L'Education Pour Tous au Burkina Faso

L'Education Pour Tous au Burkina Faso

Malgré des progrès réalisés en matière de couverture scolaire entre 1991 et 2002 (le taux brut de scolarisation est passé de 32 à 48%), l’efficacité et la qualité de l'éducation de base peuvent être améliorées, dans un environnement où l'analphabétisme touche près de 75% de la population de plus de 15 ans. De fortes disparités existent entre régions et provinces, milieux géographiques (zone rurale des provinces défavorisées) et de genre.

Objectifs du programme

La première phase du Programme PDDEB  (2002-2005) avait deux objectifs principaux :

  • la réforme et expansion de l'éducation de base et non formelle ;
  • le renforcement des capacités institutionnelles en matière de gestion et de pilotage stratégique.

Contenu du programme

La réforme et l’expansion de l’éducation de base et non formelle ont fait l’objet d’actions touchant à :

  1. l'accès et à la rétention (constructions, recrutement, formation et affectation des enseignants) et
  2. à la qualité et à l'efficacité de l'enseignement (révision du curriculum, réforme des formations des enseignants, mise à disposition de manuels et matériels didactiques).

Le renforcement des capacités institutionnelles s’est appuyé sur :

  1. la mise en place du cadre organisationnel et fonctionnel du ministère de l'Enseignement de base et de l'alphabétisation ;
  2. le renforcement de la gestion financière (mise en place de budgets-programmes, de cadres de dépenses et de comités de gestion des écoles) et
  3. le renforcement des capacités des responsables centraux et déconcentrés (formations et responsabilisation).

Le programme a financé des dépenses de fonctionnement (formations de personnels, manuels et outils didactiques, subventions scolaires, fournitures, études…) et de capital (constructions, réhabilitation d'infrastructures scolaires et ouvrages annexes, équipements techniques…).

Organisation et financement du programme

Le coût de la première phase du PDDEB accéléré fut estimé à 252,2 millions d’euros. Le concours de l'AFD s'est élevé à 10 millions d’euros. Il s’est ajouté à un financement du ministère français des Affaires étrangères de 15 millions d’euros, faisant de la France le premier contributeur bilatéral du PDDEB, juste après la Banque mondiale.

Le concours de l'AFD a pris la forme d’une aide-programme, inscrite au budget de l’Etat et non ciblée sur des dépenses ou provinces particulières. Les procédures suivies ont été totalement harmonisées avec celles du gouvernement et des autres partenaires techniques et financiers, et révisables dans le cadre du processus d'harmonisation en cours.

Le suivi du programme a reposé sur un dispositif unique d'indicateurs de réalisations et de résultats qui a intégré les indicateurs du cadre de référence de l'initiative Fast Track. Pour chaque indicateur, une tendance aura été définie, qui, en cas de non-respect, aurait déclenché l'engagement de négociations avec les autorités nationales à l'occasion des revues du PDDEB, afin d'en déterminer les causes, d’en apprécier la pertinence et de définir les adaptations souhaitables, les mises en demeure éventuelles pouvant aller jusqu'à la remise en cause du soutien global des partenaires au programme.

Date d’octroi du projet : juillet 2004