Réhabilitation lourde du pont Faidherbe à Saint-Louis, Sénégal

Sénégal : Projet de réhabilitation lourde du pont Faidherbe à Saint-Louis

don de 12,1 M€

Site du projet

Le pont Faidherbe relie au continent l’île sur laquelle se situe la ville historique de Saint-Louis du Sénégal et la langue de Barbarie,  l’étroite bande de sable sur laquelle se brise l’océan Atlantique.  Avec 160 000 habitants, Saint-Louis, capitale de Région,  est la cinquième ville du Sénégal. Elle vit principalement d’activités administratives, de la pêche qui occupe 40 000 personnes et, dans une proportion croissante, du tourisme.
L’exceptionnelle qualité du patrimoine bâti et du site a valu à Saint-Louis d’être inscrite en 2000 par l’UNESCO sur la liste du Patrimoine mondial. 

Le pont Faidherbe

Réalisé à la fin du 19° siècle en construction métallique, il fait partie des éléments du site inscrit au Patrimoine mondial. La silhouette de ce pont est fameuse et participe beaucoup du charme et de la valeur historique de l’ensemble. D’une longueur d’un peu plus de 500 m, l’ouvrage se compose de sept travées dont l’une est ouvrante pour laisser passer les navires.
Ce pont est aujourd’hui dans un état dégradation préoccupant en raison notamment de la corrosion. La rupture de cet unique lien avec le continent aurait des conséquences catastrophiques. En février 2005, la France a répondu favorablement à la sollicitation du Président sénégalais quant à sa participation à la restauration du pont Faidherbe.

Le projet de réhabilitation

Une rénovation dite « à l’identique » de l’ouvrage s’impose en raison de l’inscription du site à la liste du Patrimoine mondial et du potentiel qu’apporte ce label. Par ailleurs, la Langue de Barbarie et l’île sont des espaces contraints dont l’occupation ne peut guère être densifiée ; les augmentations de trafic à attendre sont marginales et il n’y a pas lieu de craindre que l’unique ouvrage soit un jour saturé. Enfin, les piles étant en bon état et réutilisables sans confortement, cette solution se révèle rationnelle et finalement économique. Les deux travées encore en état doivent être restaurées et les cinq autres reconstruites. La travée tournante sera maintenue en raison du projet à l’étude de remise en navigabilité du fleuve.
Au stade actuel des études le projet est estimé à 19.4 M€, financé à hauteur de 12.1 M€ par la subvention de l’AFD et 7.3 M€ par les autorités sénégalaises. Le projet doit permettre de mettre en place un protocole technique détaillé pour la maintenance ultérieure de l’ouvrage qui devrait sur le plan financier et en tant que pont du réseau routier national bénéficier des ressources du futur Fonds routier autonome.
Les impacts économiques attendus
La région dispose de grands atouts pour le développement d’un tourisme durable (inscription UNESCO,  parc naturel classé, plusieurs établissements historiques sur le fleuve, manifestations culturelles qui rayonnent au delà du continent). La réhabilitation du pont s’inscrit ainsi dans une démarche stratégique : le tourisme est l’un des axes de l’initiative sénégalaise dite « Stratégie de croissance accélérée » que l’AFD va accompagner dans les années à venir.
La mise en œuvre du projet
La maîtrise d’ouvrage du projet est déléguée à l’Agence Autonome des Travaux Routiers (AATR). Des dispositions constructives seront prises pendant les travaux pour limiter au maximum les interruptions de trafic et d’activité, pour garantir la sécurité des usagers et, au plan environnemental, pour limiter les impacts sur le fleuve et ses rives.
Les travaux de réhabilitation devraient démarrer en 2007.

mise à jour : 8 juin 2006