Appuyer le développement de l'Education en Mauritanie

Appuyer le développement de l'Education en Mauritanie

La Mauritanie bénéficie d'un environnement économique et institutionnel plutôt favorable pour appuyer le développement du secteur de l'éducation et de la formation professionnelle. Le cadre macroéconomique a pu être stabilisé et la croissance a été soutenue. Une stratégie sectorielle cohérente a été élaborée, dont la mise en œuvre repose sur le Programme National de Développement du Secteur de l’Education (PNDSE) couvrant la période 2001-2011. L’adoption d’un Cadre Stratégique de Lutte contre la pauvreté (CSLP) en 2001, puis l’admission au point d’achèvement de l’initiative Pays Pauvre Très Endettés (PPTE) et son élection au partenariat Fast Track en 2002 ont permis à la Mauritanie de bénéficier d’une remise de dette importante et de dégager des ressources substantielles pour les secteurs sociaux.

Ce contexte favorable a eu une répercussion positive en termes d’accès à l’éducation, mais peu de progrès ont été réalisés sur le plan de la qualité, de l’équité et de l’efficacité du secteur, qui constituent autant de défis à relever. Les résultats du Rapport d’Etat du Système Educatif National (RESEN) montrent globalement, au niveau de l’enseignement fondamental, une amélioration importante tendant à l’universalisation de l’accès à l’enseignement et une quasi parité en termes de genre au niveau du primaire. En même temps, la pression sur le secondaire s’est accrue. Peu de progrès ont été réalisés en termes de qualité : les indicateurs mesurant la rétention et les résultats des élèves restent faibles et la situation des enseignants a eu tendance à se détériorer. Les statistiques scolaires révèlent par ailleurs de profondes disparités régionales, associées à de fortes disparités de revenu. Des différences de genre apparaissent au niveau du post primaire et s’accentuent aux niveaux supérieurs. L’insertion des jeunes sur le marché du travail reste difficile. Le développement économique de la Mauritanie se heurte aux faiblesses de la formation technique et professionnelle et plus généralement à un besoin de renforcement des capacités humaines, institutionnelles et organisationnelles.

 

Objectifs du programme

Le présent programme a pour objectif général de renforcer les capacités des administrations en charge des secteurs de l'éducation et de la formation technique et professionnelle en apportant une expertise pour soutenir la conception, l'exécution et le suivi des principales composantes du PNDSE dans sa seconde phase de mise en œuvre (2007-2011).

 

Contenu du programme

Le programme prévoit le déploiement de dix experts techniques internationaux résidents, dont neuf fonctionnaires français. Parmi eux, cinq experts  actuellement en poste seront renouvelés. Ces experts viennent renforcer les structures nationales mauritaniennes dans trois domaines : (i) le développement et le renforcement des capacités de gestion et de pilotage du secteur de l'éducation (enseignements fondamental et secondaire) ; (ii) l'amélioration de la qualité et de l'efficacité du secteur et plus généralement de l'offre éducative en Mauritanie  et (iii) la consolidation et l'amélioration du dispositif national de la formation technique et professionnelle.

 

Organisation et financement du programme

Le programme est financé par une subvention de l’AFD de 5,5 millions d’euros qui couvre le coût des dix experts sur une période de trois ans (septembre 2006 - août 2009). Il s'inscrit dans le cadre plus large de la seconde phase de développement du PNDSE, dont il est prévu qu'une partie des ressources financières soit apportée par la France dans le cadre du deuxième Contrat de Désendettement et de Développement (C2D). Des appuis techniques complémentaires, en mission de courte durée, peuvent être ponctuellement mobilisés sur les ressources du C2D, à titre également de renforcement de compétences.

La maîtrise d’ouvrage du programme est assurée par la Direction des Projets Education et Formation (DPEF), structure de gestion du PNDSE placée auprès du ministère des Affaires économiques et du Développement. Les experts sont mis à disposition de structures administratives identifiées par la partie mauritanienne et rattachées au ministère de l’Enseignement fondamental et du secondaire, au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et au ministère de la Fonction publique.

Dans le cadre d’une approche fondée sur les résultats, les experts techniques internationaux résidents doivent rendre des comptes aux structures administratives auprès desquelles ils sont positionnés, ainsi qu’à la DPEF. Des indicateurs, pour certains communs avec ceux déjà existants au niveau du PNDSE et pour d'autres plus spécifiques au programme, permettent une mesure des résultats et impacts du projet.

 

Date d’octroi du projet : avril 2006