AFD-EUDN 2005

AFD-EUDN 2005

EUDN 2005

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9:00 Introduction : Pierre Jacquet (Chef économiste, AFD), Jean-Philippe Platteau (Président, EUDN)

9:10 William Easterly (New York University) : Comment évaluer les besoins en aide ?
Papier
(version anglaise)

Le débat actuel sur l’aide étrangère est principalement fondé sur l’hypothèse que les pays les moins avancés sont pris dans une trappe à pauvreté. Néanmoins, un certain nombre de questions se posent. Les pays les plus pauvres stagnent-ils vraiment à des taux de croissance, par tête, proches de zéro ? Ont-ils réellement tendance à croître plus lentement que les pays riches et, si oui, pourquoi ? La trappe à pauvreté est habituellement définie comme un phénomène combinant une inadéquation des taux d’épargne et une hausse du rendement des investissements. Dans ce cadre, l’aide extérieure est présentée comme un moyen de sortir de cette trappe. Quelle place ce raisonnement laisse-t-il à des explications alternatives pour la faible croissance des pays les moins avancés, telles qu’un environnement institutionnel inadéquat ? L’analyse empirique suggère que les pays pauvres croissent moins vite que les pays riches uniquement à des périodes précises (en particulier les plus récentes). Durant ces périodes, la qualité des institutions, plutôt que le mécanisme habituel de la trappe à pauvreté, apparaît comme le principal déterminant de la faible croissance. Quelles sont les implications de ce résultat quant au rôle de l’aide extérieure ?

Président : Alain Henry (AFD)
Discutants : Giovanni Andrea Cornia (Université de Florence) Papier
(version anglaise)
John Burton (DFID)
Papier (version anglaise)

10:55 Pause

11:10 Jakob Svensson (Stockholm University) : Capacité d’absorption et contraintes de décaissements
Papier (version anglaise)

Les contraintes inhérentes aux agences d’aide expliquent, en grande partie, le comportement des donneurs. Parmi celles-ci figurent la diversité des objectifs, les difficultés à mesurer les résultats et un système incitatif peu performant. La majorité des agences publiques, et tout particulièrement les agences d’aide, sont confrontées à ces contraintes. Certaines caractéristiques sont d’ailleurs propres au secteur de l’aide, par exemple la multiplicité des bailleurs, les imperfections de l’information, l’absence de redevabilité entre les responsables politiques des pays donneurs et les bénéficiaires dans les pays receveurs. Le comportement des pays bénéficiaires et leur capacité à utiliser l’aide de manière productive dépendent également de ce système d’incitations propres aux agences d’aide. Cette contribution analyse, de ce point de vue, les problèmes de décaissement et d’absorption ainsi que leur influence sur l’efficacité de l’aide.

Président : Patrick Guillaumont (CERDI – Université d’Auvergne)
Discutants : Chris Adam (CSAE – Université d’Oxford)
Papier (version anglaise)
Ali Gamatié (BCEAO)

13:00 Déjeuner

14:30 Arne Bigsten (Göteborg University) : Coordination des bailleurs et utilisations de l’aide

Papier (version anglaise)

La nature et l’intensité de la coordination entre les bailleurs ont évolué au fur et à mesure que les politiques d’aide sont passées de l’aide projet à l’aide programme fortement conditionnée, aux approches sectorielles, aux annulations de dette (initiative PPTE) et aux stratégies de réduction de la pauvreté (DSRP). Cette contribution analyse les liens entre les formes de coordination et les utilisations de l’aide, selon qu’elle finance, par exemple, l’investissement ou la consommation. Cette question est d’autant plus cruciale que l’aide budgétaire, caractérisée par un fort degré de fongibilité, devient un instrument courant des politiques d’aide. Le papier s’interroge également sur les conséquences de la coordination des bailleurs pour l’appropriation des politiques de développement par les pays receveurs.

Président : Bernard Petit (DG Dev. - Commission européenne)
Discutants : Jean-Pierre Cling (DIAL) - Papier
Michael Clemens (Center for Global Development)
Papier (version anglaise)

16:10 Pause

16:20 Daniel Cohen (Ecole Normale Supérieure) et Pierre Jacquet (AFD) : Prêts ou dons ?
Papier (version anglaise)

A partir d’une revue de la littérature sur les deux modes de financement du développement, que sont les prêts et les dons, cette contribution propose une analyse coûts-bénéfices de chacun d’eux pour les donneurs et les receveurs. Elle examine plus particulièrement les structures d’incitations qu’impliquent les deux instruments. Elle dénonce la manière excessivement vague et simpliste avec laquelle est présenté le débat prêts/dons et propose des moyens de développer des complémentarités entre les deux. Plus généralement, cette contribution suggère que la question centrale est celle de l’usage des subventions (c’est-à-dire de l’argent des contribuables) dans le financement du développement. Elle invite enfin à concevoir de nouvelles formes de financement, consistant pour les bailleurs bilatéraux et multilatéraux à combiner des subventions publiques et différents types d’instruments financiers, afin de proposer des montages financiers innovants adaptés aux spécificités des partenaires, situations et objectifs des programmes/projets de développement.

Président : Louka Katseli (Centre de Développement de l’OCDE)
Discutants : Marc Raffinot (Université de Paris Dauphine) - Papier

Paul Reding (Université de Namur)
Papier (version anglaise)