Stratégie

La stratégie de l'AFD en faveur de la protection de la biodiversité

Opérateur pivot de la coopération française, l’AFD s’est engagée à promouvoir un développement durable dans le respect des engagements de Rio, notamment quant à la préservation de la biodiversité.

Depuis plus de 10 ans, elle développe un portefeuille de projets dans des secteurs et selon des approches qui associent des objectifs de développement à des objectifs de protection et de gestion durable des ressources naturelles.  ► Télécharger ExPost : une cartographie de la biodiversité
 
La prise en compte de cette préoccupation s’est progressivement organisée selon les géographies, les secteurs et les outils d’intervention dont elle dispose.
 
L’AFD a amorcé sa stratégie par la gestion durable et la protection d’écosystèmes en favorisant les secteurs de la forêt, de la pêche et des aires protégées, intervenant sur des territoires locaux, essentiellement en Afrique, par l’appui aux politiques publiques et renforcement des capacités, et également par l’intégration sectorielle. Cette intégration se développe aujourd’hui et la part des financements dédiés à la biodiversité au sein d’un secteur donné augmente considérablement.
 
Aux côtés du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), fonds public bilatéral dont elle assure la gestion, l’AFD réalise également des opérations pilotes et démonstratives de protection de la biodiversité.

Prise de conscience internationale sur le rôle vital de la biodiversité

La décennie qui s’achève a vu grandir la prise de conscience internationale sur le rôle vital de la biodiversité, relayée par les milieux scientifiques, les ONG et les décideurs politiques, au Nord comme au Sud.

La contribution des ressources biologiques naturelles au développement local n’est plus à démontrer, que ce soit via un prélèvement direct pour l’alimentation, le bois de feu, la pharmacopée ou encore l’exploitation commerciale du bois ou de la pêche, ou via les services qu’elle assure.

Depuis le sommet de Rio en 1992, la biodiversité a fait son entrée dans le champ des biens publics globaux, aux côtés du climat. Aujourd’hui, on cherche désormais à en évaluer la valeur et notamment ses valeurs économiques.

L’érosion accélérée de la biodiversité, déjà diagnostiquée par un collectif multidisciplinaire de scientifiques lors de l’Evaluation des écosystèmes du Millénaire (2005, Millenium Ecosystem Assesment - En savoir plus ), se voit confirmée par les premiers résultats en 2008 de l’étude dirigée par Pavan Sukhdev, portant sur les coûts de l’inaction en matière de biodiversité (rapport TEEB : the Economics of Ecosytems and Biodiversity présenté comme le pendant de la Stern Review on the Economics of Climate Change).

Tous ces travaux confirment l’urgence d’élaborer des mécanismes qui puissent maintenir l’intégrité de la biodiversité, et des services rendus par les écosystèmes afin de garantir durablement les conditions de santé, de prospérité et d’adaptation pour tous les citoyens du mondes. Il est devenu nécessaire de mieux prendre en compte la biodiversité dans les politiques d’aide au développement et de mieux l’intégrer dans les différentes politiques sectorielles.

Vers le site du FFEM

Biodiversité & développement

Les ressources biologiques et les écosystèmes sont à la croisée des stratégies de développement et de lutte contre la pauvreté. Elles sont au cœur des enjeux de croissance verte et solidaire, qu’il s’agisse de production (forêt, pêche, agriculture, élevage), de gestion des ressources et de territoires (eau, bassin versants, aménagement urbain, planification), ou d’appréhension des risques à moyen et long terme, notamment pour les populations les plus fragiles.

Dans le cadre de l’année 2010, la Journée Internationale de la Biodiversité le 22 mai aura pour thème  Biodiversité & Développement.

Vers le site 2010, année de la biodiversité