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L'AFD dévoile le palmarès de la 1ère édition de son Prix photo à destination des professionnels

12/12/2012

Les lauréats de la 1ère édition du Prix Photo AFD – Reporters du développement, ont été distingués hier soir au cours d’une cérémonie organisée à la Maison européenne de la photographie. Ce prix, à destination des professionnels, avait cette année pour thème "Des villes et des Hommes". Avec plus de 100 participants, l’AFD se réjouit du succès rencontré par cette 1ère édition. Le jury, présidé par Alain Mingam, photojournaliste de renom, a récompensé Laurent Weyl, Patrick Willocq et Alain Buu.

 

Ce Prix a pour vocation de sensibiliser le photojournalisme aux enjeux du développement et à la mission de l’AFD. C’est aussi l’occasion de rendre hommage au travail essentiel et indispensable des photographes parmi les plus engagés.

Coup de projecteur sur les trois lauréats 2012

  • Prix Canon – AFD du Meilleur Webdocumentaire : Laurent Weyl pour "Squatteurs, soyez les bienvenus !"

Dotation : un appareil photo Canon EOS 5D Mark III avec zoom EF 24-105 mm f/4L IS USM, d’une valeur de 6 000 euros.

© Laurent Weyl
Pour réaliser ce webdocumentaire, Laurent Weyl et l’écrivain Donatien Garnier ont passé cinq semaines dans l’un des plus grands bidonvilles du nord de Lima et partagé le quotidien de familles de squatters. La capitale du Pérou propose une alternative singulière : s’ils savent s’organiser et investir collectivement dans un auto-urbanisme cohérent, les squatters peuvent devenir propriétaires de leurs parcelles. Contestable et imparfait à bien des égards, ce système unique au monde présente deux intérêts : l’urbanisme sans frais pour les autorités ; l’accès à la sécurité du logement et au développement économique pour les plus démunis.
Laurent Weyl, né à Strasbourg en 1971, a choisi d'axer son travail sur le documentaire social et la géopolitique. Exposé et projeté régulièrement dans les festivals de photographie, il collabore avec la presse française et internationale. Depuis 2012, Laurent est basé à Ho Chi Minh Ville au Vietnam.

  

  • Prix AFD du Meilleur Reportage Photo : Patrick Willocq pour "Sur la route de Bikoro à Bokonda"

Dotation : 7 000 euros et l’achat d’un tirage à hauteur de 4 000 euros maximum pour apport à la collection AFD.

© Patrick Willocq
Le Prix photo AFD du meilleur reportage est un témoignage du quotidien des villages Bantous et pygmées Batwas de la province de l’Équateur, en République démocratique du Congo. Par ce travail, Patrick Willocq souhaite témoigner de la paix qui règne dans l’ouest du pays, avec la complicité des villageois. Une réalité très éloignée de celle de l’Est du pays, largement relayée par les médias occidentaux.

Âgé de 43 ans, Patrick Willocq a vécu plus de 30 ans à l’étranger, dont 7 ans en République Démocratique du Congo. Autodidacte, il décide il y a 2 ans de  « sortir de sa chambre noire », lance son site www.piwipix.com . En 2012, le besoin grandissant d'exprimer sa créativité à travers la photographie le pousse à s’y consacrer entièrement.

 

  • Prix Polka AFD du Meilleur Projet de reportage photo touchant à la thématique du développement: Alain Buu, pour "Inde, surpopulation et manque d'eau"

Dotation : 18 000 euros pour réaliser le reportage, une publication dans le magazine Polka, une exposition à la Maison européenne de la photographie et l’achat d’un tirage à hauteur de 4 000 euros maximum pour apport à la collection AFD.
Alain Buu a choisi de traiter le sujet de la surpopulation et des problèmes liés à l’eau en Inde. Pour élaborer ce projet, il s’appuie sur la réalisation de plusieurs travaux : Les conséquences de la politique de l’enfant unique en Chine, publié dans Paris Match, un sujet sur une technique de pêche pratiquée dans le respect de la coutume locale au Mali et un reportage sur la guerre de l’eau au Kenya.
Vietnamien d'origine, Alain Buu pratique le photojournalisme depuis 1989. Il est membre d'Orizon, une association de six photographes indépendants traitant notamment des conséquences de la politique de l'enfant unique en Chine, des guerres au Tchad, au Soudan et au Darfour. Il a notamment publié chez Gallimard, Pas sur les traces des cavaliers.

Retrouver les projets des lauréats sur Objectif Développement en cliquant ici


Les gagnants du Prix Photo AFD - Reporters du développement : de gauche à droite : Patrick Willocq, Alain Buu et Donatien Garnier, représentant Laurent Weyl

 

"Notre ambition est de faire de ce Prix une référence pour tous les passionnés de photo à travers le monde, par les valeurs et les idées qu’il porte. L’engouement des participants pour cette première édition nous confirme l’intérêt de cette démarche." s’enthousiasme Dov Zerah, Directeur Général de l’AFD.

Un palmarès distingué par un jury de haut vol

Pour Alain Mingam, Président du jury : "Je me fais l'expression de tout le jury pour féliciter les lauréats et tout autant l’ensemble des candidats qui nous ont adressé des reportages et des projets d’une intensité rare. Le mot d’ordre était de mettre en image une réalité sans concession et ils ont parfaitement rempli cet engagement pour une première édition pleine d'avenir !"

Les membres du jury

  • Alain Mingam, photographe, Président du jury,
  • Daphné Anglès, European Picture Coordinator - New York Times,
  • Yann Arthus-Bertrand, photographe et réalisateur,
  • Hervé Brusini, Directeur de la rédaction nationale Web - France Télévisions,
  • Bertrand Gallet, Directeur général - Cités Unies France,
  • Alain Genestar , Directeur de publication - Polka Magazine,
  • Pierre Haski, journaliste, cofondateur et collaborateur du site Rue 89,
  • Michel Le Bris, fondateur et Directeur - Festival des "Étonnants Voyageurs" (St Malo),
  • Sylvaine Lecoeur, Directrice générale – PixPalace,
  • Michiel Munneke, Managing director - World Press Photo,
  • Jean-Luc Monterosso, Directeur – Maison Européenne de la Photographie,
  • Julien Pain, responsable du site et de l'émission Les Observateurs – France 24,
  • Michel Puech, journaliste - Mediapart / associate editor - Le journal de la photographie,
  • Mina Rouabah, chef du service photo – Libération,
  • Caroline Stein, Chargée des partenariats et des relations institutionnelles - Central Dupon Images,
  • Estelle Veyret, Directrice du Développement – Reuters

 

Les partenaires du Prix Photo AFD - Reporters du développement

Pour télécharger le dossier de presse, cliquez ici


L’AFD agit quotidiennement pour améliorer les conditions de vie des urbains les plus pauvres en investissant dans des infrastructures durables et accessibles à tous, dans des programmes « climat » visant à réduire l’impact urbain sur l’environnement, dans des centres de santé urbains et des projets d’assainissement et d’accès à l’eau potable ou encore en soutenant des politiques urbaines pérennes.



Pour trois jeunes européens sur quatre, la réduction de l’extrême pauvreté est un objectif prioritaire

30/11/2012

A l’occasion de la Journée Nationale des Jeunes, organisée le vendredi 30 novembre 2012 partout en France, l’AFD a demandé à 1686 jeunes européens de donner leur vision de l’aide au développement. Si les allemands et les britanniques considèrent que leurs pays jouent un rôle important au niveau international en matière de lutte contre la pauvreté et les inégalités, les jeunes français se montrent plus mesurés sur l’influence de la France à l’international.

Les jeunes européens montrent également une réelle envie de s’engager dans la solidarité internationale, notamment en s’investissant pour le compte d’ONG ou d’associations. En ce qui concerne les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la réduction de l’extrême pauvreté arrive largement en tête des objectifs prioritaires dans l’ensemble des pays, suivie de la lutte contre les pandémies.

 

Les jeunes allemands et britanniques considèrent que leurs pays jouent un rôle de premier plan à l’international dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités.   

  • Plus de trois jeunes allemands et jeunes britanniques sur quatre considèrent que leurs pays participent pleinement à la lutte contre la pauvreté et les inégalités au niveau mondial (respectivement 77% et 76%), près d’un quart d’entre eux estimant même que l’Allemagne et la Grande Bretagne sont des acteurs très importants dans ce domaine (respectivement 27% et 23%).
  • Les jeunes français se montrent plus mesurés sur l’influence de la France à l’international : seuls 53% pensent que leur pays exerce une fonction importante à l’échelle internationale en matière de lutte contre la pauvreté et les inégalités.
  • Les jeunes italiens et polonais sont les plus critiques envers leurs pays concernant leur rôle dans la lutte contre la pauvreté dans le monde. Une large majorité d’entre eux considère que leurs pays ne jouent pas un rôle important dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités (respectivement 69% et 73%), près d’un quart estimant même que leurs pays jouent un rôle pas du tout important dans ce domaine (respectivement 21% et 22%).

 

Les jeunes britanniques sont davantage convaincus de l’efficacité de la politique d’aide au développement de leur pays.

  • Les jeunes britanniques affirment leur soutien à la politique d’aide au développement de leur pays, ces derniers étant une majorité à la juger efficace (68%).
  • Les jeunes français et allemands restent très partagés quant à son efficacité. Un jeune français et jeune allemand sur deux considère que l’aide de leurs nations aux pays en développement est efficace (53% chacun). Cette adhésion reste toutefois mesurée, ces derniers estimant que l’aide apportée est assez efficace (respectivement 50% et 47%) plutôt que très efficace (3% et 6%).
  • Les jeunes italiens et polonais remettent quant à eux en question l’efficacité de l’aide, une large majorité estimant que la politique d’aide au développement de leurs pays n’est pas efficace (respectivement 69% et 64%).  

 

Le souhait de s’engager dans la solidarité internationale est réel chez les jeunes européens

  • Une réelle envie des jeunes européens de s’engager dans la solidarité internationale … Les jeunes italiens se montrent les plus enclins à vouloir s’engager dans la solidarité internationale (69%), suivis des jeunes polonais (56%), français (55%) et allemands (53%). A l’inverse, les jeunes britanniques se montrent plus réticents à vouloir s’y engager, 54% ne l’envisageant pas.
  • ...et ce notamment via le secteur associatif : les ONG et associations sont les acteurs plébiscités par l’ensemble des jeunes européens pour s’engager dans la solidarité internationale, les jeunes français en tête (56%), suivis des jeunes allemands et britanniques (42% chacun). L’ONU est ensuite privilégiée par les jeunes français (18%), britanniques (20%) et italiens (35%) tandis que les jeunes allemands et polonais envisageraient davantage de s’y investir via une fondation privée (respectivement 21% et 28%).

 

La réduction de l’extrême pauvreté, priorité des Objectifs du Millénaire pour le Développement  

  • Les OMD sont connus en moyenne par près d’un jeune sur trois : ils sont davantage connus par les jeunes italiens (45%), suivis des jeunes polonais (37%) et allemands (35%).
  • Parmi les 8 OMD, la réduction de l’extrême pauvreté arrive largement en tête des objectifs dans l’ensemble des pays, suivie de la lutte contre les pandémies. Près de trois jeunes sur quatre considèrent que réduire l’extrême pauvreté et la faim est de loin l’objectif le plus important (résultats allant de 71% à 79% selon les pays). La lutte contre les pandémies, et notamment celle du VIH / Sida, est aussi un objectif important pour une majorité des jeunes européens (résultats oscillant entre 51% et 60% selon les pays).


*Sondage IPSOS pour l’Agence Française de Développement. Cette enquête a été menée dans cinq pays auprès d’échantillons de jeunes âgés de 15 à 25 ans (France : 471 personnes ; Allemagne : 303  personnes ; Grande Bretagne : 303 personnes ; Italie : 303 personnes ; Pologne : 306 personnes) interrogés par Internet du 31 octobre au 6 novembre (France) et du 14 au 20-21 novembre (autres pays d’Europe). Chaque échantillon est représentatif de la population nationale interrogée grâce à  la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération).



72 % des Français estiment que l’aide au développement n’est pas de l’argent gaspillé

26/11/2012

Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement, et Dov Zerah, directeur général de l’AFD ont présenté ce 19 novembre les résultats du nouveau sondage réalisé par IPSOS pour l’AFD sur les Français et l’aide au développement.

En cette période de réflexion sur l’aide publique au développement (APD), marquée par l’organisation par le gouvernement des Assises du développement et de la solidarité internationale, et dans une conjoncture économique difficile, les Français confirment leur attachement à l’aide aux pays en développement, même s’ils restent partagés quant à son efficacité. Les efforts de l’aide publique française doivent, selon eux, se concentrer en priorité sur l’Afrique subsaharienne et sur la lutte contre la pauvreté.

Les Français estiment que la protection de l’environnement participe au développement. Parmi les acteurs de l’aide au développement, les ONG sont plébiscitées pour leur efficacité, leur crédibilité et leur impartialité. Pour mener à bien la politique d’aide au développement française, les Français considèrent qu’il faut lui donner plus de moyens : près de la moitié des Français estime qu’il faut augmenter la part du budget de l’État qui y est consacrée et est favorable à une affectation des recettes de la taxe sur les transactions financières européenne (TTF) en faveur de la lutte contre la pauvreté et les grandes pandémies présentes dans les pays en développement.

 

► Télécharger les résultats du sondage AFD / IPSOS (PDF)

 

 
Stéphane Zumsteeg, directeur du département Opinion Ipsos, Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement, et Dov Zerah, directeur général de l’AFD durant la conférence de presse © Alain Goulard/AFD


Les Français sont attachés à l’aide publique au développement française même s’ils restent très partagés quant à son efficacité

 

  • Un Français sur deux considère que l’aide de la France aux pays en développement est efficace (51%). Toutefois, cette adhésion reste mesurée, les Français estimant qu’elle est assez efficace (47%) plutôt que très efficace (4%).
  • Ces avis partagés quant à son efficacité ne remettent pas pour autant en question l’attachement des Français à l’aide publique au développement :
    • plus de 7 Français sur 10 estiment que l’aide au développement n’est pas de l’argent gaspillé (72%) ; même s’ils expriment dans le même temps leur sentiment que la corruption dans les pays en développement nuit à l’efficacité de l’aide (70%) ;
    • près de 3 Français sur 4 considèrent que l’aide est utile mais pas suffisante (74%) compte-tenu des enjeux ;
    • malgré la conjoncture économique, une majorité des Français trouve normal que la France aide les pays en développement, même si elle rencontre actuellement des difficultés budgétaires (65%).

 

L’Afrique subsaharienne, bénéficiaire prioritaire de l’aide publique au développement française

 

  • Les Français estiment que la France doit intervenir en priorité dans les pays d’Afrique au sud du Sahara (56%). Viennent ensuite les pays d’Afrique du Nord (17%), les pays d’Amérique du Sud (13%), les pays d’Asie (9%) et les pays du Proche et Moyen-Orient (5%).

 

La lutte contre la pauvreté, objectif premier de l’aide publique au développement

 

  • Un fort attachement à la lutte contre la pauvreté : une majorité de Français considère que l’objectif prioritaire pour la France en matière d’aide aux pays en développement est de lutter contre la pauvreté (56%) :
    • 41% d’entre eux pensent que l’aide française doit contribuer au développement de la démocratie et des droits de l’Homme ;
    • 30% considèrent que l’aide au développement doit contribuer à la protection de l’environnement mondial.
  • cet objectif étant de loin le plus important parmi les 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) : 3 Français sur 4 considèrent que réduire l’extrême pauvreté et la faim est de loin l’objectif le plus important (75%). Les secteurs de la santé et de l’éducation viennent compléter le trio de tête (combattre le VIH / Sida, le paludisme et d’autres maladies, 48% ; assurer l’éducation primaire pour tous, 44%) suivis de la préservation de l’environnement (35%).
  • La protection de l’environnement est également un enjeu transversal du développement : une large majorité des Français considère que demander aux pays en développement de concilier développement économique et respect de l’environnement est avant tout un moyen de se développer tout en préservant leurs ressources naturelles (87%).

 

Les ONG perçues comme les acteurs privilégiés de l’aide au développement

 

  • Les ONG plébiscitées par les Français comme étant les acteurs privilégiés de l’aide au  développement : les plus efficaces (35%), les plus crédibles (26%) et les plus impartiaux (24%).  Ces acteurs bénéficient d’une visibilité forte liée à leurs actions humanitaires.

 

L’aide publique au développement française a besoin de plus de moyens pour mener à bien sa politique

 

  • Près d’un Français sur deux estime qu’il faut augmenter la part du budget consacrée à l’aide au développement dans le budget de l’Etat français (44%). Un tiers propose qu’elle soit maintenue telle quelle, tandis que seuls 18% des Français souhaitent qu’elle soit réduite.
  • Même si les recettes de la taxe européenne sur les transactions financières devraient d’abord être affectées à la sphère économique domestique (relancer la croissance économique, 70% ; réduire le déficit public, 55%), cette taxe représente également un moyen de dégager des ressources supplémentaires pour l’aide au développement. En effet, près d’un Français sur deux soutient une affectation de ses recettes en faveur de la lutte contre la pauvreté et les grandes pandémies présentes dans les pays en développement.

 

Pour Pascal Canfin, ces résultats montrent l’attachement des Françaises et des Français à l’aide publique au développement y compris dans une période budgétaire contrainte. Cette enquête montre également les légitimes attentes des Françaises et des Français sur la transparence et l’efficacité de l’aide. Ces préoccupations sont aussi les miennes et sont au cœur des Assises du développement et de la solidarité internationale que je pilote en ce moment.

 

Pour Dov Zerah, les résultats du sondage constituent une formidable légitimation de notre action : les aspirations des Français recoupent très largement les priorités de l’Agence telles qu’elles sont exprimées dans le plan d’orientations stratégiques 2012-2016 que nous avons récemment adopté.

 

Note méthodologique : L’enquête a été réalisée par Ipsos auprès d’un échantillon représentatif de 1 007 Français âgés de 15 ans et plus interrogés du 31 octobre au 6 novembre par internet. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage, région et catégorie d’agglomération) .



Quel niveau de développement humain dans les outre-mer ?

23/11/2012

L’AFD a révélé aujourd’hui les résultats de l’étude « Quel niveau de développement des départements et collectivités d’outre-mer, une approche par l’Indice de Développement Humain». Menée par Olivier Sudrie pour l’AFD, l’étude calcule le niveau de développement de tous les outre-mer* grâce à l’Indice de Développement Humain*(IDH) et les compare entre eux, avec celui des pays voisins et avec la métropole sur la période 1990-2010.

Les outre-mer, parmi les territoires les plus développés de la planète

Le rapport indique que le niveau de développement humain atteint par les départements et collectivités d’outre-mer (DCOM) en 2010 les place dans la catégorie des pays à développement humain très élevé (Guadeloupe, Martinique et Nouvelle-Calédonie) ou élevé (Guyane, Réunion et Polynésie). Un seul département français (Mayotte) figurait, en 2005, dans le groupe des pays à développement humain moyen.
 
A l’exception de Saint-Pierre-et-Miquelon, situé à proximité du continent nord-américain, les DCOM affichent un niveau de développement humain bien supérieur à celui prévalant dans leur environnement régional. Ainsi, les départements français d’Amérique possèdent le plus haut niveau de développement humain de la Caraïbe et la Guyane devance le Brésil et le Suriname. Le niveau de développement de Mayotte, pourtant le plus bas de tous les DOM, était, en 2005, 50 % plus élevé que celui des Comores.

20 ans d’écart en moyenne avec la métropole

L’étude estime l’année au cours de laquelle la France métropolitaine avait atteint, le niveau de développement actuel des DCOM. Ainsi, l’IDH de la Guadeloupe en 2010 serait celui de la France métropolitaine de 1998, soit 12 années d’écart. Il est de l’ordre d’une génération pour la Guyane (27 années), de 25 années à La Réunion et de 28 années pour la Polynésie française.
 
Graphique : nombre d’années d’écart de développement par rapport à la métropole
 

Classement par département : la Guadeloupe entre le Pas-de-Calais et l’Yonne

En termes relatifs, les IDH des territoires ultramarins (0,775 en moyenne en 2010) sont tous faiblement inférieurs à celui de la France métropolitaine (0,883) : moins de 12% en moyenne. Cependant, territoire par territoire, on note une différence de 17% entre la métropole et la Polynésie et de 7% avec la Guadeloupe. Le classement départemental place la Guadeloupe à côté du Pas-de-Calais (à 3% d’écart IDH) et de l’Yonne (5% d’écart).
 
Des performances sociales élevées, mais un IDH tiré à la baisse par l’indice de revenu

A l’échelle mondiale, les pays plus économiquement développés sont ceux qui affichent aussi le plus haut niveau de développement social. Une évidence qui ne se vérifie pas pour les territoires ultramarins, ou ces dimensions ne sont pas corrélées. En effet, la valeur de l’IDH dans les DCOM est tirée à la hausse par sa dimension sociale et à la baisse par les performances économiques (revenu par tête). Plus précisément, ces performances sociales doivent beaucoup aux valeurs élevées de l’indice de la santé (espérance de vie) plutôt qu’a celles de l’éducation : dans le domaine de la santé, l’écart moyen avec la métropole était de l’ordre de 5% seulement en 2010, alors qu’il était de 25% en matière d’éducation.

Tableau : Valeur des indices constitutifs de l’IDH (et rang mondial)
 


 

* L’Indice de Développement Humain (IDH) est un indice composite sommaire qui mesure les réalisations moyennes d’un pays dans trois aspects fondamentaux du développement humain : une vie longue et saine (santé), l’accès aux connaissances (éducation) et un niveau de vie décent (revenu). La disponibilité des données définit la couverture d’un pays par l’IDH ou pas. Pour permettre des comparaisons parmi les pays, l’IDH est, dans la mesure du possible, calculé sur la base des données provenant des agences de données internationales les plus importantes et d’autres sources de données crédibles disponibles au moment de la rédaction.

*Les territoires ultramarins français concernés par cette étude sont : (i) pour les DOM : la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et Mayotte ; (ii) pour les COM : la Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy ; (iii) la Nouvelle-Calédonie.

A propos de l’étude :
Les analyses et conclusions de cette étude son formulées sous la responsabilité de son auteur. Elles ne reflètent en pas nécessairement le point de vue de l’Agence Française de Développement ou de ses institutions partenaires.

 



L'AFD publie son plan d'actions Climat 2012-2016 "Concilier développement et lutte contre le changement climatique"

20/11/2012

Présente aux négociations internationales sur le climat (COP), à Doha, du 26 novembre au 7 décembre, l'AFD fait paraître au même moment son Plan d'actions 2012-2016 Climat-développement. Quels sont les piliers de la stratégie de l'Agence? Quel est son positionnement sur cette problématique, comment entend-elle concilier ses deux composantes? Quelles solutions et pratiques innovantes préconise-t-elle? Quels outils financiers, méthodes de mesure et de suivi d'impact va t-elle défendre à Doha? Les choix et moyens de l'AFD sont-ils en phase avec les enjeux qui seront soulevés lors de 18ème COP?

 

Pour bénéficier d'un éclairage supplémentaire sur les différents enjeux de la conférence, le rôle que l'AFD entend y tenir, et le contenu de son Plan d'actions climat-développement , nous vous invitons à lire l'entretien accordé par Pierre Forestier, responsable des opérations Climat de l'AFD . [voir également les liens en fin de communiqué]. 

 ►Télécharger le Plan d'actions Climat 2012 - 2016

Stratégie climat-développement 2012-2016 : l’AFD renforce ses financements de lutte contre le changement climatique

Avec plus de 7 milliards d’euros de financement octroyés entre 2009 et 2011, représentant en moyenne plus de 10% de financements publics internationaux « climat », l’AFD est devenue l’un des acteurs majeurs du financement  « climat » dans les pays en développement. Ainsi, elle se positionne aujourd’hui comme :

-    l’acteur pivot de la mise en œuvre des engagements français vis-à-vis des pays en développement en matière de lutte contre le changement climatique ;
-    une institution financière internationale qui a l’ambition d’aider à mettre en œuvre des mandats et à mobiliser des ressources internationales et européennes.


Les trois piliers de la stratégie climat-développement de l’AFD à l’horizon 2016 

La stratégie climat et le plan d’action 2012-2016 de l’AFD repose sur trois piliers : 

  • un engagement financier pérenne et ambitieux en faveur du climat représentant 50% des octrois de l’AFD dans les pays en développement et 30% des octrois de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé
  •  une mesure systématique de l’empreinte carbone des projets financés selon une méthodologie robuste et transparente
  • une politique de sélectivité des projets au regard de leur impact sur le climat, tenant compte du niveau de développement des pays concernés. Cet engagement est totalement intégré aux objectifs de l’Agence en matière d’aide au développement et n’entre pas en compétition avec son action en faveur de la lutte contre la pauvreté et le développement social. 

Cette stratégie, si elle se veut structurante, est le résultat de l’action conduite par le groupe AFD depuis plusieurs années sur la question du changement climatique.
Elle ne peut cependant se concevoir que comme une étape, évolutive, appelée à approfondir des sujets complexes et à intégrer des défis d’ampleur comme par exemple : l’harmonisation et l’approfondissement des méthodes de mesure et suivi d’impact climat, la recherche des pratiques et innovations permettant la transformation des modes de développement ou encore une implication plus conséquente du secteur privé et des acteurs du financement des pays dans l’architecture financière internationale du climat.

L’AFD entend, à ce titre, intensifier sa démarche partenariale d’échange et de dialogue avec l’ensemble des acteurs contribuant aux efforts de la lutte contre le changement climatique. 

 

Les outils d’intervention de l’AFD

Les outils financiers à disposition de l’AFD lui permettent de soutenir des projets innovants et de répondre à la diversité des situations rencontrées dans la lutte contre le changement climatique. Elle utilise ainsi une gamme de produits diversifiés allant de l’aide budgétaire sectorielle à un plan « climat », aux outils de marché (fonds propres, mezzanine, prêts, garanties) en passant par un éventail d’instruments de prêts concessionnels, ainsi que des interventions en dons permettant d’assurer l’accompagnement et le renforcement de capacités des pays. Dans le cas où un projet revêt un caractère pilote, il peut aussi bénéficier d’un appui du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM).


2012-2016 : des interventions différenciées selon les zones géographiques

Dans les pays émergents d’Asie et d’Amérique latine
:
Dans ces régions qui concentrent l’essentiel des enjeux en termes d’émission de gaz à effet de serre, l’AFD intervient sur le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, dans plusieurs domaines : transports urbains, collectivités locales, forêts et agriculture.

Les priorités : pour la période 2012-2016, l’action climat sera dédiée à l’accompagnement de la mise en œuvre de politiques de développement plus sobres en carbone. L’AFD souhaite atteindre un niveau d’intervention moyen de 70% des octrois annuels ayant des co-bénéfices sur le changement climatique.

Les outils : l’AFD y interviendra de préférence au travers d’instruments pas ou peu concessionnels en prêt d’investissement, notamment dans les domaines de l’énergie, du transport, des villes et en prêt budgétaire pour la mise en place de plan climat national, NAMAS, politique de développement durable de la ville. Elle proposera une expertise technique d’accompagnement.

Téléchargez la fiche projet sur le Financement de la politique de lutte contre le changement climatique au Mexique, en cliquant ici  

En Méditerranée, les projets climat constituent autant d’opportunités pour construire les éléments structurants de son développement durable (énergie sobre en carbone, ville et transport durables, gestion de l’eau)

Les priorités : les actions climat de l’AFD auront un focus thématique sur l’énergie, le transport urbain et l’eau. L’AFD souhaite atteindre un niveau d’intervention moyen de 50% des octrois annuels ayant des co-bénéfices sur le changement climatique.

Les outils : l’AFD interviendra de préférence au travers de prêts d’investissement concessionnels et non concessionnels et s’intéressera progressivement au financement budgétaire de politique sectorielles, territoriales, voire nationales.

►Téléchargez la fiche projet sur le Financement de la production d’énergie solaire au Maroc, en cliquant ici

En Afrique subsaharienne et dans les PMA :
Dans ces régions, les interventions climat ont pour priorité de participer à l’adaptation des économies et des sociétés de ces pays aux effets du changement climatique, mais également de valoriser les potentiels considérables de ces régions :
-    en termes de ressources naturelles et tout particulièrement de préservation de sa forêt 
-    en termes d’énergies renouvelables, à travers le financement de projets de gestion de la ressource en eau, de valorisation de technique agricole écologique, de préservation et reconstitution du couvert forestier, d’électrification rurale, de géothermie….

Les priorités : l’accent sera mis sur la réduction de leurs vulnérabilités au changement climatique et sur la valorisation économique des services climatiques rendus par leurs forêts et leurs agricultures. L’AFD fera la promotion des actions permettant de mettre en valeur l’important gisement de production d’énergies renouvelables de l’Afrique subsaharienne afin de concilier un accès à l’énergie pour tous avec une dépendance moins forte aux énergies fossiles. L’AFD souhaite que 30% des octrois annuels soient réalisés au titre du climat.

Les outils : l’AFD interviendra au travers de prêts d’investissement concessionnels et très concessionnels et en mobilisant des subventions en appui à des programmes transversaux, régionaux, innovants ou à des problématiques mêlant climat et pauvreté.


Téléchargez la fiche projet sur l’appui au  Développement des techniques d’agroécologie à Madagascar, en cliquant ici   

Les méthodes, outils et indicateurs de performance développés par l’AFD sur le climat sont partagés et mis à la disposition de la communauté internationale sur :

Le site internet de l’AFD  

Le Plan d’actions climat 2012-2016 de l'AFD 



L'AFD et la Banque Ouest-africaine de développement concluent trois nouveaux accords de coopération

16/11/2012

Le Directeur général adjoint de l’AFD, M. Didier Mercier et le Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), M. Christian Adovelandé ont signé le 15 novembre 2012 trois nouveaux accords de coopération dans le cadre de leur 5ème rencontre annuelle.

  1. un accord de partenariat entre le Centre d'études financières économiques et bancaires (CEFEB) de l’AFD et la BOAD pour élargir le partenariat engagé dans le domaine de la formation, du renforcement des capacités et du développement des expertises des cadres de la BOAD ;
  2. une ligne de crédit de 75 millions d’euros destinée au refinancement de projets dans le cadre de l'Initiative Régionale pour l'Energie Durable (IRED) de  l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ;
  3. une subvention d'appui à la maitrise d’ouvrage dans le domaine de l’énergie de 0,5 million d’euros.

 

 

Le directeur général adjoint de l’AFD, Didier Mercier, et le président de la BOAD, Christian Adovelandé  

 

Un accord qui marque près de 40 années de collaboration

Les deux institutions s’apprêtent à fêter, en 2013, 40 ans de partenariats financiers et techniques au service du développement de la zone UEMOA. Depuis 1973, onze lignes de crédit, concessionnelles ou non, ont été octroyées par l’AFD à la BOAD. Elles ont été accompagnées d’appuis au renforcement des capacités dans plusieurs domaines : gestion actif/passif, instruction et gestion des garanties, LAB/FT, RSE, expertise agricole, expertise énergie.

Cette collaboration a aussi permis de financer plusieurs projets de développement, notamment :
 

  • au Sénégal : alimentation en eau potable des villes de Kaolack, Fatick, Koungheul et Ziguinchor;
  • au Mali : aménagement agricole du casier de Molodo nord à l’Office du Niger ;
  • en Côte d’Ivoire : aménagement hydro-agricole de M’Bahiakro;
  • au Niger : l'implantation d'une cimenterie intégrée par la Société Nigérienne de Cimenterie (SNC) SA à Malbaza ;
  • au Bénin : le renforcement et d’extension du système d’alimentation en eau potable de la ville de Cotonou et ses environs;
  • au Togo : la réhabilitation des infrastructures et équipements du Port Autonome de Lomé en République Togolaise ;
  • au Burkina Faso : aménagement hydro-agricole du Liptako Gourma (phase 3)
  • en Guinée Bissau : réhabilitation d’infrastructures.

 

La formation occupe également une large place dans ce partenariat. Le CEFEB accueille chaque année en formation les cadres de la BOAD.

 

A propos de la BOAD

La BOAD, Institution commune de financement des Etats de l’UEMOA, a pour mission aux termes de ses statuts,  de promouvoir le développement équilibré de ses Etats que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo et de réaliser l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest.

La Banque intervient depuis l’origine sous forme de prêts directs à court et moyen termes, octroie des lignes de refinancement aux Banques locales pour assister les  petites et moyennes entreprises, accorde des financements pour les études de faisabilité de projets ou les études d’ingénierie et garantit des emprunts obligataires. Pour faire face aux exigences du marché et mieux accompagner les Etats et le secteur privé de l’Union, la Banque a exploré d’autres axes et s’est positionné sur le court terme, l’assistance, le conseil financier, les arrangements de financement, la finance Carbone et le financement de projets éligibles au Mécanisme de Développement Propre (MDP).

Pour financer son activité,  la BOAD dispose non seulement d’un réseau de coopération constitué de bailleurs de fonds internationaux, d’Etats Européens et asiatiques mais également d’un programme annuel d’émission de titres de créances. Son capital est passé de 350 en 2000 à 1050 milliards de FCFA en 2010 et ses fonds propres de 82 à 176 milliards de F CFA sur la même période. Forte de son expérience du marché financier régional, la BOAD se prépare pour une notation en vue d’accéder, à titre complémentaire, aux ressources du marché financier international.  Ces différentes interventions traduisent la volonté de la BOAD de s’adapter à son environnement et de se maintenir aux côtés des populations de la zone UEMOA afin de relever les multiples défis du développement sous-régional.

Le volume des approbations de prêts depuis la mise en œuvre du plan stratégique 2009- 2013 s’élève à  504 654 M FCFA à fin septembre 2012.

Le cumul des approbations de prêts depuis 1976 de la Banque s’établit à  2227,1 MFCFA à fin septembre 2012, correspondant à 612 projets financés.

www.boad.org



 
 
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