Agriculture et développement rural

La persistance des crises alimentaires dans les pays du Sud est venue souligner la nécessité d'accompagner le renforcement et la mutation du secteur agricole dans ces régions. L'AFD encourage l'introduction de technologies modernes et le développement de dispositifs institutionnels nouveaux - favorisant une plus grande structuration des filières, une meilleure coordination des acteurs, une sécurisation foncière - et des investissements.

À la une

Prospective territoriale participative à Madagascar

25/08/2015

L’AFD soutient l’organisation d’un atelier de prospective territoriale participative à Madagascar.

L’Afrique fait face à des enjeux démographiques importants, y compris sur les territoires ruraux. Parallèlement, un intérêt est réapparu en faveur d’approches territoriales du développement dans l’objectif de promouvoir des stratégies plurisectorielles et pluri-acteurs. 
Dans ce contexte, l’AFD a lancé un projet de recherche expérimentale et participative sur deux territoires ruraux, la région de Ségou au Mali et la région de Vakinankaratra à Madagascar, qui allie approche territoriale, analyse démographique et prospective.
Le travail, réalisé par une équipe du CIRAD et ses partenaires locaux comprend la réalisation d’un diagnostic territorial rétrospectif, une analyse prospective participative qui intègre les évolutions démographiques, et la construction de scénarios d’avenirs du territoire.
C’est dans ce cadre que l’atelier de prospective territoriale « Les futurs de Vakinankaratra » a été organisé à Antsirabe du 17 au 21 aout 2015. Regroupant 25 personnes disposant de connaissances complémentaires du territoire, il a abouti à l’élaboration de 13 trames de scénarios de la situation de la région en 2035.
Une fois finalisée, cette étude devrait alimenter les réflexions de l’AFD sur les innovations possibles en matière de développement territorial et fournir des éléments utiles au pilotage de la transformation des régions concernées.
 



Agriculture : un financement pour les opérateurs privés

17/08/2015

Dans le but de favoriser l’investissement des entreprises privées du secteur rural, l’AFD a signé une ligne de crédit de 5 millions d’euros avec le Crédit Agricole Mutuel de Nouvelle-Calédonie.

 

En Nouvelle-Calédonie, le secteur agricole ne représente qu’environ 2% du PIB et de l’emploi salarié mais près de 12% des entreprises. Malgré les politiques de soutien fort de la part des collectivités, la production locale ne couvre que 40% de la consommation de produits agricoles et de nombreuses denrées sont importées.

Le Crédit Agricole Mutuel de Nouvelle-Calédonie fait figure de pionnier dans le soutien au secteur rural. En 2015, il est le premier établissement financier de la place sur ce créneau. Son statut de société financière mutualiste indépendante ne lui permet cependant pas de proposer de supports de paiements et de collecter des dépôts.

Ce nouveau financement lui permettra ainsi de disposer de ressources longues nécessaires pour financer son activité de crédit à l’investissement.

Il a été entièrement décaissée dans la foulée de la signature.



Surexploitation des ressources en eau souterraine: quelles solutions ?

16/04/2015

Les prélèvements sur les eaux souterraines ont été multipliés par trois en cinquante ans, conduisant à une surexploitation croissante de ces ressources communes : une « course au pompage » qui engendre d’importants impacts économiques, environnementaux et sociaux. L’analyse économique et les connaissances empiriques nous apprennent qu’il est pourtant possible de sortir de ce processus de « tragédie des communs ».

Document de travail n° 141 | L’information sur les prix agricoles par la téléphonie mobile : le cas du Ghana

12/12/2014

Dans beaucoup de pays d’Afrique subsaharienne, les petits producteurs sont souvent confrontés au choix de vendre leurs produits à des commerçants itinérants plutôt que de se rendre eux-mêmes sur le marché. En raison de l’isolement de certains villages en zone rurale et de la mauvaise qualité du réseau routier, les producteurs ont généralement une connaissance très incertaine des prix du marché et les commerçants peuvent profiter de cette situation en offrant des prix très peu élevés aux producteurs. L’émergence de la téléphonie mobile est susceptible de modifier le pouvoir de négociation des producteurs de zone rurale car elle permet l’apparition de nouveaux systèmes d’information de marché (SIM).

Document de travail n° 141 | L’information sur les prix agricoles par la téléphonie mobile : le cas du Ghana

12/12/2014

Dans beaucoup de pays d’Afrique subsaharienne, les petits producteurs sont souvent confrontés au choix de vendre leurs produits à des commerçants itinérants plutôt que de se rendre eux-mêmes sur le marché. En raison de l’isolement de certains villages en zone rurale et de la mauvaise qualité du réseau routier, les producteurs ont généralement une connaissance très incertaine des prix du marché et les commerçants peuvent profiter de cette situation en offrant des prix très peu élevés aux producteurs. L’émergence de la téléphonie mobile est susceptible de modifier le pouvoir de négociation des producteurs de zone rurale car elle permet l’apparition de nouveaux systèmes d’information de marché (SIM).

La CEDEAO et l’AFD renforcent leur coopération dans la lutte contre l’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest

01/12/2014

Deux accords de subvention en faveur de l’amélioration de la sécurité alimentaire et de l’augmentation des revenus des petits producteurs ont été signés le 27 novembre 2014 entre le président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le directeur de l’AFD à Abuja, en présence de l’ambassadeur de France au Nigéria.

Appuyer la mise en place de la Réserve Régionale de Sécurité Alimentaire de la CEDEAO pour répondre efficacement aux crises 
 
La sécurité alimentaire reste une préoccupation majeure pour les dirigeants d’Afrique de l’Ouest. Les crises récentes ont en effet conduit l’ensemble des acteurs de la région à réfléchir à une stratégie de stockage de sécurité pour permettre d’assurer une réponse d’urgence en cas de nouvelle crise.

L’accord, d’un montant de 28,558 millions d’euros, permettra d’appuyer la mise en place de la réserve régionale de sécurité alimentaire en faisant jouer la solidarité régionale en cas de crise alimentaire majeure; d’appuyer les systèmes de stockage nationaux et leur mise en réseau; et de renforcer le système de stockage de proximité.

Pour ce projet d’un montant total de 56 millions d’Euros financé par l’ Union Européenne, l’AFD s’est vue déléguer une partie de la gestion de ces fonds pour la mise en œuvre.

Pour la CEDEAO, il est capital de « mettre ses États membres à l'abri de la crise alimentaire. En effet, la gestion de la sécurité alimentaire dans la région ouest-africaine constitue une préoccupation majeure pour nos gouvernements, les organisations régionales, notamment la CEDEAO, l'UEMOA et le CILSS, et leurs partenaires. »

Soutenir le Plan Régional de lutte et de contrôle de la Mouche des Fruits en Afrique de l’Ouest pour améliorer les revenus des producteurs de fruits et légumes et maitriser les pertes à l’exportation

Le secteur de la production horticole ouest-africain contribue à l'équilibre alimentaire de millions de consommateurs au niveau local et régional et représente une importante source de devises et d’emplois pour les pays à faibles revenus. Malheureusement, la production et l’exportation restent handicapées par la non-conformité des fruits avec les normes phytosanitaires internationales notamment du fait de l’infestation des pulpes par des mouches phytophages, entraînant de lourdes pertes pour les pays producteurs d'Afrique de l'Ouest.
 
L’accord, d’un montant de 17,558 millions d’euros, signé entre la CEDEAO et l’AFD permettra de mettre en place des dispositifs de surveillance et de lutte contre l’infestation des vergers. Le projet appuiera également la recherche appliquée afin de développer des techniques de culture améliorée et permettre leurs diffusions dans les États membres.

Ce financement comprend une subvention de 17 millions d’euros de l’Union Européenne, qui en a délégué pour partie la gestion à l’AFD  et une subvention de 1,5 million d’euros de l’AFD pour la CEDEAO. La CEDEAO et les États membres se sont engagés à participer à hauteur de 5 millions d’euros pour le financement de ce programme.

Selon la CEDEAO, « depuis de nombreuses années, les dommages causés par les mouches phytophages aux fruits destinés aux marchés internationaux ont été reconnus comme un problème à forte incidence économique et sociale aux plans local, national régional et global. La mouche ne connaît pas de frontières. C’est ce qui explique l’orientation en faveur d’une action coordonnée, concertée et régionale. »

Cliquer ici pour en savoir plus sur la stratégie AFD pour la sécurité alimentaire

► CLiquer ici pour en savoir plus sur la CEDEAO



 
 
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