Le développement face au changement climatique

Conférence AFD-CEROM "Les enjeux climatiques et énergétiques dans les Outre-mer et les Petits États Insulaires"

11/12/2015

Quelques semaines avant la COP21, l’AFD a souhaité consacrer la 5ème conférence biennale Outre-mer AFD-CEROM aux enjeux climatiques et énergétiques dans les Outre-mer et les Petits États Insulaires. Cette conférence a réuni tout au long de la journée du 30 octobre 2015 quelques 250 personnes à l’auditorium de la RATP.

 

Les économies de l’Outre-mer français et les Petits États Insulaires sont particulièrement vulnérables aux aléas et aux conséquences du changement climatique, et de nombreux travaux montrent que la plupart des risques actuels iront en s’amplifiant. Fortement dépendantes des énergies fossiles,  même si elles contribuent de manière limitée à l’émission de gaz à effet de serre à l’échelle planétaire, ces économies insulaires sont, de fait, fortement exposées au risque de leur raréfaction et à leur volatilité. Toutefois, en raison de leur capital naturel, ces territoires disposent d'un potentiel important en énergies renouvelables : photovoltaïque, éolien, mais aussi biomasse (bois, bagasse...), géothermie et énergies marines.

Les collectivités françaises d’Outre-mer et la plupart des Petits États Insulaires se caractérisent également par leur biodiversité unique, avec notamment neuf "hotspots" de la biodiversité mondiale. Le changement climatique, la destruction des habitats naturels, la surexploitation, la pollution et la prolifération d’espèces invasives constituent autant de menaces qui pèsent sur la préservation de cette biodiversité.

Pour tenter de relever les défis de la transition énergétique et écologique dans ces territoires, se sont succédées présentations de travaux de recherche inédits, tables rondes croisant les expériences et les regards d’élus et de représentants des secteurs public et privé, et débat avec le public. Ces échanges se sont articulés autour de trois sessions :

  1. Le climat dans les Outre-mer et les Petits Etats Insulaires : enjeux et politiques
  2. Les défis de la transition énergétique et écologique : changer de mix
  3. Concilier préservation de la biodiversité et développement économique : quels outils ?

 

 

 

Télécharger le programme et la synthèse des présentations et des débats

 

Retrouver toutes les vidéos de la conférence, ou en particulier :

 

► Télécharger les supports de présentation des intervenants :

Variabilité des impacts du changement climatique dans les Outre-mer français des océans Indien et Pacifique
Virginie Duvat, Professeure, Université de la Rochelle, Membre du GIEC, auteure du chapitre « Small Islands »

Les Outre-mer au futur : comprendre les trajectoires de vulnérabilité pour s'adapter au changement climatique,
Alexandre Magnan, Chercheur à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri, Sciences Po, Paris)

Evaluation de l'intrusion marine dans la Caraïbe insulaire et conséquences sur l'aménagement de l'espace
Pascal Saffache, Professeur d'aménagement à l'université des Antilles

Résilience socio-environnementale en situation de risque extrême dans les atolls du Pacifique : le cas de Tabiteuea Kiribati
Guigone Camus, Anthropologue, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris

Transition énergétique et modèles économiques insulaires
Julien Blanc, Directeur de Carbone 4

Obstacles et perspectives de développement des dispositifs de certification en Outre-mer : une application à la Guyane, La Réunion et Mayotte
Stéphane Guéneau (Chercheur au CIRAD), Françoise Rivière (Division Recherche, AFD)



L’UE, l’AFD et la CAF, partenaires pour le développement des villes durables en Amérique latine

09/12/2015

A l’occasion de la COP21, Jolita Butkeviciene, Directrice pour l’Amérique latine et les Caraïbes à la Commission européenne (CE), et Régis Marodon, Directeur du Département Amérique latine et Caraïbes de l'AFD, ont signé ce jour à Paris, en présence du Vice-président exécutif de la CAF Luis Enrique Berrizbeitia, un nouveau partenariat financier en faveur de la ville durable en Amérique latine.

Ce programme de coopération technique, financé via une subvention d’un montant de 4,2 millions d’euros, permettra à la CAF et à ses partenaires de définir et de mettre en œuvre des stratégies climat à l’échelle locale. Cet appui de l'Union européenne se réalise à travers un instrument de mixage combinant des subventions et des prêts dont l'objectif est de promouvoir les investissements publics qui contribuent à réduire la pauvreté. Grâce au programme LAIF (Latin America Investment Facility), ce soutien vient compléter un prêt de 100 millions d’euros alloué début 2015 par l’AFD qui permettra le financement des projets d’investissements urbains durables : construction d’un réseau de transport en commun, travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments ou de l’éclairage public, projets d’adaptation de villes exposées au stress hydrique et aux risques de phénomènes climatiques extrêmes.

Cette nouvelle étape s’inscrit dans la stratégie « villes et climat » en Amérique latine des trois institutions, continent où 80% de la population est urbaine et les enjeux de l’urbanisation sont majeurs.
 

Pour en savoir plus sur le mixage de prêts et de dons mis en place par l'Union européenne pour sa politique de développement

Pour en savoir plus sur le LAIF en particulier



26 financial institutions, including AFD, adopt 5 principles to facilitate the transition towards low-carbon and resilient economies

07/12/2015

Une coalition sans précédent de 26 institutions financières, du nord comme du sud, publiques et privées, pesant  11 trillions de USD, s’engage à fédérer leurs pairs autour de "cinq principes volontaires pour intégrer l'action climatique dans les institutions financières". Ces principes vont faciliter  la transition vers des économies décarbonées et résilientes.

Cette initiative d’envergure, dans laquelle 26 institutions financières du monde entier s’engagent à intensifier l’intégration des enjeux climat dans leurs investissements, est présentée ce lundi 7 décembre 2015 à 17 heures à la COP21 (Observer Room 4).

Ces 5 principes volontaristes pour intégrer l'action climatique dans les institutions financières  ont été élaborés à partir de l’expérience accumulée ces deux dernières décennies.  Un livre blanc compilant les multiples pratiques actuelles des institutions financières pour intégrer le climat dans leurs opérations est également publié aujourd’hui.  

Les principes mettent en avant des approches concrètes et opérationnelles pour placer les considérations climat au cœur des activités des institutions financières. Ils définissent comment les institutions financières peuvent :  

  • Commit to climate strategies,
  • Manage climate risks,
  • Promote climate smart objectives,
  • Improve climate performance, and
  • Account for climate action.

Les "Principes volontaires pour intégrer l'action climatique dans les institutions financières" ont été développés par un groupe d’Institutions Financières de Développement, dont l’AFD, membre de l’International Development Finance Club (IDFC). De nouvelles institutions sont invitées à rejoindre l’initiative, dans le cadre d'une responsabilité collective à intégrer les considérations du changement climatique dans toutes leurs activités.

"L’AFD est impliquée de longue date dans la  transition des pays en développement vers une économie à faible émission de carbone et l’accompagnement des pays les plus vulnérables  pour leur adaptation aux impacts climat. Ces 5 principes contribueront à accroître la transparence et la confiance que les institutions financières du développement apportent des solutions concrètes et performantes pour faire face au défi mondial du climat. Cette démarche fait écho au renforcement des moyens de l’AFD annoncé par le Président de la République, notamment l’augmentation de 2 milliards d’euros par an à l’horizon 2020 des financements de l’AFD en faveur du climat et  l’engagement à hauteur de 6 milliards d’euros d’ici 2020 pour l’accès à l’énergie de l’Afrique dont 2 milliards consacrés aux énergies renouvelables" déclare Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

► Lien vers le détail des 5 principes



L’AFD lance 100 villes/100 projets pour le climat afin d’accompagner des projets urbains résilients dans les pays en développement

04/12/2015

A l’occasion de lancement du rapport « The state of city climate finance », par l’Alliance Financière pour la Finance Climat des villes (CCFLA)*, l’AFD annonce le lancement officiel de l’initiative 100 villes/100 projets pour le climat pour aider la mise en place de 100 projets urbains résilients dans 100 villes du Sud.

Les villes sont au cœur des enjeux climatiques. Du fait de leur croissance rapide, notamment dans les pays du Sud, mais aussi de la concentration de l’activité économique sur leur territoire, les villes sont les lieux de production majeurs de gaz à effet de serre : à l’horizon 2050, la part de la population urbaine dans les pays en développement devrait passer de 2,6 à 5,2 milliards de personnes. Dans le même temps, par la mise en œuvre de politiques publiques urbaines dans l’habitat, la planification du territoire, ou la mobilité, elles contribuent à limiter et réduire les émissions de gaz à effet de serre.

L’AFD, de 2010 à 2014, a financé pour 4.5 Milliards d’€ de projets urbains résilients, et souhaite accélérer le rythme à l’horizon 2020.

L’initiative 100 villes/100 projets pour le climat accompagnera cette accélération « Pour permettre aux collectivités locales de réaliser des projets urbains résilients, l’AFD va soutenir, d’ici à 2020, 100 projets menés par 100 collectivités locales dans les pays en développement. Les collectivités pourront financer des études de projets urbains des études environnementales ou encore se doter d’assistance technique pour mettre en œuvre les projets.» déclare Philippe Orliange, Directeur de la stratégie et des partenariats de l’AFD.

 


Exemple d’un projet pouvant être soutenu par le programme : vulnérabilité au changement climatique des villes du Bénin.
En réponse à la demande des autorités béninoises de mieux planifier l’urbanisation des principales villes du pays, et en prenant en compte les impacts attendus du changement climatique, l’AFD étudie le financement, sur prêt, d’un projet de développement urbain reposant sur une double approche de planification urbaine et d’adaptation au changement climatique. La mission doit permettre, d’une part, d’évaluer la vulnérabilité au changement climatique de villes béninoises et, d’autre part, de renforcer la durabilité d’investissements d’assainissement pluvial dans un contexte de changement climatique.



Un engagement de l’AFD en écho aux cinq recommandations du rapport  «The state of city climate finance »

L’Alliance Financière pour la Finance Climat des villes (CCFLA) publie son premier rapport sur l’état de la finance climat pour les villes. Il met en exergue cinq solutions concrètes pour permettre de financer des programmes climat urbains.

  1. La mise en place de politiques financières incitatives pour encourager les villes à investir dans des infrastructures résilientes et bas carbone. Les banques de développement ont là un rôle à jouer pour accompagner les gouvernements dans le développement de mécanismes financiers ad hoc, combinant subventions, transferts fiscaux ou prêts concessionnels.
  2. La mise en place de « Labs », espaces de création et d’expérimentation de nouveaux instruments financiers.
  3. Le déploiement des ressources des banques  internationales de développement en faveur de banques locales ou régionales vers le financement d’investissements verts menés par les villes. Plusieurs opérations de financement mise en œuvre par l’AFD, notamment avec la Banque de Développement du Minas Geraïs au Brésil, montrent les vertus de ce mécanisme innovant.
  4. Soutenir les villes dans l’adoption de cadre de tarification des impacts environnementaux
  5. Accompagner les villes, à travers le financement via des subventions, de renforcement de capacités et d’études de faisabilité

 
A propos de l’Alliance Financière pour la Finance Climat des villes
CCFLA regroupe des associations de villes au Nord et au Sud, d’ONG et de banques du développement, dont l’AFD, pour faire émerger de nouveaux outils de financement climat.



[COP21] L’Afrique face au défi climatique : la France renforce les moyens d’action de l'AFD

02/12/2015

A l’occasion du sommet "Défi climatique et solutions africaines", le Président de la République française a confirmé, le 1er décembre, la hausse des financements de l’aide publique bilatérale en faveur de la lutte contre les changements climatiques de 3 à 5 milliards d’euros d’ici 2020, dont une part très substantielle en faveur de l’Afrique.

 

Il a en conséquence annoncé que la France, à travers l’Agence Française de Développement, consacrera à l’accès à l’énergie durable de l’Afrique 6 milliards d’euros entre 2016 et 2020, dont au moins 2 milliards pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD déclare : « À travers l’annonce du Président de la République, la France accroît considérablement la capacité d’action de l’AFD, particulièrement auprès des pays les plus affectés par le dérèglement climatique. L’AFD voit amplifié son rôle d’acteur bilatéral clé pour le financement du développement et de la lutte contre le changement climatique en Afrique continentale. En renforçant l’investissement dans les zones les plus vulnérables, c’est aussi la France qui sort renforcée dans sa capacité à mettre en œuvre les nouveaux objectifs de développement durable. »

 

Acteur-pivot de la politique française d’aide publique au développement, l’AFD poursuivra le déploiement de sa politique volontariste en faveur du climat : depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets de développement qui ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique pour atteindre en 2014, 53 % des financements de l’AFD dans les pays en développement.

Elle mettra en œuvre l’annonce du président de la République dès 2016, à travers le financement de centrales d’énergies renouvelables (solaires, éoliennes, géothermie et biomasse), comme elle le fait déjà au Maroc, Kenya, Djibouti, Afrique du Sud, et Burkina Faso…. Elle financera également des projets de mise à niveau des réseaux ou d’électrification à travers différentes solutions d’extension de réseaux ou de de systèmes individuels. De nouveaux projets sont déjà en préparation dans les pays tels que l’Egypte, le Maroc, l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Guinée.

En matière d’adaptation au changement climatique, le Président a annoncé le triplement des financements annuels de la France à horizon 2020 ; l’AFD sera un acteur majeur de sa mise en œuvre.
Par ailleurs, l’AFD accompagnera les pays africains et des pays les moins avancés dans le déploiement de leurs contributions décidées au niveau national (INDC) et des accords issus de la COP21, entre 2016 et 2018.
 



Acteurs de l'eau et du climat : concilions nos agendas ! Séminaire 2 : La dimension politique - l’échelle transfrontalière

09/11/2015

Dans le cadre du cycle "Acteurs de l'eau et du climat : concilions nos agendas  !" l'AFD propose une rencontre animée par Edouard Boinet, chargé de mission à l’Office international de l’eau  . Le deuxième volet de ce cycle porte sur la dimension politique des eaux transfrontalières. Ce séminaire aura lieu le vendredi 20 novembre 2015 à 17h00 à la Fondation pour la recherche stratégique .

Les eaux transfrontalières stimulent de nombreuses coopérations entre États. Les exemples de partenariats techniques et institutionnels sont nombreux, sur tous les continents : la mer d’Aral, les fleuves Sénégal, du Nil, du Mékong, les aquifères Guarani, du grès Nubien ou du Sahara Septentrional, et bien d’autres. La reconnaissance des impacts du changement climatique et des besoins de mesures d’adaptation suscite aussi de nouvelles initiatives de coopération bi ou multilatérale.

Malgré le volontarisme des acteurs et une expérience scientifique reconnue, fort est de constater qu’une vision conjointe des enjeux relatifs à l’eau et au climat peine encore à trouver une assise et un fonctionnement transfrontaliers dans de nombreuses régions.
Si le potentiel reste immense et les bénéfices économiques, sociaux ou environnementaux considérables, la dimension politique de la gestion de l’eau et des questions climatiques à différentes échelles demeure souvent incontournable, voire bloquante.

Photo : Fotolia

Quels sont les déterminants du succès des mécanismes de coopération transfrontalière intégrant l’eau et le climat ? La reconnaissance de l’enjeu du changement climatique crée-t-elle de nouvelles opportunités de coopérations régionales ? Quelles contraintes politiques et diplomatiques entravent la prise en compte des enjeux eau et climat à l’échelle transfrontalière ?

► Cliquez ici pour vous inscrire


Cet évènement s’inscrit dans un cycle de trois séminaires labellisés Paris-Climat 2015 :

  • Séminaire 1 : Les processus – Le dessous des cadres de négociation
  • Séminaire 2 : La dimension politique – L’échelle transfrontalière
  • Séminaire 3 : Les concepts et les instruments – Le pouvoir des cadres de pensée et d’action

Responsabilité scientifique : Raya Marina Stephan, Alexandre Taithe (FRS), Stéphanie Leyronas (AFD) 

Rencontre animée par Edouard Boinet, chargé de mission à l’Office international de l’eau
Avec :

  • Martin Lemenager, chef de projet, division Eau et assainissement de l’AFD
  • Michel Pré, chef du pôle eaux, sols, pollutions, MAEDI
  • Raya Marina Stephan, experte en droit de l’eau, membre du Partenariat français pour l’eau (PFE)
  • Alexandre Taithe, chargé de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS)

 



 
 
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