L’AFD a amorcé sa stratégie par la gestion durable et la protection d’écosystèmes en favorisant les secteurs de la forêt, de la pêche et des aires protégées, essentiellement en Afrique, par l’appui aux politiques publiques et renforcement des capacités.

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Le déboisement de la forêt est à l’origine d’environ 20% des émissions de gaz à effet de serre : la quasi-totalité se situent dans les pays en développement. A travers ses projets, l’AFD concilie développement, préservation de la forêt et lutte contre le changement climatique.

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Biodiversité mondiale : un nouveau chapitre s’ouvre pour le partenariat entre la France et l’UICN !

28/04/2017

Le partenariat unique qui lie la France et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)  se renforce avec un nouvel accord couvrant la période 2017-2020. Un accord qui engage l’AFD dans tous ses domaines d’activités, un accord qui nous engage tous car, plus que jamais, nous devons sauvegarder ce réseau complexe d'espèces et d'écosystèmes uniques qui compose notre planète.

 

L’UICN, acteur incontournable de la préservation des ressources naturelles

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a été fondée en 1948 à Fontainebleau. Elle réunit plus de 1200 organisations de protection de la nature.

C’est le lieu privilégié du dialogue entre les gouvernements, les ONG, les scientifiques, les sociétés et les communautés locales du monde entier pour conserver l’intégrité et la diversité de la nature et veiller à ce que l’utilisation des ressources naturelles soit équitable et écologiquement durable.

 

Des solutions fondées sur la nature

L’accord que nous venons de signer engage la France et l’UICN :

  • à développer des solutions fondées sur la nature face aux changements climatiques ;
  • à renforcer les systèmes de protection de la biodiversité ;
  • à dialoguer avec les entreprises pour intégrer la protection de la nature dans leurs stratégies de développement ;
  • et à porter une attention particulière aux milieux marins et côtiers.


Concilier développement et conservation

Cet accord engage l’AFD dans tous ses domaines d’activités : dialogue avec les États, aménagement des territoires, financement des infrastructures et des entreprises ou encore lutte contre les effets du changement climatique.

Il nous engage tous pour que le déclin de la biodiversité que nous observons aujourd’hui ne soit pas une fatalité, pour que le développement ne soit pas synonyme d’extinction des espèces, pour que la nature puisse toujours avoir sa place dans nos vies et dans nos sociétés.

L’accord de partenariat a été signé fin avril 2017. Pour la France, l’accord a été signé par quatre ministres : Ségolène Royal pour le ministère de l’Écologie, Stéphane Le Foll pour le ministère de l’Agriculture, Ericka Bareigts pour le secrétariat d’État à l’Outre-mer, Jean-Marie Le Guen pour le secrétariat d’État au Développement et Rémy Rioux pour l’AFD.

 



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



L’AFD et le WWF renforcent leur collaboration pour la préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique

12/03/2015

Philippe Germa, directeur général du WWF France et Anne Paugam, directrice générale de l’AFD, ont signé aujourd’hui deux conventions pour le financement d’un projet de réduction de la consommation de produits en corne de rhinocéros au Vietnam, et d’un projet de préservation des mangroves à Madagascar.

Ces deux conventions s’inscrivent dans la continuité du nouvel accord de partenariat signé par l’AFD et le WWF en décembre 2014 et destiné à renforcer, pour les 5 ans à venir, leur collaboration pour la gestion et la valorisation durable de la biodiversité et des ressources naturelles, mais aussi pour la lutte contre le dérèglement climatique, afin d’améliorer les conditions de vie des populations les plus défavorisées.
 

Le braconnage et commerce illégal d’espèces sauvages, 4ème plus grand trafic mondial
 

Le braconnage d’espèces menacées a pris une ampleur sans précédent ces dernières années. Le commerce illégal d’espèces sauvages serait le  4ème  plus grand trafic mondial (en valeur) et l’un des plus grands trafics organisés transnationaux. Il est ainsi estimé à plus ou moins 20 milliards de dollars par an (hors produits de la pêche et du bois).

Victimes de croyances entretenues par les trafiquants prêtant à leur corne des vertus médicinales infondées ou symboles d’un certain statut social, les rhinocéros sont particulièrement concernés par la recrudescence du braconnage et font l’objet d’une forte demande en Asie. En 2014, 1215 rhinocéros ont ainsi été tués sur la seule zone sud-africaine.
 

Anne Paugam, directrice générale de l’AFD : « Pour enrayer le déclin des populations de rhinocéros, il est essentiel de lutter contre le grand braconnage,  de lutter contre ce trafic illégal, qui alimente la corruption, mais aussi de parvenir  à une réduction de la demande dans les pays asiatiques. La mobilisation de la société civile et du secteur privé en faveur de la réduction de la consommation de corne de rhinocéros au Vietnam contribuera ainsi à la sauvegarde des rhinocéros. »
 

Le projet du WWF co-financé par l’AFD a pour objectif de réduire la consommation de produits en corne de rhinocéros au Vietnam de 25% d’ici 2018 et de 50% à horizon 2020.

Les mangroves, des écosystèmes essentiels pour lutter contre le dérèglement climatique à Madagascar
 

Les mangroves font partie des écosystèmes les plus productifs au monde. Elles jouent un rôle important dans la protection des côtes et fournissent des services essentiels (maintien de la qualité des eaux côtières, zone de reproduction et nourricerie pour les ressources marines, stock de carbone, etc.) et permettent de lutter contre le dérèglement climatique (adaptation et atténuation). Les mangroves situées sur le littoral Ouest de Madagascar, dans la région de Mélaky, subissent des pressions d’origine anthropique, liées à des modes d’exploitation non durables de leurs ressources (pêche, bois de chauffe, construction, collecte de crabes, etc.) et sont aussi impactées par le changement climatique.


Philippe Germa, directeur général du WWF France : « Le WWF souhaite à travers ce projet mettre en place des filières poissons et crabes plus durables, compatibles avec la préservation des mangroves et génératrices de revenus pour les populations locales ».

L’AFD et le WWF, des partenaires de longue date pour la biodiversité
 

L’AFD et le WWF collaborent pour la préservation de la biodiversité depuis plus de dix ans. Tout d’abord centré sur la gestion durable des forêts du Bassin du Congo, ce partenariat a été élargi en 2007 à d’autres écosystèmes (Océan indien, Afrique de l’Ouest et Pacifique Sud) et a permis le financement de projets emblématiques et innovants, comme l’appui au parc national des Quirimbas au Mozambique.
 

 

 



« 34 merveilles du monde» en exposition à Paofai jusqu'à la fin de l'année 2014

21/11/2014

En présence du Haut-commissaire et en partenariat avec des associations de protection de l'environnement, l’équipe de l’agence de Papeete a eu le grand plaisir d’inaugurer l’exposition des photographies des 34 merveilles du monde le 21 novembre dernier.

 

En sensibilisant petits et grands aux enjeux de la protection de la biodiversité, l’exposition prend tout son sens en Polynésie française, qui héberge une biodiversité terrestre et marine remarquable, importante localement et régionalement, mais aussi à l’échelle planétaire.

 Or aujourd’hui, la Polynésie se place dans les premiers rangs des pays au plus fort pourcentage d’espèces menacées au monde (16e). En 2008, sur un ensemble de 24 territoires insulaires de la région Pacifique, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a classé la Polynésie française comme le territoire présentant le plus grand nombre d’espèces éteintes avec un total de 74 espèces disparues, loin devant les îles Cook (15 espèces) et les îles Norfolk (11 espèces). À l’heure actuelle, 173 espèces sont menacées de disparition en Polynésie et inscrites sur les listes rouges de l’ UICN , dont 61 sont considérées en danger critique d’extinction.

Une réalité qui prend également sens sur le plan économique, si l’on tient compte du fait qu’en Polynésie la plupart de la valeur  créée n’est pas issue d’une industrie, mais repose sur les richesses de la nature telles que la perle, le cocotier, la vanille, le thon ou le noni. Des richesses dont la préservation est également essentielle au maintien du tourisme.

Cette exposition est aussi l’occasion de mettre en avant les associations locales de protection de l’environnement, que leurs actions s’orientent vers des protections d’espèces ou vers des protections d’habitat. Les associations Te mana o te moana (protection des mammifères marins), Manu (société d’ornithologie), Te Reo o te Tuamotu (protection de l’archipel des Tuamotu), et Tamarii Pointe des pêcheurs (protection des lagons de Tahiti) sont ainsi mises à l’honneur par la création de panneaux d’exposition supplémentaires.

Située dans les Jardins de Paofai, un parc public au cœur de Papeete, l’exposition devrait durer 4 semaines avant de devenir itinérante et de circuler dans des écoles ou d’autres lieux publics en Polynésie.



La France présente au Congrès mondial des aires protégées

23/10/2014

Le sixième Congrès mondial des parcs de l’Union internationale pour la conservation de la nature se déroule du 12 au 19 novembre, à Sydney (Australie). Une occasion majeure pour valoriser l'expertise française en matière de conservation de la biodiversité.

Objectif 2020 : 17% des terres et 10% des océans protégés 

Avec pour thème « Les parcs, les populations, la planète : des solutions sources d’inspiration », cette sixème édition du Congrès , qui se tiendra à Sydney en Australie, du 12 au 19 novembre, est l’occasion de réfléchir à l’accélération des mesures prises pour atteindre l’objectif mondial adopté par la Convention sur la diversité Biologique en 2010 : qu’au moins 17% des terres et 10% des océans fassent partie du réseau d’aires protégées d’ici 2020.

 

 

Les aires protégées sont des territoires vivants, et un investissement pour un avenir durable

Onze ans après le Congrès mondial des parcs de Durban, le principal enjeu de ce congrès consiste à valoriser la contribution des aires protégées pour la conservation de la biodiversité, la lutte contre les changements climatiques, la santé et le bien-être des populations, la gouvernance des territoires et plus globalement pour répondre aux défis du développement.


Kakadu National Park - credit Tourism NT

Le Congrès visera donc à :
♦ Trouver des façons plus justes et efficaces de conserver la diversité naturelle et culturelle, en impliquant les gouvernements, les entreprises et les citoyens, pour créer et gérer les parcs ;
♦ Inspirer les populations du monde entier et de toutes les générations afin qu’elles renouent le lien avec la nature ;
♦ Démontrer l’efficacité des solutions fondées sur la nature face aux défis de notre planète comme le dérèglement climatique, la santé, la sécurité alimentaire.

C'est également à cette occasion que seront lancés officiellement la liste verte des aires protégées, l’e-book : "The protected area management and governance book", futur document de référence pour les gestionnaires d’aires protégées, et la méthode KBA (Key biodiversity areas).

 

 

La France, géant de la biodiversité

Dans ce cadre, la France, qui possède l’un des plus grands ensembles d’aires protégées au monde, notamment grâce à son territoire marin (seconde Zone économique exclusive du monde), a choisi cette manifestation afin de mettre en avant son engagement au sein de l’ Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en tant que membre fondateur et partenaire stratégique, mais également ses politiques publiques en termes d’aires protégées (création, gestion financement et coopération internationale sur les aires terrestres et marines).

Une responsabilité particulière 

De par sa place, la France entend jouer un rôle moteur en matière de promotion d’aires protégées et de politiques publiques visant à concilier conservation de la nature et caractère vivant des territoires. Au-delà de la valeur d’exemple, l’importance du domaine maritime français lui donne également une responsabilité particulière pour la promotion des aires protégées sur son propre territoire et au niveau régional.

Plus généralement la France entend défendre la francophonie à l’UICN et au Congrès mondial des parcs en particulier et assurera ainsi aux représentants des pays francophones un accès satisfaisant aux sessions et aux documents disponibles.

 

 

Biodiversité, sécurité alimentaire et dérèglement climatique

L’enjeu est de mettre les expertises et expériences françaises, nationales, ultra-marines et internationales, en matière de gestion des espaces naturels au service de la recherche de solutions durables :
♦ Comment faire en sorte que les aires protégées constituent des solutions efficientes, sources d’inspiration pour répondre à la crise de la biodiversité, la lutte contre le dérèglement climatique ou les enjeux de santé ou de sécurité alimentaire ?
♦ Comment et au travers de quelles ressources la préservation de la nature peut-elle être financée ?
♦ Quelle est la responsabilité de la France vis à vis des enjeux climat et biodiversité, dans la perspective de la Conférence Climat-2015 (COP 21) qu’elle organise ?
 
 

Les thèmes centraux de coopération entre la France et l'UICN

• Thème 1 : Intégration territoriale & filières économiques (c’est à dire toute l’ingénierie déployée par les parcs pour développer leurs territoires)

• Thème 2 : Adaptation au dérèglement climatique

• Thème 3 : Qualité et diversité des modèles de gouvernance

• Thème 4 : Patrimoine marin

• Thème 5 : Financement durables et innovants

• Thème 6 : Renforcement des capacités

 

► Voir le site du Congrès mondial des parcs, en français

► Voir le site du Congrès mondial des parcs, en anglais



 
 
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