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Projet d'appui à l'enseignement fondamental de Djibouti
Les indicateurs éducatifs placent Djibouti parmi les pays les plus défavorisés avec un taux brut de scolarisation dans le cycle primaire de 41,5 % seulement en 2000-01, qui masque de fortes disparités géographiques (11,4 % dans les zones rurales et 52,3 % dans les zones urbaines) et des inégalités de genre (35 % pour les filles et 48 % pour les garçons).
Conscient de cette situation défavorable, le gouvernement a approuvé une nouvelle politique éducative. Au cours de la période 2001-2006, la priorité de l’Education nationale est d’accélérer la scolarisation primaire universelle, notamment pour les enfants des groupes défavorisés ou vivant dans des régions éloignées. L’objectif est de faire passer le taux brut d’admission dans l’enseignement de base de 48 % en 2001 à 60 % en 2005. Un accent particulier est porté sur la scolarisation des filles qui devrait connaître également des progrès substantiels.
Les bailleurs de fonds (Banque mondiale, Coopération française, FADES, Fonds Saoudien, BID) se sont engagés à soutenir ce programme sectoriel principalement dans les domaines suivants : infrastructures (salles de classes), programmes et manuels scolaires, formation des enseignants et de leur personnel d’encadrement, renforcement des capacités de gestion.
Objectifs du projet
Le projet a pour objectif l'amélioration quantitative et qualitative de la scolarisation primaire des jeunes enfants, notamment des filles, dans les districts du Tadjourah et Obock.
Contenu du projet
Le projet concerne les districts de Tadjourah et d’Obock, éprouvés par la guerre civile et la sécheresse. En 2000, la population des 6-12 ans est estimée à 10 200 enfants pour Tadjourah et à 4 100 pour Obock.
Le projet comprend 3 composantes :
- un volet d’amélioration de l’accès à la scolarisation (construction ou réhabilitation de 15 écoles primaires avec des cantines et dans certains cas un hébergement des enfants résidant loin de l’école) ;
- un volet d’amélioration de la qualité de l’enseignement (manuels scolaires et encadrement pédagogique) par la création d’une inspection à Obock ;
- un volet de mobilisation sociale (conseils d’écoles, cantines, hébergement, suivi de l’assiduité).
Au cours du projet, le taux brut de scolarisation dans le district de Tadjourah serait porté de 26 % en 2000-01 à 58 % en 2005-2006 et dans le district d’Obock de 17 % à 48 %. Le pourcentage de filles augmenterait de 41 à 43 % à Tadjourah et de 36 à 40 % à Obock.
Dans les 15 écoles rurales directement concernées par le projet, les effectifs atteindraient une moyenne de 80 à 100 enfants/école, trois à quatre ans après leur ouverture.
Organisation et financement du projet
Le coût total du projet sur trois ans s’élève à 3,375 millions € dont 2,7 millions € pris en charge par le présent concours. Le financement de l’Etat, estimé à 0,675 million € est consacré à la prise en charge des taxes et impôts divers. En outre les rémunérations des personnels de l’Education nationale et les budgets de fonctionnement des écoles, cantines et des inspections sont pris en charge par la République de Djibouti (Etat, district) avec l’appui du Programme mondial de l’alimentation en ce qui concerne les cantines.
Le ministère de l’Education nationale a confié la maîtrise d’ouvrage à son Bureau d’exécution des projets d’éducation qui bénéficie du soutien technique et financier de la Banque mondiale. Le ministère de l’Education nationale s’est engagé à affecter des maîtres aux nouvelles écoles construites et à renforcer les moyens humains des deux inspections de Tadjourah et Obock, afin d’assurer une supervision efficace.
Date d’octroi du projet : juillet 2002
