L'action de l'AFD en matière de santé
et de protection sociale

Actualités

Deux accords qui mettent la santé et le développement urbain à l’honneur

17/02/2017

La visite du secrétaire d’État chargé du Développement et de la Francophonie a été l’occasion de signer deux nouveaux accords avec le Tchad. À l’honneur : la santé et la réhabilitation d’un canal de la capitale N’Djamena, le tout au service de meilleures conditions de vie pour la population !

Gratuité des soins et lutte contre le sida

Jean Marie Le Guen, secrétaire d’État chargé du Développement et de la Francophonie, a profité de sa visite à N’Djaména le 14 février pour procéder à la signature de deux accords en faveur du Tchad, pour un montant total de 20 millions d’euros.

Au cœur du premier accord, la deuxième partie de l’aide budgétaire globale de la France au Tchad de l’année 2016. D’un montant de 5 millions d’euros, elle ciblera le secteur de la santé et les dépenses prioritaires pour la santé des populations tchadiennes.

Au programme :

  • dotations de 5 hôpitaux de référence du pays ;
  • des programmes de gratuité des soins pris en charge par l’État tchadien ;
  • et financement du programme sectoriel de lutte contre le sida.

Cette aide vient compléter la première partie de décembre 2016 et consacrée au paiement des pensions et des retraites.

 

Le Tchad face à la crise

Une aide qui intervient dans un contexte de difficultés économiques sans précédent pour le Tchad, sévèrement affecté par le double choc exogène de la chute des cours du brut et de la forte détérioration de l’environnement sécuritaire. Une situation financière difficile qui entrave la capacité du gouvernement à fournir des services de base à la population.

L’aide française contribuera, à sa mesure, à l’effort collectif engagé par les partenaires techniques et financiers pour aider le pays à faire face du mieux possible aux tensions de trésorerie auxquelles il est actuellement confronté. 

 

Le Canal des Jardiniers, un drain à ciel ouvert…

Quant au deuxième accord signé par Jean-Marie Le Guen, il est dédié à l’aménagement du Canal des Jardiniers, un projet novateur qui s'élève à 15 millions d’euros, mis en œuvre par la mairie de N’Djaména. 

Près de 150 000 personnes vivent dans les quartiers bordant le canal, qui se révèle être un drain à ciel ouvert. Les conditions sanitaires y sont dégradées, les habitants utilisant le canal pour y déverser ordures ménagères et eaux usées. 

À travers ce projet, le canal se verra assaini et réhabilité pour enfin offrir aux populations un accès à des services urbains et à des aménagements de qualité. À la clé : de meilleures conditions de vie, sur le long terme, pour les habitants !

 

… Et la coulée verte de la capitale !

Bien qu’il s’inscrive en continuité des précédentes opérations financées par l’AFD dans le domaine du drainage pluvial, le projet revêt un caractère novateur au Tchad : il ne s’agira pas seulement de redonner au canal sa fonction de collecteur des eaux pluviales, mais également de participer à la requalification de quartiers historiques de N’Djaména

Véritable coulée verte au cœur de la ville, le Canal des Jardiniers a le potentiel nécessaire pour devenir un lieu emblématique de la capitale, où les habitants de N’Djaména prendront plaisir à se rassembler et à partager des moments de vie collectifs.

  


Signature des conventions.

De gauche à droite : l'ambassadeur de France au Tchad, le secrétaire d'État chargé du Développement et de la Francophonie, le ministre des Finances et du Budget et la directrice de l'AFD par interim.

 


De droite à gauche : la directrice de l'AFD par interim, le secrétaire d'État chargé du Développement et de la Francophonie, le ministre des Finances et du Budget, le maire de N'Djaména, l'ambassadeur de France au Tchad.
 



À Moundou, priorité à la santé et au bien-être de la population !

14/02/2017

La visite de l’ambassadeur de France au Tchad dans la ville de Moundou du 5 au 8 février 2017 nous donne l’occasion de faire le point sur plusieurs projets soutenus par l’AFD. Au programme : réadaptation des personnes handicapées, amélioration de la santé materno-infantile et lutte contre les inondations qui bouleversent la ville.

 

Handicap : favoriser l’inclusion

Au Tchad, le domaine du handicap demeure méconnu : les structures de réadaptation se font rares et les personnes handicapées n’accèdent pas ou peu aux soins de santé, voire même à l’éducation et à la formation. Une véritable vulnérabilité se crée ainsi.

Premier projet de la coopération française à Moundou visité par l’ambassadeur, la maison Notre Dame de la Paix. Une maison aux différents services favorisant le suivi et la réadaptation des personnes handicapées : consultations, ateliers d’appareillage et convalescence. 

 

 
Confection d'une prothèse à la maison Notre Dame de la Paix

 

Les opérations chirurgicales sont quant à elles effectuées à l’hôpital régional de Moundou lors de missions fréquentes de chirurgiens, anesthésistes et infirmiers français de l’ ONG Handicap Santé , partenaire de l’AFD sur ce projet. 

La maison Notre Dame de la Paix a bénéficié du soutien de la France pour poursuivre et renforcer son intervention auprès des handicapés de la région du Logone. Ce soutien s’est concrétisé via une subvention de l’AFD dans le cadre du projet d’appui au secteur de la santé (à hauteur de 10 millions d’euros).

 


L’ambassadeur avec l'équipe de la maison Notre Dame de la Paix. De gauche à droite : l’ambassadeur, Frère Antoine, Père Michel et le Consul honoraire (Laurent Florini).

 
 

La santé maternelle et reproductive, facteur important de développement

Autre source de préoccupation majeure au Tchad, la santé materno-infantile et de reproduction. Au Tchad, où le taux de fécondité moyen est de sept enfants et où une femme sur dix succomberait des suites d’une grossesse, la santé des femmes est une priorité particulièrement criante

Consciente de cette réalité, la France a à plusieurs reprises manifesté son soutien au pays dans ce domaine, notamment à travers le premier projet d’appui au secteur de la santé mentionné plus haut.

Avec cette initiative de 10 millions d’euros consacrée au secteur de la santé, qui s’est achevée en 2015, l’hôpital régional de Moundou s’est vu doter d’une maternité flambant neuve, qui réalise dorénavant jusqu’à 300 accouchements par mois. L’un des blocs opératoires de l’hôpital a également été rénové.  

 

 
De droite à gauche au premier plan : le directeur de l'hôpital régional de Moundou (Djaou-Yan Fadandi), Dr. Dika (gynécologue de la maternité) et l’ambassadeur de France au Tchad.

 

Lors de son déplacement, l’ambassadeur a ainsi pu rencontrer le directeur de l’hôpital de Moundou ainsi que l’équipe technique et visiter les différents services de l’établissement.

 

Des solutions à la question de la formation du personnel soignant

Un second projet santé, également d’un montant de 10 millions d’euros, a été lancé en 2016 : il s’inscrit dans les priorités de la feuille de route pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile.

 

 
Équipe de sages-femmes de la maternité.

Son objectif ? Poursuivre l’appui matériel apporté à la maternité de l’hôpital de Moundou et renforcer le personnel de soin grâce à des formations et des compagnonnages franco-tchadiens.

 


Moundou, victime des inondations

La capitale économique du Tchad, située en bordure du fleuve Logone, voit chaque année 40 % de sa superficie inondée lors de la saison des pluies. Des inondations qui ont un impact sur la santé, l’habitat et le bien-être de la population.

L’ambassadeur de France s’est rendu sur les différents sites sujets aux inondations à Moundou afin de rencontrer les partenaires locaux du projet financé par l’AFD. 

Il a pu également constater les dysfonctionnements actuels du réseau de drainage ainsi que la situation inédite de la ville qui se situe dans une cuvette, entourée des lacs Wei et Taba à l’ouest et à l’est, et du fleuve Logone au sud.

 

De gauche à droite : le directeur technique de la mairie de Moundou, l’ambassadeur et la représentante de l’AFD (Joana Olier).

 

Le projet de lutte contre les inondations, d’un montant total de 10 millions d’euros, permettra :

  • d’étendre et de réhabiliter le réseau de drainage actuel ;
  • et d’accompagner la mairie de Moundou dans la mise en place d’un service d’assainissement pérenne

Un projet qui doit permettre à 80 000 personnes de ne plus subir chaque année les inondations récurrentes à Moundou.

Des impacts sont également attendus sur la santé publique grâce à une meilleure gestion des déchets et une réduction des cas de paludisme.

 

 

Visite des sites qui seront réhabilités.



Des médicaments pour tous à Madagascar grâce au renforcement du système d’approvisionnement

02/02/2017

La construction du nouveau siège de la centrale d’achats de médicaments SALAMA a été officiellement lancée par la pose de la première pierre le 2 février. De nouveaux bureaux et un entrepôt de plus de 6000 m² pour améliorer la disponibilité de médicaments génériques de qualité !

Une centrale d’achats engagée en matière de qualité

Créée par le gouvernement malagasy avec le soutien de partenaires techniques et financiers œuvrant dans le domaine de la santé ( Banque mondiale , Union européenne, coopération française), la centrale d’achats de médicament SALAMA intervient depuis plus de 20 ans sur le territoire.

Sa mission ? Approvisionner en médicaments essentiels génériques de bonne qualité et à prix abordable toutes les formations sanitaires publiques et privées non lucratives

Elle se trouve ainsi au sein d’une chaîne de distribution constituée notamment par les pharmacies de gros de districts (PHAGDIS) et les pharmacies à gestion communautaire (PHAGCOM).

Fait marquant, elle est la première centrale d’achats de médicaments à avoir été certifiée « ISO 9001 : 2008 » sans condition en Afrique.

 

Un pas supplémentaire vers l’accès à la santé pour tous 
 
D’ici quelques mois, la centrale d’achats de médicaments sera dotée de nouveaux bureaux et d’un entrepôt de plus de 6000 m² en périphérie d’Antananarivo.
 
L’acquisition de ce nouveau local permettra de mieux servir la population malagasy en réduisant les charges liées aux loyers et en augmentant ses capacités de stockage. Des capacités renforcées pour la centrale d’achats et l’ensemble du système malgache d’approvisionnement et de distribution des médicaments.
 

Maquette de ce à quoi ressemblera le futur siège de la SALAMA d'ici le premier trimestre 2018

 
Ce projet intervient dans le cadre de plusieurs conventions signées entre l’Union européenne, l’AFD et la SALAMA pour un total de 4,6 millions d’euros.
 
Un objectif global : améliorer la disponibilité de médicaments génériques de qualité à des prix abordables pour la majorité des Malgaches sur l’ensemble du territoire. 
 

De nouveaux locaux disponibles dès 2018
 
En plus de l’acquisition du terrain et de la construction d’un nouveau siège, la centrale d’achat bénéficiera d’un fonds de roulement supplémentaire lui permettant notamment d’augmenter ses stocks.
 
La cérémonie de pose de la première pierre marque le premier pas vers une SALAMA encore plus forte, avec toujours comme objectif d’améliorer la santé de la population, notamment dans les zones enclavées. L'événement a notamment rassemblé le ministre de la Santé de Madagascar, l’ambassadeur de l’Union européenne, l’ambassadeur de France et le directeur adjoint de l’AFD.
 

Le ministre de la Santé publique, l'ambassadeur de France, l'ambassadeur de l'Union européenne et le directeur adjoint de l'AFD à Madagascar étaient présents à la cérémonie


 
Les travaux du nouveau bâtiment construit sur un terrain de 16 000 m² prendront fin au premier trimestre 2018.


L'AFD et Bpifrance s'engagent pour l'innovation numérique en Afrique avec le concours de startups Digital Africa 2017

13/01/2017

À l’occasion du 27ème sommet Afrique-France à Bamako, l’AFD et Bpifrance présentent les 10 startups lauréates du concours d’innovation numérique "Digital Africa 2017" : 5 startups africaines et 5 françaises dans les secteurs fintech, santé, environnement, énergie et agriculture ;10 entrepreneurs dont les innovations font émerger de nouvelles opportunités pour dynamiser le développement en Afrique.

► Découvrez les lauréats

L’appel à candidature, lancé par l’AFD et Bpifrance le 11 octobre dernier, auprès des startups africaines et françaises du numérique, a permis de sélectionner 463 startups innovantes sur plus de 800 candidatures reçues : 64 françaises et 399 africaines (nombreuses candidatures du Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin, Cameroun, Nigéria et Kenya notamment) et de retenir dix pépites lauréates.

► En savoir plus sur le challenge

Si les secteurs énergie et fintech rassemblent une majorité de projets, toutes startups confondues, l’agriculture et la santé représentent un intérêt majeur pour les entrepreneurs africains. Les 10 startups lauréates, invitées au Sommet de Bamako, profitent ainsi d’un tremplin unique pour rencontrer de nouveaux partenaires économiques et industriels. Elles bénéficieront par ailleurs d’un programme d’accompagnement et de soutien personnalisés de la part de l’AFD et de Bpifrance.

10 innovations lauréates prometteuses

Le jury du concours de startups Digital Africa, composé d'une quinzaine de professionnels et experts de l'innovation numérique, emmené par ses deux parains, Karim Sy, entrepreneur basé à Dakar, fondateur du réseau Jokkolabs (1er espace de travail collaboratif africain) et Gilles Babinet, entrepreneur français, fondateur de Africa4Tech, représentant de la France aurpès de la Commission européenne sur les sujets numériques ("Digital Champion"), a été conquis par des solutions rendant l'innovation accessible au plus grand nombre et favorisant un développement plus durable.
Le Prix du public (vote en ligne) a en outre distingué deux startups développant des innovations dans le secteur de la santé.

Parmi les innovations primées, des outils numériques à destination des petits agriculteurs qui leur apportent conseils, aide à la décision, prévisions et simulations de rendement, ou encore analyse du risque afin de leur ouvrir les portes des institutions financières. Dans le secteur de la santé plusieurs innovations facilitent l' accès aux soins, orientent vers la prise charge appropriée et accompagnent le patient. D'autres innovations proposent des solutions durables de mobilité ou des solutions de prépaiement pour l'accès à l'eau potable.
 

► Téléchargez le dossier de presse

 


Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD

"La révolution numérique est en marche en Afrique, elle transforme les modes de vie, l’économie et les emplois. Puissant facteur d’inclusion sociale, les technologies permettent de dépasser les distances en créant de nouveaux services qui stimulent les économies locales. L’AFD est fière de contribuer à l’émergence de cette
économie innovante en soutenant 5 startups africaines, sélectionnées parmi près de 500 projets avec un
programme d’accompagnement, de mentoring, d’incubation et de networking. Leurs solutions apportent des réponses concrètes aux questions de santé, d’agriculture, d’énergie et de financement. L’enjeu numérique est au coeur de la croissance durable de l’Afrique et l’AFD mobilise ses expertises pour accélérer la transformation
du continent."
 


 Nicolas Dufourcq, Directeur Général de Bpifrance

"Le nombre de candidatures - près de 500 ! - illustre les défis à relever dans ce continent en plein renouveau. L’Afrique change à une vitesse enthousiasmante. Ce développement amène un lot de problématiques sociétales et environnementales nouvelles. Les entreprises doivent se saisir de cette transformation et travailler ensemble pour relever ces défis. À nous et nos homologues africains, en partenariat avec les acteurs privés, de fournir le capital à la jeunesse pour qu’elle renverse la table."
 



Santé mentale : construction d’un pôle psychiatrique pour renforcer l’offre de soins

15/12/2016

La première pierre du futur pôle psychiatrique de Polynésie française est posée ! Financée presque intégralement par l’AFD, cette infrastructure permettra de rattraper le retard pris par le Pays en matière de santé mentale en regroupant et en étendant plusieurs services.

Un  « secteur en déshérence » 

La Polynésie française souffre d’un retard considérable dans la prise en charge de la santé mentale, qui repose essentiellement sur le secteur public. 

Cette offre est largement insuffisante, à tel point que le Conseil économique, social et environnemental, dans un rapport de 2009, avait qualifié la santé mentale en Polynésie de « secteur en déshérence ». 

Le taux d’équipements est l’un des plus faibles des Outre-mer : on compte ainsi 26 lits de psychiatrie pour 100 000 habitants en Polynésie contre 153 en métropole, 140 à la Martinique, 139 en Guadeloupe et 91 à La Réunion. 

Cette carence a des conséquences importantes sur la santé publique : de nombreux malades ne sont pas pris en charge ou sont suivis de manière inadéquate. 

Cela conduit aussi à des problématiques de mal-être social et parfois de sécurité publique

Afin de renforcer l'offre de soins en santé mentale, l'AFD soutient la construction d'un pôle dédié. Le projet a fait l’objet d’une inscription au nouveau Schéma d’organisation sanitaire (SOS 2016-2021). 

 

40 lits et 110 places 

Le pôle de santé mentale sera constitué de 3 blocs : 2 sur 4 niveaux (dont un sous-sol) et un de plain-pied.

Construit sur le site d’un ancien hôpital militaire, il fera le lien entre l’hôpital et le bâtiment actuel de psychiatrie.

Il permettra la constitution d’un grand pôle psychiatrique en synergie fonctionnelle et logistique avec l’hôpital. Il comprendra 40 lits et 110 places. 

Le secteur d’hospitalisation comprendra notamment :

  • un centre de crise psychiatrique de 8 lits pour adolescents ;
  • une unité d’hospitalisation de 12 lits en alcoologie-toxicologie ;
  • et une unité d’hospitalisation de psychiatrie adulte de 18 lits. 

La prise en charge ambulatoire s’appuiera sur de nombreuses structures d’aide et d’accueil thérapeutique destinées aux enfants, aux adolescents et aux adultes. 

 

Mutualisations et décloisonnement 

Outre l’extension capacitaire, ce projet regroupera des services aujourd’hui éclatés, ce qui devrait permettre des mutualisations et un décloisonnement de certaines activités assurées aujourd’hui par l’hôpital et le ministère de la Santé. 

C’est le Président de la Polynésie française qui a posé le 23 novembre dernier la première pierre de ce chantier qui devrait durer environ 36 mois. 

 

 

Le coût de l’ensemble de l’opération, hors équipement, est estimé à un peu plus de 4 milliards de francs CFP. L’AFD participera à ce projet à hauteur de 3,257 milliards de francs CFP (soit 27,3 millions d’euros).

 
 


Un soutien de plus en plus prononcé au secteur médico-social guyanais

09/12/2016

Le secteur médico-social occupe une place de plus en plus importante dans l’action de l’AFD en Guyane. L’humain est au cœur de deux nouveaux projets soutenus par l’Agence qui prévoient la création de deux centres : l’un dédié aux enfants handicapés et l’autre aux femmes en situation d’addiction.

 

Vers une meilleure prise en charge des enfants handicapés

En termes d’institut d’éducation motrice, la Guyane est en retard par rapport aux moyennes de l’Outre-mer et de la métropole. Elle accuse en effet un déficit important dans la mise en place de structures spécialisées que nécessite la prise en charge des enfants et adolescents handicapés.
 
C’est pourquoi l’AFD participe au financement de la construction et de l’équipement d’un institut d’éducation motrice à Roura (à 27 kilomètres de Cayenne) avec l’association les PEP Guyane .
 
Le centre accueillera 60 enfants et adolescents avec des déficiences motrices, dont 20 en internat et 40 en accueil du jour.
 
Ouverte aux enfants et adolescents du territoire, cette « école adaptée » assurera une prise en charge globale (éducatrice, scolaire, paramédicale et médicale) des jeunes en leur proposant un travail en effectifs réduits, suivant des rythmes scolaires adaptés.
 
Les enfants alterneront par exemple les leçons et les séances de kinésithérapeute ou d’un autre spécialiste.
 
L’AFD y contribue via un prêt d’investissement bonifié d’un montant de 1,57 million d’euros.
 
 
 
Signature de l'accord avec les PEP Guyane par Albert Cezar, président des PEP Guyane et Laurent Fakhoury, drecteur de l’agence AFD de Cayenne ; en présence du maire de Roura David Riche, du directeur de l’Autonomie à la CTG Jean-Pierre Constance et la représentante de l’ARS Guyane Nathalie Rassat
 
 
Apprendre à vivre sans addiction : une communauté thérapeutique dédiée aux femmes
 
Il n’existe pas en Guyane d’offre de soins résidentiels destinés spécifiquement aux femmes en situation d’addiction, avec ou sans enfants. Elles sont ainsi orientées vers des dispositifs mixtes des Antilles ou de métropole, et cela sans leurs enfants.
 
Face à ce constat, l’association « An Nou Kombat Ansanm Tout Inégalité di Jodla » (AKATIJ) a décidé d’ouvrir une communauté thérapeutique pour femmes dépendantes aux stupéfiants ou à l'alcool à Awala-Yalimapo, village amérindien dans le nord-ouest de la Guyane.
 
L’association bénéficie du soutien de l’AFD qui va contribuer à financer la construction et l’équipement de cette communauté thérapeutique.
 
La communauté thérapeutique pour femmes a pour vocation l’accompagnement et le soin en addictologie de femmes concernées par la consommation de substances psychoactives (stupéfiants, alcool).
 
Sa spécificité ? Les enfants des femmes hébergées seront également accueillis, étant eux aussi  soumis à de nombreux risques (risques socio-économiques, scolaires, psychologiques, familiaux et risques de transmissions intergénérationnelles des conduites addictives).
 
L’approche communautaire est centrale dans ce projet qui pourra accueillir 25 femmes, avec leurs enfants. Il s’agit de la première communauté thérapeutique en France dédiée aux femmes.
 
L’AFD finance le projet à hauteur de 2 millions d’euros via un prêt d’investissement bonifié.
 
Les deux prêts ont été annoncés le 9 décembre 2016.
 

Signature de la notification de financement de l’AFD pour l’association AKATIJ,
par Jean-Louis De Blanes, président d’AKATIJ et Laurent Fakhoury, directeur de l’agence AFD de Cayenne.

 



 
 
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