L’eau, un bien public mondial sous pression

Domaine majeur de l'AFD, l'action en matière d'eau et d'assainissement se concentre autour de quatre axes d'intervention i) appuyer la définition de cadres sectoriels clairs, efficaces et inclusifs, ii) préserver la ressource en eau dans un contexte de changement climatique, iii) fournir un accès à des services performants et durables pour tous, iv) gérer le risque d’inondation en ville dans un contexte de variabilité climatique accrue.

Actualités

L'AFD et la Fondation Bill & Melinda Gates renforcent leur collaboration en Afrique subsaharienne

24/10/2016

Bill Gates, co-président de la fondation Bill & Melinda Gates et Rémy Rioux, Directeur général de AFD, ont signé ce jour un accord de partenariat pour appuyer conjointement, sur la période 2016-2019, des projets communs en Afrique Subsaharienne, dans les secteurs prioritaires suivants : santé et nutrition, agriculture et sécurité alimentaire, assainissement, innovation financière et sensibilisation au développement.

Rémy Rioux et Bill Gates

Rémy Rioux et Bill Gates

Cet accord permettra de bâtir un partenariat plus ambitieux et de maximiser l’impact des opérations financées sur les populations vulnérables, grâce à la mobilisation de différents types d’outils financiers : dons, prêts concessionnels, garanties financières.

Selon Rémy Rioux "Le continent africain demeure la zone prioritaire d’intervention de l’AFD. Face à une croissance soutenue,  à la fois démographique et économique, la mobilisation de partenaires tels que la fondation Gates est essentielle pour atteindre les Objectifs du Développement Durable."

Bill Gates a déclaré : "Je suis très heureux d’être à Paris aujourd’hui pour la signature de ce nouveau partenariat entre la Fondation Bill & Melinda Gates et l’AFD. L’AFD est un partenaire essentiel de la Fondation avec qui nous avons déjà accompli un travail exceptionnel, notamment en matière d’assainissement, d’accès à la contraception et de nutrition. Grâce à ce nouvel accord, nous allons pouvoir approfondir notre collaboration dans les secteurs clés de la santé, de la sécurité alimentaire, de la nutrition et de l’assainissement et maximiser ainsi l’impact de nos actions communes dans ces domaines en Afrique de l’Ouest et au Sahel".

► En savoir plus sur le partenariat entre l'AFD et la Fondation Bill & Melinda Gates


A propos de la Fondation Bill & Melinda Gates
Animée par la conviction que toutes les vies ont la même valeur, la Fondation Bill & Melinda Gates œuvre pour que chaque individu puisse mener une vie constructive et en bonne santé. Dans les pays en développement, elle concentre ses efforts sur l’amélioration des conditions de vie des populations les plus démunies afin de les aider à s’extraire de l’extrême pauvreté. Aux États-Unis, elle cherche à s’assurer que l'ensemble des individus, en particulier les plus démunis, aient accès aux opportunités nécessaires à leur réussite scolaire et personnelle. Basée à Seattle, dans l’État de Washington, la fondation est dirigée par son PDG, Dr. Susan Desmond-Hellmann, et son coprésident, William H. Gates Sr., sous la direction des co-fondateurs Bill & Melinda Gates et de Warren Buffett.
► http://www.gatesfoundation.org/
 



L'AFD accorde 74,1 milliards de FCFA (113 millions d’euros) au Sénégal pour le financement du projet KMS 3 et la création de deux Instituts Supérieurs d’Enseignement Professionnel (ISEP)

23/09/2016

Avec ces nouveaux financements, l’AFD  poursuit son accompagnement en faveur de deux secteurs clefs, l’eau et l’assainissement et la formation des jeunes, pour le bien-être des populations et l’émergence du Sénégal.  Au total, ce seront plus de 400 millions d’euros (262 milliards de FCFA) qui seront engagés par l’AFD sur la période 2014-2016, faisant de l’Agence un des principaux contributeurs au Plan Sénégal Emergent.

Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD et Amadou Ba, Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan au Sénégal, signent aujourd'hui à Dakar les conventions de financement relatives à deux projets :

  1. La construction d’une troisième usine d’eau potable à Keur Momar Sarr et ses renforcements en aval (KMS 3)
  2. La création de deux Instituts Supérieurs d’Enseignement Professionnel (ISEP) à Bignona et à Richard Toll.

Le projet KMS 3 , financé en partie par l’AFD à hauteur de  93 millions d’euros (61 milliards de FCFA), prévoit la construction d’une usine d’eau potable à Keur Momar Sarr d’une capacité de production de 100.000 m3/jour et des infrastructures de distribution pour renforcer et sécuriser l’approvisionnement en eau potable de la région de Dakar à l’horizon 2025. Ce financement comprend également une subvention de 1 million d’euros destinée au renforcement des capacités de la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES) et du secteur de l’eau potable en milieu urbain. 


Le projet ISEP financé par l’AFD à hauteur de 20 millions d’euros (13.1 milliards de FCFA), consiste en la création de deux instituts supérieurs d’enseignement professionnel, à Bignona et à Richard Toll, dédiés principalement aux métiers agricoles et agro-industriels . Il répond à la volonté des autorités  de déconcentrer et de territorialiser l’enseignement supérieur professionnel, en proposant aux futurs bacheliers une  offre  de formation professionnalisante et en alternance, placée au cœur des bassins économiques pour mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi et ainsi favoriser l’insertion socio-économique des jeunes diplômés.

Cette signature intervient en présence de Mahammed Boun Abdallah Dionne, Premier Ministre de la République du Sénégal, Manuel Valls, Premier Ministre de la République Française et Christophe Bigot, Ambassadeur de France au Sénégal.



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Des infrastructures d'eau potable en construction à Tubas, Aqqaba et Tayasir

05/04/2016

L'AFD soutient la construction des infrastructures d'eau potable à Tubas, Aqqaba et Tayasir à hauteur de 2.7 millions d'euros. Au terme du projet, les habitants de Tayasir auront accès à l'eau potable. Un nouveau réseau d'eau ainsi que l'amélioration des réseaux d'eau potable de Tubas et Aqqaba sont également prévus.

L'Autorité Palestinienne de l'Eau (PWA) a signé un contrat avec Arab Brothers Ltd le 5 avril 2016 pour la construction de ces infrastructures d'eau. Les travaux devraient être achevés dans les prochains 10 mois et permettront notamment au Syndicat Intercommunal (JSC) de fournir des compteurs prépayés eau à tous leurs clients.

Le JSC couvre les communes de Tubas, Aqqaba, Tammoun et Tayasir. Opérationnel depuis 2012, il est reconnu pour son expérience dans la gestion de compteurs d'eau prépayés. Il travaille étroitement avec un autre conseil conjoint de service dans la région : le Maythaloun JSC. Les deux JSC ont été créés avec le soutien de l'Autorité palestinienne de l'eau et  l'AFD. Une canalisation relie les deux JSC dans l'objectif de couvrir les besoins en cas de défaillance des installations de production chez le voisin.

Dans la continuité du projet eau à Tubas

Le financement de l'AFD fait suite à une première phase d’investissements de 9,5 millions d'euros pour améliorer les infrastructures d’eau potable et la gestion de l’eau dans le gouvernorat de Tubas.  Durant la première phase du projet, des nouveaux puits ont été créés dans Tubas et Tammoun, un nouveau réseau d'eau mis en place ainsi que de nouveaux compteurs d'eau prépayés installés dans le village de Tammoun.

 

 



À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, l’AFD met en lumière trois leviers d’action efficaces pour garantir l’accès à l’eau et à l’assainissement et préserver la ressource

21/03/2016

Alors que 80% des Français jugent l’accès universel à l’eau et à l’assainissement prioritaire1, encore près du quart de la population mondiale consomme une eau insalubre2, 80% des eaux usées sont encore rejetées sans aucun traitement dans la nature3 et les zones où le niveau des ressources en eau devient préoccupant  s’étendent sur tous les continents. A l’occasion de la journée mondiale de l’eau, célébrée chaque 22 mars, l’AFD rappelle son engagement en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement et met en avant trois leviers d’action.

 

Sur la période 2014-2018, l’Agence s’est engagée à financer le secteur de l’eau et de l’assainissement à hauteur de 700 millions d’euros par an dans les pays étrangers et 50 millions d’euros en Outre-mer.

•    Eau potable : désamorcer les bombes sanitaires


Si 2,6 milliards de personnes ont eu accès à un point d’eau depuis 1990, 1,8 milliard sont encore privées d’eau propre à la consommation. "L’objectif de donner à tous un accès à une eau salubre est atteignable. Les enjeux dans les pays développement sont avant tout d’anticiper la croissance démographique et le développement des villes qui deviennent de véritables bombes sanitaires. Les investissements requis devront mobiliser tous les financements locaux (tarif de l’eau, budget des Etats) de même que l’aide internationale" déclare Cassilde Brenière, en charge des questions d’eau et d’assainissement à l’AFD.

"Dans les villes du sud, il existe généralement un service d’eau. Toutefois, de tels services doivent être étendus et leurs performances doivent être améliorées . Le financement durable de l’entretien est également un sujet prioritaire. Cette situation est d’autant plus paradoxale que les gens qui n’ont pas d’accès à un service d’eau payent parfois 5 à 10 fois plus cher à des revendeurs une eau non potable", ajoute-t-elle.
  


En 2015, les projets de l’AFD ont permis l’accès à l’eau à 500 000 personnes et l’amélioration du service d’eau pour 3,5 millions de personnes.

Exemple de projet : en République Démocratique du Congo, dans la ville d’Uvira, l’AFD finance des infrastructures de production et de distribution d'eau. Celles-ci permettront l’accès à un service d’eau potable en continu à 155 000 personnes dans les aires touchées par les épidémies de choléra. De plus, 210 000 personnes seront sensibilisées à l’origine des maladies diarrhéiques et aux bonnes pratiques d’hygiène.


 
  •  
Le traitement des eaux usées : sujet délaissé, sujet incontournable

Souvent les grandes villes des pays en développement n’ont qu’un service d’assainissement incomplet, qui ne couvre pas tous les maillons de la chaîne  qui va  de la collecte au traitement des eaux usées. Les acteurs de la filière sont moins bien organisés que sur l’eau potable. Les budgets mobilisés par les Etats sont inférieurs à ceux mobilisés pour l’eau potable alors que le montant des investissements nécessaires est supérieur (le montant d’investissement pour un accès universel a été estimé à 35 milliards d’euros pour l’assainissement et 17,5 milliards pour l’eau potable2).

 "Pourtant, le coût du sous assainissement est lui aussi très élevé puisqu’il a des conséquences sévères sur  la santé publique mais aussi sur les activités économiques, le cadre de vie, le tourisme…  Et on estime qu’un euro investi dans ce secteur permet d’en économiser au moins 3", précise Cassilde Brenière.
 


Action de l’AFD : Les financements de  l’AFD en 2015 permettront de fournir un accès pérenne et amélioré à l’assainissement à 400 000 personnes, principalement par le traitement des eaux usées.

Exemple de projet : Depuis 2011, l’AFD soutient le programme national d’assainissement de l’Etat marocain.   Au travers d’un prêt de 20 millions d’euros, l’action de l’AFD contribuera à améliorer les conditions sanitaires pour 260 centres urbains et 10 millions d’habitants.



•  Préserver une ressource de plus en plus rare

Bientôt 40% de la population mondiale vivra dans une zone où le niveau des ressources en eau devient préoccupant (appelé stress hydrique)3. Dans beaucoup de nappes souterraines,  on prélève plus d’eau qu’il ne s’en y infiltre. De nombreux fleuves sont presque à sec en période sèche. La croissance démographique et l’évolution de nos modes de consommation rajoutent chaque jour plus de pression sur l’eau douce. Il est donc urgent de diffuser les pratiques d’utilisation rationnelle et de gestion intégrée et durable des ressources en eau, c’est-à-dire "un processus qui encourage la mise en valeur et la gestion coordonnées de l'eau, des terres et des ressources associées, en vue de maximiser le bien-être économique et social qui en résulte d'une manière équitable, sans compromettre la pérennité des écosystèmes vitaux"4. Un tel processus, généralement à l’échelle d’un bassin versant, prévoit des usages concertés reposant sur un diagnostic partagé par bassin versant.

 


Action de l’AFD : L’AFD soutient une gestion partagée et durable de l’eau à travers une meilleure connaissance des ressources, une concertation entre les usages et des schémas d’aménagement, en particulier sur les grands bassins transfrontaliers africains.

Exemple de projet : depuis 2010, l’AFD soutient la Commission Internationale du bassin Congo - Oubangui - Sangha (CICOS) afin d’améliorer l’aménagement du fleuve Congo.



1.    Sondage AFD sur les Français et le développement, octobre 2015
2.     Guy Hutton Joint monitoring program OMS/UNICEF 2012
3.    Rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau – mars 2012
4.    Partenariat mondial de l’eau, 2000.

 



[COP21] Gestion durable de l’eau et adaptation au changement climatique

02/12/2015

L'AFD a signé ce jour au Bourget à la COP21 deux conventions de financement dans le secteur de l'eau au Congo et au Sénégal, en faveur de l'adaptation au changement climatique.

 

Projet de lutte contre les inondations à Pikine Irrégulier Sud

Depuis 2005, la conjonction d’une urbanisation rapide et de la variabilité climatique ont fait des inondations un problème récurrent au Sénégal en saison des pluies, et en particulier à Dakar et sa périphérie. Pikine Irrégulier Sud, un quartier d’habitat informel de la banlieue de Dakar, y est particulièrement vulnérable.

Le projet d’un montant total de 56 M€, financé à hauteur de 50 millions d’euros par l’AFD en prêt souverain, prévoit la réalisation d’infrastructures de drainage permettant d’évacuer les eaux pluviales, la réalisation de réseaux de collecte des eaux usées, ainsi que des actions de renforcement des capacités auprès de l’Office National d’Assainissement du Sénégal et la réalisation de campagnes d’information et de sensibilisation à l’endroit des populations de Pikine Irrégulier Sud. Cet important projet permettra de réduire drastiquement la vulnérabilité de ce quartier informel, où près de 300 000 personnes vivent actuellement dans un habitat dégradé et un environnement sanitaire préoccupant.

Cette convention de financement a été signée par M. Amadou Ba, Ministre des finances de la République du Sénégal, Mmes Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie et Annick Girardin, Secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie et par M. Jacques Moineville, Directeur général adjoint de l’AFD.

 

Renforcement du suivi hydrologique du Congo pour une Gestion Intégrée des Ressources en Eau

Le fleuve Congo est au cœur des préoccupations planétaires sur le changement climatique et la biodiversité. Les enjeux sont exceptionnels : 204 millions d'hectares de forêts, 60 % de la biodiversité africaine, 25 000 km de voies navigables, 100 GW de potentiel hydroélectrique soit le quart des besoins du continent. Pourtant, il existe à ce jour très peu de données sur son débit actuel et son évolution. L’anticipation des effets du changement climatique passe par une meilleure connaissance de la situation actuelle.

Le projet financé par l’AFD au travers d’une subvention de 500 000 euros permettra d’optimiser le réseau de suivi et de partage des données et informations sur l’eau, afin de faciliter la mise en œuvre des mesures d’adaptation. Le suivi hydrologique va être amélioré notamment grâce à une innovation qui utilise des satellites d'observation de la Terre (programme SWOT du CNES) et qui constituera une première mondiale. Une meilleure connaissance conduira à une meilleure planification et à un développement économique local résilient, pour plus de 100 millions de citoyens d’Afrique centrale.

Cette convention de financement a été signée par M. Simon Sakibede, Secrétaire Général de la Commission Internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha, Mmes Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie et Annick Girardin, Secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie, et par M. Jacques Moineville, Directeur général adjoint de l’AFD.



 
 
1 
2  3  4  5   ... 
 
 
Archives

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’installation de cookies sur votre poste, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. En savoir plus