Notre stratégie

  • La stratégie de transport de l’AFD, adoptée en 2009, met l’accent sur la contribution du secteur à la croissance économique et à la mondialisation des échanges, à la réduction de la pauvreté (désenclavement, accroissement de l’accessibilité urbaine) et à la protection des biens communs de l’humanité (enjeux de sécurité et de réduction de l’émission de gaz à effet de serre par la promotion de transports plus sobres en énergie). La priorité au transport collectif urbain répond aux défis économiques, sociaux et environnementaux de l’urbanisation. Les ports et les aéroports sont de bonnes opportunités pour des financements non souverains.

  • Le transport par rail

    Ce document doit être lu avec la stratégie transport de l’AFD et traite du transport ferroviaire à moyenne et longue distances.

Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Le rôle de la modélisation pour mesurer l’impact des politiques climatiques urbaines

03/09/2015

L'AFD organise un colloque le 6 octobre en partenariat avec  CDC Climat Recherche

L’objectif de ce colloque est de présenter les outils développés par la recherche pour évaluer l’impact des politiques publiques locales sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et voir dans quelle mesure les décideurs locaux se les approprient en appui à leurs prises de décisions.

 

À l’approche de la COP21 et dans un contexte où les collectivités locales souhaitent s’engager à atténuer leurs effets sur le changement climatique, il est devenu essentiel pour elles d’évaluer l’impact de leur politique locale pour leur permettre d’imputer l’évolution des émissions de GES sur leur territoire à leurs actions.

Colombie © Carlos Tobon
 


Lors de ce colloque, des chercheurs, des institutionnels et des techniciens locaux interviendront pour répondre aux questions suivantes :
•    Quels outils de modélisation permettent d’évaluer les impacts des politiques climatiques locales ? Quelles interactions existent entre différentes politiques mises en place au niveau local (transport, logement, planification, etc.) ? Comment les évaluer ?
•    Ces outils sont-ils aisément appropriables par les collectivités locales ? Quel dialogue instaurer entre les modélisateurs et les acteurs des collectivités pour une meilleure appropriation des outils d’aide à la décision ?

Les présentations seront suivies d’un débat avec la salle et d’un cocktail déjeunatoire.

 
Programme

Introduction : Benoît LEGUET, Directeur CDC Climat Recherche

Table ronde n°1 : La modélisation des politiques locales de transport et de leurs interactions avec les autres politiques climatiques

Animation : Damien VERRY, chargé d’études, CEREMA
Nicole MADARIAGA, économiste, division collectivités locales et développement urbain de l’AFD
Vincent VIGUIE, chercheur au CIRED
Stéphane GUSMEROLI, directeur Etudes Mobilité Transport à Grenoble Alpes Métropole
Mathieu SAUJOT, chercheur au sein du programme Fabrique urbaine de l'Iddri

Table ronde n°2 : L’appropriation des outils de modélisation par les collectivités locales

Animation : Hadrien HAINAUT, chargé de recherche, CDC Climat Recherche
Emmanuel RIVIERE, directeur-adjoint, responsable pôle études de l’ASPA
Nicolas VEROT, ‎responsable service Energie Environnement Développement Durable - ‎SIEL
Jean-Philippe ANTONI, professeur de géographie, THEMA
Sarah MARQUET, chargée de projet à l’ADEME

Clôture : Clément LARRUE, référent thématique Ville et Climat, division Collectivités locales et développement urbain de l’AFD



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La Banque Interaméricaine de Développement et l’AFD renouvellent leur accord de partenariat pour approfondir leur coopération

04/06/2015

Luis Alberto Moreno, Président de la Banque Interaméricaine de Développement, et Anne Paugam,  Directrice Générale de l’AFD, ont renouvelé ce jour l’accord de partenariat liant leurs deux institutions.

“La France au travers de l’AFD a toujours été un partenaire important pour la BID” a dit Bernardo Guillamon, responsable des partenariats de la Banque Interaméricaines de Développement. « Nous considérons ce nouvel accord comme un outil pour approfondir la coopération entre les deux institutions afin d’accélérer les changements dans plusieurs secteurs prioritaires comme l’énergie, les infrastructures, l’éducation et tant d’autres dans la zone Amérique latine et Caraïbes. »


De gauche à droite : Anne Paugam, Directrice Générale de l’AFD, et Luis Alberto Moreno, Président de la Banque Interaméricaine de Développement

 

Le nouvel accord s’appuie sur les actions entreprises dans le cadre du précédent signé en octobre 2012, à l’instar des projets de soutien à la filière café en Haïti ou au soutien apporté à une urbanisation plus durable.

L’accord de partenariat définit les principes de la coopération entre l’AFD et la BID en Amérique latine et dans la Caraïbe, et les efforts conjoints à entreprendre en faveur de la lutte contre le changement climatique, dans les secteurs du développement urbain, des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, de l’eau potable, de l’assainissement, de l’éducation, de la formation professionnelle et de la réduction de la pauvreté.

Le programme d’activité prévoit entre autres des cofinancements de projets, l’échange d’expériences, de savoirs et de personnel.

L’AFD et la BID coopèrent actuellement à la mise en œuvre de plusieurs projets en Amérique latine et dans la Caraïbe, comme par exemple le financement de la ligne 2 du métro de Lima ou l’accompagnement du développement des villes en Colombie, avec pour ce dernier le soutien de la facilité de l’Union européenne « Latin American Infrastructure Fund » (LAIF).  

 

A propos de la Banque Interaméricaine de Développement
La mission de la Banque interaméricaine de Développement est d’améliorer les conditions de vie. Créée en 1959, La BID, qui est la plus grande et la plus ancienne banque multilatérale de développement régional, constitue la principale source de financement long terme pour le développement économique, social et institutionnel de l’Amérique latine et des Caraïbes. La Banque Interaméricaine de Développement conduit aussi de très nombreuses recherches et fournit des conseils sur les politiques publiques, de l’assistance technique et de la formation à ses clients, public ou privé, dans la région.



Paris et l’AFD signent un nouvel accord de partenariat

28/05/2015

Anne Hidalgo, Maire de Paris, et Anne Paugam, directrice générale de l’AFD, ont renouvelé ce jour leur accord de partenariat pour renforcer la coopération urbaine à l’international.

crédit photo Sophie Robichon

Anne Hidalgo, Maire de Paris, et Anne Paugam, directrice générale de l’AFD, ont renouvelé aujourd’hui la convention de partenariat entre Paris et l’AFD, pour accompagner les villes d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud, dans la gestion de leur service public et le financement de leur développement.

Cette nouvelle convention comporte quatre axes forts :

  • l’organisation de services publics locaux performants en matière de planification et d’aménagement urbain, de transport, de logement, de patrimoine, d’eau et d’assainissement, et de déchets ;
  • la protection de l’environnement et la lutte contre le dérèglement climatique, via notamment à la promotion des « Plans climat énergie » ;
  • l’accès à l’éducation et la santé ;
  • le développement économique local.

« Ce partenariat entre Paris et l’AFD est essentiel, en ce qu’il permet à toujours plus d’hommes et de femmes de notre planète, d’accéder à la paix et à la prospérité. Dans le cadre de sa coopération urbaine, Paris soutient plusieurs villes dans le monde, en partageant ses expériences et ses savoir-faire. L’engagement de l’AFD est indispensable pour mener à bien ces nombreuses missions », a souligné Anne Hidalgo.

L’alliance de l’AFD avec Paris « est décisive dans l’appui que nous apportons aux villes du Sud, qui sont en demande d’une collaboration entre pairs », a renchéri Anne Paugam. « Cette coopération, initiée dès 2009, a d’ailleurs démontré son efficacité dans des domaines aussi variés que les transports en commun, le logement, la gestion des déchets, autant de politiques essentielles à l’émergence de villes durables », a détaillé la directrice générale.

Engagées dans une action internationale conjointe depuis six ans, Paris et l’AFD conduisent notamment des projets à Phnom Penh, Amman ou encore Medellin. Depuis 2015, Paris et l’AFD accompagnent Johannesburg dans l’élaboration de son Plan climat. ► En savoir plus


 



Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



2013 : une année record pour l’Agence Française de Développement avec 7,8 milliards d’euros d’engagements (+8%)

26/05/2014

Anne Paugam, Directrice générale de l’Agence Française de Développement (AFD) a présenté ce jour, le bilan 2013 de l’établissement public. Dans cette année de transition marquée par l’organisation des Assises de la Solidarité et confortée par les orientations prises par le Comité Interministériel de la Coopération Internationale et de la Solidarité (CICID), l’AFD réalise une nouvelle croissance de ses activités avec 7,8 milliards d’euros d’engagements, atteignant ainsi un niveau historique.

Une année de croissance qui confirme la priorité sub-saharienne

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012. L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.
 

 


Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50% des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411 000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450 000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32 000 jeunes.
  • le soutien à 878 000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73 000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource. Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros.

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD précise : « En 2013, ce sont 7,8Mds€ que l’AFD a engagé au service du développement, c’est-à-dire au service d’une mondialisation plus juste et mieux maîtrisée. Car si la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la grande pauvreté, elle a aussi aggravé les déséquilibres et tensions de toutes natures. L'AFD, pour moi, est un instrument privilégié de la France pour agir sur ces déséquilibres : dans les pays les plus pauvres d’Afrique et d’Asie, nous luttons contre la pauvreté ; dans les émergents, nous sommes davantage focalisés sur la lutte contre le changement climatique. Mais le cœur de notre mission reste bien le même : favoriser un développement durable d’un point de vue économique, social et environnemental, ceci dans l’intérêt mutuel des pays du Sud et du Nord. »

                                  
 



 
 
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