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Communiqués

L’AFD soutient 15 nouveaux projets d’Organisations françaises de la société civile pour un montant de 8,9 millions d’euros

18/12/2013

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 17 décembre 2013. Il a approuvé l’attribution de 15 subventions.

AIDES - Accès à la prévention et aux traitements du VIH/sida en Afrique et dans les Caraïbes
Subvention de 912 175 euros sur 3 ans à Aides pour un projet visant à améliorer l’accès à la prévention et au traitement du VIH/Sida et des hépatites des groupes les plus vulnérables face à l’épidémie dans 10 pays d’Afrique et de la Caraïbe. Hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, transgenres, usagers de drogue injectable, travailleurs/ses du sexe… Ces populations se retrouvent très souvent en dehors des dispositifs de prise en charge en raison des discriminations dont ils sont victimes et de la criminalisation de leurs pratiques. Le projet prévoit de renforcer les capacités de plaidoyer et de sensibilisation des associations partenaires de lutte contre le sida ainsi que de travailler sur l’environnement juridique qui entrave l’accès aux traitements et la prévention du VIH.

Eau vive - Accès à l'eau potable et à l'assainissement au Mali
Subvention de 331 575 euros sur 3 ans à Eau Vive pour un projet visant à améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans 4 communes de la région de Koulikoro, située à 100 km au Nord de Bamako. Adossé à une contribution du Lions Club, le projet comprend la construction de forages, de points d’eau et de latrines et des actions de sensibilisation à l’hygiène auprès des populations. Il prévoit aussi un accompagnement des autorités locales, compétentes en matière d’eau et d’assainissement dans le cadre de la politique malienne de décentralisation. Un volet « sécurité alimentaire » permettra d’appuyer 5 groupements d’agriculteurs pour développer des activités maraîchères. 112 300 habitants bénéficieront à terme du projet.

CCFD-TS  - Accès à l'information et renforcement des acteurs non étatiques au Tchad
Subvention de 504 000 euros sur 2 ans au CCFD-Terre solidaire pour un projet d’accès à l’information et de renforcement des capacités des acteurs non étatiques et des autorités locales dans 17 régions du Tchad. Monté en partenariat avec le Groupe de recherches alternatives et de monitoring du projet pétrole Tchad-Cameroun (GRAMP-TC), le projet vise à impliquer les populations de manière effective dans la gestion des budgets publics et communaux, notamment en ce qui concerne les ressources issues de l’exploitation pétrolière. A terme, 16 conseils municipaux et leurs personnels techniques se verront dotés d’outils leur permettant de s’impliquer plus efficacement dans la bonne gestion des fonds publics et l’élaboration des plans de développement locaux. 500 travailleurs des industries extractives seront informés sur la gouvernance de leurs entreprises.

Plan international France - Eradiquer le travail des enfants en Tanzanie 
Subvention de 180 000 euros sur un an et demi à Plan international France pour un projet visant à éradiquer le travail des enfants dans 11 circonscriptions minières de la région de Geita en Tanzanie. L’enjeu est d’assurer un meilleur suivi de l’application des lois et des politiques sur le travail des enfants. Le projet prévoit de sensibiliser les jeunes, leurs parents et les exploitants du secteur minier à la situation du travail des enfants et ses conséquences. Il renforcera aussi des associations villageoises d’épargne et de crédit pour améliorer la sécurité économique de 4 500 foyers vulnérables. A terme, le projet permettra de former 60 élus à cette question et de réintégrer 12 000 enfants âgés de 5 à 13 ans dans un parcours scolaire.

GRET - Microprojets communaux et associatifs au Congo Brazzaville
Subvention de 300 000 euros sur 3 ans au GRET pour un projet visant à donner aux acteurs locaux de 4 arrondissements défavorisés de Brazzaville des outils pour améliorer l’accès aux services urbains de base. Il s’agit de renforcer la capacité des acteurs locaux à agir de façon partenariale et de permettre aux mairies d’arrondissement de mieux piloter le développement de leur territoire. Le projet gère un fonds d’appui aux initiatives d’aménagement, l’animation d’espaces de concertation et propose un important plan d’accompagnement à tous les niveaux. Il bénéficiera à une quarantaine d’agents des mairies d’arrondissement, à une trentaine d’organisations de la société civile, à une vingtaine d’entreprises ou bureaux d’études, pour permettre à 600 000 habitants un meilleur accès aux services urbains de base.

Inter Aide – Renforcement des exploitations familiales agricoles en Afrique subsaharienne
Subvention de 1 671 339 euros sur 3 ans à Inter Aide pour la poursuite de la convention-programme portant sur le renforcement des capacités des exploitations familiales agricoles et la structuration de services mise en œuvre dans des zones rurales défavorisées d’Ethiopie, de Madagascar, du Malawi et de la Sierra Leone. Ce projet appuie le déploiement et la structuration des dispositifs d’appui-conseil et des filières semencières dans les zones rurales concernées, en vue d’accroître la résilience des exploitations familiales agricoles. Cette convention-programme bénéficie à environ 13 000 familles, soit 66 000 personnes.

CCFD Terre solidaire – Faire émerger un dialogue politique concerté sur la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest
Subvention de 804 163 euros sur 3 ans au CCFD - Terre Solidaire pour un projet de structuration du monde associatif visant à faire émerger un dialogue politique concerté sur la sécurité alimentaire dans deux zones transfrontalières de la Mauritanie, du Sénégal, du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Il s’agit d’améliorer les connaissances des organisations professionnelles et des collectivités locales sur les politiques publiques de sécurité alimentaire et de renforcer leurs capacités de dialogue afin qu’elles participent activement à leur élaboration. 298 organisations professionnelles et 45 collectivités locales seront mobilisées dans le cadre de cette initiative qui impactera deux zones frontalières comptant un million d’habitants.

AVN – Développement d’une offre d’habitat rural en Afrique de l’Ouest
Subvention de 680 000 euros sur 3 ans à l’Association de la voûte nubienne (AVN) visant à renforcer les capacités des organisations d'Afrique de l'Ouest pour développer un marché de bâtiments construits en voûtes nubiennes adaptés localement aux besoins économiques, sociaux et environnementaux de la région. Ce programme repose sur un concept : la voûte nubienne ; un métier : l’artisan-maçon spécialisé dans ce type de construction ; une méthode : la promotion régionale du marché de voûtes nubiennes. Le projet permettra d’accompagner la création de 2 500 voûtes nubiennes qui assureront l’hébergement de 20 000 personnes dans des conditions de confort  améliorées par rapport aux maisons courantes construites en tôle et en béton.

Initiative développement - Diffusion d'unités de distillation à foyer économe aux Comores
Subvention de 240 422 euros sur 3 ans à Initiative développement pour un projet visant à diffuser des unités de distillation plus économes en bois auprès des producteurs d’ylang ylang, une huile essentielle produite sur l’île d’Anjouan et très prisée de l’industrie cosmétique. L’objectif est de réduire la consommation de bois grâce à des unités de distillation plus durables et de structurer et améliorer les revenus des petits producteurs. Le projet s’appuie notamment sur une valorisation des réductions d’émissions via la finance carbone. Il bénéficiera à au moins 200 petits producteurs distillateurs et indirectement à l'ensemble des acteurs impliqués dans la filière, notamment les femmes en charge de la cueillette.

FERT – Education au développement dans l’enseignement agricole
Subvention de 267 600 euros sur 3 ans à FERT pour un projet visant à ancrer durablement l’éducation au développement au sein de l’enseignement agricole en France. L’objectif est d’accroitre la sensibilisation  aux enjeux du développement des personnels de l’enseignement agricole ainsi que des jeunes scolarisés dans les établissements et de leurs familles.  Développé sur  18 régions françaises, il est monté en partenariat avec le  Conseil national de l’enseignement agricole privé (CNEAP), l’Institut formation enseignement agricole privé (IFEAP) et le ministère de l’Agriculture. Le projet qui implique des acteurs diversifiés (professionnels du monde agricole, réseaux éducatifs et réseaux régionaux) permettra de toucher à terme 5 000 éducateurs et 50 000 jeunes et leurs familles.

Batik international - Insertion socio-économique des femmes au Vietnam
Subvention de 220 000 euros sur 3 ans à Batik international pour un projet d’amélioration des conditions de vie des femmes dans deux zones industrielles du Nord Vietnam. Il s’agit d’améliorer leurs conditions de travail, de logement, de prise en charge sanitaire, ainsi que leur insertion économique, en les aidant à mieux connaître leurs droits, à s’organiser pour les faire respecter et à développer leurs compétences. Le projet prévoit de créer des instances de dialogue entre acteurs locaux et de renforcer les services sociaux.  Il permettra la formation de 60 « femmes-leaders », la création de 30 « clubs de femmes » auto-gérés et la participation de plusieurs entreprises à l’amélioration des conditions de travail. 960 femmes seront touchées directement dans les deux provinces.

GERES - Structuration des ONG françaises sur la question du climat
Subvention de 368 247 euros sur 3 ans pour un projet de structuration des ONG françaises, porté par 8 organisations membres de la Commission climat-développement de Coordination Sud. Dans le contexte des négociations mondiales sur le climat, en vue d’établir un régime climatique global pour la période post-2020, ce nouvel appui permettra de poursuivre des actions de production intellectuelle, d’échanges de savoirs, d’amélioration des pratiques des ONG et de plaidoyer. Il contribuera au renforcement des capacités des ONG françaises sur les thèmes du risque climatique, de l’atténuation, de l’adaptation, du financement du climat, des liens avec l’agriculture, etc. Dans la perspective de la 21ème Conférence des Parties sur le climat organisée à Paris en 2015, ce projet devrait aboutir à une meilleure structuration et visibilité des acteurs français engagés sur cette question.

Quartiers du Monde – Renforcement d’un réseau d’entrepreneuses solidaires en Afrique et en Amérique Latine
Subvention de 659 000 euros sur 5 ans à Quartiers du Monde pour le renforcement d’un réseau d’entrepreneuses solidaires entre le Mali, le Sénégal, le Maroc, la Bolivie, la Colombie et la France. Cette initiative contribuera à l’amélioration de la vie de 400 femmes et de 2 000 membres de leurs familles et de leur entourage par la création ou la transformation d’entreprises économiques sociales et solidaires. Le projet mettra l’accent sur la thématique du leadership féminin ainsi que sur la sensibilisation des hommes aux questions de genre et de d’égalité femmes-hommes.

Handicap international - Contribuer au développement économique et social via la réduction de la menace des mines au Liban et Laos
Subvention de 1, 5 millions euros sur 2 ans à Handicap International pour poursuivre les activités de déminage et de réduction de la menace liée aux mines et autres engins non explosés menée depuis plusieurs années au Liban et au Laos en partenariat avec les centres nationaux de coordination du déminage. La dépollution de sites minés et la prévention des risques permettront à terme la relance d’activités sociales et économiques dans les zones concernées : la région de Batroun dans la province du Nord Liban et les districts de Nong, Sepon et Vilabuly dans la Province de Savannakhet au Laos. Cette intervention bénéficiera directement à plus de 30 000 personnes.

Force Ouvrière –  Projet de coopération technique syndicale en Tunisie
Subvention de 236 000 euros sur 3 ans à un projet de coopération technique syndicale visant la modernisation du système d’information et de communication du partenaire. Le projet, qui s’inscrit dans le cadre de la politique d’appui à la consolidation de l’Etat de droit et de renforcement des capacités de la société civile en Tunisie, aura pour objectifs d’informatiser le service d’adhésion et le service comptabilité, d’améliorer la lisibilité et la gestion des adhésions, de fluidifier la communication interne. Le projet souhaite mettre en place un logiciel unique qui automatisera les données relatives aux coordonnées des adhérents, permettra une meilleure maîtrise et organisation des charges et des dépenses, modernisera le système de gestion des adhésions et de la comptabilité interne, recensera l’ensemble des informations sur les syndicats affiliés et les unions départementales.



L’Agence Française de Développement récompense trois lauréats à l’occasion de la 2e édition de son Prix Photo

17/12/2013

Les trois lauréats de la 2e édition du Prix Photo de l’AFD ont été distingués le 17 décembre, à l’occasion d’une cérémonie à la Maison Européenne de la Photographie. Le jury, présidé par Alain Mingam, photojournaliste de renom, a récompensé Marie Dorigny, Cédric Gerbehaye et Gaël Turine.

Lancé en 2012, le prix Photo de l’AFD, à destination des professionnels, permet de sensibiliser un public plus large aux enjeux du développement des pays du Sud et rendre hommage au travail essentiel des photographes engagés. En 2013, ils étaient 65 à participer au Prix.

Coup de projecteur sur les trois lauréats 2013

Prix AFD Nikon du meilleur Webdocumentaire : Cédric Gerbehaye pour « Broken Hopes » (Cisjordanie)

Dotation : un appareil photo reflex numérique Nikon D800 et un objectif AF-S DX 24-85 mm, d’une valeur de 3600€

BROKEN HOPES | Oslo’s legacy est une expérience multimédia originale de 25 minutes réalisée par Cédric Gerbehaye, photographe et Eve Sabbagh, journaliste. Cette œuvre emmène les internautes dans un road trip, du sud au nord de la Cisjordanie, et propose les témoignages de Palestiniens et d’Israéliens, et d’experts.

Cédric Gerbehaye est né en Belgique en 1977. Journaliste de formation et membre de l'Agence VU depuis 2007, il a choisi la photographie comme forme d’écriture. Ses reportages l’ont conduit notamment en Israël, où il s’est intéressé au conflit israélo-palestinien, ou encore en République démocratique du Congo. Par l’acte photographique, Cédric Gerbehaye cherche à comprendre et à témoigner de réalités complexes, à se rapprocher de l’autre tout en informant, avec une subjectivité assumée.

 

© Cédric Gerbehaye

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Prix Spécial AFD du Meilleur Reportage Photo : Gaël Turine pour « La Clôture de la honte » (Inde / Bangladesh)

Dotation : 5000€

Le Prix du meilleur reportage met en images « La Clôture de la honte », un mur de séparation de 3200 km entre l’Inde et le Bangladesh. Ce reportage témoigne des conséquences dramatiques qu’a le mur sur ces territoires : il est à l’origine de la séparation de villages, communautés et familles. Gaël Turine a pu accéder à des zones interdites grâce à un groupe d’activistes et aller ainsi à la rencontre de villageois déterminés à témoigner.

Photographe membre de l’Agence VU,  Gaël Turine vit à Bruxelles où il a déjà exposé plusieurs collections, qui font également l’objet de livres monographiques. Certaines de ses expositions, comme « Voodoo », « Aujourd’hui c’est demain » ou « Aveuglément », ont été diffusées en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suisse, en Italie et dans d’autres villes de Belgique. Il a obtenu plusieurs bourses pour ses travaux, qui ont été publiés dans de nombreux magazines. Maitre de stage dans différents organismes du monde entier, Gaël a entre autres travaillé avec de grandes ONG, telles que Médecins sans frontières, Handicap International ou Care.
 


© Gaël Turine

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Grand Prix AFD Polka du Meilleur Projet de reportage photo : Marie Dorigny pour « Main basse sur la terre » 

Dotation : financement d’un reportage à hauteur de 15000€ et sa publication dans le magazine Polka

Marie Dorigny a choisi de traiter de l’accaparement des terres arables par des investisseurs internationaux dont sont victimes les populations des pays du Sud. Avec ce reportage, Marie Dorigny souhaite mettre des visages sur un phénomène encore trop anonyme.

Après une première carrière de rédactrice, Marie Dorigny  a rejoint le monde de la photographie en décembre 1989, à l’occasion de la révolution roumaine. Ses reportages sur le travail des enfants, les formes contemporaines d’esclavage ou la condition des femmes dans les pays en voie de développement ont depuis été publiés dans la plupart des journaux et magazines de la presse internationale.

 
Un palmarès distingué par un jury de haut vol

Pour Alain Mingam, Président du jury : « Les lauréats de la deuxième édition du Prix photo de l’AFD ont réalisé des œuvres saisissantes de par leur qualités artistiques mais également par les témoignages qu’elles apportent. C’est toute la force de ce Prix : soutenir une profession qui se fait le messager des laissés pour compte de notre planète. »
   
A l’occasion de la deuxième édition du prix, Alain Mingam, Président du Jury, photojournaliste et commissaire d’exposition, est entouré de 18 professionnels réunis par leur passion commune pour  l’image et le développement des pays du Sud :

  • Daphné Anglès, European Picture Coordinator – New York Times
  • Maureen Auriol, rédactrice-en-chef photo - Marianne
  • Hervé Brusini, Directeur de la rédaction nationale Web - France Télévision
  • Jean-François Camp, Directeur - Central Dupon Images
  • Bertrand Gallet, Directeur général - Cités Unies France
  • Alain Genestar, Directeur de publication - Polka Magazine
  • Michel Le Bris, fondateur et Directeur - Festival des “Étonnants Voyageurs” (St Malo)
  • Sylvaine Lecoeur, Directrice générale – PixPalace
  • Alain Le Gouguec, rédacteur-en-chef "Interception" - France Inter
  • Jean-Luc Monterosso, Directeur – Maison Européenne de la Photographie
  • Isabel Muñoz, photographe, plasticienne et documentariste
  • Marco Nassivera, Directeur de l’information – ARTE
  • Julien Pain, rédacteur-en-chef "Les observateurs" - France 24
  • Michel Puech, journaliste - Mediapart / associate editor - Le journal de la photographie
  • Reza, photographe, fondateur de Webistan
  • Mina Rouabah, chef du service photo – Libération
  • Bernard Sabrier, Président – Unigestion
  • Michel Scotto, directeur du développement – AFP Photo


  Les partenaires du Prix Photo de l’Agence Française de Développement

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►Cliquez ici pour télécharger le dossier de presse



La France soutient l’innovation en Afrique - Forum 100 Innovations pour un développement durable

05/12/2013

Le ministère des Affaires étrangères (MAE), sous l’impulsion de Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement, a organisé le 5 décembre 2013, de 8 h 30 à 12 h 30, le Forum Afrique – 100 innovations pour un développement durable, en partenariat avec l’AFD. En marge du Sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique, ce forum met en lumière des innovations, inscrites dans le développement durable, portées par des innovatrices et des innovateurs africains. Ces innovations ont déjà été mises en place localement pour améliorer la vie quotidienne. Elles concernent en particulier le recyclage de matières premières, la valorisation des déchets, les techniques de construction d’habitat, l’éducation et la santé.

Pour Pascal Canfin, « l’objectif de ce Forum est de mettre en lumière les réalisations de celles et ceux qui en Afrique mettent l’innovation en action. L’ensemble de ces innovations proposent des solutions à des besoins concrets de la vie quotidienne. Elles contribuent à la fois à la lutte contre la pauvreté et à la préservation de la planète. Ce forum sera l’occasion pour les innovateurs de rencontrer de nouveaux partenaires pour aider la diffusion de leurs initiatives ».

Lancé en septembre 2013, l’appel à projets 100 innovations pour un développement durable a permis, en un mois, la réception de plus de 800 dossiers de candidature.

Ces 800 dossiers ont été examinés par 45 spécialistes du développement de l’AFD, puis par un comité de sélection composé de trois grands témoins, actrice et acteurs du développement : Winny Byanyima, directrice générale d’OXFAM International, Malamine Koné, PDG d’Airness, Jean-Michel Severino, gérant d’Investisseurs et Partenaires Conseil, ancien directeur général de l’AFD.

Ce travail a permis une sélection de 100 dossiers qui feront l’objet d’une reconnaissance officielle par le ministère des Affaires étrangères, permettant d’augmenter la visibilité globale de l’innovation et facilitant leur diffusion et la recherche de financements publics ou privés. 21 innovations seront présentées par leurs porteurs à Paris le 5 décembre, devant des représentants institutionnels, des bailleurs publics ou privés, des chercheurs et représentants d’ONG.

 









L’AFD adopte son cadre d’intervention transversal en faveur des initiatives des Organisations de la société civile (2013-2016)

27/11/2013

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé son premier cadre d’intervention transversal en faveur des initiatives des associations et autres organisations de la société civile (OSC), pour la période 2013-2016.  Ce document vise à renouveler les relations entre l’AFD et les OSC et s’inscrit dans un contexte doublement d’ici 2017 de la part de l’aide publique au développement française transitant par les ONG.
 

L’objectif est de soutenir les sociétés civiles du Sud dans la lutte contre la pauvreté et l’atteinte des objectifs de développement. Il s’agit aussi de les appuyer dans la promotion de la gouvernance, l’égalité de genre et la défense des droits fondamentaux et les enjeux de développement durable. L’enjeu est enfin de renforcer l’efficacité des acteurs français de la société civile dans leurs actions de coopération et de mobilisation citoyenne ainsi que de valoriser leur expertise au services des grands enjeux du 21ème siècle.


L’élaboration de ce document a fait l’objet d’une concertation approfondie avec les OSC françaises. Avec ce cadre d’intervention, l’AFD entend renforcer le dialogue, la transparence, la redevabilité et l’évaluation de cette aide, tout en  veillant également à financer toute la  diversité des OSC.


Le ministre délégué chargé du développement, Pascal Canfin, se félicite de l’adoption, par l’Agence, de ce cadre d’intervention. « C’est une avancée majeure qui s’inscrit dans la suite des assises du développement et de la solidarité internationale et vise à moderniser les relations entre l’Etat et ONG. Celles-ci sont des acteurs majeurs du développement, à la fois dans les projets qu’elles conduisent directement sur le terrain, mais aussi sur les thèmes de la transparence, de la redevabilité et de la gouvernance. C’est pourquoi j’ai souhaité que ce cadre soit centré sur le renforcement des sociétés civiles du Sud. »


Anne Paugam, directrice générale de l’AFD note quant à elle que «les OSC sont aujourd’hui reconnues pour leur expertise et leur capacité d’influence dans les grands débats internationaux. Par ce cadre d’intervention stratégique, l’Agence marque sa volonté de promouvoir davantage de synergies entre l’Agence et les OSC, dans l’objectif de faire avancer le développement des pays du Sud ».

Depuis  2009, le mécanisme en faveur des initiatives des OSC a financé 118 ONG françaises en direct et plusieurs centaines d’autres via le financement de réseaux, de campagnes et de programmes. Au total 366 projets ont fait l’objet de subvention, pour un montant total de 212 millions d’euros.

 

► Lire le cadre d'intervention en faveur des initiatives des OCS

 



Sondage AFD/IPSOS sur les Français et l’aide au développement

18/11/2013

La 8ème édition du sondage de l’AFD sur les Français et l’aide au développement confirme l’attachement des Français à l’aide aux pays en développement. Un français sur deux estime que les efforts de la France dans ce domaine doivent aujourd’hui porter simultanément sur les dimensions sociales, économiques et environnementales. Pour mieux juger de l’efficacité de cette politique, 81% des sondés souhaitent être davantage informés. Si les ONG et les associations restent des acteurs privilégiés de l’aide au développement, les Français plébiscitent également les collectivités, 75% d’entre eux étant favorables à l’implication de leur ville ou de leur région dans un projet de coopération décentralisé.

Dans un contexte de crise, 87% des Français approuvent une aide aux pays en développement conciliant lutte contre la pauvreté et protection de l’environnement

► Télécharger les résultats du sondage AFD / IPSOS

 
►Voir l'infographie en cliquant sur l'image ou ici .

Dans un contexte de crise, une majorité de Français reste favorable au maintien du montant de l’aide

  • Une majorité de Français (68%) privilégie le maintien au même niveau (52%) ou  une hausse (16%) de la part du budget de l’Etat consacré à l’aide publique au développement.
  • L’aide publique au développement n’est cependant pas épargnée par les effets de la crise : un tiers des Français réclame une réduction de cette part (32%), résultat en forte progression depuis 2012 (+ 14 pts).

 

Pour 87% des français, l’aide au développement doit concilier lutte contre la pauvreté et protection de l’environnement

  • Les Français approuvent la nouvelle orientation de la politique d’APD française : si concilier lutte contre la pauvreté et protection de l’environnement est essentiel pour une très large majorité des Français (87%), 1 sondé sur 2 estime que la prise en compte du développement durable dans ses trois dimensions (sociale, économique, environnementale), doit être une priorité de la politique d’aide au développement.
  • Si les Français restent très attachés à la lutte contre la pauvreté … : favoriser l’accès à l’eau potable (72% de « très important »), lutter contre les pandémies (57%), améliorer l’accès à l’éducation (56%) et réduire la mortalité maternelle et infantile (50%) sont les actions que les Français considèrent comme étant les plus importantes à entreprendre dans le programme d’aide aux pays en développement.
  • …ils accordent également de l’importance aux questions d’ordre environnemental ou social : appuyer les politiques agricoles pour aider les pays à produire mieux et plus (43%), promouvoir la place des femmes (43%) ou lutter contre le réchauffement climatique (36%) sont des actions qu’une partie non négligeable du grand public considère comme étant « très importante » à entreprendre.
  • L’égalité des femmes et des hommes apparaît comme étant un véritable enjeu du développement : une large majorité des Français considère que l’égalité des sexes doit être au cœur de la politique française d’aide au développement (86%), plus d’un tiers estimant même qu’elle doit l’être « tout à fait » (38%). 
  • On retrouve aussi ces thématiques dans le programme de développement de l’après 2015 : les Français privilégient en priorité des objectifs visant à réduire l’extrême pauvreté : un accès à l’eau potable et à l’assainissement (60%), une alimentation nourrissante à un prix abordable (41%), une bonne éducation (36%) et un meilleur système de santé (35%). Mais d’autres objectifs, liés à l’amélioration de la gouvernance, au genre ou à la protection de l’environnement, sont également cités : un gouvernement réactif et honnête (33%), l’égalité entre les hommes et les femmes (27%) ou la protection des forêts, des rivières, des océans (26%).

 

Les associations et les ONG ainsi que les collectivités, acteurs plébiscités de l’aide au développement

  • Les Français continuent à saluer les associations et ONG : elles sont toujours jugées comme étant les plus efficaces (30%), les plus crédibles (26%) et les plus impartiales (25%) parmi l’ensemble des financeurs de l’aide au développement.
  • Si une grande majorité de Français continue à trouver normal que ces acteurs perçoivent des aides de l’Etat (67%), ce résultat enregistre une forte baisse par rapport à 2012 (-11 pts).
  • Conséquence : un Français sur deux estime qu’il faut maintenir au même niveau le soutien financier apporté par l’Etat à ces acteurs (52%, + 2 pts), un tiers d’entre eux envisageant même sa réduction (33%, + 12 pts).
  • Enfin, 75% des Français jugeraient de façon positive l’implication de leur commune ou de leur région dans une action de développement via la mise en place de projets concrets (ex. en matière d’éducation, de santé, etc.) dans une autre commune ou région située dans un pays en développement.

 

Des Français en quête d’informations sur la mise en œuvre et l’impact de la politique d’aide au développement :

  • Les Français continuent à avoir le sentiment d’être mal informés sur la politique d’aide au développement de la France (90%, + 4 pts) et souhaiteraient l’être davantage (81%, + 3 pts).
  • La mise en place d’un outil online est plébiscitée : près de 9 Français sur 10 se déclarent être favorables à la mise en place d’un site internet permettant le suivi concret de projets que la France finance avec son aide au développement (87%), 30% jugeant cette initiative « absolument nécessaire ».

 


Pour Pascal Canfin, Ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement :

"Les résultats de ce sondage traduisent cette tentation du repli sur soi qui traverse la société française dans un contexte économique et social difficile. Pour autant, 68% des français continuent de soutenir le maintien ou l’augmentation du budget de l’aide publique au développement. Alors que s’ouvre la semaine de la solidarité internationale, c’est la preuve de la mobilisation des français en faveur des pays du Sud où 1,3 milliards d’êtres humains continuent de vivre avec moins de 1 euro par jour."

 

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement ajoute :

"Pour la première fois, les Français plébiscitent une politique de développement qui concilie lutte contre la pauvreté et protection de l’environnement. Ce résultat est encourageant car cette notion est au cœur de la démarche de l’Agence Française de Développement. Aujourd’hui, le développement doit allier soutien à la croissance économique, réduction des inégalités et de la pauvreté, dans des conditions qui intègrent et respectent les générations futures. Dans un contexte de crise, nous avons conscience du besoin de mieux expliquer aux Français que la mondialisation peut être juste, et que la politique que nous mettons en œuvre a cet objectif."

 


L’enquête a été réalisée par Ipsos auprès d’un échantillon représentatif de 1 007 Français âgés de 15 ans et plus interrogés du 1er au 8 novembre 2013 par Internet. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération).



L'ouvrage "La France, l'Europe et l'aide au développement des traités de Rome à nos jours" reçoit le prix Luc Durand-Reville 2013

18/11/2013

L'Académie des Sciences Morales et Politiques vient d'attribuer le prix Luc Durand-Reville 2013 au Professeur Gérard Bossuat en sa qualité de directeur de l'ouvrage « La France, l'Europe et l'aide au développement des traités de Rome à nos jours ». Il s'agit des actes d'un colloque organisé en 2011 à l’occasion des 70 ans de la création de l’AFD.


Dans ce cadre, il est présenté ce 18 novembre à l’ Institut Pierre Werner au Luxembourg et 28 novembre prochain à l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique.

L’AFD s’intéresse à l’histoire de l’aide au développement de longue date. Depuis 2009, un de ses agents y est officiellement dédié, François Pacquement, chargé de mission histoire auprès de la Directrice exécutive chargée des relations extérieures et des partenariats. Dans ce contexte, il a contribué à l'ouvrage « La France, l'Europe et l'aide au développement des traités de Rome à nos jours », publié en 2013 en partenariat avec le Comité pour l'histoire économique et financière de la France (CHEFF). L’animation du CHEFF est par ailleurs assurée par la direction de la recherche de l’Institut de la gestion publique et du développement économique ( IGPDE ) du ministère de l’économie et des finances.

Depuis 2003, le prix a été attribué notamment à :

  • 2011 – l’inspecteur général des finances Jean-Michel Sévérino, pour l'ensemble de son action alors qu'il était Directeur général de l'AFD (2011-2010).
  • 2009 – la géographe Sylvie Brunel, À qui profite le développement durable ? , Paris (Hachette), 2008.
  • 2008 – l’économiste Esther Duflo pour l'ensemble de son œuvre.
  • 2006 – le Centre d'Etudes et de Recherches sur le Développement international (CERDI) de la Faculté des Sciences économiques et de Gestion de l'Université Clermont I.
  • 2003 – l’économiste Jean-Claude Berthelémy pour l'ensemble de son œuvre.

Cette distinction confirme l’intérêt de la communauté scientifique pour l’histoire de l’aide au développement. Elle montre la qualité du partenariat avec l’IGPDE et le CHEFF, qui a déjà consacré des travaux au Plan Marshall, au financement de l’Outre-mer et  aux Institutions de Bretton Woods.

 

 



 
 
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