La croissance des villes constitue un des faits majeurs de ce début de millénaire. On compte près d'un million d'habitants en milieu urbain de plus par semaine. A l'horizon 2030, la population mondiale sera de 8 milliards, dont 5 milliards d'urbains. Cette croissance  concernera avant tout les pays relevant de l'aide au développement, dont les villes devront accueillir deux milliards d'habitants de plus en 25 ans.

À la une

Deux accords qui mettent la santé et le développement urbain à l’honneur

17/02/2017

La visite du secrétaire d’État chargé du Développement et de la Francophonie a été l’occasion de signer deux nouveaux accords avec le Tchad. À l’honneur : la santé et la réhabilitation d’un canal de la capitale N’Djamena, le tout au service de meilleures conditions de vie pour la population !

Gratuité des soins et lutte contre le sida

Jean Marie Le Guen, secrétaire d’État chargé du Développement et de la Francophonie, a profité de sa visite à N’Djaména le 14 février pour procéder à la signature de deux accords en faveur du Tchad, pour un montant total de 20 millions d’euros.

Au cœur du premier accord, la deuxième partie de l’aide budgétaire globale de la France au Tchad de l’année 2016. D’un montant de 5 millions d’euros, elle ciblera le secteur de la santé et les dépenses prioritaires pour la santé des populations tchadiennes.

Au programme :

  • dotations de 5 hôpitaux de référence du pays ;
  • des programmes de gratuité des soins pris en charge par l’État tchadien ;
  • et financement du programme sectoriel de lutte contre le sida.

Cette aide vient compléter la première partie de décembre 2016 et consacrée au paiement des pensions et des retraites.

 

Le Tchad face à la crise

Une aide qui intervient dans un contexte de difficultés économiques sans précédent pour le Tchad, sévèrement affecté par le double choc exogène de la chute des cours du brut et de la forte détérioration de l’environnement sécuritaire. Une situation financière difficile qui entrave la capacité du gouvernement à fournir des services de base à la population.

L’aide française contribuera, à sa mesure, à l’effort collectif engagé par les partenaires techniques et financiers pour aider le pays à faire face du mieux possible aux tensions de trésorerie auxquelles il est actuellement confronté. 

 

Le Canal des Jardiniers, un drain à ciel ouvert…

Quant au deuxième accord signé par Jean-Marie Le Guen, il est dédié à l’aménagement du Canal des Jardiniers, un projet novateur qui s'élève à 15 millions d’euros, mis en œuvre par la mairie de N’Djaména. 

Près de 150 000 personnes vivent dans les quartiers bordant le canal, qui se révèle être un drain à ciel ouvert. Les conditions sanitaires y sont dégradées, les habitants utilisant le canal pour y déverser ordures ménagères et eaux usées. 

À travers ce projet, le canal se verra assaini et réhabilité pour enfin offrir aux populations un accès à des services urbains et à des aménagements de qualité. À la clé : de meilleures conditions de vie, sur le long terme, pour les habitants !

 

… Et la coulée verte de la capitale !

Bien qu’il s’inscrive en continuité des précédentes opérations financées par l’AFD dans le domaine du drainage pluvial, le projet revêt un caractère novateur au Tchad : il ne s’agira pas seulement de redonner au canal sa fonction de collecteur des eaux pluviales, mais également de participer à la requalification de quartiers historiques de N’Djaména

Véritable coulée verte au cœur de la ville, le Canal des Jardiniers a le potentiel nécessaire pour devenir un lieu emblématique de la capitale, où les habitants de N’Djaména prendront plaisir à se rassembler et à partager des moments de vie collectifs.

  


Signature des conventions.

De gauche à droite : l'ambassadeur de France au Tchad, le secrétaire d'État chargé du Développement et de la Francophonie, le ministre des Finances et du Budget et la directrice de l'AFD par interim.

 


De droite à gauche : la directrice de l'AFD par interim, le secrétaire d'État chargé du Développement et de la Francophonie, le ministre des Finances et du Budget, le maire de N'Djaména, l'ambassadeur de France au Tchad.
 



Aménagement durable et équilibré de Saint-Paul : l'action continue

14/02/2017

Opérateur historique de l’aménagement de Saint-Paul depuis 1969, la Société d’équipement du département de La Réunion (SEDRE) va pouvoir, grâce à un financement de l’AFD, poursuivre deux opérations majeures pour le compte de la commune. À la clé : une croissance urbaine maîtrisée, équilibrée et durable.

Besoins de la population et des acteurs de terrain : vers un aménagement concerté

L’aménagement du territoire, l’habitat et le logement sont au cœur de l’intervention de l’AFD à La Réunion, aux côtés des collectivités territoriales et établissements publics.

Preuve du dynamisme de l’action de l’Agence, son partenariat renouvelé en 2016 avec la ville de Saint-Paul. L’objectif ? Accompagner le programme pluriannuel d’investissement de la commune, qui comprend le programme de renouvellement urbain (PRU) et la zone d’aménagement concerté (ZAC) de l’Eperon.


Prendre en compte les dynamiques de demain

Le programme de renouvellement urbain (PRU), dans lequel la ville est engagée depuis plusieurs années, entend promouvoir une ville durable et équilibrée qui prenne en compte les enjeux et les dynamiques socio-économiques et démographiques de demain. 

La mise en œuvre du PRU a été confiée à la SEDRE en 2004, dans le cadre d’une concession d’aménagement.

 

  Plan du Programme de renouvellement urbain de la ville de Saint-Paul 

Plan du programme de renouvellement urbain (PRU) de Saint-Paul (@SEDRE)

 

Soutenir la SEDRE, « assembleur de compétences et constructeur de ville »

Constructeur et bailleur social, conducteur d’opérations d’équipements publics et aménageur du territoire pour le compte des collectivités territoriales, la SEDRE bénéficie de deux prêts de long-terme de l’AFD pour un total de 25 millions d’euros.

Grâce à ce financement, l’opérateur poursuivra le programme de renouvellement urbain du centre-ville de Saint-Paul et le développement de la ZAC Eperon

Opération La Caroline sur le pôle Front de Mer

Opération de La Caroline sur le pôle Front de mer (@SEDRE)

 

 

Objectif bien-être pour les Saint-Paulois

La SEDRE assurera ainsi la mise en œuvre du PRU de Saint Paul jusqu’en 2024. 

Mot d’ordre : revitalisation du centre-ville ! Le programme verra ainsi la construction de 1500 nouveaux logements qui devront répondre :

  • à la diversité de la demande sur le secteur (logements sociaux, intermédiaires et libres) ;
  • à la résorption de l’habitat précaire ;
  • à l’aménagement du littoral ;
  • et à la valorisation du patrimoine culturel.

Plusieurs opérations notables ont déjà été mises en place dans la ville par la SEDRE comme :

  • la remise en état des voies et réseaux du centre-ville ;
  • la réalisation de la place du peuplement et du débarcadère ;
  • l’aménagement des sites vert et bleu du front de mer ;
  • ainsi que diverses études transversales qui servent de support à l’engagement d’actions opérationnelles. 

D’autres projets sont en cours : la restructuration de l’espace autour du marché forain, l’aménagement de l’entrée sud face au cimetière marin et la résorption de l’habitat précaire dans trois zones.

 

L’aménagement de la ZAC Eperon, un quartier à très fort potentiel

À 5 minutes du centre-ville, majoritairement habitée par une population très modeste et dotée à 80 % de logements sociaux, la ZAC de l’Eperon jouit d’une attractivité importante.

Portant sur un périmètre de 100 hectares, le projet a pour vocation première la résorption de l’habitat précaire et la création d’un véritable quartier pour toutes les catégories de population bénéficiant d’équipements, de commerces, de bureaux et de services.

Cette rénovation urbaine, dont la concession d’aménagement est confiée depuis 1992 à la SEDRE, a permis une véritable extension et rénovation urbaine du territoire comprenant :

  • une agence Pôle emploi ;
  • un institut médico-social d’accueil pour enfants handicapés ;
  • un pôle médical en projet ;
  • des terrains de sport ;
  • des espaces verts ;
  • un pôle tertiaire comprenant 3000 m² de bureaux ;
  • des équipements éducatifs (groupe scolaire et crèche) ;
  • et un village artisanal au cœur du quartier.

 

La SEDRE, qui assurait jusqu’alors le portage financier de la trésorerie de ces opérations, sollicite à présent des financements de l’AFD pour disposer de nouvelles ressources jusqu’en 2024 afin de finaliser les projets restants.



À Moundou, priorité à la santé et au bien-être de la population !

14/02/2017

La visite de l’ambassadeur de France au Tchad dans la ville de Moundou du 5 au 8 février 2017 nous donne l’occasion de faire le point sur plusieurs projets soutenus par l’AFD. Au programme : réadaptation des personnes handicapées, amélioration de la santé materno-infantile et lutte contre les inondations qui bouleversent la ville.

 

Handicap : favoriser l’inclusion

Au Tchad, le domaine du handicap demeure méconnu : les structures de réadaptation se font rares et les personnes handicapées n’accèdent pas ou peu aux soins de santé, voire même à l’éducation et à la formation. Une véritable vulnérabilité se crée ainsi.

Premier projet de la coopération française à Moundou visité par l’ambassadeur, la maison Notre Dame de la Paix. Une maison aux différents services favorisant le suivi et la réadaptation des personnes handicapées : consultations, ateliers d’appareillage et convalescence. 

 

 
Confection d'une prothèse à la maison Notre Dame de la Paix

 

Les opérations chirurgicales sont quant à elles effectuées à l’hôpital régional de Moundou lors de missions fréquentes de chirurgiens, anesthésistes et infirmiers français de l’ ONG Handicap Santé , partenaire de l’AFD sur ce projet. 

La maison Notre Dame de la Paix a bénéficié du soutien de la France pour poursuivre et renforcer son intervention auprès des handicapés de la région du Logone. Ce soutien s’est concrétisé via une subvention de l’AFD dans le cadre du projet d’appui au secteur de la santé (à hauteur de 10 millions d’euros).

 


L’ambassadeur avec l'équipe de la maison Notre Dame de la Paix. De gauche à droite : l’ambassadeur, Frère Antoine, Père Michel et le Consul honoraire (Laurent Florini).

 
 

La santé maternelle et reproductive, facteur important de développement

Autre source de préoccupation majeure au Tchad, la santé materno-infantile et de reproduction. Au Tchad, où le taux de fécondité moyen est de sept enfants et où une femme sur dix succomberait des suites d’une grossesse, la santé des femmes est une priorité particulièrement criante

Consciente de cette réalité, la France a à plusieurs reprises manifesté son soutien au pays dans ce domaine, notamment à travers le premier projet d’appui au secteur de la santé mentionné plus haut.

Avec cette initiative de 10 millions d’euros consacrée au secteur de la santé, qui s’est achevée en 2015, l’hôpital régional de Moundou s’est vu doter d’une maternité flambant neuve, qui réalise dorénavant jusqu’à 300 accouchements par mois. L’un des blocs opératoires de l’hôpital a également été rénové.  

 

 
De droite à gauche au premier plan : le directeur de l'hôpital régional de Moundou (Djaou-Yan Fadandi), Dr. Dika (gynécologue de la maternité) et l’ambassadeur de France au Tchad.

 

Lors de son déplacement, l’ambassadeur a ainsi pu rencontrer le directeur de l’hôpital de Moundou ainsi que l’équipe technique et visiter les différents services de l’établissement.

 

Des solutions à la question de la formation du personnel soignant

Un second projet santé, également d’un montant de 10 millions d’euros, a été lancé en 2016 : il s’inscrit dans les priorités de la feuille de route pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile.

 

 
Équipe de sages-femmes de la maternité.

Son objectif ? Poursuivre l’appui matériel apporté à la maternité de l’hôpital de Moundou et renforcer le personnel de soin grâce à des formations et des compagnonnages franco-tchadiens.

 


Moundou, victime des inondations

La capitale économique du Tchad, située en bordure du fleuve Logone, voit chaque année 40 % de sa superficie inondée lors de la saison des pluies. Des inondations qui ont un impact sur la santé, l’habitat et le bien-être de la population.

L’ambassadeur de France s’est rendu sur les différents sites sujets aux inondations à Moundou afin de rencontrer les partenaires locaux du projet financé par l’AFD. 

Il a pu également constater les dysfonctionnements actuels du réseau de drainage ainsi que la situation inédite de la ville qui se situe dans une cuvette, entourée des lacs Wei et Taba à l’ouest et à l’est, et du fleuve Logone au sud.

 

De gauche à droite : le directeur technique de la mairie de Moundou, l’ambassadeur et la représentante de l’AFD (Joana Olier).

 

Le projet de lutte contre les inondations, d’un montant total de 10 millions d’euros, permettra :

  • d’étendre et de réhabiliter le réseau de drainage actuel ;
  • et d’accompagner la mairie de Moundou dans la mise en place d’un service d’assainissement pérenne

Un projet qui doit permettre à 80 000 personnes de ne plus subir chaque année les inondations récurrentes à Moundou.

Des impacts sont également attendus sur la santé publique grâce à une meilleure gestion des déchets et une réduction des cas de paludisme.

 

 

Visite des sites qui seront réhabilités.



Un Sommet de la Francophonie réussi pour l'AFD

27/11/2016

Le 16ème Sommet international de la Francophonie a été l'occasion pour la France de conclure sept accords avec Madagascar et avec l'Organisation internationale de la Francophonie avec près de 62 millions d'euros d'engagements. Au programme : développement urbain, assainissement et aide budgétaire !

La France, premier partenaire bilatéral de la Grande Île 

La 16ème édition du Sommet de la Francophonie s’est tenue à Madagascar du 22 au 27 novembre à Antananarivo. Un Sommet qui a vu la coopération franco-malgache s’enrichir de plusieurs nouveaux accords.

Ainsi, six conventions pour le lancement de projets de développement urbain, d’assainissement et pour une aide budgétaire ont été signées le samedi 26 novembre par le directeur général de l’AFD Rémy Rioux et le ministre des Finances malgache. 

Avec ces signatures, la France, au travers de l’AFD, confirme son engagement à accompagner le développement de Madagascar et conforte sa place de premier partenaire bilatéral du pays. 

En 2016, le total des financements engagés par l’AFD à Madagascar s’élève à plus de 94 millions d’euros.

 

Le développement urbain : secteur prioritaire pour l’AFD à Madagascar

Le programme d’appui et de développement des villes d’équilibres (PADEVE) a pour but de promouvoir le développement territorial de six villes de la Grande Île : Antsirabe, Antsiranana, Fianarantsoa, Mahajanga, Toamasina et Toliara afin d’améliorer les conditions de vie de leurs habitants. Il est financé par un prêt et une subvention d’un montant total de 27 millions d’euros.

 

Lutter contre les inondations dans la capitale
 
Un vaste programme d’assainissement d’Antananarivo (PIAA) a également été amorcé. Son objectif ? Améliorer le réseau d’assainissement de la capitale afin de lutter contre les inondations qui affectent tout particulièrement les populations vivant dans les quartiers les plus vulnérables.
 
L’AFD finance ce projet via un prêt et une subvention d’un montant de 25 millions d’euros.
 

 

De gauche à droite : Rémy Rioux, directeur général de l'AFD, André Vallini, Secrétaire d'État chargé du Développement et de la Francophonie, Gervais Rakotoarimanana, ministre des Finances et du Budget et Narson Rafidimanana, ministre en charge des Projets présidentiels, de l'Aménagement du territoire et de l'Équipement.

 

Autre convention signée entre l’AFD et l’État malgache, celle consacrée au projet de rocade dans la capitale pour un montant de 4,8 millions d’euros. Ces fonds, que l’Union européenne avait dans un premier temps délégués à l’Agence, contribueront au financement du prolongement de la rocade à l’est et au nord-est d’Antananarivo.

Le montant total de ce projet s’élève à 62 millions d’euros et a été signé en juin 2016.

 

Une aide budgétaire de la France pour l’obtention de la Facilité élargie de crédit du FMI

Au-delà de ces conventions, une subvention d’aide budgétaire de 5 millions d’euros a également été accordée à Madagascar. 

Elle correspond à la contribution française conjointement aux appuis de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement qui a permis l’approbation d’un accord du Fonds monétaire international (FMI) au titre de la Facilité élargie de crédit. Cette aide sera versée d’ici la fin de l’année.

 

Une coopération AFD/OIF en faveur de l’entreprenariat

Dernier événement majeur, l’AFD et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont signé un accord en présence du Président de la République François Hollande, de la Secrétaire générale de l’OIF Michaelle Jean et du directeur général de l’AFD.

Cet accord permettra d’encadrer les relations déjà établies à plusieurs niveaux entre l’AFD et l’OIF et notamment d’identifier des pistes de coopération avec l’OIF en matière d’appui à l’entreprenariat des femmes et des jeunes. 

 



Vers une meilleure gestion des déchets à Lomé

02/11/2016

La capitale togolaise souhaite moderniser la filière de gestion des déchets urbains. Le vaste programme d’assainissement de Lomé prévoit ainsi un Centre d’enfouissement des déchets dont la première pierre a été posée le 28 octobre dernier

 
Comment éliminer les dépotoirs sauvages ?
 
L’AFD appuie la ville de Lomé afin d’assainir l’environnement de vie des populations et d’améliorer les services urbains essentiels.  Le grand Lomé, qui compte aujourd’hui plus d’1,4 million d’habitants, connaît en effet une croissance urbaine rapide et devait se doter d’un service de traitement des déchets moderne et capable de répondre aux besoins des populations. 
 
C’est l’objectif de ce projet qui comprend la construction d’un nouveau centre de stockage des déchets afin d’éliminer la création des dépotoirs sauvages et de préserver le cadre de vie des populations urbaines.
 
Cofinancé à hauteur de 21,2 millions d’euros par l’AFD, l’Union européenne, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et la Délégation spéciale de la ville de Lomé, le projet entend améliorer de façon durable la gestion et le stockage des déchets ménagers produits par les habitants de Lomé. 
 
Le chef d’État togolais Faure Gnassingbé et le Premier ministre français Manuel Valls, en pleine tournée ouest-africaine, ont procédé à la pose de la première pierre du centre le 28 octobre 2016, lançant ainsi officiellement le début des travaux.
 
 
 
Le Premier ministre Manuel Valls (à gauche) et le Président Faure Gnassingbé
 
 
 
Cohérence dans les interventions sur le terrain
 
En continuité parfaite des Projets Environnement urbain à Lomé (PEUL) , l’implantation du Centre enfouissement technique (CET) s’inscrit dans le vaste programme d’assainissement entamé par la municipalité de Lomé depuis 2008 dans l’objectif de consolider la filière de gestion des déchets solides urbains. 
 
Le projet prévoit également une composante de valorisation des déchets en combustibles solides de récupération, dans le cadre d’un partenariat entre l’exploitant du centre – Groupement Eiffage-Coved-GER - et un industriel cimentier.
 
 
 
 
Quelques images de la cérémonie
 
Pose de la pierre © AFD
 
Le président de la Délégation spéciale de Lomé, le Contre-amiral Fogan Adégnon © E. Pita


L'Europe à l'honneur sur le projet de 4ème lac à Lomé

26/10/2016

De passage à Lomé, le commissaire européen chargé de l’Environnement, des Affaires maritimes et de la Pêche a visité le site du Projet d’aménagement urbain au Togo . L’occasion de revenir sur ce projet phare de l’Union européenne et l’AFD qui permettra de résorber les inondations auxquelles la ville est confrontée.

Comment lutter contre les inondations à Lomé ?
 
La capitale togolaise fait face à des inondations récurrentes qui engendrent dégâts matériels, pertes en vie humaines et conséquences économiques graves liées à l’impraticabilité de certaines routes.
 
Afin de remédier à cette situation, la deuxième partie du projet d’aménagement urbain au Togo (PAUT II) porte sur la restauration dans son ensemble du système lagunaire de la ville.
 
Cette seconde phase est financée par l’AFD sur ressources de l’Union européenne pour un montant de 43 millions d'euros.
 
Le projet comprend la construction de plusieurs infrastructures dont :
  • la construction d’un 4ème lac qui contribuera à offrir un bassin tampon de stockage des eaux de ruissellement pendant les épisodes pluvieux ;
  • et le drainage des quartiers périphériques environnants.
Outre le volet infrastructure, le projet comporte un important volet d’appui institutionnel pour la gestion et le suivi du système lagunaire.
 
 
Site du futur 4ème lac de Lomé  - © AFD 2016
 

AFD - UE : chefs de file du secteur Eau et assainissement au Togo

Au cours de la cérémonie organisée dans le cadre de la visite du commissaire européen Karmenu Vella le 14 octobre, le directeur de l’agence de Lomé a salué ce projet majeur, fruit du partenariat et de la concertation réussis entre l’Union européenne (UE), l’AFD et les autorités togolaises.

« Ce projet reste et restera sans doute pour de nombreuses années l’un des projets emblématiques dans le secteur de l’eau et de l’assainissement au Togo. Il renforcera le plaidoyer auprès des instances européennes pour des financements plus importants dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement et pour le développement d’opérations conjointes entre partenaires européens au profit des populations togolaises ».

 

300 000 habitants à l’abri des inondations

 « Le Togo est un pays particulièrement affecté par les changements climatiques et le projet d’aménagement urbain au Togo (PAUT II) permettra de mettre près de 300 000 habitants de Lomé à l’abri des inondations liées à la variabilité de la pluviométrie constatée ces dernières années. Ce projet est ainsi un excellent exemple d'adaptation », a précisé le commissaire européen dans son intervention.

Le commissaire européen Karmenu Vella (à gauche) et Benoît Lebeurre, directeur de l'agence AFD Togo au cours de leur intervention - © AFD 2016
 

Le ministre togolais de l’Environnement et des Ressources forestières a quant à lui demandé une augmentation des fonds du projet afin de réaliser davantage de caniveaux d’assainissement dans les quartiers périphériques de Lomé.
 

Lutter contre le changement climatique au Togo

La visite du commissaire européen à l’Environnement a également servi de point de départ à la cérémonie de signature du programme d'appui à la lutte contre le changement climatique au Togo.

Ce programme est financé par l’UE à hauteur de 10 millions d'euros et appuyé par la France et l'Allemagne pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris COP 21.
 
D’importantes personnalités ont pris part à cette cérémonie, dont les ambassadeurs d'Allemagne, d'Italie et de l'UE au Togo, le représentant de l'ambassadeur de France au Togo et une délégation de chefs des quartiers bénéficiaires du projet PAUT II.



 
 
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