L'action de l'AFD en matière de santé
et de protection sociale

Actualités

Colloque international : Dividende démographique et évolution de la fécondité en Afrique subsaharienne

22/06/2017

Le 11 et 12 mai dernier s'est tenu à Paris le colloque international : Dividende démographique et évolution de la fécondité en Afrique subsaharienne. Un colloque organisé par l’Académie des sciences (COPED), l’Agence française de développement, l’Institut national d’études démographiques (Unité Démosud), l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et  l’Unité mixte de recherche 201 (IRD – Université Paris 1).

L’Afrique subsaharienne (ASS) occupe une place singulière dans la dynamique démographique mondiale ; elle enregistre en effet la progression démographique la plus rapide de tous les continents, et de tous les temps. Avec un taux de croissance de 2,6% par an, sa population pourrait sextupler en un siècle, passant de 642 millions d’habitants en 2000 à près de 4 milliards en 2100. La population d’ASS est en effet marquée par une fécondité de 5,1 enfants par femme en moyenne, et une mortalité en nette recul depuis les années 2000, même si elle demeure nettement en deçà des moyennes mondiales (espérance de vie de 59 ans contre 70 ans). Alors que toutes les régions du monde sont à la fin de leur transition démographique, l’Afrique demeure ainsi dans une phase réputée transitoire où la diminution de la mortalité, combinée à un maintien d’une fécondité élevée, conduit à une forte croissance de la population. Si les situations sont diverses selon les pays, un certain nombre d’entre eux étant à des stades avancés de transition, (en Afrique australe notamment), il n’en reste pas moins que, en volume, près de 60% de la population du continent vit dans des pays où la fécondité est supérieur à 5 enfants par femmes.

Cette situation conduit à s’interroger à la fois sur les causes de cette évolution atypique, et sur les enjeux économiques, sociaux et politiques qu’elle implique. Ce rythme élevé de fécondité est tout d’abord le résultat d’une combinaison complexe de nombreux facteurs, mêlant des dimensions socio-culturels, économiques ou encore institutionnels. Les travaux de recherche s’intéressent ainsi aux déterminants de la fécondité, qu’ils concernant le niveau de pauvreté, d’instruction, d’accès aux soins de santé, d’urbanisation, le statut des femmes ou encore les normes culturelles et religieuses. La croissance importante de la population n’est également pas sans conséquence sur la trajectoire de développement de l’Afrique subsaharienne, et sur ses répercussions en termes d’allocation des dépenses publiques, d’accès aux services essentiels et à l’emploi. Les études enfin s’intéressent à l’opportunité d’un « dividende démographique » pour les pays d’ASS et aux conditions permettant d’en bénéficier (ralentissement des rythmes de fécondité, renforcement du capital humain, contexte économique et institutionnel).

 Retrouvez ci-dessous le programme, le résumé et les présentations des intervenants (vidéos et pdf).

Le programme

Le résumé des interventions (Version originale) / Abstracts of the talks (Original version)

Discours du Directeur Général de l'AFD - Rémy Rioux
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Introduction de Henri LERIDON
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► Présentation de Latif DRAMANI : Le dividende démographique en Afrique de l’Ouest et du Centre. Définitions, mesures, résultats
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► Présentation de John CASTERLINE : Demand for children and fertility transition: Africa in comparative perspective
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► Présentation de Jean-Pierre GUENGANT : Accélérer la baisse de la fécondité pour atteindre le dividende démographique et l’émergence économique
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► Présentation de Daniel DELAUNAY : Élargir le champ d’étude du dividende démographique. L’exemple de deux capitales sahéliennes

► Présentation de Parfait ELOUNDOU-ENYEGUE : Controverses et divisions autour du dividende : une revue de l’expérience africaine
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► Présentation de Scott MORELAND : Comment mesurer le dividende démographique ? Le modèle DEMDIV
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► Présentation de Arthur MINSAT : Labour market consequences of Africa’s demographic dividend
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► Table ronde, introduction par Aurélie Gal Regniez (vidéo)

Vidéo de la table ronde (durée 1:44)

► Présentation de Kazuyo MACHIYAMA et John CLELAND : The predictive value of desire to limit childbearing in sub-Saharan Africa.

► Présentation de Sara YEATMAN : The dynamics of fertility preferences in southern Malawi

► Présentation de Moussa BOUGMA : Fertility limitation and child schooling in Ouagadougou : selective fertility or resource dilution?

► Présentation de Abdoul Moumouni NOUHOU : Religiosité et projet de fécondité chez les femmes au Niger

► Présentation de Clémentine ROSSIER, Bruno SCHOUMAKER et Jamaica CORKER : The growth of the “floating” economic class in sub-Saharan Africa: Implications for fertility decline and family planning policies and programs

► Présentation de Doris BONNET : Nouveaux projets d’enfants dans le contexte de la procréation médicale en Afrique subsaharienne

► Présentation de Isabel GUENTHER and Kenneth HARTTGEN : Desired Fertility and Children Born in sub-Saharan Africa

► Présentation de Joyce MUMAH : Reasons for unmet need for family planning, with attention to the measurement of fertility preferences in Nairobi slums

 

Article et emmision radio

► Voir l'article du Monde Afrique : « Chez les jeunes urbains africains, la sexualité n’est plus uniquement fondée sur les obligations du mariage » par Marie-Pierre Nicollet

► Emission RFI (mercredi 10 mai) : Priorité santé - Contraception en Afrique subsaharienne



Récit de survie d’un réfugié syrien en Jordanie

20/06/2017

Le parcours chaotique d’un réfugié syrien en Jordanie raconté par Pierre Salignon, chef de projets à la division santé et protection sociale de l’AFD.

Amman, Jordanie, avril 2017. Quand il ouvre la porte de la pièce où il vit avec sa famille, le vieil homme tente bien de sourire. Mais il est aussitôt pris d’une quinte de toux violente. Avec sa lourde couverture sur les épaules et sa barbe de quelques jours, il semble épuisé. Seule sa fille de 2 ans, qui s’agite aux côtés de sa mère, sur des matelas usés posés à même le sol, est capable de ramener un large sourire sur son visage devenu gris. Originaire de Homs en Syrie, il s’est réfugié en Jordanie il y a quatre ans, avec sa famille. Il lui fallait fuir la guerre, les violences, les crimes du régime de Damas.

Prise en otage
Plombier de profession, il a tout perdu. Il était marié à l’époque à une autre femme, tuée dès le début de la guerre civile dans les bombardements. Il reste sans nouvelles de quatre enfants de ce premier mariage qui, tous, ont fui vers la Turquie. Il s’est remarié avec la jeune femme à ses côtés. Et précise, pudique : « Elle aussi a perdu son mari. » Elle a été un temps détenue, « prise en otage » dira-t-il, plusieurs mois, par un groupe armé. Peu importe lequel. Avec pudeur, il raconte que sa détention « a été terrible ». Quand ils se sont rencontrés, il a décidé de s’unir rapidement avec elle, « pour la protéger ».
Les conditions de vie à Homs étaient devenues si dures qu’ils ont décidé de fuir vers la Jordanie. Accueillis durant six mois dans le camp de réfugiés de Zaatari dans le désert jordanien, ils décideront d’en partir. Et de venir s’installer à Amman, quitte à s’affranchir de la légalité. « Les conditions de vie à Zaatari étaient mauvaises. Nous n’avions pas le droit de circuler. » Il n’en dira pas plus.

Camp de Zaatari © Dominic Chavez - World Bank

L’assistance de Première urgence internationale
Désormais installés dans l’est de la capitale jordanienne, ils survivent. Lui avec son asthme non soigné. Elle qui vient de donner naissance à un second enfant. « Nous allons le chercher à l’hôpital en début d’après-midi », se réjouit-elle. Elle ne dira rien de plus. Discrète, tout en retenue. 

Elle a accouché après une grossesse compliquée dans un hôpital d’Amman, et bénéficié de l’assistance de l’ONG française Première urgence internationale (PUI). Grâce au soutien financier de l’AFD, elle a pu rembourser les frais de l’hospitalisation et de la césarienne, de l’ordre de 500 dollars de cash for health qu’ils n’auraient pu avancer sans s’endetter davantage. À ce jour, leur créance avoisine les 800 dollars. Et elle pourrait bien encore augmenter. « Ma femme est victime de crises d’épilepsie. Elle a un traitement régulier à prendre qui l’empêchée d’allaiter. Nous allons devoir acheter du lait en poudre. »

150 dollars par mois
Ils n’ont pas d’autres ressources que les 150 dollars mensuels perçus du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). De quoi payer le loyer de leur lieu de vie précaire, l’eau et l’électricité. Les bons alimentaires du Programme alimentaire mondial (PAM) couvrent à peine leurs besoins journaliers. Quant à l’accès aux soins, c’est un tunnel administratif. « On me dit que j’y ai droit, mais je n’ai aucun traitement pour mes problèmes respiratoires, et je n’ai pas les moyens de les payer », soupire le chef de famille entre deux râles déchirants. L’assistante sociale de PUI prend des notes. Écoute attentivement. Elle lui propose de l’accompagner au HCR et de l’orienter vers un autre partenaire médical jordanien qui pourra peut-être lui prescrire un traitement adapté. « Et l’avenir ? » Le silence s’installe.
« Voyez mon état, je ne peux pas travailler… elle non plus. » Leur petite fille sourit devant un dessin animé sur un téléviseur sans âge. Il ajoute : « Vous savez, tant que “Bachar” sera là, nous ne rentrerons pas. Il a tout détruit. Nous n’avons plus rien. Je suis arrivé ici avec les habits que j’ai sur le dos. » Alors même que les expulsions de réfugiés par les autorités jordaniennes augmentent, leur vie se concentre dans cette pièce insalubre et humide, en lien avec des voisins réfugiés, eux aussi originaires de Homs. « On ne sort pas du quartier sauf nécessité. »
 

Pas de retour rapide
La guerre en Syrie ne dessine aucune perspective d’un retour rapide dans leur pays. Le caractère chronique de la crise conduit chaque jour davantage de réfugiés syriens vers l’extrême pauvreté, en Jordanie comme ailleurs dans la région. Le cycle est connu ; plus la crise dure, plus la perspective d’un retour à une vie digne s’éloigne. Refuge précaire et statut temporaire. Dépendance à l’aide et interdiction de travailler, endettement rapide et travail des enfants. Voire prostitution et développement du mariage précoce, pression pour le retour…

Reste que le programme d’assistance de Première Urgence Internationale et de son réseau de partenaires jordaniens apporte aux réfugiés syriens une assistance certes modeste mais adaptée au plan individuel, sans laquelle ils ne pourraient faire face. Un programme qui, pour l’AFD, mérite d’être soutenu. Et de se poursuivre avec l’aide des autres bailleurs de fonds.

Pierre Salignon, chef de projets, division santé et protection sociale, AFD

À lire aussi sur iD4D : « Réfugiés syriens : l’aide au développement du Liban et de la Jordanie doit être inconditionnelle », par Haneen Ismail Sayed, coordinatrice du programme de développement humain de la Banque mondiale au Liban, en Syrie et en Jordanie.

À lire aussi sur iD4D : « Crises de réfugiés : soutenir le développement des pays d’accueil », par Paolo Verme, économiste senior à la Banque mondiale.

À lire aussi sur iD4D : «  Crise des réfugiés au Liban : le point de vue d’une entreprise sociale    », par Kim Issa, responsable des relations extérieures le l'ONG  Arcenciel 

 

 



Le secteur privé au chevet de la santé

07/04/2017

L'accès aux soins - et aux soins de qualité -, est un défi pour une grande partie de la population en Afrique subsaharienne. Ce sont notamment les petites structures privées qui, dans les campagnes et pour les plus pauvres, répondent aux besoins. Engagée à leurs côtés, la fondation Medical Credit Fund fait la démonstration qu'en matière de santé, on peut allier but social et projet entrepreneurial de façon efficace.

Un manque d'investissements en matière de santé

L'Afrique subsaharienne représente 16 % de la population mondiale mais seulement 2 % des dépenses mondiales de santé. La croissance démographique, l’augmentation des maladies chroniques mais aussi les progrès socio-économiques génèrent pourtant au fil des années une demande de soins toujours plus pressante. Or, le sous-continent africain souffre d'un manque patent d'investissements.

Dans ce contexte très tendu, près de 50 % du total des prestations de soins sont déjà assurées par le secteur privé qui joue là un rôle clé à tous les niveaux, de l’offre de soins au commerce de détail. Sa place est même prépondérante  dans certains pays, comme en Ouganda ou au Ghana, avec plus de 60 % de part de marché de l’offre totale de soins. « Contrairement aux idées reçues, le privé est parfois le seul prestataire de soins dans des régions rurales et dans des quartiers urbains défavorisés, explique Aurore Lambert, chef de projet santé à l’AFD. On est loin d’une offre qui ne servirait que les populations les plus riches ! ».

Souvent de petite taille ou de taille moyenne, ces structures sont pourtant confrontées à deux problèmes majeurs et intrinsèquement liés : la faible qualité des soins et la difficulté d'accès à des financements qui permettraient d’investir pour y remédier. De fait, le secteur bancaire considère généralement leurs activités comme risquées.


Près de 600 centres de soins financés

Medical Credit Fund (MCF) est une fondation qui a justement pour objectif de faciliter le financement de ces structures tout en accompagnant l’amélioration de leurs standards de qualité. Basée en Hollande, c’est, à l'heure actuelle, la seule fondation de ce type. En cinq ans d’existence, MCF a financé 586 centres de soins, principalement au Kenya et au Ghana, mais aussi au Nigeria et en Tanzanie. Le montant moyen des prêts s'élève à 20 000 euros et ces derniers servent surtout à rénover des bâtiments ou à acquérir des équipements.

Ainsi par exemple,  il y a quelques mois, l’hôpital South B, une petite structure hospitalière de 45 lits située dans une zone populaire de Nairobi, a bénéficié d’un prêt pour financer la création d’unités de soins intensifs, de néphrologie et d’hémodialyse. Pendant toute la durée du prêt, les équipes de l'hôpital suivront un programme d’amélioration de la qualité des soins.

 Photo Dorte Hopmans © Diorte

MCF est une fondation à but non lucratif. Mais c’est aussi un acteur privé : MCF ne fait pas de dons et cherche à croître pour atteindre l’équilibre financier. L’équilibre permet d’assurer l’autonomie du projet et de le faire gagner en puissance. « On est dans le social business, explique Selvan Pajaniradja, qui développe ce secteur d’intervention à l’AFD. L’objectif est bien de construire une offre de santé de qualité pour tous à un prix abordable. MCF fait donc du développement mais en générant dans le même temps les revenus indispensables à la pérennité du projet ! »

 

Demain, l'Afrique francophone ?

La particularité de MCF se lit dans sa méthode, inclusive et partenariale. La fondation s’appuie sur des institutions financières locales auxquelles elle apporte sa connaissance du secteur de la santé et qu’elle accompagne lors de l’instruction et du suivi des dossiers. « Le but est de travailler avec des partenaires locaux et de les aider à développer leur offre de prêts à destination du secteur, ajoute Aurore Lambert. Il s’agit de démontrer que le financement des services de santé en Afrique peut être une activité rentable. »

Parce que le projet de MCF est au cœur de ses objectifs en matière de santé et de social business, l’AFD a décidé de participer en décembre 2016 à une levée de fonds. Elle l'a fait via un prêt de 3 millions et une subvention d’1 million d’euros issue de sa facilité social business.

Elle se joint ainsi notamment à la Société Financière Internationale (SFI) et à la fondation Calvert . À terme, l’objectif pour l’AFD est d’aider MCF à s’implanter en Afrique francophone, en particulier en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Sénégal où les besoins sont également importants. 

« Compte tenu de son expertise sur la santé et le secteur financier dans de nombreux pays, précise Arjan Poels, le directeur général de MCF, l’AFD est un partenaire clé pour accompagner notre projet d’amélioration des capacités de financement des structures de santé et plus globalement de la qualité des soins sur le continent. » 



Santé | Un centre flambant neuf au service de la qualité des diagnostics et de la biologie médicale

22/02/2017
Le Togo peut désormais compter sur un lieu dédié à la biologie clinique : le Centre de la division de la pharmacie, des laboratoires et du médicament, qui a vu le jour le 16 février dernier. Partie intégrante d’un programme régional de la Fondation Mérieux , le centre permettra de renforcer le secteur du laboratoire médical.
 
Un secteur de la biologie médicale structuré pour faire face aux maladies infectieuses
 
Le nouveau Centre de la division de la pharmacie, des laboratoires et du médicament (DPML) comprendra également un centre de formation continue pour les professionnels de la biologie médicale et une unité d’évaluation externe de la qualité des laboratoires.
 
À l’origine de cette construction, une problématique : alors même qu’un système de laboratoires de biologie fournissant services de qualité est une condition essentielle pour améliorer la santé des populations, le diagnostic est un domaine sous-traité par les gouvernements et bailleurs internationaux.
 
 
Un réseau régional pour de meilleurs diagnostics
 
L’importance de la création d’un centre de formation et d’une unité d’évaluation externe de la qualité des laboratoires n’en ressort que mieux. Ces deux entités entrent dans le cadre du projet de Réseau d’Afrique de l’Ouest des laboratoires d’analyses biologiques , plus connu sous le nom de RESALOAB+. 
 
Ce projet, mis en œuvre par la Fondation Mérieux , est le premier programme régional à apporter une réponse à la problématique de la performance des systèmes de laboratoires de biologie.  
L’AFD est le principal soutien financier de ce projet (5 millions d’euros sur un total de 8 millions). 
 
 
Une surveillance accrue des épidémies
 
Le réseau couvre sept pays de l’Afrique de l’Ouest (dont le Togo) et est voué à renforcer le secteur du laboratoire médical dans une perspective sous-régionale. 
 
Ses impacts :
  • Il contribue à l’amélioration de la qualité des diagnostics, permettant une prise en charge plus adaptée des patients et la réduction des coûts aussi bien pour le système de santé que pour le patient ;
  • Il permet la mise en place d’un système de surveillance épidémiologique solide avec une notification des cas précoces, un dispositif essentiel pour tenter de stopper la chaîne de transmission des maladies à potentiel épidémique.  
 
Ressources humaines, médicaments… L’AFD partenaire du Togo pour un système de santé efficace
 
Quant aux bâtiments administratifs de la division de la pharmacie, des laboratoires et du médicament, ils s’inscrivent dans le cadre du projet d’appui à la gestion des ressources humaines et du médicament , financé par l’AFD et clôturé en décembre dernier. Une initiative qui prend sa source dans le déficit de capacités en matière de ressources humaines en santé et la mauvaise gestion des médicaments, deux phénomènes qui entravent le développement sanitaire.
 
L’un des axes du projet : l’optimisation des principales fonctions de régulation du secteur pharmaceutique.  
 
Afin d’atteindre cet objectif, de nombreuses activités de renforcement du secteur ont été menées en parallèle à la construction du nouveau centre, comme :
  • le renforcement des capacités de l’autorité de régulation du médicament et la formation des équipes ;
  • l’aménagement du cadre réglementaire ;
  • ou encore la mise à jour de la politique pharmaceutique nationale
Le projet a également contribué à consolider et améliorer la performance du système d’approvisionnement des médicaments essentiels et génériques gérés par la Centrale d’achat dédiée du Togo. Des actions en faveur de la réforme du secteur de la santé togolais et qui démontrent un engagement constant de l'AFD .
 
La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et de la Protection sociale, le Pr Moustafa Mijyawa, de l’ambassadeur de France au Togo Marc Fonbaustier, du directeur de l’AFD Lomé Benoît Lebeurre et du directeur général de la Fondation Mérieux Benoît Miribel.
 
 
 
 
Le ministre de la Santé et de la Protection sociale coupant le ruban
- © AFD 2017
 
En images, les officiels ayant pris part à l'inauguration - © AFD 2017

 



Deux accords qui mettent la santé et le développement urbain à l’honneur

17/02/2017

La visite du secrétaire d’État chargé du Développement et de la Francophonie a été l’occasion de signer deux nouveaux accords avec le Tchad. À l’honneur : la santé et la réhabilitation d’un canal de la capitale N’Djamena, le tout au service de meilleures conditions de vie pour la population !

 

Gratuité des soins et lutte contre le sida

Jean Marie Le Guen, secrétaire d’État chargé du Développement et de la Francophonie, a profité de sa visite à N’Djaména le 14 février pour procéder à la signature de deux accords en faveur du Tchad, pour un montant total de 20 millions d’euros.

Au cœur du premier accord, la deuxième partie de l’aide budgétaire globale de la France au Tchad de l’année 2016. D’un montant de 5 millions d’euros, elle ciblera le secteur de la santé et les dépenses prioritaires pour la santé des populations tchadiennes.

Au programme :

  • dotations de 5 hôpitaux de référence du pays ;
  • des programmes de gratuité des soins pris en charge par l’État tchadien ;
  • et financement du programme sectoriel de lutte contre le sida.

Cette aide vient compléter la première partie de décembre 2016 consacrée au paiement des pensions et des retraites.

 

Le Tchad face à la crise

Une aide qui intervient dans un contexte de difficultés économiques sans précédent pour le Tchad, sévèrement affecté par le double choc exogène de la chute des cours du brut et de la forte détérioration de l’environnement sécuritaire. Une situation financière difficile qui entrave la capacité du gouvernement à fournir des services de base à la population.

L’aide française contribuera, à sa mesure, à l’effort collectif engagé par les partenaires techniques et financiers pour aider le pays à faire face du mieux possible aux tensions de trésorerie auxquelles il est actuellement confronté. 

 

Le Canal des Jardiniers, un drain à ciel ouvert…

Quant au deuxième accord signé par Jean-Marie Le Guen, il est dédié à l’aménagement du Canal des Jardiniers, un projet novateur qui s'élève à 15 millions d’euros, mis en œuvre par la mairie de N’Djaména. 

Près de 150 000 personnes vivent dans les quartiers bordant le canal, qui se révèle être un drain à ciel ouvert. Les conditions sanitaires y sont dégradées, les habitants utilisant le canal pour y déverser ordures ménagères et eaux usées. 

À travers ce projet, le canal se verra assaini et réhabilité pour enfin offrir aux populations un accès à des services urbains et à des aménagements de qualité. À la clé : de meilleures conditions de vie, sur le long terme, pour les habitants !

 

… Et la coulée verte de la capitale !

Bien qu’il s’inscrive en continuité des précédentes opérations financées par l’AFD dans le domaine du drainage pluvial, le projet revêt un caractère novateur au Tchad : il ne s’agira pas seulement de redonner au canal sa fonction de collecteur des eaux pluviales, mais également de participer à la requalification de quartiers historiques de N’Djaména

Véritable coulée verte au cœur de la ville, le Canal des Jardiniers a le potentiel nécessaire pour devenir un lieu emblématique de la capitale, où les habitants de N’Djaména prendront plaisir à se rassembler et à partager des moments de vie collectifs.

  


Signature des conventions.

De gauche à droite : l'ambassadeur de France au Tchad, le secrétaire d'État chargé du Développement et de la Francophonie, le ministre des Finances et du Budget et la directrice de l'AFD par interim.

 


De droite à gauche : la directrice de l'AFD par interim, le secrétaire d'État chargé du Développement et de la Francophonie, le ministre des Finances et du Budget, le maire de N'Djaména, l'ambassadeur de France au Tchad.
 



 
 
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