L’AFD a amorcé sa stratégie par la gestion durable et la protection d’écosystèmes en favorisant les secteurs de la forêt, de la pêche et des aires protégées, essentiellement en Afrique, par l’appui aux politiques publiques et renforcement des capacités.

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Le déboisement de la forêt est à l’origine d’environ 20% des émissions de gaz à effet de serre : la quasi-totalité se situent dans les pays en développement. A travers ses projets, l’AFD concilie développement, préservation de la forêt et lutte contre le changement climatique.

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Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



L’AFD et le WWF renforcent leur collaboration pour la préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique

12/03/2015

Philippe Germa, directeur général du WWF France et Anne Paugam, directrice générale de l’AFD, ont signé aujourd’hui deux conventions pour le financement d’un projet de réduction de la consommation de produits en corne de rhinocéros au Vietnam, et d’un projet de préservation des mangroves à Madagascar.

Ces deux conventions s’inscrivent dans la continuité du nouvel accord de partenariat signé par l’AFD et le WWF en décembre 2014 et destiné à renforcer, pour les 5 ans à venir, leur collaboration pour la gestion et la valorisation durable de la biodiversité et des ressources naturelles, mais aussi pour la lutte contre le dérèglement climatique, afin d’améliorer les conditions de vie des populations les plus défavorisées.
 

Le braconnage et commerce illégal d’espèces sauvages, 4ème plus grand trafic mondial
 

Le braconnage d’espèces menacées a pris une ampleur sans précédent ces dernières années. Le commerce illégal d’espèces sauvages serait le  4ème  plus grand trafic mondial (en valeur) et l’un des plus grands trafics organisés transnationaux. Il est ainsi estimé à plus ou moins 20 milliards de dollars par an (hors produits de la pêche et du bois).

Victimes de croyances entretenues par les trafiquants prêtant à leur corne des vertus médicinales infondées ou symboles d’un certain statut social, les rhinocéros sont particulièrement concernés par la recrudescence du braconnage et font l’objet d’une forte demande en Asie. En 2014, 1215 rhinocéros ont ainsi été tués sur la seule zone sud-africaine.
 

Anne Paugam, directrice générale de l’AFD : « Pour enrayer le déclin des populations de rhinocéros, il est essentiel de lutter contre le grand braconnage,  de lutter contre ce trafic illégal, qui alimente la corruption, mais aussi de parvenir  à une réduction de la demande dans les pays asiatiques. La mobilisation de la société civile et du secteur privé en faveur de la réduction de la consommation de corne de rhinocéros au Vietnam contribuera ainsi à la sauvegarde des rhinocéros. »
 

Le projet du WWF co-financé par l’AFD a pour objectif de réduire la consommation de produits en corne de rhinocéros au Vietnam de 25% d’ici 2018 et de 50% à horizon 2020.

Les mangroves, des écosystèmes essentiels pour lutter contre le dérèglement climatique à Madagascar
 

Les mangroves font partie des écosystèmes les plus productifs au monde. Elles jouent un rôle important dans la protection des côtes et fournissent des services essentiels (maintien de la qualité des eaux côtières, zone de reproduction et nourricerie pour les ressources marines, stock de carbone, etc.) et permettent de lutter contre le dérèglement climatique (adaptation et atténuation). Les mangroves situées sur le littoral Ouest de Madagascar, dans la région de Mélaky, subissent des pressions d’origine anthropique, liées à des modes d’exploitation non durables de leurs ressources (pêche, bois de chauffe, construction, collecte de crabes, etc.) et sont aussi impactées par le changement climatique.


Philippe Germa, directeur général du WWF France : « Le WWF souhaite à travers ce projet mettre en place des filières poissons et crabes plus durables, compatibles avec la préservation des mangroves et génératrices de revenus pour les populations locales ».

L’AFD et le WWF, des partenaires de longue date pour la biodiversité
 

L’AFD et le WWF collaborent pour la préservation de la biodiversité depuis plus de dix ans. Tout d’abord centré sur la gestion durable des forêts du Bassin du Congo, ce partenariat a été élargi en 2007 à d’autres écosystèmes (Océan indien, Afrique de l’Ouest et Pacifique Sud) et a permis le financement de projets emblématiques et innovants, comme l’appui au parc national des Quirimbas au Mozambique.
 

 

 



« 34 merveilles du monde» en exposition à Paofai jusqu'à la fin de l'année 2014

21/11/2014

En présence du Haut-commissaire et en partenariat avec des associations de protection de l'environnement, l’équipe de l’agence de Papeete a eu le grand plaisir d’inaugurer l’exposition des photographies des 34 merveilles du monde le 21 novembre dernier.

 

En sensibilisant petits et grands aux enjeux de la protection de la biodiversité, l’exposition prend tout son sens en Polynésie française, qui héberge une biodiversité terrestre et marine remarquable, importante localement et régionalement, mais aussi à l’échelle planétaire.

 Or aujourd’hui, la Polynésie se place dans les premiers rangs des pays au plus fort pourcentage d’espèces menacées au monde (16e). En 2008, sur un ensemble de 24 territoires insulaires de la région Pacifique, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a classé la Polynésie française comme le territoire présentant le plus grand nombre d’espèces éteintes avec un total de 74 espèces disparues, loin devant les îles Cook (15 espèces) et les îles Norfolk (11 espèces). À l’heure actuelle, 173 espèces sont menacées de disparition en Polynésie et inscrites sur les listes rouges de l’ UICN , dont 61 sont considérées en danger critique d’extinction.

Une réalité qui prend également sens sur le plan économique, si l’on tient compte du fait qu’en Polynésie la plupart de la valeur  créée n’est pas issue d’une industrie, mais repose sur les richesses de la nature telles que la perle, le cocotier, la vanille, le thon ou le noni. Des richesses dont la préservation est également essentielle au maintien du tourisme.

Cette exposition est aussi l’occasion de mettre en avant les associations locales de protection de l’environnement, que leurs actions s’orientent vers des protections d’espèces ou vers des protections d’habitat. Les associations Te mana o te moana (protection des mammifères marins), Manu (société d’ornithologie), Te Reo o te Tuamotu (protection de l’archipel des Tuamotu), et Tamarii Pointe des pêcheurs (protection des lagons de Tahiti) sont ainsi mises à l’honneur par la création de panneaux d’exposition supplémentaires.

Située dans les Jardins de Paofai, un parc public au cœur de Papeete, l’exposition devrait durer 4 semaines avant de devenir itinérante et de circuler dans des écoles ou d’autres lieux publics en Polynésie.



La France présente au Congrès mondial des aires protégées

23/10/2014

Le sixième Congrès mondial des parcs de l’Union internationale pour la conservation de la nature se déroule du 12 au 19 novembre, à Sydney (Australie). Une occasion majeure pour valoriser l'expertise française en matière de conservation de la biodiversité.

Objectif 2020 : 17% des terres et 10% des océans protégés 

Avec pour thème « Les parcs, les populations, la planète : des solutions sources d’inspiration », cette sixème édition du Congrès , qui se tiendra à Sydney en Australie, du 12 au 19 novembre, est l’occasion de réfléchir à l’accélération des mesures prises pour atteindre l’objectif mondial adopté par la Convention sur la diversité Biologique en 2010 : qu’au moins 17% des terres et 10% des océans fassent partie du réseau d’aires protégées d’ici 2020.

 

 

Les aires protégées sont des territoires vivants, et un investissement pour un avenir durable

Onze ans après le Congrès mondial des parcs de Durban, le principal enjeu de ce congrès consiste à valoriser la contribution des aires protégées pour la conservation de la biodiversité, la lutte contre les changements climatiques, la santé et le bien-être des populations, la gouvernance des territoires et plus globalement pour répondre aux défis du développement.


Kakadu National Park - credit Tourism NT

Le Congrès visera donc à :
♦ Trouver des façons plus justes et efficaces de conserver la diversité naturelle et culturelle, en impliquant les gouvernements, les entreprises et les citoyens, pour créer et gérer les parcs ;
♦ Inspirer les populations du monde entier et de toutes les générations afin qu’elles renouent le lien avec la nature ;
♦ Démontrer l’efficacité des solutions fondées sur la nature face aux défis de notre planète comme le dérèglement climatique, la santé, la sécurité alimentaire.

C'est également à cette occasion que seront lancés officiellement la liste verte des aires protégées, l’e-book : "The protected area management and governance book", futur document de référence pour les gestionnaires d’aires protégées, et la méthode KBA (Key biodiversity areas).

 

 

La France, géant de la biodiversité

Dans ce cadre, la France, qui possède l’un des plus grands ensembles d’aires protégées au monde, notamment grâce à son territoire marin (seconde Zone économique exclusive du monde), a choisi cette manifestation afin de mettre en avant son engagement au sein de l’ Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en tant que membre fondateur et partenaire stratégique, mais également ses politiques publiques en termes d’aires protégées (création, gestion financement et coopération internationale sur les aires terrestres et marines).

Une responsabilité particulière 

De par sa place, la France entend jouer un rôle moteur en matière de promotion d’aires protégées et de politiques publiques visant à concilier conservation de la nature et caractère vivant des territoires. Au-delà de la valeur d’exemple, l’importance du domaine maritime français lui donne également une responsabilité particulière pour la promotion des aires protégées sur son propre territoire et au niveau régional.

Plus généralement la France entend défendre la francophonie à l’UICN et au Congrès mondial des parcs en particulier et assurera ainsi aux représentants des pays francophones un accès satisfaisant aux sessions et aux documents disponibles.

 

 

Biodiversité, sécurité alimentaire et dérèglement climatique

L’enjeu est de mettre les expertises et expériences françaises, nationales, ultra-marines et internationales, en matière de gestion des espaces naturels au service de la recherche de solutions durables :
♦ Comment faire en sorte que les aires protégées constituent des solutions efficientes, sources d’inspiration pour répondre à la crise de la biodiversité, la lutte contre le dérèglement climatique ou les enjeux de santé ou de sécurité alimentaire ?
♦ Comment et au travers de quelles ressources la préservation de la nature peut-elle être financée ?
♦ Quelle est la responsabilité de la France vis à vis des enjeux climat et biodiversité, dans la perspective de la Conférence Climat-2015 (COP 21) qu’elle organise ?
 
 

Les thèmes centraux de coopération entre la France et l'UICN

• Thème 1 : Intégration territoriale & filières économiques (c’est à dire toute l’ingénierie déployée par les parcs pour développer leurs territoires)

• Thème 2 : Adaptation au dérèglement climatique

• Thème 3 : Qualité et diversité des modèles de gouvernance

• Thème 4 : Patrimoine marin

• Thème 5 : Financement durables et innovants

• Thème 6 : Renforcement des capacités

 

► Voir le site du Congrès mondial des parcs, en français

► Voir le site du Congrès mondial des parcs, en anglais



L’AFD soutient 14 nouveaux projets d’OSC françaises pour un montant de 9,17 millions d’euros

21/10/2014

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni ce 21 octobre 2014. Les nouvelles subventions concernent 14 projets :
 

Acting for life : Appui à l’entreprenariat rural au Mexique et en Equateur

Subvention de 429 091 euros sur 3 ans à Acting for Life pour un projet de soutien à la création et au développement d’entreprises rurales dans deux zones défavorisées du Mexique (la région de Pahuatlan) et de l’Equateur (la province d’Esmeraldas). Le projet, porté en partenariat avec des associations locales, propose d’appuyer la concertation entre acteurs publics et privés sur le développement économique territorial, de former et d’accompagner l’entreprenariat rural ainsi que d’enrichir ses mécanismes de financements. En parallèle, il prévoit des actions transversales sur le renforcement institutionnel et méthodologique et l’expérimentation dans des territoires pilotes dans un objectif de dissémination régionale. Au terme du projet, une centaine d’entreprises auront été appuyées et environ 1000 personnes (entrepreneurs ou salariés d’entreprises) auront bénéficié de cette action.

Handicap International – Sensibilisation citoyenne aux conséquences des mines anti-personnel

Subvention de 244 157 euros sur 3 ans à Handicap International pour un projet d’éducation au développement visant à sensibiliser les citoyens français sur les conséquences des mines anti-personnel, des bombes à sous-munitions et autres restes explosifs de guerre sur le développement des pays pollués : pertes de revenus, terres agricoles et ressources naturelles inexploitables, frein global à l’initiative et l’investissement public et privé… Les activités prévues dans le cadre du projet sont la conception et la production de supports pédagogiques, des sessions de formation, des événements publics de sensibilisation, la sensibilisation des médias, des actions de communication web (blogs, site Internet…). Le projet devrait toucher directement 30 000 scolaires (via les actions en milieu scolaire), 285 000 personnes (via les événements décentralisés) et 400 000 personnes via les outils de communication.

CRID – Semaine de la solidarité internationale 2014 et 2015

Subvention de 525 500 euros sur 18 mois au Centre de recherche et d’information sur le développement (CRID) pour la coordination et l’organisation des sessions 2014 et 2015 de la Semaine de la solidarité internationale. La SSI a été créée en 1998 pour informer et sensibiliser le grand public, une fois par an, à la solidarité internationale, à sa nécessité et à ses enjeux. Elle constitue aussi un rendez-vous d’échanges autour de la présentation d’expérimentations et d’actions. Elle a lieu durant la troisième semaine de novembre. La SSI est portée par la CRID, mais implique une multiplicité d’acteurs et d’organisations de solidarité internationale. C’est un projet collectif,  d’ampleur nationale et fortement décentralisé. Pour l’édition 2013, la SSI a représenté plus de 7 500 animations, 8 000 structures impliquées, 21 régions et 89 départements actifs, 2 300 salariés et bénévoles, plus de 3 000 retombées presse et au total près de 500 000 personnes touchées.

FORIM – Renforcer les organisations de solidarité internationale issues de l’immigration
Subvention de 895 422 euros sur 3 ans au Forum des organisations de solidarité internationale issues de l’immigration (FORIM), ayant pour objet la structuration et le renforcement des capacités des organisations de solidarité internationale issues de l’immigration (OSIM). Le FORIM est une plateforme de réseaux d’associations créée en 2002. Elle est composée de regroupements, fédérations et collectifs d’OSIM représentant 23 pays et rassemblant, à travers ses membres faitiers, près de 700 associations de personnes issues des pays de l’Afrique subsaharienne, du Maghreb, de l’Océan Indien, des Caraïbes et du Sud-Est asiatique. Sa vocation est de représenter, de structurer et de renforcer le milieu associatif issu de l’immigration. Le projet vise à donner les moyens au FORIM  de consolider son réseau et de développer ses activités (professionnalisation, formation, communication, participation à des instances de dialogue et de représentation, plaidoyer…).

Inter Aide – Réduction durable de la mortalité infantile en zones rurales isolées à Madagascar et au Malawi

Subvention de 455 000 euros à Inter Aide pour une seconde phase d’un projet de 3 ans visant à réduire durablement la mortalité infanto-juvénile dans des zones rurales isolées de la côte Sud-Est de Madagascar et des régions Centre et Sud du Malawi. L’objectif est de  coordonner les familles, les acteurs de proximité et les systèmes de santé, et d’assurer la continuité dans l’approvisionnement en médicaments essentiels. Le projet s’appuie sur une approche communautaire visant à sensibiliser les populations aux bonnes pratiques à utiliser pour combattre la diarrhée, le paludisme et les infections respiratoires, les trois principales causes de mortalité chez les plus jeunes. Il comprend la réalisation d’enquêtes de mortalité, la sensibilisation et formation des mères et la mise en place de traitements de proximité. Au terme du projet, 9000 familles à Madagascar et 6400 familles au Malawi auront été sensibilisées. 900 agents de santé villageois à Madagascar et 400 au Malawi auront été formés sur l’analyse des diagnostics, la prescription des traitements et le référencement des cas sévères auprès des centres de santé.

Solidarité Laïque – Renforcer la société civile tunisienne

Subvention de 499 325 euros sur 18 mois à Solidarité Laïque, chef de file d’une cinquantaine d’associations françaises et tunisiennes, pour l’élaboration d’un futur Programme concerté pluri acteurs (PCPA) visant la réduction des inégalités d’accès aux droits et la promotion de la citoyenneté en Tunisie. Cette phase pilote a pour but de mobiliser les acteurs associatifs et syndicaux intéressés (une centaine d’organisations visées à terme) mais également les pouvoirs publics français et tunisiens et les collectivités locales des deux pays. Il s’agit de mettre en place les fondations de la gouvernance du programme, de définir la thématique définitive sur laquelle il travaillera et d’organiser un programme de formations et d’échanges sur la question des droits auprès de ses membres. Dans une période de transition démocratique, l’enjeu est d’accompagner la montée en puissance de la société civile en Tunisie, en appuyant le dialogue entre services de l’Etat, les collectivités locales, les syndicats et les associations.


Migrations et Développement - Développement rural intégré au Maroc


Subvention de 900 000 euros sur 3 ans à Migrations et Développement pour la nouvelle phase d’un projet de développement rural intégré visant l’amélioration du niveau et des conditions de vie de populations rurales pauvres de la région du Souss Massa Drâa (région de l’anti Atlas) au Maroc. L’ONG interviendra pour faciliter le dialogue entre les populations et les communes rurales dans le cadre de l’élaboration de plans communaux de développement. Elle accompagnera le développement d’activités économiques viables et la promotion des produits du terroir (argan, safran, miel, dattes, artisanat – tapis, broderies, tourisme rural…) en formant les petits acteurs de terrain, notamment les groupements de femmes, les coopératives, les associations de jeunes. Elle poursuivra par ailleurs la mobilisation de la diaspora marocaine en France, qui est le cœur historique de son action, et orientera ses investissements vers des activités économiques productives. Le projet permettra de toucher directement 1800 personnes membres de 20 organisations professionnelles agricoles, une centaine de jeunes initiateurs de petits projets économiques, 300 femmes, 160 élus et fonctionnaires locaux et 20 associations de migrants en France.

EDM – Accès à l’énergie pour les plus démunis


Subvention de 750 000 euros sur 3 ans à Entrepreneurs du Monde (EDM) pour le financement d’une convention-programme de promotion à l’accès à une énergie moderne, propre et économique pour les plus démunis par le développement de réseaux de distribution micro franchisés et de services financiers adaptés (Burkina Faso, Haïti, Cambodge et Togo). L’objectif est de permettre l’accès à une énergie propre pour la cuisson et l’éclairage en améliorant les revenus et les conditions de vie des ménages les plus pauvres dans ces pays. Il s’agit aussi de diminuer  la demande en combustibles non-renouvelables afin d’alléger la pression sur l’environnement et de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique et contre la déforestation. Les activités sont concentrées autour de quatre volets : la constitution de l’offre en produits adaptés aux divers contextes et l’organisation de réseaux de micro entrepreneurs franchisés ; la mise à disposition d’une offre financière adaptée aux populations concernées ; la communication autour de l’offre et enfin la capitalisation de l’expérience acquise dans le cadre de ce programme.

GRET - Services innovants d’assainissement en milieu urbain (Haïti, Madagascar)


Subvention de 546 197  euros sur 3 ans au GRET pour le financement d’un projet de services innovants d’assainissement en milieu urbain à Port-au-Prince (Haïti) et Antananarivo (Madagascar).  L’objectif est de contribuer à l'assainissement de la ville et à la réduction des nuisances sanitaires et environnementales liées à l'assainissement liquide et solide à l'échelle décentralisée et de participer ainsi à la mise en place de politiques publiques sectorielles et urbaines adaptées aux enjeux des quartiers défavorisés dans les capitales malgache et haïtienne. Le projet cible des agents municipaux, des opérateurs privés et des acteurs communautaires. Il bénéficiera aux populations des quartiers identifiés par le projet, soit 50 000 personnes à Antananarivo et 20 000 à Port-au-Prince.

Ensemble contre la peine de mort – Vers une abolition par étapes de la peine de mort dans les pays du Maghreb


Subvention de 227 764 euros sur 2 ans à Ensemble contre la peine de mort (ECPM) pour un projet visant à renforcer les mouvements de lutte pour l’abolition de la peine de mort au Maroc, en Tunisie, en Algérie et en Mauritanie. A l’origine de la création de la Coalition marocaine contre la peine de mort en 2003, ECPM a intensifié son appui à la structure en 2011 avec le soutien financier de l’AFD et de l’Union Européenne. Le projet terminé en 2013 a permis de renforcer considérablement le mouvement abolitionniste marocain et a notamment donné naissance au Réseau des parlementaires marocains contre la peine de mort, offrant à la thématique une visibilité nouvelle au Maroc et la plaçant au cœur des préoccupations politiques. Ce nouveau projet s’inscrit dans la continuité de ces actions en proposant d’une part d’intensifier au Maroc le lobbying politique et la sensibilisation de l’opinion publique à la nécessité d’abolir la peine de mort, et d’autre part de capitaliser sur les avancées marocaines pour structurer et renforcer les mouvements abolitionnistes de trois autres pays de la sous-région : la Tunisie, l’Algérie et la Mauritanie. Le projet vise enfin à encourager le développement d’un mouvement abolitionniste maghrébin régional capable de porter collectivement le plaidoyer de l’abolition de la peine capitale au Maghreb.

Enfants et Développement - Services sociaux et économiques pour les familles et les jeunes les plus vulnérables au Vietnam


Subvention de 570 000 euros sur 3 ans à Enfants et Développement pour un projet d’accompagnement familial et d’appui à l’insertion professionnelle dans trois districts pauvres d’Ho Chi Minh Ville, au Vietnam. Le projet vise à accompagner 1000 familles très défavorisées pour un meilleur accès à des services de base (santé, éducation, aide psycho-sociale, gestion familiale, administration…). Il s’agit aussi d’appuyer la formation, l’insertion professionnelle et le développement des très petites entreprises, pour près de 1 000 jeunes et petits entrepreneurs.

MDM - Promouvoir le droit à décider pour réduire la mortalité liée aux grossesses non désirées

Subvention de 2 500 000 euros sur 3 ans à Médecins du Monde (MDM) pour une nouvelle convention-programme sur la santé sexuelle et reproductive, concentrée sur le thème des grossesses non désirées, un enjeu majeur en termes de santé publique pour les femmes et les adolescentes. Les pays d’intervention directe seront le Burkina Faso, la République Démocratique du Congo, les Territoires occupés de Palestine et le Pérou, des actions transversales étant prévues au Niger, en Côte d’Ivoire, à Madagascar et en Haïti. Le programme comprend un axe opérationnel de prévention et de prise en charge des grossesses non désirées dans chaque pays d’intervention et un axe institutionnel de renforcement de l’expertise de l’ONG et de plaidoyer international. Cette nouvelle convention-programme permettra de toucher directement près de 150 000 femmes et adolescentes dans les quatre pays, et environ 1,5 million de personnes de manière indirecte via la formation de personnels de santé et des actions transversales.

Villes en transition – ITD Monde – Développement intégré autour de la création d’une coopérative agricole à Madagascar


Subvention de 228 103 euros sur 3 ans à Villes en transition – ITD Monde pour un projet de développement intégré autour de la création d’une coopérative agricole dans la région de Sahambavy, au Centre-Est de Madagascar. L’objectif est de renforcer durablement les revenus des membres de la coopérative par la requalification d’alcool de bouche en alcool médical et la production et la commercialisation de plantes médicinales et d’huiles essentielles. Il s’agit aussi de lutter contre la l’alcoolisme et d’améliorer la gestion et l’utilisation de la ressource en bois. Le projet permettra de former et d’augmenter les revenus de 600 familles (soit 4800 personnes). Il appuiera 39 centres de santé dans l’approvisionnement en alcool médical et la sensibilisation des patients contre l’alcoolisme.

WWF France - Restauration et gestion communautaire des mangroves à Madagascar

Subvention de 400 000 euros sur 3 ans à WWF France pour un projet visant à préserver les mangroves de Manambolo, sur la côte Ouest de Madagascar, afin d’offrir des bénéfices socio-économiques aux communautés locales. Le projet vise à renforcer les capacités des communautés locales de base dans la préservation et la restauration des mangroves. Il s’agit aussi de consolider les filières poisson et crabes en améliorant les techniques de pêche et les systèmes de stockage et de conditionnement ainsi qu’en créant des coopératives qui facilitent l’accès aux marchés. Le projet prévoit enfin d’appuyer la mise en place d’une structure régionale de concertation afin d’améliorer la prise en compte des mangroves dans la gouvernance des ressources naturelles. Le projet bénéficiera à 6000 personnes. A terme, la moitié des mangroves de la zone seront préservées et les trois quart des ménages verront leurs revenus augmenter de 50%.

 



Coopération internationale : La France renforce l’expertise scientifique des pays du Sud dans le domaine de la botanique

25/09/2014

Le Ministère des affaires étrangères et du développement international, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial et l’Agence Française de Développement, s’unissent pour financer et mettre en œuvre le programme Sud Expert Plantes/Développement Durable (SEP2D), en partenariat avec l’Institut de recherche pour le développement et le Muséum national d’Histoire naturelle. Ce programme contribuera à améliorer, dans les pays du Sud, les politiques publiques et les pratiques du secteur privé pour la protection des plantes, qui sont à l’origine de toute vie sur terre.

Un engagement historique de la France pour préserver le patrimoine naturel mondial

Ce programme s’inscrit dans la continuité historique de partenariats scientifiques et universitaires historiques entre la France et les pays du Sud dans les domaines des sciences de la Nature. Il renforcera l’expertise scientifique et formera des professionnels des filières de l’ingénierie écologique et des produits naturels. Par le renforcement de la collaboration entre secteur privé, institutions publiques et scientifiques, ce programme a pour finalité de contribuer à l’amélioration des politiques publiques et des pratiques des entreprises pour la conservation, la lutte contre les dégradations, la restauration ou encore la valorisation du patrimoine végétal du Sud. Ce programme représente une contribution importante à la mise en œuvre de la Stratégie mondiale des plantes et la réalisation des objectifs d’Aichi pour 2020.

Pour le Muséum national d’Histoire naturelle, qui possède le plus grand herbier du monde, et poursuit ses grandes expéditions, c’est aussi une occasion de partager des connaissances avec des scientifiques du Sud.

La contribution de la France pour un partage juste des bénéfices de l’utilisation des ressources végétales

Par ce programme, la France concrétise son engagement au Protocole de Nagoya sur l'Accès aux ressources génétiques et le Partage juste et équitable des Avantages découlant de leur utilisation (APA). Ce protocole met l’accent sur des règles d’accès plus transparentes aux ressources génétiques et aux savoir-faire traditionnels associés à leur usage. Il établit un cadre pour le partage équitable des bénéfices issus de leur valorisation commerciale entre usagers et pays ou communautés fournisseurs. L’objectif est le développement de filières de produits naturels qui contribuent tant à la préservation du patrimoine naturel et culturel qu’au développement local.

Un partenariat public-privé en faveur de la science et du développement

Cette initiative sera mise en œuvre par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), en partenariat avec de nombreuses organisations publiques et privées, nationales ou internationales, comme Cosmetic Valley, Ecofor, le système mondial d’information sur la biodiversité (GBIF), le consortium Agreenium, les Jardins botaniques de France et des Pays Francophones (Jbf/Bgci) et le Centre International en recherche agronomique pour le développement (CIRAD).

D’un montant de 5,288 M€, ce projet bénéficie d’un financement de l’aide publique au développement de 4,5M€ apportés à part égale par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), l’Agence Française de Développement et le Ministère des affaires étrangères et du développement international.
 



 
 
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