Le soutien aux filières agricoles

La structuration de filières permet notamment la contractualisation entre les paysans et des agro-industries, mais aussi des commerçants afin d’accéder à une offre de services (ex : conseil, crédit,...).

© AFD - JC Galandrin
© AFD - JC Galandrin

La filière coton

La coopération française, et notamment l’AFD, a appuyé de longue date les filières cotonnières des pays africains de la zone franc.
Les impacts ont été probants : développement spectaculaire de la production, construction de filières intégrées, sécurisation de l’environnement des producteurs, modernisation des pratiques agricoles, structuration des producteurs, création d’emplois et distribution de revenus dans le monde rural, contribution à la sécurité alimentaire, impact macroéconomique conséquent en termes de recettes d’exportation.
Les filières cotonnières en Afrique de l’Ouest et du Centre sont confrontées depuis quelques années à de considérables difficultés dont les ressorts sont multiples : la baisse des cours du coton, l’appréciation du FCFA par rapport au dollar, l’augmentation du coût des engrais, le plafonnement des rendements, la perte de la qualité de la fibre.
Dans ce contexte de nécessaires transitions institutionnelles, les interventions de l’AFD dans ses filières demeurent stratégiques. Elles nécessiteront des démarches novatrices, qui ont pour une part déjà été engagées. Elles s’articulent notamment autour de :

• la consolidation de la structuration des organisations de producteurs autour de deux axes : renforcer leur capacité de négociations et promouvoir le conseil de gestion à l’exploitation.
• L’appui à la recherche pour l’amélioration de la qualité de la fibre au niveau régional
• La mise en place de mécanisme pour atténuer la volatilité des prix
• La diversification avec la production de coton biologique et équitable

 

La filière hévéa

L’hévéa est une culture pérenne au potentiel économique élevé comme le palmier à l’huile ou le cocotier. L’AFD privilégie l’approche des plantations villageoises d’hévéas créatrice d’emplois et génératrice de revenus dans les zones rurales et qui concourt à intégrer les économies locales aux marchés. En outre, la culture d’hévéa présente l’avantage de contribuer à lutter contre le changement climatique en limitant les GES par la séquestration de carbone.
Au Cambodge, l’AFD soutient l’hévéaculture familiale en accompagnant techniquement et financièrement les petits planteurs dans le cadre du dispositif mis en place au niveau de la Direction Générale des Plantations d’Hévéa (DGPH) et des Provinces de Kompong Cham et de Kratié. Les petits planteurs sont appuyés techniquement par des conseils et la mise à disposition d’intrants de qualité (jardins à bois, pépinières) et financièrement à travers des crédits à long terme.
Au Ghana, l’AFD cofinance un projet de partenariat public privé. Le Ghana Rubber Estates Ltd (GREL), principal opérateur industriel dans le secteur hévéicole, est aussi l’opérateur de projets de plantations villageoises financés par l’AFD. Les planteurs constitués en association vendent leur production de latex à GREL dont la production de caoutchouc est elle-même vendue en quasi-totalité à Michelin.

 

Les filières vivrières

Historiquement, les interventions de l’AFD étaient centrées sur les cultures d’exportation et les infrastructures de production. Les filières vivrières ont été surtout abordées à travers la filière rizicole, où plusieurs projets ont été engagés à Madagascar, en Guinée, au Vietnam mais aussi au Mali et au Sénégal, et indirectement par la filière coton où les zones cotonnières sont aussi des régions productrices de céréales.
Avec la flambée des prix, la sécurité  alimentaire est  devenue une priorité. Le développement des cultures vivrières permet d’améliorer la sécurité alimentaire notamment en assurant l’approvisionnement des villes en produits locaux et d’accroître les revenus des agriculteurs et ainsi de lutter contre la pauvreté.
L’appui aux filières vivrières cherchera à les rendre compétitives sur les marchés nationaux ou régionaux. Il intégrera plusieurs composantes dont l’organisation des producteurs et la commercialisation des produits y compris des infrastructures de stockage ou la mise en place de système de gestion/diffusion de l’information sur les marchés.

Mise à jour en janvier 2011

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