Agriculture et développement rural

La persistance des crises alimentaires dans les pays du Sud est venue souligner la nécessité d'accompagner le renforcement et la mutation du secteur agricole dans ces régions. L'AFD encourage l'introduction de technologies modernes et le développement de dispositifs institutionnels nouveaux - favorisant une plus grande structuration des filières, une meilleure coordination des acteurs, une sécurisation foncière - et des investissements.

À la une

L’AFD soutient trois nouveaux projets d'ONG à Madagascar

18/10/2016

L’AFD va financer trois nouveaux projets d’ONG sur l’île pour un montant de 1,67 million d’euros. Au cœur de ces actions : l’insertion des jeunes, le développement rural et les conditions de vie des populations. Focus sur ces trois initiatives !

 

Les jeunes, acteurs clés du développement rural

Grâce à une formation en collège agricole,  le projet FERT permettra  une meilleure insertion professionnelle des jeunes ainsi que leur implication renforcée dans les organisations professionnelles paysannes.

Cette initiative, mise en œuvre avec la Fédération nationale des organisations de producteurs (Fifata) et la Fédération des collèges agricoles, prévoit d’accompagner près de 900 jeunes.

L’AFD soutiendra cet objectif par une subvention de 700 000 euros, soit 47 % du montant total du projet.
 

Foresterie, agroforesterie et aménagement du territoire

Le second projet, de l’ONG Agrisud International, entend développer l’agriculture dans la région Itasy à travers une amélioration des systèmes de production, de meilleurs services agricoles de proximité et en réhabilitant des espaces agricoles.

En partenariat avec l’ONG malgache Amadese, l’ONG française ETC Terra et la fondation suisse Centre écologique Albert Schweitzer, le projet permettra à 2000 familles de producteurs, 300 maîtres-exploitants et 20 entrepreneurs en transformation agroalimentaire, originaires de la région Itasy et de 15 communes, d’être accompagnés.

L’AFD financera 43 % du montant total du projet (soit 520 000 euros).
 
 

Amélioration des conditions de logement à Antananarivo

Enfin, la Fondation Abbé Pierre a reçu un financement de 450 000 euros afin d’améliorer l’accès à un logement décent pour 6000 personnes défavorisées à Antananarivo.

La Fondation poursuit trois objectifs : améliorer les conditions d’habitat de familles vulnérables notamment celles avec des femmes chef de famille, développer les compétences des acteurs du logement et sensibiliser citoyens et autorités sur l’accès à un logement décent.
 
 

Madagascar : premier pays pour les activités ONG de l’AFD

Ces trois projets viennent s’ajouter aux plus de 50 autres déjà en cours de mise en œuvre par des ONG françaises à Madagascar et soutenus par l’AFD.

De ses 70 pays d’interventions, c’est sur la Grande Île que l’AFD finance le plus d’ONG.
 



Pêche et aquaculture durables : les grands bailleurs de fonds mondiaux intensifient leur mobilisation

30/06/2016

La croissance de la demande en protéines animales se traduit par une forte pression sur les ressources halieutiques et le développement de l’aquaculture. Le changement climatique a des conséquences considérables sur les stocks de poissons du fait du réchauffement et de l’acidification des océans. L’Europe et les bailleurs de fonds européens, la Banque mondiale, la FAO et l’AFD se réengagent pour améliorer la gouvernance du secteur.

Une régulation de la pêche et l'aquaculture durable devenues indispensables

Parallèlement à la pression sur la ressource et au dérèglement de l’environnement vient s’ajouter l’évolution rapide des traits de côtes (disparition des zones usuelles de débarquement ou éloignement des zones de pêche par sédimentation) à laquelle les communautés de pêcheurs sont en outre très exposées.  Par ailleurs, l’aquaculture permet une diversification de l’alimentation et des revenus pour de nombreuses exploitations agricoles familiales.
Par ailleurs, l’aquaculture permet une diversification de l’alimentation et des revenus pour de nombreuses exploitations agricoles familiales. Les institutions de développement se réengagent dans la régulation des pêcheries en fonction des stocks et dans son soutien à  des modes d’aquaculture durable.


Mobilisation des bailleurs de fonds

C’est pourquoi l’Europe et les bailleurs de fonds bilatéraux européens, la Banque mondiale, la FAO et l’AFD se réengagent pour améliorer la gouvernance du secteur. Les 6 et 7 juin, l’AFD a accueilli au siège l’European Fisheries Development Adviser Network créé il y a six ans à l’initiative de l’UE et de la GIZ. Etaient présents des experts de l’UE (DG Devco et DG Mare), de la Banque Mondiale (GP Natural Ressources), la FAO, la Norvège, l’Allemagne, les Pays bas et la Suède.


Une meilleure surveillance

La France a présenté son expertise (CIRAD, IRD, APDRAF) et son engagement (AFD : 450 M€ de projets en cours ou en instruction), notamment  en matière de surveillance des pêches (Asie du Sud Est, exemple Indonésie) ou d’aquaculture (Afrique de l’Ouest, exemple Guinée).
Le concept d’écoports a été également discuté. Il s’agit d’un projet d’éco certification de ports de pêche pilotes en Indonésie basée sur les standards ISO 14 001, qui serait accordé à des ports un label accordé à des ports européens adhérant volontairement à de bonnes pratiques en matière de développement durable).

En outre, Le 8 juin, s’est tenu le comité de pilotage du Trust Fund (fonds fiduciaire) PROFISH administré par la Banque Mondiale dont l’AFD est membre depuis 2010. Ce fonds contribue à une relance des engagements des bailleurs en faveur de la gouvernance des pêches en Afrique subsaharienne (Mauritanie, Sénégal, Cap Vert, Sierra Leone, Liberia, Ghana, Madagascar).
Pour l’Europe (Devco), comme la Banque mondiale, ces échanges sur trois jours ont conforté l’intérêt de partenariats avec l’AFD.



Lancement d'un projet pour la sécurisation foncière à Madagascar

28/04/2016

Essentielle pour favoriser les investissements agricoles, la sécurisation des droits fonciers des agriculteurs va être facilitée par le programme d'appui à la réforme et à la sécurisation foncière, lancé officiellement aujourd'hui par le Premier ministre.

 

2 régions, 75 communes et 25 000 agriculteurs concernés

La sécurisation des droits fonciers des exploitants agricoles est essentielle car elle répond à trois enjeux : favoriser les investissements agricoles, promouvoir la décentralisation et faciliter la résolution des litiges locaux.


Paysage dans la région Analamanga, l’une des deux régions où sera mis en œuvre ARSF.
Crédit photo : AIM Madagascar

Ainsi, le programme d'appui à la réforme et à la sécurisation foncière, confinancé avec l'Union européenne, contribuera à doter 75 communes des régions Analamanga et Itasy (périphérie d’Antananarivo), de droits fonciers et d’une fiscalité foncière. Il permettra à 25 000 agriculteurs d’accéder à un terrain dans des conditions qui leur permettront d’investir et d’intensifier leur production.

Durée du projet : 4 ans. Montant : 4 millions d’euros.


Salle comble pour le lancement du programme de sécurisation foncière à Madagascar
Les 75 maires des communes concernées étaient présents à la cérémonie de lancement

 

La cérémonie officielle s'est tenue en présence du Premier ministre de Madagascar, M. Olivier Mahafaly, du ministre auprès de la Présidence chargé des Projets pésidentiels, de l'Aménagement du territoire et de l'Equipement, M. Narson Rafidimanana, du directeur de l'AFD à Madagascar, M. Jean-David Naudet, et des représentants de l'Union européenne.


Femmes présentant leurs certificats fonciers attribués par le guichet foncier communal .
Crédit photo : L ’Observatoire du Foncier



Prospective territoriale participative à Madagascar

25/08/2015

L’AFD soutient l’organisation d’un atelier de prospective territoriale participative à Madagascar.

L’Afrique fait face à des enjeux démographiques importants, y compris sur les territoires ruraux. Parallèlement, un intérêt est réapparu en faveur d’approches territoriales du développement dans l’objectif de promouvoir des stratégies plurisectorielles et pluri-acteurs. 
Dans ce contexte, l’AFD a lancé un projet de recherche expérimentale et participative sur deux territoires ruraux, la région de Ségou au Mali et la région de Vakinankaratra à Madagascar, qui allie approche territoriale, analyse démographique et prospective.
Le travail, réalisé par une équipe du CIRAD et ses partenaires locaux comprend la réalisation d’un diagnostic territorial rétrospectif, une analyse prospective participative qui intègre les évolutions démographiques, et la construction de scénarios d’avenirs du territoire.
C’est dans ce cadre que l’atelier de prospective territoriale « Les futurs de Vakinankaratra » a été organisé à Antsirabe du 17 au 21 aout 2015. Regroupant 25 personnes disposant de connaissances complémentaires du territoire, il a abouti à l’élaboration de 13 trames de scénarios de la situation de la région en 2035.
Une fois finalisée, cette étude devrait alimenter les réflexions de l’AFD sur les innovations possibles en matière de développement territorial et fournir des éléments utiles au pilotage de la transformation des régions concernées.
 



Agriculture : un financement pour les opérateurs privés

17/08/2015

Dans le but de favoriser l’investissement des entreprises privées du secteur rural, l’AFD a signé une ligne de crédit de 5 millions d’euros avec le Crédit Agricole Mutuel de Nouvelle-Calédonie.

 

En Nouvelle-Calédonie, le secteur agricole ne représente qu’environ 2% du PIB et de l’emploi salarié mais près de 12% des entreprises. Malgré les politiques de soutien fort de la part des collectivités, la production locale ne couvre que 40% de la consommation de produits agricoles et de nombreuses denrées sont importées.

Le Crédit Agricole Mutuel de Nouvelle-Calédonie fait figure de pionnier dans le soutien au secteur rural. En 2015, il est le premier établissement financier de la place sur ce créneau. Son statut de société financière mutualiste indépendante ne lui permet cependant pas de proposer de supports de paiements et de collecter des dépôts.

Ce nouveau financement lui permettra ainsi de disposer de ressources longues nécessaires pour financer son activité de crédit à l’investissement.

Il a été entièrement décaissée dans la foulée de la signature.



Surexploitation des ressources en eau souterraine: quelles solutions ?

16/04/2015

Les prélèvements sur les eaux souterraines ont été multipliés par trois en cinquante ans, conduisant à une surexploitation croissante de ces ressources communes : une « course au pompage » qui engendre d’importants impacts économiques, environnementaux et sociaux. L’analyse économique et les connaissances empiriques nous apprennent qu’il est pourtant possible de sortir de ce processus de « tragédie des communs ».

 
 
1 
2  3  4  5   ... 
 
 
Archives

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’installation de cookies sur votre poste, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. En savoir plus