Agriculture

Agriculture et climat

Union européenne
Union européenne

La question du changement climatique fait émerger deux contraintes pour le secteur agricole : il s’agit d’une part de rendre les pratiques agricoles moins polluantes pour les sols et l’atmosphère (on parle d’atténuation), et d’autre part de les rendre plus résistantes aux perturbations climatiques présentes et futures (domaine de l’adaptation).


Concilier adaptation et atténuation

L’agriculture de conservation combine un mode de production sans travail du sol – qui doit être perturbé le moins possible – avec la gestion de la biomasse (accumulation des résidus de récolte et mise en place de plantes de couverture) et la pratique de rotation des cultures.

Cette agriculture permet de limiter fortement les émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport aux pratiques conventionnelles du travail du sol : en agriculture motorisée, elle entraîne une réduction de consommation de carburants, et dans toutes les agricultures manuelles, mécanisées et motorisées elle implique la séquestration de carbone dans la matière organique, que l’on accumule davantage et qui se décompose plus lentement.

De plus, en rendant les sols plus poreux, elle permet une meilleure infiltration des eaux et par conséquent un ruissellement réduit. Les résidus forment également une couche protectrice, limitant l’évaporation et permettant ainsi de freiner l’érosion et d’accroître la résistance des cultures aux phénomènes extrêmes (sécheresses en particulier). L’agriculture de conservation combine donc plusieurs actions : l’atténuation des impacts sur l’environnement, l’adaptation au changement climatique, et la gestion durable des sols.

L’AFD soutient ainsi le développement de l’agriculture de conservation à Madagascar, au Cambodge, au Laos, au Cameroun, au Burkina Faso, au Mali, en Tunisie et au Viêt-Nam.

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