Réconcilier développement et environnement

  • Notre action en matière de lutte contre le changement climatique

    Le changement climatique complique les efforts de réduction de la pauvreté, en causant des dommages de plus en plus fréquents et graves dans des zones économiquement précaires, et en introduisant la nécessité d’une trajectoire de développement sobre en carbone.

    L'AFD et la lutte contre le changement climatique

Les images satellite au service de la lutte contre la déforestation

02/09/2014
A enjeu mondial, moyens spatiaux. Photographier et cartographier les espaces forestiers pour mieux lutter contre la déforestation dans le deuxième plus grand massif forestier du monde, celui du bassin du Congo, telle est l’ambition du projet initié par l’AFD, en partenariat avec Airbus Defence and Space. Projet qui affiche ses premiers résultats. Trois questions à Karen Colin de Verdière, chef de projet Biodiversité à l’AFD.
L’observation de la Terre par satellite est aujourd’hui reconnue comme un outil essentiel pour faire face aux défis environnementaux. Comment cette composante est-elle intégrée dans les programmes de l’AFD ?
 
L’observation de la Terre depuis l’espace, grâce aux satellites, est en effet un outil essentiel pour faire face aux défis mondiaux, que ce soit la gestion durable des ressources naturelles (forêts, pêche, biodiversité, ressources en eau), la lutte contre le changement climatique, la sécurité alimentaire (usage des sols, assurance, irrigation) ou l’aménagement des territoires (cadastre, aménagement urbain). 
 
Car les satellites d’observation de la Terre permettent d’obtenir des informations précises sur de très grandes superficies, de manière répétée et à moindre coût, dans des régions du monde parfois difficiles d’accès. Par exemple, il est possible de cartographier, grâce aux satellites, l’ensemble des forêts du bassin du Congo, qui couvrent plus de 3 millions de km² (soit cinq fois la superficie de la France), alors qu’il serait difficile, voire impossible, de réaliser une couverture exhaustive depuis le terrain, où les voies d’accès en milieu forestier sont souvent inexistantes . 
 

Image SPOT4 de résolution 20 mètres, en couleurs : la forêt dense apparaît en rouge © CNES 2000, Distribution Airbus DS/Spot Image

 
Cependant, les pays du Sud, dans lesquels intervient l’AFD, n’utilisent encore que très peu ces technologies car les données satellites disponibles sont peu nombreuses et les capacités à les interpréter et utiliser sont insuffisantes. 
 
L’accès aux données spatiales constitue ainsi un enjeu majeur de solidarité internationale et de préservation de l’environnement.
 
Quelles sont les caractéristiques du projet pilote d’observation spatiale des forêts tropicales d’Afrique centrale ? En quoi est-ce une démarche innovante ?
 
Lors du sommet de Copenhague en décembre 2009, l’AFD s’est engagée, au travers d’un partenariat avec Airbus Defence and Space, filiale du Groupe Airbus et fournisseur d’images satellites, à mettre à disposition, gratuitement, des images satellites de haute résolution SPOT aux administrations, instituts de recherche et organisations de la société civile qui travaillent au service de la gestion durable des forêts du bassin du Congo. 
 
Cette initiative vise à stimuler l’utilisation des données spatiales en Afrique Centrale, à renforcer les capacités des acteurs locaux à utiliser ces technologies et à développer des cartographies forestières nationales afin de mieux évaluer l’efficacité des politiques de lutte contre la déforestation.
D’un coût total de 8,5 millions d’euros sur cinq ans , ce projet est mis en œuvre par un consortium d’institutions françaises spécialisées dans le domaine de la télédétection. Ce consortium est  piloté par IGN France International et réunit l’IRD , le CNES et l’ IGN
 
Le projet ouvre ainsi aux pays d’Afrique centrale la possibilité de participer au développement de nouvelles applications utilisant les données issues des satellites d’observation de la Terre, pour leurs propres besoins. 
Ce projet contribue à l’atténuation du changement climatique, en luttant contre la déforestation ainsi qu’à la préservation de la biodiversité importante du bassin du Congo. 
 
Le projet GEOFORAFRI , financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), s’intéresse, de façon complémentaire, à favoriser l'adoption et la maîtrise méthodologique et technique des données satellitaires d'observation de la Terre au sein des pays d'Afrique Centrale et de l'Ouest grâce à des renforcements de capacités et d’accès à ces technologies.
 
Inventaire forestier en RDC, crédit ONF International


 
Quels sont les impacts attendus du projet d’observation spatiale des forêts tropicales d’Afrique centrale ? Les premiers résultats sont-ils encourageants ? Pensez-vous que l’usage de cette technologie soit réplicable dans d’autres géographies et d’autres secteurs d’intervention de l’AFD ?
 
Depuis son démarrage, le projet a financé l’acquisition de plus de mille nouvelles images de  haute résolution sur le bassin du Congo, constituant une couverture satellite complète des forêts de cette région. Son actualisation, avec de nouvelles images, est en cours. 
 
Le projet a également financé la réalisation d’une cartographie forestière historique de près de 300 000 km² en République Centrafricaine , permettant  de suivre l’évolution du couvert forestier entre 1990, 2000 et 2010. Un exercice de cartographie similaire est en cours sur plusieurs régions du Cameroun. 
 
Par ailleurs, l’AFD soutient le développement des applications des technologies spatiales à d’autres secteurs et d’autres géographies. 
 
Ainsi, en Indonésie, archipel constitué de plus de dix-sept mille îles, l’AFD finance la mise en place d’un centre de surveillance maritime par satellite , qui permettra le suivi des ressources halieutiques et de l’environnement marin (coraux, mangroves), des activités de pêche (légale et illégale), des pollutions par hydrocarbures, etc. Des discussions sont en cours avec d’autres pays de la sous-région ayant les mêmes problématiques. 
 
L’AFD va également lancer une étude qui réalisera un état des lieux de l’utilisation de ces technologies pour l’agriculture en Afrique sub-saharienne, afin de pouvoir répondre de manière plus économique et plus réactive aux besoins de pilotage des politiques agricoles des gouvernements africains (planification de l’usage des terres à différentes échelles, prévisions de rendements, épidémio-surveillance, état des infrastructures, etc.).
 
D’une manière générale, ces interventions dans un domaine de technologie de pointe, en constante évolution, nécessitent un engagement public important, pour la construction d’une infrastructure de production d’images exploitables par des acteurs publics comme privés et des systèmes rigoureux de vérification des interprétations. La formation des experts nationaux et leur association à des réseaux internationaux  sont indispensables. Dans tous les domaines d’application évoqués (forêt, océan, agriculture), des institutions et entreprises françaises peuvent grandement y contribuer.
 
 
En savoir plus sur le projet 
 
 
Lire aussi sur le même sujet :
 
 
 

Une gestion durable et originale de la forêt du bassin du Congo  

 

Cartographie montrant les changements d’usage des sols entre 2000 et 2010 (en vert foncé : forêt dense, en jaune : non forêt, en rouge : déforestation, en vert clair : régénération) © Traitement Airbus DS


Savoirs communs n°13 "Pauvreté et environnement : conjuguer les trajectoires"

23/07/2012

Pauvreté et dégradation de l'environnement, ces deux problématiques distinctes sont aujourd'hui de plus en plus corrélées, l'une pouvant être, à tour de rôle, la cause de l'autre.  La série "Savoirs Communs" met en relief dans son numéro 13 cet état de fait, et propose des solutions durables et adaptées aux différentes configurations de pauvreté et à leurs impacts sur l'environnement et la santé des populations. 

Anticiper les effets aggravants de la pression démographique

Identifier et comprendre les facteurs déclenchants et aggravants, puis les niveaux d'interdépendance entre pauvreté et impact environnemental; estimer et anticiper les conséquences et risques conjugués de la pression démographique et du changement climatique sur le bien-être des populations et la qualité de leur milieu de vie ; tels sont quelques uns des défis majeurs auxquels l'humanité doit se préparer et trouver des réponses, l'Afrique tout particulièrement, puisque ce continent s'attend à une croissance démographique de l'ordre de 2 milliards d'humains d'ici 2050.

 

 

►  Télécharger le document PDF "savoirs communs" N°11

A la faveur du contexte mondial actuel où les questions liées à la croissance responsable, la protection de la biodiversité, l'accès équitable aux ressources naturelles et les risques portant sur les équilibres démographiques se posent avec une accuité encore inédite, il est désormais indispensable et urgent de (re)penser ce sujet  comme un défi global faisant appel à la mobilisation d'un large faisceau d'acteurs (Etats, ONG, OI, entreprises, communautés scientifiques, fondations philanthropiques) dont le croisement des compétences, des savoirs et des pouvoirs doit être en mesure de générer des solutions locales, élaborées pour coller au plus près des besoins des populations et de leurs difficultés quotidiennes.

 

Concilier approche globale et réponses locales

Comment accompagner au mieux les transformations sociales avant que leur essor incontrôlé ne compromette tout plan de relance économique dans les pays pauvres? Quelles solutions pérennes élaborer pour permettre aux sociétés les plus vulnérables de s'y adapter tout en avançant vers des modèles de croissance soutenables, plus sobres en carbone, plus économes en ressources, et ne contrevenant pas à leurs impératifs immédiats de développement ?

Face au constat de la complexité qui entoure la relation entre lutte contre la pauvreté et préservation de l'environnement, donc des équilibres sensibles à définir, le nouveau numéro de la collection "Savoirs communs" coédité par l'AFD et l’Institut Veolia Environnement (IVE) dessine des perspectives de solutions nouvelles, mettant notamment en lumière l’importance de réponses locales, au plus près des populations, mais aussi d’une coopération de tous les acteurs, et du maintien des activités économiques innovantes ainsi que des sources de financement existantes.

Cette publication s’appuie sur les travaux de la Conférence internationale « Concilier lutte contre la pauvreté et qualité de l’environnement – Quelles solutions innovantes ? » organisée les 27 et 28 juin 2010 par les deux institutions.
 


Voir l'une des dernières interviews vidéos accordées par Wangari Maathai, écologiste et Prix Nobel de la paix et Amartya Kumar Sen, Prix Nobel d'économie sur le thème " la lutte contre la pauvreté et la protection de la diversité ". Conférence AFD/Institut Véolia environnement (27 et 28 juin 2011)



"Le développement durable reste un sujet de vifs débats entre le sud et le nord"

04/04/2012

A l'approche de la conférence Rio+20, Catherine Garreta, directrice du département des Appuis transversaux de l'AFD, apporte des éclairages sur le concept de développement durable et son histoire, sur les enjeux du débat international. Elle explique également les objectifs de l'AFD et les projets qu'elle soutient.

On entend des choses très différentes sur le développement durable. En fait, il faut se rappeler que c'est un concept qui a été inventé par les pays développés pour que les pays en développement acceptent de parler d'environnement.

 

 

 

Dans les années 70-80, les pays développés commençaient à prêter une grande attention aux problèmes d'environnement. Ils essayaient de convaincre les pays pauvres de ne pas commettre les mêmes erreurs qu'eux, qu'ils aient un développement "plus propre".

"Le terme de développement durable a été inventé pour favoriser le dialogue entre pays du sud et du nord"

Mais les pays pauvres estimaient que leur priorité était leur développement économique et social et que les questions d'environnement ne viendraient qu'après, une fois atteint un niveau suffisamment élevé de développement.

Pour réconcilier environnement et développement a été inventé le concept de développement durable qui introduit l'idée qu'il faut se développer en prenant en compte les besoins des générations futures, qui introduit le long terme dans la réflexion.

"Les pays du sud voient toujours le concept de développement durable comme une triple menace"

Aujourd'hui, à l'approche de Rio+20, les pays du sud sont toujours inquiets de ce concept de développement durable ou de celui d'économie verte car ils y voient une menace pour leur développement, une volonté des pays riches de les niveler par le bas.

Ils y voient aussi une menace en termes de normes et de technologie avec l'impression d'une volonté des pays du nord de fermer leurs marchés à leurs entreprises.

Enfin, les pays du sud sont très soucieux de leur souveraineté et estiment que c'est à eux de définir leur politique en matière d'environnement et non à la communauté internationale.

Comment l'AFD intègre-t-elle le concept de développement durable dans son action ?

L'AFD agit de deux manières : en consacrant plus de moyens, humains et financiers, à des thématiques qui nous paraissent essentielles en termes de développment durable : la protection de la biodiversité, la lutte contre le changement climatique, la préservation du capital naturel, des sols et des forêts. Tous ces thèmes sont, selon nous, des axes majeurs pour le développement économique des pays que nous aidons.

"Minimiser systématiquement le risque d'impact négatif des projets de développement que nous finançons"

L'autre manière d'agir consiste à minimiser au maximum, dans l'ensemble de nos projets, leur impact éventuellement négatif en termes environnemental et social. Pour chaque projet que nous finançons, nous vérifions systématiquement que l'organisme ou le pays que nous finançons a bien pris en compte - et minimisé - l'impact négatif de ses projets sur l'environnement et  sur les populations concernées par le projet. On appelle cette démarche la maîtrise des risques environnementaux et sociaux.

Nous avons ajouté à cette maîtrise des risques, l'idée de faire attention à l'impact en matière de changement climatique de nos projets. Depuis l'année dernière, nous avons généralisé la mesure de l'empreinte carbone de l'ensemble de nos projets.

Quelle est la stratégie climat de l'AFD ?

L'agence s'est fixée pour les années 2012 - 2016, l'objectif que la moitié de nos financements aient un impact favorable en termes de changement climatique, soit qu'ils diminuent ou minimisent les émissions de gaz à effet de serre, soit qu'ils aident les pays dans lesquels nous intervenons à s'adapter au changement climatique.

Cet objectif est global. On l'applique différemment selon les grandes régions du globe : en Asie et en Amérique latine, cet objectif s'élève à 70 % de nos financements (70 % de nos projets doivent avoir un effet favorable en matière de lutte contre le changement climatique) alors qu'en Afrique, il descend à 30 %, en moyenne.

En effet, les pays d'Asie et d'Amérique latine ont un niveau de développement bien plus élevé et ont un niveau d'émission de gaz à effet de serre bien plus important que les pays d'Afrique, où l'objectif prioritaire est le développement économique. D'autant que leur niveau d'émission de gaz à effet de serre est pour l'instant très faible.

 

Quelles sont les attentes de la France, et de l'AFD, pour Rio+20 ?

En tant qu'agence de développement, notre attente est que les pays du nord et du sud arrivent à s'entendre sur des objectifs quantifiables : en matière de préservation de la biodiversité, des sols, des forêts, d'utilisation d'énergies renouvelables, de lutte et d'adaptation au changement climatique. A l'instar des Objectifs du millénaire pour le développement, en 2000, pour des domaines précis tel que la malnutrition ou la santé infantile et maternelle.

"Une organisation des Nations Unies pour le développement"

Un autre enjeu, cher à la France à l'approche de Rio+20 : mettre en place une organisation des Nations Unies pour l'environnement.

"Les Etats doivent être le reflet de l'évolution de la société civile"

Enfin, ce qui est important dans cette dynamique de Rio, c'est le poids des autres acteurs que les Etats - notamment les ONG, la société civile, les collectivités locales et les entreprises.

On se rend compte que les autres acteurs sont en avance sur les Etats. Les grandes oppositions politiques entre Etats sont beaucoup moins présentes dans le dialogue entre ces autres acteurs. La société civile va parfois plus vite que les Etats et il faut qu'à Rio, les Etats soient aussi le reflet des mouvements et de l'évolution de la société civile. 

 

Voir nos projets récents

Chine : réalisation du premier chauffage urbain de l'AFD

Indonésie : Centrales de biogaz

La Dominique : forages géothermiques

Guyane : bilan positif pour le projet de gestion durable des ressources naturelles, avec le WWF

 

 



Comment l'AFD soutient une gestion durable des forêts du Bassin du Congo

08/02/2012

Au lendemain de l'année des Forêts et à la veille de Rio + 20, coup de projecteur sur la mise en place, depuis vingt ans, d'une gestion durable des forêts dans le deuxième plus grand massif forestier du monde. Cette gestion durable et son outil principal, le Plan d'aménagement forestier sont tellement novateurs dans la région que l'AFD a choisi d'accompagner les entreprises. Explications en vidéo de Guillaume Ernst, de l'AFD, et Christophe du Castel, du FFEM.

"Sans les entreprises, pas de gestion durable"

L'intervention de l'AFD a pour objectif de promouvoir une exploitation durable des forêts, qui soit à la fois source de revenus pour les populations les plus pauvres et garante de préservation à long terme des écosystèmes forestiers.
Ce choix d'intervention est d'autant plus important pour le développement de ces pays que certains d'entre eux sont recouverts à plus de 80 % de forêt. C'est dans ce but qu'elle apporte depuis une vingtaine d'années soutien financier et technique à la réforme des politiques forestières des pays du Bassin du Congo.
Parallèlement à cette réforme, un accompagnement des exploitants forestiers est nécessaire pour garantir une gestion durable et certifiée de ces espaces forestiers. 

Un outil innovant

L'outil mis en oeuvre est le Plan d'aménagement forestier. Celui-ci incite les entreprises à changer leur mode d'exploitation forestière vers un mode de gestion plus durable. Inventaires, estimations, prévisions des coupes sur plusieurs dizaines d'années, ce plan de gestion est suffisamment original pour que l'agence française de développement soit au plus près des entreprises. 

Les entreprises jouent-elles le jeu ?

Mais au fait, qui sont ces entreprises qui exploitent la forêt du Bassin du Congo ? Jouent-elles le jeu ? Pourquoi ont-elles intérêt à mettre en place le plan d'aménagement forestier ?

Toutes les réponses dans cette interview de Guillaume Ernst, chargé de mission forêts à l'AFD. 

Durée : 10 min 15

Climat : n'oublions pas les forêts ! Tribune de Dov Zerah dans Libération, parue le 4/12/11

Direction le coeur de la forêt du Gabon

Dans cette vidéo ci-dessous, on suit Thierry Liabastre qui nous guide et nous parle de l'exploitation forestière durable au quotidien. Le chef de projet AFD nous y rappelle que "la préservation de l'environnement doit nourrir les hommes en leur apportant du développement économique". L'AFD est, à ce titre, le premier bailleur de fonds à travailler avec les entreprises. Ce qui ne l'empêche pas de travailler en partenariat avec les ONG. 

Durée : 3 min 50

 

"Ne pas prélever plus que ce que la forêt produit"  

Dans cette dernière interview, Christophe du Castel, chargé de mission forêts au Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) rappelle quels sont les dangers qui menacent les forêts. La pression de l'agriculture et l'exploitation du bois (bois d'oeuvre, bois énergie) sont au premier rang de ces dangers. Comment répondre à ces deux exigences, vitales pour l'homme, tout en préservant les espaces forestiers ?

Les axes d'intervention de la France sont de trois ordres :

- Appui à la gouvernance. Les Etats et les collectivités locales sont souvent désarmés face à une exploitation incontrôlée de leurs forêts : mise en place d'un cadre réglementaire, contrôle et suivi, régulation des marchés et de la filière bois
- Activités de protection de zones de biodiversité particulièrement riches ou menacées
- Accompagnement d'une gestion durable des forêts, notamment dans le Bassin du Congo. Gestion que l'on pourrait résumer par : on ne prélève pas plus que ce que la forêt produit.

Durée : 6 min 30

Deux acteurs de la coopération française en matière de préservation des forêts : le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM), se concentrant davantage sur les aspects environnementaux et sociaux et l'Agence française de développement (AFD) qui accompagne les Etats et les entreprises dans une gestion durable des forêts.

 

 



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