la mise en œuvre de politiques d’accompagnement, élaborées avec les principaux acteurs concernés que sont les organisations paysannes et rurales. Le projet vise à faciliter l’implication de ces organisations et à accroître et à améliorer leur influence sur les centres de décision politiques concernant le développement agricole et rural en Afrique de l’Ouest. 
Gabon :  Protection des écosystèmes forestiers
L’AFD a accepté de mettre en œuvre un mécanisme de conversion de dettes d’aide publique au développement, d’un montant de 50 millions d’euros, de la République gabonaise envers l’Etat français.
Cette conversion de dettes est destinée à financer des études et des projets dans le domaine du développement durable des écosystèmes forestiers. Les projets éligibles pourraient concerner, entre autres, la définition et la mise en œuvre d’une stratégie nationale pour éviter la déforestation, la gestion des parcs nationaux et le développement de l’écotourisme.
Afghanistan : développement de coopératives horticoles
L’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 6,4 millions d’euros à la République islamique d’Afghanistan pour le développement de coopératives horticoles autour de Kaboul.
La population de Kaboul, qui est passée de 200.000 habitants avant la guerre à environ 4,5 millions d’habitants, devrait atteindre 6 millions dans les dix ans à venir. Cet accroissement très important s’explique par l’arrivée de réfugiés, l’exode rural, le climat d’insécurité qui se développe dans le sud du pays et la forte concentration d’organismes internationaux dans la capitale. Le développement de la ville a entraîné un développement continu de son marché, mais qui ne profite pas aux filières agricoles, compte tenu de leur organisation actuelle. Le gouvernement afghan souhaite que le mouvement coopératif agricole joue un rôle central dans le développement de ce secteur.
Le concours de l’AFD permettra d’aider les coopératives à apporter des services à leurs adhérents, élaborer des plans de développement et les réaliser. Il participera à l’augmentation du volume et à l’amélioration de la qualité de la production dans les régions périphériques de Kaboul. Il permettra aussi un meilleur approvisionnement de la capitale, augmentera éventuellement les exportations et contribuera ainsi à la réduction de la pauvreté.
Afghanistan : formation de personnel de santé
L’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 2 millions d’euros à la Fondation Aga Khan en faveur de l’Institut Médical Français pour l’Enfant (IMFE), à Kaboul.
Plus de 3.000 enfants ont été soignés et opérés dans cet hôpital. Depuis son ouverture, des missions de spécialistes français (chirurgiens, médecins, infirmiers, ingénieurs…) se succèdent sur place pour soigner des enfants et partager leur savoir-faire avec leurs confrères afghans.
La construction de l’institut, réalisée grâce à des financements français, a été pilotée par l’ONG Enfants afghans. Sa gestion a été confiée à deux organismes qui dépendent de la Fondation Aga Khan. L’ONG française Chaîne de l’Espoir assure la gestion des activités médicales de cet institut.
Le projet permettra la formation des personnels médicaux et para-médicaux.
Burundi : aide budgétaire
L’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 2 millions d’euros à la République du Burundi pour soutenir son budget 2008 de stabilisation macro-économique.
Le Burundi est sorti très appauvri de dix ans de conflit, avec plus des deux tiers de sa population vivant sous le seuil de pauvreté et un PIB par tête et des indicateurs sociaux parmi les plus bas du monde. La période de transition s’est traduite par une reprise de la croissance, qui reste cependant insuffisante et trop aléatoire pour réduire réellement la pauvreté. La situation des finances publiques reste fragile, malgré un taux de prélèvement obligatoire relativement élevé (19,1% dans le budget 2008).
Le plan d’actions prioritaires présenté aux bailleurs de fonds pour la période 2007/2010 a fait apparaître un besoin considérable de financements, à la fois pour l’investissement et le bouclage du budget. La contribution française, mise en œuvre par l’Agence, sera affectée au secteur éducatif.
Thaïlande : efficacité énergétique dans l’habitat
L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 1,96 million de THB (soit l’équivalent de 40 millions d’euros) à la Government Housing Bank (GHB) pour le financement de projets d’efficacité énergétique dans le logement.
La Thaïlande, dont les énergies fossiles représentent 97% de sa consommation énergétique, est l’un des pays dont l’intensité énergétique, et notamment carbone, est l’une des plus forte d’Asie. Parallèlement, en important 60% de son énergie, il subit l’envolée des cours du pétrole (sa facture énergétique totalisait 13% du PIB en 2006). L’habitat, qui utilise à lui seul 14% de l’énergie consommée, apparaît, avec le secteur des transports, le plus prometteur en matière d’économie.
Le projet vise à démontrer aux professionnels de l’habitat et aux acquéreurs de logements qu’une démarche « Haute Efficacité Energétique » permet de générer une économie de 30 à 40%, avec un surcoût de construction et d’équipement inférieur à 5% du coût standard. Le prêt sera octroyé à la GHB, leader du crédit au logement en Thaïlande, qui le rétrocèdera sous forme de prêts, essentiellement à des particuliers accédant à la propriété. L’intégralité de la bonification sera transférée aux emprunteurs finaux. Une assistance technique, financée par l’AFD et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), accompagnera la GHB pour la sélection des projets, le montage des financements et pour la formation et la communication sur cette démarche.
Chine : efficacité énergétique dans le secteur ferroviaire
L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 80 millions d’euros à la République populaire de Chine pour la construction d’une ligne ferroviaire électrifiée entre Hengyang (Hunan) et Liuzhou (Guangxi) et la mise en œuvre d’un programme d’efficacité énergétique dans le secteur ferroviaire chinois.
Le Ministère des chemins de fer chinois figure parmi les plus gros consommateurs mondiaux d’énergie fossile ; il représente environ 10% du total des hydrocarbures importées en Chine. Ce Ministère va engager annuellement plusieurs milliards d’euros d’investissements, dans une logique d’expansion et d’électrification de son réseau, en réponse à une demande de transport en très forte croissance. Cette politique, plus efficace énergétiquement que les modes routiers et aériens, illustre la volonté chinoise d’agir sur l’empreinte énergétique de son économie, dans le contexte de flambée des prix des hydrocarbures.
Le concours de l’AFD concerne la construction d’une double voie électrifiée de 500km. Une enveloppe a été réservée à la formation des personnels pour réduire la consommation énergétique liée à l’exploitation de la ligne.
Turquie : financement des municipalités
L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 80 millions d’euros à la Denizbank pour le financement des investissements des municipalités turques.
L’autonomie financière des municipalités turques est encore limitée, leur accès à des financements d’emprunt restant fortement dépendant de fonds ou de mécanismes publics. Par ailleurs, les banques commerciales sont peu nombreuses à vouloir se positionner comme acteur de leur financement, les marges étant estimées trop faibles au regard du coût de l’investissement nécessaire en formation du personnel et en analyse et en suivi des risques.

Le soutien de l’AFD permettra de financer principalement les projets d’infrastructures des municipalités secondaires, tout en répondant aux besoins des municipalités métropolitaines. La Denizbank devra se montrer sélective et réserver ce concours à des domaines prioritaires permettant la mise aux normes des équipements et le développement des services liés à l’environnement urbain (secteurs de l’eau, des déchets, les routes, les transports collectifs…). L’emploi de cette ligne devrait en outre inciter les autres banques commerciales turques à intervenir dans le secteur local, ce qui permettra le développement progressif d’un marché du crédit municipal en Turquie.

 

Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit, depuis plus de soixante ans, pour combattre la pauvreté et favoriser le développement des pays du Sud dans le cadre du dispositif français de Coopération. Présente sur le terrain dans plus de 70 pays et dans l’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation des enfants, appui aux agriculteurs, soutien aux petites entreprises, adduction d’eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique… En 2007, l’Agence a consacré 3,5 milliards d’euros au financement d’actions dans les pays du Sud et en faveur de l’Outre-mer. Ces financements ont notamment concerné la scolarisation de 5,8 millions d’enfants et l’approvisionnement en eau potable de 4 millions de personnes. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser 2,7 millions de tonnes de CO2 par an. www.afd.fr ///
Relations presse - AFD
Guillaume de Saint-Phalle, desaintphalleg@afd.fr - Tél.: 01.53.44.36.64 - Anne-Sophie Morizot (Hopscotch), asmorizot@hopscotch.fr – Tél. : 01.58.65.00.88


PROPARCO triple ses capacités d’investissement

23/05/2008

Le Conseil d’Administration du 23 mai 2008 de PROPARCO, filiale de l’Agence Française de Développement (AFD) dédiée au secteur privé, a constaté le succès de l’augmentation de capital de 300 millions d’euros de la société qui va lui permettre de tripler le niveau de ses financements au profit du développement durable du secteur privé des pays du Sud.

 

 



Le succès de l’opération confirme l’intérêt d’un modèle économique centré sur l’investissement durable dans les pays du Sud.

Le succès de cette opération est d’autant plus intéressant que le modèle économique de PROPARCO est atypique, se caractérisant par :
  • un portefeuille de projets sélectionnés d’abord pour leurs impacts sociaux, environnementaux et économiques ;
  • un rapport unique au temps et au risque, qui conduit la société à se concentrer exclusivement sur des financements de long terme dans des zones géographiques ou sur des contreparties jugées trop risquées par les banques commerciales ;
  • un modèle de gouvernance unique parmi ses partenaires européens, avec un capital et un Conseil d’administration ouverts à des partenaires publics et privés, au  Nord comme du Sud.

A titre d’illustration de cette sélection par les impacts, les interventions de PROPARCO entre 2005 et 2007 ont permis :

·  la fourniture d’un service de micro-finance à 160 000 personnes ;
·  la création de 675 entreprises et de 107 000 emplois ;
·  l’accès à un réseau de téléphonie  pour 28,9 millions de nouveaux abonnés ;
·  la mise en place de capacités de production d’électricité de 1 667 Mw qui ont économisé 5,7 Mt de CO² et donné accès à une énergie moderne à  750 000 ménages.

Une augmentation de capital majoritairement souscrite par des partenaires privés et publics, du Nord et du Sud.

Cette augmentation de capital a été majoritairement souscrite par des partenaires extérieurs au Groupe AFD et conforte la gouvernance de PROPARCO, ouverte à des actionnaires privés et publics, du Nord et du Sud.

Les principales institutions financières françaises qui soutiennent sa mission d’investissement durable dans les pays du Sud sont  CDC Entreprises, le Groupe Caisse d’Epargne via la Financière OCEOR, Crédit Agricole SA, la Banque Fédérale des Banques Populaires, Natixis, BNP Paribas et la COFACE.   
 
Plusieurs partenaires du Sud ont également témoigné leur souci de renforcer leur partenariat avec PROPARCO : la Development Bank of Southern Africa , la Banque Marocaine du Commerce Extérieur, le Groupe Bank of Africa ainsi que des institutions de développement (la Banque Ouest Africaine de Développement et le Groupe Aga Khan via AKFED). 
 
Cette opération a enfin été l’occasion de renforcer la place d’acteurs mondiaux de l’environnement avec Suez et Veolia et de partenaires industriels tels que Bouygues et Somdiaa.

Elle a enfin permis de réaffirmer le partenariat stratégique qui unit PROPARCO à sa consœur allemande, la DEG , et de faire entrer au capital un premier représentant de l’investissement éthique et solidaire français avec Natixis Asset Management.

Cette opération permettra à PROPARCO d’octroyer près de 4 milliards d’euros d’investissement dans les pays du Sud en cinq ans.

PROPARCO va pouvoir s’appuyer sur cette confiance réaffirmée de ses partenaires pour octroyer en cinq ans près de 4 milliards d’euros et renforcer la solidité financière de la société dans un contexte d’expansion de son activité dans les pays émergents, par nature plus volatiles.

La société veillera à être de plus en plus apporteur de solutions financières à des projets innovants et catalyseur des intervenants financiers privés, et s’attachera pour cela à renforcer ses capacités d’arrangement et de syndication.

Son directeur général, Monsieur Luc RIGOUZZO, estime que : « La plate-forme actionnariale Nord-Sud de PROPARCO, qui reconnaît le rôle croissant pris par les institutions du Sud dans l’aide au développement, sera un atout essentiel pour poursuivre sa stratégie de croissance, fondée sur ses métiers et compétences historiques : l’expertise africaine, le capital-investissement en Méditerranée et la lutte contre le changement climatique en Asie. »

PROPARCO est une Institution Financière de Développement, conjointement détenue par l’Agence Française de Développement (AFD) et par des actionnaires privés du Nord et du Sud. La mission de la société est de favoriser les investissements privés dans les pays émergents et en développement en faveur de la croissance, du développement durable et de l’atteinte des Objectifs du Millénaire (OMD). PROPARCO finance des opérations économiquement viables, socialement équitables, soutenables sur le plan environnemental et financièrement rentables. Sa stratégie sectorielle, adaptée au niveau de développement des pays, se concentre sur le secteur productif, les systèmes financiers, les infrastructures et le capital investissement. La Société investit dans un champ géographique allant des grands pays émergents aux pays les plus pauvres, notamment en Afrique, avec un degré élevé d’exigence en matière de Responsabilité Sociale et Environnementale. En 2007, PROPARCO  a octroyé 600 millions d’euros à travers plus de cinquante projets dans plus de trente pays.

Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit, depuis plus de soixante ans, pour combattre la pauvreté et favoriser le développement des pays du Sud dans le cadre du dispositif français de Coopération. Présente sur le terrain dans plus de 70 pays et dans l’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation des enfants, appui aux agriculteurs, soutien aux petites entreprises, adduction d’eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique… En 2007, l’Agence a consacré 3,5 milliards d’euros au financement d’actions dans les pays du Sud et en faveur de l’Outre-mer. Ces financements ont notamment concerné la scolarisation de 5,8 millions d’enfants et l’approvisionnement en eau potable de 4 millions de personnes. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser 2,7 millions de tonnes de CO2 par an.

Relations presse AFD

Guillaume de Saint-Phalle, desaintphalleg@afd.fr- Tél.: 01.53.44.36.64 - Laure Weisgerber, weisgerberl@afd.fr – Tél. : 01.53.44.30.57

PROPARCO
Benoît Verdeaux,   verdeauxb@afd.fr – Tél. : 01.53.44.37.50


L’AFD investit 141 millions d’euros pour le développement durable en Tunisie

28/04/2008

A l’occasion de la visite d’Etat du Président de la République en Tunisie (28-30 avril), plusieurs conventions d’un montant total de 141 millions d’euros ont été signées entre l’Agence Française de Développement (AFD) et ses partenaires tunisiens.

  • Un prêt direct accordé à la Société tunisienne d’électricité et de gaz (STEG) d’un montant de 20 millions d’euros pour le renforcement des capacités de distribution de gaz naturel. Il vise à étendre le réseau de transport vers douze nouvelles zones et à permettre l’alimentation en gaz de la région de Gafsa. Ce projet permettra d’éviter près de 41.000 tonnes d’émission de CO2 par an.
  • Un prêt à l’Etat mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture pour le financement cadre de gestion des bassins versants d’un montant de40 millions d’euros (s’y ajoutent 1,5 millions d’euros de subvention pour des appuis techniques décentralisés). Il vise à encourager les actions de préservation et de gestion des ressources naturelles (eau, sol, parcours pastoraux et couverts forestiers) selon une approche participative à l’échelle des bassins versants au niveau de dix gouvernorats, représentant une superficie d’environ 2 millions d’hectares.

  • Deux prêts à l’Etat mis en œuvre par la Caisse des prêts et de soutien des collectivités locales (CPSCL) et l’Agence de réhabilitation et de rénovation urbaine (ARRU). Ils concernent :

- le programme national de rénovation urbaine pour un montant de 50 millions d’euros (s’y ajoutent 700.000 euros de subvention pour des composantes d’appui). Ce programme financera l’équipement de 227 quartiers répartis sur tout le territoire et bénéficiera à environ 100.000 foyers, ainsi que des interventions pilotes dans les quartiers anciens des médinas de Tunis, Sfax, Kairouan et Sousse,

- la mise à niveau des circuits de distribution des produits agricoles et de la pêche pour un montant de 28 millions d’euros (s’y ajoutent 500.000 euros de subvention pour des composantes d’appui notamment au ministère du Commerce et de l’artisanat). Le programme financera la mise à niveau de 144 marchés de gros et de détails et d’abattoirs concernant 119 communes réparties sur l’ensemble du territoire, y compris le grand abattoir de Sfax.

Ces quatre accords illustrent de manière opérationnelle la densité du partenariat entre l’AFD et Tunisie. Un accord cadre de partenariat a par ailleurs été signé entre l’AFD et l’Agence tunisienne de coopération technique. Il vise à soutenir et favoriser la coopération tripartite entre la France, la Tunisie et d’autres pays en développement dans le domaine du renforcement des capacités, à travers notamment l’assistance technique et la formation.

En tant que principal opérateur français de l’aide publique au développement, l’AFD intervient en Tunisie depuis 1992. En mars 2008, le montant total cumulé de son aide s'élevait à 1,06 milliard d’euros.

L’objectif principal de son intervention est d’accompagner les autorités tunisiennes dans leur effort d’ouverture économique, en particulier dans le cadre de l’Accord d’association avec l’Union européenne. Les financements de l’AFD concernent la mise à niveau du secteur productif, l’amélioration des conditions de vie des populations ainsi que la promotion du développement durable et la préservation de l’environnement.

 

 Lire le dossier de presse

Pour en savoir plus sur les projets soutenus par l’AFD en Tunisie :

www.afd-tunisie.org

 

Institution financière spécialisée, l'Agence Française de Développement (AFD) est au cœur du dispositif français de l’aide publique en faveur des pays pauvres et du soutien aux collectivités d’Outre-mer. A ce titre, l’Agence contribue à la réduction de la pauvreté, au soutien à la croissance économique et à la préservation de l’environnement. L’Agence finance des projets portés par les pouvoirs publics locaux, les entreprises publiques ou le secteur privé et associatif. L’Afrique subsaharienne est une priorité pour l’Agence qui y consacre près de 50 % de ses financements et plus de 70 % de ses subventions. En 2007, les engagements du Groupe (AFD et Proparco, sa filiale spécialisée dans le financement et la promotion du secteur privé) ont été au total de 2,7 milliards dans les pays en développement. Ces financements ont concerné la scolarisation de 5,8 millions d’enfants, la facilitation des soins de 2,2 millions de personnes malades, l’approvisionnement en eau potable de 4 millions. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année représentent une économie de 2,7 millions de tonnes de CO2 par an. www.afd.fr

 

Contacts presse :

Laure Weisgerber, weisgerberl@afd.fr

Célia Le Ravallec, leravallecc@groupe-afd.org – Tél : (216) : 71.861.799



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