La croissance des villes constitue un des faits majeurs de ce début de millénaire. On compte près d'un million d'habitants en milieu urbain de plus par semaine. A l'horizon 2030, la population mondiale sera de 8 milliards, dont 5 milliards d'urbains. Cette croissance  concernera avant tout les pays relevant de l'aide au développement, dont les villes devront accueillir deux milliards d'habitants de plus en 25 ans.

À la une

Assainissement des quartiers Est de la ville de Lomé

29/04/2016

En prélude aux festivités marquant le 56ème anniversaire de l’indépendance du Togo, le président Faure Essozimna Gnassingbé a procédé ce mardi 26 avril 2016, au lancement des travaux d’aménagement  du 4ème lac  et d’assainissement des quartiers périphériques Est de Lomé. Grâce à la construction de ce lac de stockage des eaux pluviales, plus de 300 000 habitants verront leur environnement de vie s’améliorer et seront à l’abri des inondations récurrentes que connaissent quartiers.

Des infrastructures d’assainissement et de lutte contre les inondations
 
Les travaux de cette seconde phase du Projet d’aménagement urbain du Togo – PAUT II - visent essentiellement à l’aménagement d’un quatrième lac dans le quartier Zorro-bar, à l’Est de la ville de Lomé, sur une superficie de 40 hectares, servant de bassin de stockage des eaux de ruissellement lors des saisons pluvieuses. Un dispositif d’acheminement de ces eaux et de celles du lac Est de Lomé (grâce à l’interconnexion des lacs) vers la mer sera également construit. Ces principaux travaux seront accompagnés de la réalisation d’ouvrages de drainage des quartiers faisant partie du bassin versant du lac.
 
La réalisation de ces différentes infrastructures bénéficiera à des centaines de milliers de personnes résidentes des quartiers Est de la ville de Lomé (Akodesséwa  Kagomé, Adakpamé, Anfamé, Kanyikopé, Baguida),  identifiés comme une zone vulnérable et très inondable. Ces infrastructures contribueront ainsi à l’assainissement global de la zone et supprimeront les débordements et les inondations qui affectent chaque saison des pluies, les populations riveraines du système lagunaire et les activités industrielles et commerciales autour de la zone portuaire.
  Construction des canaux d'évacuation des eaux du 4ème lac vers la mer.
© Photo archives AFD Noel Améblé

Financé à hauteur de 43 millions d’euros (soit près de 28.3 milliards de francs CFA) par l’ Union européenne , dont 95% des fonds sont délégués à l'AFD pour la réalisation des travaux et pour l'appui institutionnel à la Mairie et à la Direction de l'assainissement, le PAUT II intervient dans le cadre de la politique nationale urbaine. Cette politique vise à réduire la pauvreté à travers l’amélioration significative de l’environnement socio-économique et sanitaire des populations urbaines.

La cérémonie de lancement des travaux s’est déroulée à Lomé, sur le site du projet Bè-Zorro bar, en présence des membres du gouvernement, des ambassadeurs de l’ Union européenne et  de la France au Togo, du directeur de l’AFD Lomé, d’autres personnalités coutumières et de la classe politique, et des partenaires au développement.

 
Le président Faure Essozimna Gnassingbé suivant les explications du plan des travaux.
 
Simulation du démarrage des travaux

 

Lire le communiqué de presse

 

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Deux subventions pour les secteurs urbain et santé au Togo

14/03/2016

Dans le cadre du partenariat avec les autorités togolaises, l'AFD a signé deux accords pour financer la construction du Centre d’enfouissement des déchets urbains à Lomé d'une part, et l'amélioration de  la qualité des soins liés à la santé maternelle et infantile d'autre part.

Pour une bonne gestion des déchets solides de la ville de Lomé

L’AFD met à la disposition de l’État togolais une subvention de 7 millions d’euros (soit 4,5 milliards de francs CFA) pour construire un Centre d’enfouissement technique (CET) des déchets solides produits par la ville de Lomé et des communes environnantes, pour un investissement total d’environ 18 millions d’euros.
 
Dans la mise en œuvre, le projet prévoit :
  • la construction du Centre d’enfouissement technique : aménagement des voies d’accès au site et d’une zone technique d’accueil ; réalisation de 5 casiers de stockage des déchets sur 5 ans avec étanchéification grâce à des barrières de sécurité passives et actives ; construction d’une station de traitement ; construction d’un réseau d’évacuation du biogaz et pose d’une torchère ;
  • la valorisation des déchets : la composante de valorisation permettra de diminuer le volume des déchets envoyés sur le site avec la construction des plateformes de prétraitement et de transformation des déchets en combustibles solides de récupération. Cette phase complémentaire sera déclenchée en fonction du résultat des discussions entre le futur exploitant du site et un partenaire industriel, qui utilisera les combustibles générés pour alimenter son site de production.

Visite du terrain - Plan du site avec des explications - © Photo archives AFD Nicolas Gury
 


La subvention est issue des ressources du 11ème Fonds européen de développement (FED), délégués par l’Union européenne à l’AFD. Ce financement complète la subvention de l’AFD dans le cadre du Projet environnement urbain de Lomé (PEUL II en cours - 3,1 millions d’euros pour le CET) ainsi qu'une participation financière à venir de la Banque Ouest africaine de développement (BOAD).

Lire le communiqué de presse  

 
Amélioration de la santé maternelle et infantile

La deuxième subvention, 8 millions d’euros (soit près de 5,24 milliards de Francs CFA) participera au projet de réduction de la mortalité maternelle et infantile dans les régions Maritime et des Plateaux. Ces régions cibles abritent ensemble près de la moitié de la population du pays et présentent d’importants besoins en matière d’accessibilité et de disponibilité des services de santé.
 
Un nouveau-né et sa maman - © Photo AFD Sarah Marniesse

Le programme repose sur les orientations suivantes :
  • Une priorité donnée au renforcement des formations sanitaires dans les régions Maritime et des Plateaux à travers notamment des mises à niveau des Soins obstétricaux et néonatals d’urgence (SONU) dans les formations sanitaires prioritaires identifiés par le ministère de la Santé et de la protection sociale et des appuis techniques en matière de gestion et de recouvrement des coûts ;
  • Un objectif de renforcement des capacités du ministère de la Santé et de la protection sociale au niveau central et déconcentré, dans leurs fonctions essentielles de pilotage et de contrôle, à travers des appuis techniques en matière de programmation et de suivi-évaluation.
Le programme s’appuiera sur des consortiums d’ONG dans chacune des régions (consortium Handicap International pour la région Maritime, consortium Plan International Togo pour la région des Plateaux) pour mettre en œuvre les activités de renforcement des formations sanitaires et des équipes déconcentrées du ministère de la Santé et de la protection sociale.
 
 
La cérémonie de signature de ces 15 millions d'euros de subvention s’est déroulée au ministère de l’Économie, des finances et de la planification du développement, en présence du ministre des lieux, de l’ambassadeur de France au Togo, du directeur de l’AFD Lomé, du secrétaire général de la Délégation spéciale de Lomé, de l’ambassadeur de l’Union européenne, et du directeur adjoint de la Direction du développement rural et des infrastructures à la BOAD. Cette cérémonie a également été l’occasion de la signature de la convention de délégation des fonds entre l’Union européenne et l’AFD, formalisant ainsi la mise à disposition des fonds par l’Union européenne à l’AFD pour le financement de ce projet de CET.
 
 
 
Quelques images souvenir de la cérémonie
 
De gauche à droite: M. Edhorh de la BOAD, Adji Otèth Ayassor, ministre de
l'Economie et des finances, Tchalim Tagba, secrétaire général de la Délégation spéciale
de Lomé, Moustafa Midjiyawa, ministre de la Santé, Nicolas Berlanga Martinez, ambassadeur
UE,  Marc Fonbaustier,  ambassadeur de France  et Benoît Lebeurre, directeur AFD Lomé.


Signature d'un MoU de 90 M€ avec le Suriname

27/11/2015

 

Régis Marodon, Directeur du département Amérique latine-Caraïbes de l’Agence française de développement (AFD), a effectué une visite au Suriname du 25 au 27 novembre 2015. À cette occasion, l’intervention de l’AFD dans le domaine de la santé a été valorisée à travers une visite de l’hôpital d’Albina situé à la frontière avec la Guyane. Cette visite s’est achevée par la signature d’un Memorandum of Understanding (MoU) avec le Gouvernement qui fixe à l’AFD un programme d’activités, sur les quatre prochaines années, de 5 projets pour 90 M€.

 

Les enjeux de la coopération avec la Guyane
Initié en 2009, un projet d’amélioration des infrastructures de santé dans le pays est financé par l’AFD pour un montant de 15M€. La construction de l’hôpital d’Albina constitue le dernier volet de ce vaste programme d’investissements qui s’accompagne, en outre, d’une subvention de 1,1 M€ consacrée à la coopération bilatérale.
 
Une réunion sur l’extension à Albina de la réflexion stratégique menée par la Ville de Saint-Laurent du Maroni dans le cadre des Ateliers de Cergy a réuni, dans la ville frontalière surinamaise, le Maire de Saint-Laurent du Maroni, le Directeur général de l’Établissement Public d’Aménagement de la Guyane et la Responsable du service d’aménagement du territoire du Suriname. La prise en compte des deux rives du Maroni dans cet exercice de prospection permettra de partager des réflexions sur les défis caractéristiques de l’espace transfrontalier.
 
 

 

Signature d’un MoU 2016-2019
Le 27 novembre, M. Marodon a signé avec le Ministre des Finances, M. Gillmore Hoefdraad, un MoU définissant un programme de travail pour les quatre prochaines années selon deux axes stratégiques : i) l’évolution vers un modèle de croissance plus durable et résilient et ii) la concentration d’une partie des interventions de l’AFD dans l’Est du pays, notamment à la frontière avec la Guyane.
 
Ces concours souverains permettront le financement d’investissements souhaités par le Gouvernement surinamais dans des secteurs d’intérêt général essentiels au développement du pays. Les activités de l’AFD seront ainsi structurées autour de 4 objectifs :
-           l’optimisation énergétique,
-           l’accès durable à l’eau potable et à l’assainissement,
-           le développement territorial intégré,
-           la réduction des inégalités au travers du renforcement de l’accès aux soins.
 
Opérateur pivot de l’aide publique au développement de la France, l’AFD a ouvert un bureau au Suriname en 2009. Depuis le début de ses activités dans le pays, l’AFD a financé quatre projets pour un montant total de 55 millions d’euros. Le bureau de Paramaribo est supervisé par l’agence AFD de la République dominicaine depuis le 1er janvier 2016.


Soutenir l'employabilité des jeunes Tunisiens et le développement des communes

17/09/2015

Dans l'objectif de soutenir le gouvernement tunisien dans la mise en place de sa stratégie en matière d’emploi et d’équipements des territoires, l'AFD a signé deux conventions de financement d’une valeur totale de plus de 55 millions d’euros avec le ministère du Développement, de l'investissement et de la Coopération internationale et la Caisse des Prêts et de Soutien aux Collectivités locales.

 

La première convention d’une valeur de 24.700.000 euros, favorisera l’insertion socio-professionnelle des jeunes à travers la formation initiale et la montée en compétences des travailleurs en formation continue. Elle contribuera ainsi à satisfaire les besoins des entreprises en personnel qualifié, notamment dans des secteurs industriels porteurs. L’objectif de ce Programme d’Appui à la Formation d’Insertion Professionnelle (PAFIP) est d'optimiser le dispositif de formation professionnelle tunisien et ce, en appuyant 17 centres répartis sur quatre bassins économiques :

- bassin du nord-ouest (Béja et Bizerte);
- bassin du sahel (Monastir et Sousse) ;
- deux bassins sur le grand Tunis (Ben Arous, Zaghouan, Tunis, Manouba et l’Ariana).

La spécificité de ce programme est qu’il bénéficiera aux structures centrales et régionales du ministère ainsi qu’aux partenaires sociaux. Syndicats et patronats seront ainsi renforcés pour travailler ensemble avec l’Etat, à améliorer l’insertion des jeunes sortants de ces centres. Ce programme bénéficiera aussi de l’appui de l’Union Européenne qui a octroyé un don de trois millions d'euros.

 

La deuxième convention, signée en faveur de la  Caisse des Prêts et de Soutien aux Collectivités Locales (CPSCL), est de 30.500.000 euros. Le programme vise à soutenir les plans d’investissements des communes qui seront élaborés de manière participative avec les populations. Ce soutient devrait ainsi permettre de renforcer la CPSCL dans son rôle d’institution financière afin qu’elle soit en mesure de financer des investissements durables pour les populations et soutenables pour les communes.

Les signatures de ces financements se sont déroulées le 17 septembre 2015 entre la directrice du département Méditerranée et Moyen Orient de l'AFD, Marie-Hélène LOISON,  le ministre du Développement, de l’Investissement et de la coopération internationale, Yassine BRAHIM, et le Directeur Général de la  Caisse des Prêts et de Soutien aux Collectivités Locales Samy MEKKI, en présence de l'ambassadeur de France en Tunisie, François GOUYETTE, et du ministre de la Formation Professionnelle et de l’Emploi, Zied LAADHARI.   

 

 



21 MEUR pour l’aménagement du Grand Nouméa

15/06/2015

Une convention de prêt d’un montant de 21 M€ a été signée le 26 mai 2015 entre la Société d’Equipement de la Nouvelle Calédonie (SECAL) et l’AFD. Ce financement s’inscrit dans le projet d’aménagement du Grand Nouméa.

Le financement est destiné à la réalisation de deux Zones d’Aménagement Concerté (ZAC) à Dumbéa sur Mer et au Parc d’activité Nord de Dumbéa. Ils constituent deux pans indissociables d’un aménagement de grande envergure sur l’agglomération du Grand Nouméa et accueilleront à terme plus de 6500 logements (dont 50% de logements aidés), de nombreux équipements publics (écoles, parcs, station d’épuration, accessibilité du site) et des activités économiques.

Il permettra de couvrir les besoins de trésorerie liés au portage de la construction d’une station d’épuration de 72 000 équivalent-habitant et de la réalisation d’importants travaux d’aménagement et d’équipement réalisés par la SECAL en 2015.

L’AFD est un partenaire de la SECAL depuis le démarrage effectif de ces deux ZAC avec l’octroi de plusieurs concours depuis 2007, afin d’accompagner cette vaste opération d’extension urbaine ; située sur la commune de Dumbéa, elle est portée par la Province sud dans un souci de mixité sociale et de qualité urbaine et environnementale.



Les comptes des communes 2013 à la loupe.

05/03/2015
Pour la deuxième année consécutive, l’AFD publie l’observatoire des communes de Polynésie française. Cette mise à jour de l’observatoire 2014, augmentée des comptes 2013 des communes, couvre la période 2009/2013. Elle est disponible en ligne sur le site de l’agence.

Cette édition se base sur les comptes consolidés des communes et de leurs principaux groupements. Elle vise à la fois à fournir une base de données fiables sur les finances du secteur communal en Polynésie française et à rendre compte des évolutions des grands équilibres budgétaires. L’observatoire constitue ainsi un référentiel à l’usage des communes polynésiennes. Il permet également de mettre en lumière les spécificités du territoire.

Les communes polynésiennes continuent de se singulariser dans le paysage français par une très faible autonomie financière. Les recettes communales demeurent sous pression en 2013, dans un contexte de montée en puissance des compétences environnementales des communes (eau potable, assainissement, gestion des déchets solides).
En parallèle, les dépenses du secteur communal connaissent une dynamique renouvelée sur l’exercice, dans un contexte de faible progression de l’emploi qui pousse notamment les communes à assumer un rôle social. Cette hausse des charges n’étant pas compensée par la faible augmentation des recettes, on observe un affaiblissement de l’autofinancement des communes
Les communes ont malgré tout renforcé leur effort d’investissement. Dans une période de dégradation des finances de la Collectivité de Polynésie française, l’effort d’équipement communal a donc permis de limiter la baisse de la commande publique globale et de maintenir un certain niveau d’activité économique dans les archipels éloignés
Malgré une dégradation de leurs équilibres, les communes demeurent ainsi des acteurs de premier plan dans le redressement de l’économie du territoire. 


 
 
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