L'action de l'AFD en matière de santé

Actualités

Protection sociale : l'union technique de la mutualité signe un partenariat avec le ministère de la Solidarité

01/02/2016

Ce partenariat vise à concrétiser le volet renforcement de l’accessibilité financière aux soins du Programme d’Appui au Développement Sanitaire et Social de la région de Mopti Phase II  (PADSS Mopti II). Le budget total du projet est 13 M€ entièrement financé par l’AFD.

Favoriser l'accès aux soins

La politique de protection sociale malienne a été adoptée en 2002. Les populations du secteur informel et rural qui ne peuvent à ce jour bénéficier ni de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), gérée par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM), ni du Régime d’Assistance Médicale (RAMED) géré par l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM) sont le cœur de cible de ce projet. Moyennant une contribution modeste, elles bénéficieront d’une assurance maladie mutualiste à adhésion volontaire, qui offre le panier de soins de base retenu pour l’assurance maladie universelle.

À la demande des autorités maliennes, ce partenariat participera notamment à :

  • assurer une continuité de l’appui à la région de Mopti dans le prolongement du précédent projet PADSS
  • accompagner la mise en œuvre de la politique de financement de la santé à travers un projet pilote permettant d’expérimenter les orientations institutionnelles, organisationnelles et financières prises.

Ces orientations s'inscrivent dans une double stratégie :

  •  renforcer et stabiliser le système de santé dans une région « tampon » avec le nord Mali, dont l’hôpital Somine-Dolo est prédestiné à devenir la troisième référence
  • réaliser l’extension de la protection sociale universelle au Mali.

La maitrise d'ouvrage de la politique de protection sociale malienne est assurée par le ministère de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord (MSAHRN). L'AFD finance le projet à travers une subvention de 8 millions du programme 209 au titre des engagements Muskoka et les crédits délégués de l’I3S pour 5 millions d'euros. Dans le cadre du partenariat,  le ministère confie à l’Union technique de la Mutualité (UTM) la mission d’opérateur de développement de l’assurance maladie mutualiste (ODAMM). Les parties signataires s’engagent à contribuer activement à la réalisation des objectifs conventionnels en matière de développement et de gestion de l’assurance maladie prévue dans la phase II du Programme d’Appui au Développement Sanitaire et Social de la région de Mopti.

La signature de la convention de partenariat entre l’Union Technique de la Mutualité du Mali et le ministère de la Solidarité, de l’Action Humanitaire et de la Reconstruction du Nord s'est déroulée le 06 janvier 2016 à Bamako.


 



L’AFD consent 5 millions d’euros à trois ONGs pour soutenir l’accueil des réfugiés syriens de la région du Moyen-Orient

20/01/2016

Marie-Hélène Loison, directrice du département Méditerranée-Moyen Orient à l’AFD et Thierry Mauricet, Directeur Général de l’ONG Première Urgence Internationale ont signé ce jour à Paris une convention de financement d’un montant de 3 millions d’euros en faveur de projets dans les domaines de la santé, de l’éducation et du support psycho social au Liban, en Jordanie et dans le Kurdistan irakien.   Ce financement vient compléter la subvention allouée par l’AFD le 19 janvier à deux ONG libanaises : Amel et Arcenciel pour un montant d’un million d’euros chacune.

 

L’organisation Amel privilégie l’accès à la santé en tant qu’outil de prévention des tensions. Ainsi dans trois régions du Liban, l’ONG va permettre l’accès de 56000 libanais et syriens à un service de santé de qualité, la participation de ces publics à des sessions de sensibilisation, l’accès des personnels de santé à une formation pour accompagner leurs publics dans une meilleure appréhension du conflit. Enfin des ateliers d’échanges de bonnes pratiques seront mis en place entre 50 représentants d’organisations d’agences publiques nationales, d’organisations locales et non-gouvernementales. 
 
L’organisation Arcenciel va, quant à elle, développer pendant deux années, l’accompagnement des réfugiés au sein de neuf municipalités réparties dans le pays. Le projet structuré autour de 4 volets va permettre la formation des travailleurs communautaires, un accès facilité des publics aux services sociaux, une offre de formations professionnelles en direction des femmes et la prise en charge psychosociale de 1600 personnes. 
 
Ces trois subventions ont été attribuées suite à la diffusion, par l’AFD en juillet 2015, de l’appel à projets « crise et sortie de crise » qui répond à l’obligation d’aider durablement les Etats de la région dans la gestion des effets de l’accueil massif des réfugiés, faute de perspective rapide de résolution du conflit. En effet, face à une crise qui s’inscrit désormais dans la durée, il est essentiel d’apporter un soutien aux Etats et aux acteurs de la société civile de la région du Moyen-Orient dans l’accueil des réfugiés syriens. 
 
Le soutien de l’AFD, porte spécifiquement sur le renforcement des services sociaux offerts aux réfugiés et aux communautés hôtes et doit permettre la réduction des tensions entre communautés et une meilleure coordination entre acteurs et les synergies de travail dans le respect des politiques nationales définies par les autorités.

 

En savoir plus sur les projets d'appui au réfugiés syriens au Liban



Lutte contre la fièvre jaune : la Fondation Institut Pasteur de Dakar va se doter d’une nouvelle unité de production de vaccins

19/01/2016

Pour la fondation sénégalaise, seul producteur de vaccin pré-qualifié par l’OMS à être basé en Afrique, l'apport de l'AFD, par un prêt bonifié de 6,5 millions d’euros, va permettre de renforcer durablement la lutte contre cette maladie pour laquelle il n'existe pas de traitement.

30 000 décès dus à la fièvre jaune

L’OMS estime chaque année à 200 000 le nombre de cas de fièvre jaune et à 30 000 le nombre de décès dus à cette maladie dans le monde. Maladie hémorragique virale transmise par des moustiques infectés, la fièvre jaune est présente dans toute l’Afrique intertropicale, en Amérique du Sud et dans certaines îles de la Caraïbe. L’Afrique est cependant particulièrement touchée (90% des cas) et l’OMS estime que 610 millions de personnes dans 32 pays sont exposées à cette maladie sur ce continent.

Seule la vaccination permet de lutter contre la fièvre jaune 

Selon l'OMS, 32 pays africains sont considérés « à risque » de fièvre jaune, avec une population exposée de 610 millions de personnes, dont 219 millions en zone urbaine.Il n’existe pas de traitement et la vaccination constitue le seul moyen de lutter contre la fièvre jaune.

Or, le nombre de vaccins produits est aujourd’hui insuffisant pour pouvoir mener à terme toutes les actions de vaccination nécessaires dans les pays endémiques.


Génomes du virus de la Fièvre jaune dans des cellules de foie humain infectées
pendant 24 heures. © Institut Pasteur/Nolwenn Jouvenet

La seule unité de production basée en Afrique

La FIPD fait partie des quatre producteurs mondiaux pré-qualifiés par l’OMS pour la fabrication de ce vaccin et ce projet devrait donc permettre de renforcer durablement la lutte contre cette maladie. La FIPD est par ailleurs  la seule unité de production de ce vaccin basée en Afrique.

Le prêt de 6,5 millions d’euros accordé par l’AFD à la FIPD s’inscrit dans le cadre du projet AfricAmaril d’un coût total de 23 millions d’euros cofinancé par la Banque Islamique de Développement (BIsD) et l’Etat du Sénégal. La nouvelle unité sera installée sur un terrain de 2 ha, attribué par le Président Macky Sall, sur le site de Diamniadio à l’est de Dakar. Le futur bâtiment d’une surface d’environ 3 000 m² comprendra, une partie réservée à la production, un laboratoire de contrôle qualité, une partie administrative,  et des bâtiments annexes.

La réduction du taux d'intérêt (prise en charge par l'Etat français) - ou concessionalité - attachée au financement de l’AFD permettra de développer les activités de la FIPD sur la surveillance des arbovirus et des virus de fièvre hémorragiques et sur les réponses aux épidémies. Elle permettra également de poursuivre et d’intensifier ses actions de formation.

Les travaux débuteront fin 2016 et le bâtiment devrait être livré en mars 2019.

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La convention a été signée par Laurence Hart, directrice de l’AFD au Sénégal, et le Professeur André Spiegel, Administrateur de la Fondation Institut Pasteur de Dakar ,
en présence de Jean Félix Paganon, Ambassadeur de France au Sénégal.



L'AFD et l'UE luttent contre les déserts médicaux à Madagascar

14/01/2016

Jeudi 14 janvier, près de 70.000€ de matériels ont été remis à des agents de santé pour les inciter à s’installer dans des zones enclavées de Madagascar. L’AFD souhaite ainsi améliorer l’accès de la population à des services de santé de qualité à travers tout le pays.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme National de la Couverture Sanitaire Universelle, le ministère de la Santé a mené, avec l’ensemble de ses partenaires, des actions visant à une meilleure gestion de son capital humain.
 

24 kits de fidélisation dans trois régions


L'AFD a ainsi remis des kits de fidélisation à 24 agents de santé qui couvrent 12 centres de santé et 3 régions de Madagascar. Ces kits sont composés de meubles, d’ustensiles de cuisines, d’éclairage, de motos  et de téléphones portables avec stabilisateurs de tension pour un total de plus de 230 millions d’ariary (environ 70.000€).
 

En encourageant des agents de santé à s’installer et à rester dans des zones enclavées, l’Union européenne, l’UNICEF et l’AFD souhaitent permettre aux personnes situées dans les zones les plus éloignées d’avoir accès à des soins et des médicaments de qualité, notamment pour les populations les plus vulnérables, comme les enfants et leur mère.
 

Près de 5 millions d’euros pour l’amélioration des services de santé
 

Suivant ce même objectif de donner accès au plus grand nombre à des services de santé de qualité, l’AFD et l’Union européenne ont récemment signé des accords avec la SALAMA, première centrale d’achats de médicaments à Madagascar. Ainsi, les 4,6 millions d’euros accordés lui permettront d’augmenter ses stocks, d’acquérir un terrain et un magasin de stockage.
 


 

La cérémonie de remise officielle s’est tenue en présence de Hery Rajaonarimampianina, Président de la République de Madagascar, Antonio Sanchez-Benedito, Chef de Délégation de l’Union Européenne à Madagascar, Andriamanarivo Mamy Lalatiana, Ministre de la Santé Publique, Coralie Gevers, Country manager de la Banque Mondiale, Elke Wisch, Représentante de l’UNICEF à Madagascar, et Bertrand Ficini, Directeur adjoint de l’AFD à Madagascar.

L’AFD intervient dans le secteur de la santé à Madagascar depuis plus de 10 ans. En 2013, 8 millions d’euros ont par exemple été attribués à la lutte contre la mortalité infantile et maternelle dans deux régions ne bénéficiant jusqu’alors d’aucune aide.



L’AFD soutient le secteur médico-social polynésien

29/12/2015

Le directeur de l’agence AFD de Papeete a signé le 12 décembre dernier, en présence du Président de la Polynésie française, deux conventions de financement à l’attention des associations médico-sociales Apair et Apurad pour la construction, sur le site du Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), de leurs nouveaux locaux médicalisés. Ces deux associations, à but non lucratif, portent des missions de service public.

 

L’Apair (association polynésienne d’aide aux insuffisants respiratoires) contribue à la prise en charge du traitement à domicile de l’insuffisance respiratoire sous toutes ses formes avec l’ensemble du secteur de soin. Elle participe également à la prévention des maladies respiratoires  et organise l’assistance médicotechnique à domicile au profit des patients atteints de toutes autres pathologies nécessitant un appareillage ou des dispositifs médicaux d’aide à la vie.

L’Apurad (association polynésienne pour l’utilisation du rein artificiel à domicile) traite les insuffisants rénaux en dialyse péritonéale chronique ambulatoire, en dialyse péritonéale automatisée et en unité de proximité. Cette structure est reconnue comme établissement de santé.  

Historiquement les deux associations ont toujours évolué suivant les besoins de l’une ou de l’autre (déménagements successifs, création de nouvelles activités). Cette synergie s’inscrit dans la maîtrise des coûts et des dépenses, la mutualisation des compétences, des postes et des stratégies.

Ce nouvel investissement d’envergure témoigne de cette synergie. Le projet consiste en l’aménagement d’un bâtiment et en la construction-aménagement d’un plateau situés tous les deux dans le CHPF. Ces nouveaux locaux complèteront l’offre de soin déficiente en matière d’hémodialyse pour répondre au besoin de prise en charge et pour éviter le surcoût liés aux évacuations sanitaires. Ils permettront aussi de créer une offre de soin à domicile pour élargir le panel d’offre de soins dans un contexte de vieillissement de la population et pour désengorger le CHPF qui souffre aujourd’hui de son attractivité. L’administration des deux associations se rapprochera ainsi du centre névralgique que constitue le CHPF et bénéficiera de sa logistique et de ses fluides.

Pour les deux associations, cet investissement centralisera les professionnels de santé au plus près du partenaire hospitalier et optimisera la gestion et l’organisation des stocks de la pharmacie et du service technique pour répondre aux impératifs de superficie et d’efficience.

Les infrastructures permettront d’accueillir 48 nouveaux patients en unités médicalisées. 15 nouveaux emplois seront à terme créés dans les deux associations sans compter les emplois induits par le chantier. Par ailleurs, le prêt octroyé par l’AFD intègre une forte bonification qui permet aux associations de bénéficier de taux d’intérêt très avantageux. 

L’ouverture des activités est prévue pour le dernier trimestre 2017.



Renforcement de capacités : le personnel paramédical en formation continue

16/12/2015

Les sessions de formation des personnels paramédicaux dans le cadre du projet d’appui à la formation continue des personnels paramédicaux (PARAMED) ont été lancées le 11 novembre 2015, à Brazzaville, par le ministre de la Santé et de la Population, François Ibovi,  en présence des représentants de l’AFD, de l’Union Européenne  et d’autres partenaires techniques et financiers.

Améliorer la qualité des soins dispensés au Congo

Ce projet vise à améliorer la qualité des soins dispensés au Congo grâce à la mise en place d’un système de formation continue des personnels paramédicaux (sages-femmes, infirmiers diplômés d’État, techniciens de laboratoire) et le renforcement des capacités des institutions publiques impliquées dans la formation en santé.

1450 personnes formées
Il répond donc à un manque de personnels de santé en activité, notamment pour la prise en charge du paquet de soins essentiels : 59 personnes ont suivi au préalable la formation des formateurs. Au terme du projet, 1 450 personnes issus du personnel paramédical dont 900 infirmiers diplômés d’Etat, 300 sages-femmes, 250 techniciens de laboratoire seront formés dans 15 formations sanitaires retenues.
Formation continue - IDE       
Un projet en co-financement avec l'Union européenne
Le projet PARAMED est financé par l'Union Européenne à hauteur de 4,6 millions d'euros à travers le Fonds Européen de Développement (FED), dont l’AFD assure la gestion déléguée et le groupement CREDES/Croix-Rouge Française/FI BIO, la mise en œuvre du projet.
Le représentant de l’UE a rappelé l’importance de la collaboration entre les institutions, ainsi que les différentes étapes qui ont permis d’aboutir à ce projet.
Le ministre de la Santé et de la Population a déclaré que le bilan à mi-parcours du projet augure de bonnes perspectives.

 



 
 
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