Le développement face au changement climatique

Document de travail n°145 | Vulnérabilités comparées des économies ultramarines

05/05/2015

Jusqu’à une période récente, il existait peu d’indicateurs multidimensionnels permettant de caractériser les économies des départements et collectivités de l’Outremer français et de les comparer avec d’autres territoires, qu’il s’agisse de régions françaises ou d’autres petites économies insulaires. Cette étude se propose de mieux appréhender leur réalité multidimensionnelle à travers le calcul de deux indicateurs composites pour les départements et collectivités d’Outre-mer (DCOM) et les autres économies insulaires : l’indicateur de vulnérabilité économique (IVE) et l’indicateur de vulnérabilité physique au changement climatique (IVPCC).
Une analyse des composantes désagrégées permet de mettre en évidence les fragilités de chaque territoire – des spécificités que les politiques d’adaptation au changement climatique doivent notamment prendre en considération.
 

L’AFD présente au Forum Mondial de l’Eau du 12 au 17 avril 2015 à Daegu en Corée du Sud

14/04/2015

Organisé par le Conseil Mondial de l’Eau depuis 1997, le Forum Mondial de l’Eau est le plus grand événement mondial dédié aux problématiques de l’eau. Rendez-vous triennal, la 7ème édition du Forum Mondial de l’Eau a lieu en Corée du Sud – à Daegu – du 12 au 17 avril 2015.

Acteur majeur du secteur de l’eau dans les pays en développement et en Outre-mer, l’AFD est présente au Forum mondial de l’eau depuis plus de 10 ans. Elle y apporte son expertise et présente des solutions concrètes, notamment sur le thème de l’innovation au Pavillon français du Forum.

 

L’eau est la première victime du dérèglement climatique, tout particulièrement dans les pays en développement. Les conséquences, déjà visibles, sont nombreuses et pèsent lourdement sur les économies et les populations les plus vulnérables d’Afrique et d’Asie : sècheresses accrues dans certaines régions, intensification d’épisodes pluvieux violents dans d’autres régions et élévation du niveau de la mer. Ainsi, on estime que le nombre de personnes exposé à des risques d’inondation aura triplé d’ici la fin du siècle (5ème rapport GIEC, 2014).

Face à cette situation, l’AFD s’est imposée comme un acteur majeur dans le secteur de l’eau. En 2014, l’AFD a octroyé 610 millions d’euros de financement dans le secteur de l’eau et de l’assainissement à travers le financement de 43 nouveaux projets, dont plusieurs avec un co-bénéfice climat prouvé. Ainsi, 251 millions d’euros de financements ont contribué à apporter des solutions d’atténuation ou d’adaptation au dérèglement climatique.
 
"A quelques mois de la COP 21, la stratégie internationale de lutte contre le dérèglement climatique doit s’attaquer aux causes, mais aussi aux conséquences. 85% des coûts du changement climatique liés à l’eau concernent les pays en développement. C’est pourquoi, l’adaptation aux conséquences du dérèglement climatique sur la ressource en eau est au cœur des actions de l’AFD", explique Céline Gilquin , ingénieur et responsable adjointe de la division eau et assainissement à l’AFD, présente cette semaine à Daegu en Corée.

Sur la période 2014-2018, l’Agence a renforcé ses engagements avec un objectif annuel global de 700 millions d’euros. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’AFD avec un objectif de 350 millions d’euros. L’Asie et l’Amérique latine doivent répondre à de forts enjeux environnementaux : l’AFD apportera une contribution de 250 millions d’euros dans ces régions. Enfin, 100 millions d’euros seront apportés au Moyen-Orient et l’Afrique du Nord dans le but de préserver les ressources en eau. Parmi ces engagements, 250 millions d’euros minimum contribueront chaque année à apporter des solutions aux enjeux du dérèglement climatique.

 


Céline Gilquin, responsable adjointe de la division eau et assainissement à l’AFD, peut depuis Daegu revenir sur les débats en cours et présenter les enjeux et les approches innovantes de l’Agence Française de Développement en matière d’eau et d’assainissement. Elle est joignable au + 33 6 87 99 48 28


 
Exemples de solutions mises en œuvre par l’AFD :

  • En Afrique Subsaharienne : au Gabon, la capitale Libreville fait face à des inondations fréquentes, générant des risques sanitaires importants (augmentation des maladies liées à la diffusion des agents pathogènes présents dans les eaux usées, augmentation des cas de paludisme et de dingue du fait de présence d’eaux stagnantes propices à la prolifération des moustiques) mais aussi des dégâts matériels et humains (20 % des ménages subissant régulièrement des inondations ont été victimes d’accidents corporels dans les 5 dernières années).

La solution : l’AFD participe, aux côtés du ministère des travaux publics gabonais, à la mise en œuvre d’un projet de réduction du risque d’inondation dans le quartier de Gué-Gué, à travers l’apport d’un financement de 110 millions d’euros. Le projet, par la construction de canaux de drainage pluvial, de voieries aménagées et de zones d’expansion de crue, réduira le risque d’inondation et améliorera la santé et la protection des biens des personnes du quartier (110 000 personnes).

Voir la fiche projet
 

  • En Méditerranée : au Maroc, la disponibilité en eau et son allocation entre les différents usages représente un enjeu majeur. Avec moins de 750 m3 d’eau disponible par habitant et par an et de fortes disparités régionales, le pays fait face à des problèmes de pénurie d’eau limitant son développement. Cette situation devrait s’aggraver avec les effets du dérèglement climatique. Parallèlement, on observe une hausse constante des demandes en eau, en raison de la pression de l’irrigation, de la croissance démographique et du développement urbain, industriel et touristique. La préservation de la ressource et son utilisation optimale constituent donc une nécessité pour les autorités du pays.

La solution : l’AFD accompagne les régies municipales marocaines et l’Office national de l’électricité et de l’eau potable dans la mise en œuvre du plan national d’assainissement, à travers l’apport d’un financement de 20 millions d’euros. Le projet, par la construction de stations d’épuration et de réseaux de collecte des eaux usées, contribuera à la préservation de la ressource en eau dans 30 centres urbains et ainsi à l’amélioration des conditions de vie de ses habitants, soit plus de 800 000 personnes.

Voir la fiche projet 
 

  •  En Asie : au Sri-Lanka, la vétusté des infrastructures d’eau potable de l’agglomération de Colombo conjuguée à la faiblesse des investissements de maintenance, ont abouti à une dégradation de la performance du réseau et en particulier à la forte augmentation de la consommation énergétique.

La solution : l’AFD finance à hauteur de 70 millions d’euros un projet d’amélioration des performances du système d’adduction d’eau potable Le projet, par le remplacement et réhabilitation de 24 pompes de la plus grande station de production d’eau potable de la ville, la mise en place d’un système de télégestion, la pose de 16 km de conduites et la construction de deux réservoirs, permettra de réduire la consommation énergétique du système de 16 % et d’éviter ainsi l’émission de plus de 3 500 tonnes de gaz carbonique par an pendant 30 ans.

Voir la fiche projet

 

À propos du Forum Mondial de l’Eau

Organisé par le Conseil Mondial de l’Eau depuis 1997, le Forum Mondial de l’Eau est le plus grand événement mondial dédié aux problématiques de l’eau.

Rendez-vous triennal, la 7ème édition du Forum Mondial de l’Eau a lieu en Corée du Sud – à Daegu – du 12 au 17 avril 2015. Avec près de 30 000 participants venus de 170 pays, l’objectif du Forum Mondial de faire dialoguer les acteurs publics et privés autour du thème « de l’eau pour notre avenir » afin de proposer des solutions concrètes pour faire face à la pénurie d’eau et au dérèglement climatique.

http://www.pseau.org/fr/fme7
 


 



Les banques de développement adoptent des normes communes pour faire progresser la finance climat

31/03/2015

A l’initiative de l’ IDFC , club de 22 banques publiques de développement internationales, régionales et nationales, le Forum finance climat qui s’est tenu à Paris ce jour a permis des avancées structurelles en faveur d’une meilleure intégration de la lutte contre les effets du dérèglement climatique dans les pratiques des financeurs. Une coalition large et inédite de banques de développement et de financeurs privés y a établi une norme permettant de définir et mesurer les financements favorables au climat et de renforcer la dynamique de verdissement du système financier mondial.
 

        

"La définition commune de projets de développement ayant des co-bénéfices sur le climat, dont se sont dotées ce jour les Banques Multilatérales de Développement et IDFC est une étape essentielle franchie en faveur de la lutte contre le changement climatique ", a déclaré Ulrich Schröder, Président de l’IDFC et Directeur général du groupe KfW .

Si de nombreuses solutions existent en matière d’accès à l’énergie, de transports, de logement ou de production industrielle et agricole, toutes n’ont pas la même valeur dans la lutte contre le changement climatique. Cette définition commune d’activités « climat » adoptée par les banques de développement est une étape clé dans l’accompagnement de la transformation des économies vers des modèles plus résilients et plus sobres en carbone.

Vers le "verdissement" des pratiques des banques du développement
A l’occasion du Forum Finance Climat, plusieurs banques de développement (dont CAF, Banque mondiale, AFD, IDB, ADB, AFDB, EIB, JICA) a constitué un groupe pilote pour aider à établir un socle de meilleurs pratiques de verdissement d’ici à la COP 21. Il s’agit pour les banques de développement de se fixer des objectifs ambitieux de financement de projets de développement « climat », de mesurer l’impact des projets en termes d’émission de gaz à effet de serre, de prendre en compte la vulnérabilité des projets aux effets du changement climatique ou encore d’intégrer un prix du carbone dans les évaluations économiques des investissements.

"Pour participer pleinement au développement et à la lutte contre le changement climatique, il convient d’abord de s’appliquer à nous-mêmes les plus haut standards en la matière. L’évolution des banques de développement pour intégrer l’objectif climat, déjà bien engagée, est appelée à s’accélérer à la suite des travaux menés conjointement", souligne Enrique Garcia, Vice-Président de l’IDFC et Président de la CAF .


Des outils pour entrainer la finance et les investisseurs
Face aux enjeux, les financements publics doivent également favoriser la mobilisation des investissements privés. Plusieurs financeurs présents au Forum ont réaffirmé l’intérêt de définir, à l’horizon de la COP21, un standard de mesure de l’effet de levier des financements publics sur les investissements privés afin d’en faciliter le pilotage. Par ailleurs, des acteurs financiers impliqués dans les marchés des obligations vertes et climat ont indiqué leur intention de bâtir un consensus sur des cadres de reporting communs des impacts de ces instruments émergents et prometteurs, dans le but d’en renforcer la crédibilité et pertinence.

"Au-delà de notre mission première d’accompagner le développement économique et social de nos partenaires, nous avons également un rôle important à jouer pour que les milliards de dollars de la finance mondiale soient investis dans un développement sobre en carbone. Des instruments comme les obligations climat, dont l’AFD est un acteur pionnier, peuvent être de puissants vecteurs pour le marché et la mobilisation de l’épargne", souligne Anne Paugam, Vice-Président de l’IDFC et Directrice générale de l’AFD.

A propos de l’IDFC

L’International Development Finance Club est un réseau de vingt-deux banques nationales, régionales et internationales de développement du monde entier (KfW allemande, Development Bank of Southern Africa, Banque de développement de l’Amérique latine – CAF, banque brésilienne de développement BNDES, Agence de coopération internationale japonaise JICA, Caisse de Dépôt et Gestion–CDG (Maroc), Agence Française de Développement, AFD – liste complète ►   ici ).  Ces institutions représentent un total de bilan de plus de 2100 milliards de dollars et 400 milliards de dollars d’engagements annuels, dont 99 milliards sur des investissements « verts », 87 milliards sur le climat (2013). ►   www.idfc.org
 


 



Villes et climat : l’AFD et la Banque latino-américaine de développement signent un accord de 100 millions d’euros

30/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, et Luis Enrique Garcia, Président exécutif de la Banque latino-américaine de développement (CAF), ont signé à Paris le deuxième partenariat financier entre les deux institutions en faveur de la ville durable. 

 

Ce prêt de 100 millions d’euros alloué par l’AFD à la CAF permettra le financement de projets d’investissements urbains contribuant à la lutte contre le changement climatique en Amérique latine. La CAF, présente sur le continent latino-américain depuis 1968, est déjà partenaire de plusieurs dizaines de grandes villes du continent. 


De gauche à droite : Anne Paugam, directrice générale de l'AFD, et Luis Enrique Garcia, Président exécutif de la CAF
 
 
Ce prêt va permettre le financement dans les cinq années à venir de quatre projets d’investissements permettant de lutter, à l’échelle d’une ville, contre le changement climatique. Les projets, portés par des acteurs locaux, auront un impact en termes d’atténuation des effets du changement climatique (investissements plus sobres en carbone, tels que la construction d’un réseau de transport en commun, ou des travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments ou de l’éclairage public) mais aussi de solutions d’adaptation au changement climatique dans le cas de villes particulièrement exposées au stress hydrique ou aux risques de phénomènes climatiques extrêmes. Les projets pourront se situer en Colombie, au Pérou, en Equateur, en Bolivie et en République dominicaine.
 
Ainsi, l’AFD et la CAF franchissent une nouvelle étape de leur relation de partenariat, initiée dès l’arrivée de l’AFD dans le continent latino-américain en 2007. Les deux banques de développement ont financé ensemble des investissements dans la région à hauteur de plus de 500 M€. L’AFD a par ailleurs octroyé un premier financement à la CAF, en 2011, afin de financer des projets de développement durable dans les transports urbains en Colombie, le logement en République Dominicaine et l’énergie au Brésil. La nouvelle étape concrétisée aujourd’hui s’inscrit dans une stratégie de montée en puissance des deux institutions sur l’agenda « villes et climat » en Amérique latine, continent où 80% de la population est urbaine et les enjeux de l’urbanisation sont majeurs. Elle vise à financer des initiatives qui viendront nourrir l’agenda des solutions par des engagements concrets des villes dans la lutte contre le changement climatique, dans la perspective des négociations climatiques internationales et de la tenue de la COP21 à Paris en décembre 2015. 
 
En accompagnement du prêt de l’AFD à la CAF, un programme de coopération technique est prévu afin d’accompagner des villes latino-américaines dans la définition et la mise en œuvre de stratégies climat locales et la déclinaison de ces stratégies en politiques et projets d’investissement plus sobres en carbone et résilients qui pourront ensuite être mis en place grâce aux financements à long terme de l’AFD et de la CAF.
 
 

 
Retrouvez ces projets de développement que l'AFD et la CAF ont cofinancé :

 



Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



L’AFD et le WWF renforcent leur collaboration pour la préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique

12/03/2015

Philippe Germa, directeur général du WWF France et Anne Paugam, directrice générale de l’AFD, ont signé aujourd’hui deux conventions pour le financement d’un projet de réduction de la consommation de produits en corne de rhinocéros au Vietnam, et d’un projet de préservation des mangroves à Madagascar.

Ces deux conventions s’inscrivent dans la continuité du nouvel accord de partenariat signé par l’AFD et le WWF en décembre 2014 et destiné à renforcer, pour les 5 ans à venir, leur collaboration pour la gestion et la valorisation durable de la biodiversité et des ressources naturelles, mais aussi pour la lutte contre le dérèglement climatique, afin d’améliorer les conditions de vie des populations les plus défavorisées.
 

Le braconnage et commerce illégal d’espèces sauvages, 4ème plus grand trafic mondial
 

Le braconnage d’espèces menacées a pris une ampleur sans précédent ces dernières années. Le commerce illégal d’espèces sauvages serait le  4ème  plus grand trafic mondial (en valeur) et l’un des plus grands trafics organisés transnationaux. Il est ainsi estimé à plus ou moins 20 milliards de dollars par an (hors produits de la pêche et du bois).

Victimes de croyances entretenues par les trafiquants prêtant à leur corne des vertus médicinales infondées ou symboles d’un certain statut social, les rhinocéros sont particulièrement concernés par la recrudescence du braconnage et font l’objet d’une forte demande en Asie. En 2014, 1215 rhinocéros ont ainsi été tués sur la seule zone sud-africaine.
 

Anne Paugam, directrice générale de l’AFD : « Pour enrayer le déclin des populations de rhinocéros, il est essentiel de lutter contre le grand braconnage,  de lutter contre ce trafic illégal, qui alimente la corruption, mais aussi de parvenir  à une réduction de la demande dans les pays asiatiques. La mobilisation de la société civile et du secteur privé en faveur de la réduction de la consommation de corne de rhinocéros au Vietnam contribuera ainsi à la sauvegarde des rhinocéros. »
 

Le projet du WWF co-financé par l’AFD a pour objectif de réduire la consommation de produits en corne de rhinocéros au Vietnam de 25% d’ici 2018 et de 50% à horizon 2020.

Les mangroves, des écosystèmes essentiels pour lutter contre le dérèglement climatique à Madagascar
 

Les mangroves font partie des écosystèmes les plus productifs au monde. Elles jouent un rôle important dans la protection des côtes et fournissent des services essentiels (maintien de la qualité des eaux côtières, zone de reproduction et nourricerie pour les ressources marines, stock de carbone, etc.) et permettent de lutter contre le dérèglement climatique (adaptation et atténuation). Les mangroves situées sur le littoral Ouest de Madagascar, dans la région de Mélaky, subissent des pressions d’origine anthropique, liées à des modes d’exploitation non durables de leurs ressources (pêche, bois de chauffe, construction, collecte de crabes, etc.) et sont aussi impactées par le changement climatique.


Philippe Germa, directeur général du WWF France : « Le WWF souhaite à travers ce projet mettre en place des filières poissons et crabes plus durables, compatibles avec la préservation des mangroves et génératrices de revenus pour les populations locales ».

L’AFD et le WWF, des partenaires de longue date pour la biodiversité
 

L’AFD et le WWF collaborent pour la préservation de la biodiversité depuis plus de dix ans. Tout d’abord centré sur la gestion durable des forêts du Bassin du Congo, ce partenariat a été élargi en 2007 à d’autres écosystèmes (Océan indien, Afrique de l’Ouest et Pacifique Sud) et a permis le financement de projets emblématiques et innovants, comme l’appui au parc national des Quirimbas au Mozambique.
 

 

 



 
   
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