Réhabilitation de l'axe Libreville-Yaoundé, au Gabon

Gabon : Projet de réhabilitation de l'axe Libreville-Yaoundé

Prêt de 35M€

Contexte du projet

Le Gabon, vaste pays forestier, est caractérisé par la faible densité de sa population et de ses infrastructures, notamment de transport routier. Ainsi, les principales agglomérations sont elles mal reliées entre elles et avec Libreville. La route est pourtant à la fois le premier moyen de transport accessible aux populations rurales, notamment pour l’écoulement de leur production agricole, mais aussi un vecteur clé de l’intégration régionale du pays.

Les bailleurs de fonds œuvrent de concert dans le secteur routier où ils ont obtenu des avancées significatives. Sur le plan des investissements, les bailleurs se sont également coordonnés dans leur soutien des programmes sectoriels gabonais pour le transport et pour le secteur routier. La réhabilitation complète de l’axe Libreville-Yaoundé auquel participe le projet en est un bon exemple.

Objectifs du projet

Le projet vise à parachever la réfection de l’axe stratégique Libreville-Yaoundé, dont le tronçon Ndjolé Médoumane, long de 46 km, constitue la dernière portion non réhabilitée.

Le projet permettra ainsi d’offrir un service satisfaisant aux usagers sur la totalité de l’axe et, notamment, de fournir un environnement propice au développement de services de transport de passagers et de marchandises, en évitant des coupures récurrentes du trafic et les travaux lourds d’entretiens causés par la dégradation de l’état de la chaussée.

Mise en œuvre et suivi du projet

Le ministère des travaux publics, de l’équipement et de la construction (MTPEC) assurera la maîtrise d’ouvrage du projet. La maîtrise d’œuvre sera confiée à la direction des grands travaux (DGGT) du ministère qui sera appuyée dans cette tâche par un cabinet d’ingénierie. La durée des travaux, qui doivent démarrer fin 2006-début 2007, est estimée à deux ans.

Les travaux concerneront d’une part, la reconstruction totale du tronçon de 10 km entre Ndjolé et la gare ferroviaire, et d’autre part le renforcement, l’élargissement et la reprise des talus et des accotements sur le tronçon de 36 km entre la gare et Médoumane.

Le projet se déroulant en zone forestière, il comporte des risques environnementaux toutefois minimisés par le fait que le tracé actuel de la chaussé ne sera pas modifié. La durabilité des investissements reposera sur la mise en place d’une politique d’entretien adaptée sur l’axe, pour laquelle la récente création du FER de 2ème génération représente une avancée incontestable.

Le prêt de l’AFD, d’un montant de 35 millions d’euros, financera également l’appui à la maîtrise d’œuvre du projet pour la supervision des travaux et prendra en charge le volet de sauvegarde du patrimoine archéologique du Gabon également inclus dans le projet.