La croissance des villes constitue un des faits majeurs de ce début de millénaire. On compte près d'un million d'habitants en milieu urbain de plus par semaine. A l'horizon 2030, la population mondiale sera de 8 milliards, dont 5 milliards d'urbains. Cette croissance  concernera avant tout les pays relevant de l'aide au développement, dont les villes devront accueillir deux milliards d'habitants de plus en 25 ans.

À la une

Les inondations au cœur d'une conférence à Antananarivo le 6 avril

05/04/2017

Inondations des bas quartiers d’Antananarivo : une fatalité ? C'est la question à laquelle tenteront de répondre des experts jeudi 6 avril lors d'une conférence-débat organisée par l’AFD à l’Institut Français de Madagascar.

À partir de 15h, entrée gratuite.

 

700 000 personnes vivent en zone inondable à Antananarivo

À chaque saison des pluies, et encore davantage lors du passage d’un cyclone comme Enawo, les habitants de quartiers entiers de la capitale malgache se retrouvent les pieds dans l’eau.

Début 2015, plus de 100 000 personnes étaient déplacées ou sinistrées, et les récentes ruptures de digues de protection de la rivière Sisaony ont obligé 18 000 personnes à quitter leur logement. À  Antananarivo, on estime à 700 000 le nombre de personnes vivant en zone inondable.

 

Les causes des inondations ? Des experts apporteront des réponses et des solutions

Devant cette situation, le gouvernement a sollicité un appui technique et financier de l’AFD afin de financer le programme intégré d’assainissement d’Antananarivo (PIAA). L'objectif du programme : remédier à cette situation en étudiant de manière précise les causes de ces inondations et en réalisant des investissements prioritaires.
 
Après plusieurs mois d’études techniques poussées, des experts partageront avec le public leur compréhension des raisons de la situation actuelle et les solutions d’amélioration envisageables sur les court et moyen termes. Les principaux acteurs de l’assainissement et de la gestion des inondations à Antananarivo présenteront leur analyse des principaux enjeux et répondront aux questions de l’auditoire.
 

 

Les intervenants à la conférence :

  • Gérard Andriamanihisoa, directeur général de l'Aménagement du territoire et de l'Équipement ;
  • Andrianaritsifa Ravaloson, directeur de l'Assainissement et de l'Hygiène ;
  • Colonel Jaona Andrianaivo, responsable de la GRC pour la communauté urbaine d'Antananarivo ;
  • Mbolatiana Razafimanantsoa, directrice de l'APIPA ;
  • John Heriniandry Razafimandimby, directeur du CERVO-BNGRC ;
  • Nicolas Petijean, directeur Madagascar de BRL ;
  • Jérémie Janssen, chef de projet hydraulique de BRL ;
  • Bertrand Ficini, directeur adjoint de l'AFD à Madagascar.


Que d’eau ! Que d’eau ! La CAMWATER étend son réseau avec l’appui de l’AFD

24/03/2017

L’accès à l’eau est un problème pour les dix millions de Camerounais qui vivent en ville. Pour permettre à la compagnie des eaux  Camwater de mieux les servir, l’AFD finance et accompagne la réalisation de travaux dans quatre grandes villes du pays.

L’eau, un enjeu pour tous

Sanaga, Nyong, Logone et Chari…Le Cameroun ne manque pas de fleuves et ses ressources en eau sont abondantes. Pourtant, les populations des villes ne sont pas toujours en mesure d’en profiter. Seuls 26 % des urbains ont aujourd’hui accès à une source d’eau potable dans leur domicile ou leur cour commune. Les autres doivent, le plus souvent, aller se ravitailler dans des kiosques et fontaines publiques - une tâche longue et pénible qui repose le plus souvent sur les femmes et les jeunes filles.

À l’heure où la moitié de la population camerounaise vit en ville, l’accès à l’eau est donc un enjeu d’urbanisation, de santé publique et de genre.

 

Faire équipe pour que cela coule de source

Pour relever le défi, le gouvernement camerounais s’est engagé depuis 2008 dans une réforme du secteur. Une société publique, la Camwater , a été créée pour assurer les investissements nécessaires au secteur et étendre le réseau tandis qu’une société privée, la CDE, a été recrutée pour assurer la distribution de l’eau.

La France, au travers de l’AFD en partenariat avec la Banque européenne d'investissement (BEI) , a été en première ligne pour appuyer cet effort au travers de la réalisation d’études qui ont permis d'identifier les investissements prioritaires.

Grâce à un prêt de 59 milliards de francs CFA (90 millions d’euros) de l’AFD et de 26 milliards de francs CFA (40 millions d’euros) de la BEI, ces travaux sont aujourd’hui engagés.

Yaoundé et trois villes secondaires du pays (Bertoua, Edéa et Ngaoundéré) vont ainsi bénéficier d’une réhabilitation de leur station de production d’eau potable et de leur réseau de distribution. Le projet permettra ainsi de produire plus tout en servant un plus grand nombre de clients.

 

La réhabilitation de la station d'épuration de la Méfou a augmenté la quantité d'eau potable disponible à Yaoundé.

 

À Yaoundé, les remises en état de la station d’épuration de la Méfou et du barrage de la Messa sont déjà achevées et ont permis d’augmenter la quantité d’eau à disposition de la capitale de 50 000 m3 par jour... Soit l’équivalent de vingt piscines olympiques !

Les travaux de réhabilitation du réseau ont démarré en février dernier à la suite d'un appel d’offre remporté par la société Razel et devraient se poursuivre jusque fin 2017. Ils permettront de poser plus de 200 kilomètres de tuyaux dans la ville, ce qui n’est pas sans impact pour la circulation. Toutes les solutions sont cependant mises en œuvre pour atténuer cette gêne : travail de nuit, planification graduelle des travaux etc.

À terme, le projet permettra de quasiment doubler le nombre de ménages urbain ayant accès à l’eau à domicile.



Zoom sur : la sécurité foncière à Madagascar

24/02/2017

La terre, une ressource essentielle pour toute société. Toutefois, l’accès à la terre demeure inégal au Sud et fragilise les populations locales. Afin d’améliorer les revenus des producteurs, sécuriser leurs parcelles et diminuer les conflits liés au foncier, l’AFD met l’accent sur la sécurisation foncière à Madagascar.

 

La sécurité foncière, clé du développement agricole ?

La terre, source de nourriture, d’habitat, de revenu et d’identité. L’accès à la terre constitue ainsi une question vitale dans les sociétés rurales, surtout dans les pays où la concurrence et la pression foncières sont fortement marquées.

C’est notamment le cas dans les pays où l’agriculture et l’élevage occupent une place importante dans l’économie.

Face à des défis comme la croissance démographique, le changement climatique, l’amenuisement de la fertilité des sols et le besoin de sécurité alimentaire et énergétique au niveau mondial, la pression foncière s’aggrave.

Afin de favoriser l’essor économique d’un pays, et donc l’amélioration des conditions de vie de sa population, la sécurité foncière offre un ensemble de mesures et d’outils qui permet aux détenteurs de droits fonciers de jouir de ces droits et d’être protégés contre d’éventuelles contestations. Les propriétaires peuvent ensuite investir dans leurs terres. 

 

Une demande urbaine en produits alimentaire non satisfaite

Comme dans bien d’autres secteurs, la crise politique qui s’est achevée en 2013 a aggravé le niveau de pauvreté des populations de Madagascar

Deux régions ont été particulièrement touchées : Analamanga et Itasy, où l’on trouve le plus grand nombre de ménages pauvres parmi les 22 régions du pays.

 

Une parcelle de rizière dans la région d'Itasy

 

Particulièrement agricoles et, du fait de leur proximité avec la capitale, soumises à la demande urbaine en produits issus de l’agriculture, ces deux zones revêtent une importance particulière. Toutefois, l’offre ne correspond pas à la demande : on constate un déficit en produits alimentaire par rapport à la demande urbaine.

Conséquence : une tension inflationniste se retrouve sur les prix de vente.       

 

Vers une gestion plus équitable et durable des terres
 
Outre des projets de développement agricole ou de meilleures pratiques pour un meilleur rendement, la sécurité foncière est un aspect sous-traité sur lequel l’AFD s’attarde depuis plus de 10 ans
 
En 2004 déjà, l’AFD avait financé le premier guichet foncier de Madagascar à Amparafaravola, dans la région Alaotra Mangoro. 
 
La sécurité foncière est un problème récurrent qui porte préjudice au développement agricole. La micro-parcellisation des zones agricoles périurbaines, les difficultés et les lenteurs d’obtention de titres ou le manque d'accès aux certificats fonciers freinent les investissements et handicapent les initiatives d’intensification agricole
 
Travaux de marcotage des litchis à Ambarikely, Itasy
 
C’est la raison pour laquelle l’AFD soutient, aux côtés de l’Union européenne, un projet d’appui à la réforme et à la sécurisation foncière : le projet ARSF .
 
Une initiative qui s’inscrit dans la stratégie de l’Agence pour le développement de l’agriculture mais aussi la protection de l’environnement en promouvant des pratiques agroécologiques et du reboisement.
 
Ce projet, initié en 2016 prévoit notamment de doter 75 communes rurales de dispositifs de sécurisation des droits fonciers, de gestion du territoire et de fiscalité foncière. 
 
 
 
Des résultats déjà visibles 
 
Des résultats étaient déjà facilement observables en décembre 2016 :
  • quelques-uns des 4000 certificats et titres fonciers ont été délivrés ;
  • 11 nouveaux guichets communaux ont été officiellement déclarés ouverts ;
  • et 22 maires ont été formés pour une gestion foncière décentralisée efficace. 

 

Lors de la cérémonie, quelques unes des 2016 personnes ont reçu leur certificat foncier
 
Des chiffres encourageants qui devraient être suivis d’autres résultats, que ce soit sur les plans économique, social, environnemental ou institutionnel. 
 
Une loi sur la propriété privée est également en cours de préparation et l’AFD continuera à être pleinement mobilisée sur ce sujet. 
 
        
 
Un exemplaire de certificat foncier remis durant la cérémonie
 
L'un des certificats de formation dispensée à près de 200 personnes dans le cadre du projet
 


Deux accords qui mettent la santé et le développement urbain à l’honneur

17/02/2017

La visite du secrétaire d’État chargé du Développement et de la Francophonie a été l’occasion de signer deux nouveaux accords avec le Tchad. À l’honneur : la santé et la réhabilitation d’un canal de la capitale N’Djamena, le tout au service de meilleures conditions de vie pour la population !

 

Gratuité des soins et lutte contre le sida

Jean Marie Le Guen, secrétaire d’État chargé du Développement et de la Francophonie, a profité de sa visite à N’Djaména le 14 février pour procéder à la signature de deux accords en faveur du Tchad, pour un montant total de 20 millions d’euros.

Au cœur du premier accord, la deuxième partie de l’aide budgétaire globale de la France au Tchad de l’année 2016. D’un montant de 5 millions d’euros, elle ciblera le secteur de la santé et les dépenses prioritaires pour la santé des populations tchadiennes.

Au programme :

  • dotations de 5 hôpitaux de référence du pays ;
  • des programmes de gratuité des soins pris en charge par l’État tchadien ;
  • et financement du programme sectoriel de lutte contre le sida.

Cette aide vient compléter la première partie de décembre 2016 consacrée au paiement des pensions et des retraites.

 

Le Tchad face à la crise

Une aide qui intervient dans un contexte de difficultés économiques sans précédent pour le Tchad, sévèrement affecté par le double choc exogène de la chute des cours du brut et de la forte détérioration de l’environnement sécuritaire. Une situation financière difficile qui entrave la capacité du gouvernement à fournir des services de base à la population.

L’aide française contribuera, à sa mesure, à l’effort collectif engagé par les partenaires techniques et financiers pour aider le pays à faire face du mieux possible aux tensions de trésorerie auxquelles il est actuellement confronté. 

 

Le Canal des Jardiniers, un drain à ciel ouvert…

Quant au deuxième accord signé par Jean-Marie Le Guen, il est dédié à l’aménagement du Canal des Jardiniers, un projet novateur qui s'élève à 15 millions d’euros, mis en œuvre par la mairie de N’Djaména. 

Près de 150 000 personnes vivent dans les quartiers bordant le canal, qui se révèle être un drain à ciel ouvert. Les conditions sanitaires y sont dégradées, les habitants utilisant le canal pour y déverser ordures ménagères et eaux usées. 

À travers ce projet, le canal se verra assaini et réhabilité pour enfin offrir aux populations un accès à des services urbains et à des aménagements de qualité. À la clé : de meilleures conditions de vie, sur le long terme, pour les habitants !

 

… Et la coulée verte de la capitale !

Bien qu’il s’inscrive en continuité des précédentes opérations financées par l’AFD dans le domaine du drainage pluvial, le projet revêt un caractère novateur au Tchad : il ne s’agira pas seulement de redonner au canal sa fonction de collecteur des eaux pluviales, mais également de participer à la requalification de quartiers historiques de N’Djaména

Véritable coulée verte au cœur de la ville, le Canal des Jardiniers a le potentiel nécessaire pour devenir un lieu emblématique de la capitale, où les habitants de N’Djaména prendront plaisir à se rassembler et à partager des moments de vie collectifs.

  


Signature des conventions.

De gauche à droite : l'ambassadeur de France au Tchad, le secrétaire d'État chargé du Développement et de la Francophonie, le ministre des Finances et du Budget et la directrice de l'AFD par interim.

 


De droite à gauche : la directrice de l'AFD par interim, le secrétaire d'État chargé du Développement et de la Francophonie, le ministre des Finances et du Budget, le maire de N'Djaména, l'ambassadeur de France au Tchad.
 



Aménagement durable et équilibré de Saint-Paul : l'action continue

14/02/2017

Opérateur historique de l’aménagement de Saint-Paul depuis 1969, la Société d’équipement du département de La Réunion (SEDRE) va pouvoir, grâce à un financement de l’AFD, poursuivre deux opérations majeures pour le compte de la commune. À la clé : une croissance urbaine maîtrisée, équilibrée et durable.

Besoins de la population et des acteurs de terrain : vers un aménagement concerté

L’aménagement du territoire, l’habitat et le logement sont au cœur de l’intervention de l’AFD à La Réunion, aux côtés des collectivités territoriales et établissements publics.

Preuve du dynamisme de l’action de l’Agence, son partenariat renouvelé en 2016 avec la ville de Saint-Paul. L’objectif ? Accompagner le programme pluriannuel d’investissement de la commune, qui comprend le programme de renouvellement urbain (PRU) et la zone d’aménagement concerté (ZAC) de l’Eperon.


Prendre en compte les dynamiques de demain

Le programme de renouvellement urbain (PRU), dans lequel la ville est engagée depuis plusieurs années, entend promouvoir une ville durable et équilibrée qui prenne en compte les enjeux et les dynamiques socio-économiques et démographiques de demain. 

La mise en œuvre du PRU a été confiée à la SEDRE en 2004, dans le cadre d’une concession d’aménagement.

 

  Plan du Programme de renouvellement urbain de la ville de Saint-Paul 

Plan du programme de renouvellement urbain (PRU) de Saint-Paul (@SEDRE)

 

Soutenir la SEDRE, « assembleur de compétences et constructeur de ville »

Constructeur et bailleur social, conducteur d’opérations d’équipements publics et aménageur du territoire pour le compte des collectivités territoriales, la SEDRE bénéficie de deux prêts de long-terme de l’AFD pour un total de 25 millions d’euros.

Grâce à ce financement, l’opérateur poursuivra le programme de renouvellement urbain du centre-ville de Saint-Paul et le développement de la ZAC Eperon

Opération La Caroline sur le pôle Front de Mer

Opération de La Caroline sur le pôle Front de mer (@SEDRE)

 

 

Objectif bien-être pour les Saint-Paulois

La SEDRE assurera ainsi la mise en œuvre du PRU de Saint Paul jusqu’en 2024. 

Mot d’ordre : revitalisation du centre-ville ! Le programme verra ainsi la construction de 1500 nouveaux logements qui devront répondre :

  • à la diversité de la demande sur le secteur (logements sociaux, intermédiaires et libres) ;
  • à la résorption de l’habitat précaire ;
  • à l’aménagement du littoral ;
  • et à la valorisation du patrimoine culturel.

Plusieurs opérations notables ont déjà été mises en place dans la ville par la SEDRE comme :

  • la remise en état des voies et réseaux du centre-ville ;
  • la réalisation de la place du peuplement et du débarcadère ;
  • l’aménagement des sites vert et bleu du front de mer ;
  • ainsi que diverses études transversales qui servent de support à l’engagement d’actions opérationnelles. 

D’autres projets sont en cours : la restructuration de l’espace autour du marché forain, l’aménagement de l’entrée sud face au cimetière marin et la résorption de l’habitat précaire dans trois zones.

 

L’aménagement de la ZAC Eperon, un quartier à très fort potentiel

À 5 minutes du centre-ville, majoritairement habitée par une population très modeste et dotée à 80 % de logements sociaux, la ZAC de l’Eperon jouit d’une attractivité importante.

Portant sur un périmètre de 100 hectares, le projet a pour vocation première la résorption de l’habitat précaire et la création d’un véritable quartier pour toutes les catégories de population bénéficiant d’équipements, de commerces, de bureaux et de services.

Cette rénovation urbaine, dont la concession d’aménagement est confiée depuis 1992 à la SEDRE, a permis une véritable extension et rénovation urbaine du territoire comprenant :

  • une agence Pôle emploi ;
  • un institut médico-social d’accueil pour enfants handicapés ;
  • un pôle médical en projet ;
  • des terrains de sport ;
  • des espaces verts ;
  • un pôle tertiaire comprenant 3000 m² de bureaux ;
  • des équipements éducatifs (groupe scolaire et crèche) ;
  • et un village artisanal au cœur du quartier.

 

La SEDRE, qui assurait jusqu’alors le portage financier de la trésorerie de ces opérations, sollicite à présent des financements de l’AFD pour disposer de nouvelles ressources jusqu’en 2024 afin de finaliser les projets restants.



À Moundou, priorité à la santé et au bien-être de la population !

14/02/2017

La visite de l’ambassadeur de France au Tchad dans la ville de Moundou du 5 au 8 février 2017 nous donne l’occasion de faire le point sur plusieurs projets soutenus par l’AFD. Au programme : réadaptation des personnes handicapées, amélioration de la santé materno-infantile et lutte contre les inondations qui bouleversent la ville.

 

Handicap : favoriser l’inclusion

Au Tchad, le domaine du handicap demeure méconnu : les structures de réadaptation se font rares et les personnes handicapées n’accèdent pas ou peu aux soins de santé, voire même à l’éducation et à la formation. Une véritable vulnérabilité se crée ainsi.

Premier projet de la coopération française à Moundou visité par l’ambassadeur, la maison Notre Dame de la Paix. Une maison aux différents services favorisant le suivi et la réadaptation des personnes handicapées : consultations, ateliers d’appareillage et convalescence. 

 

 
Confection d'une prothèse à la maison Notre Dame de la Paix

 

Les opérations chirurgicales sont quant à elles effectuées à l’hôpital régional de Moundou lors de missions fréquentes de chirurgiens, anesthésistes et infirmiers français de l’ ONG Handicap Santé , partenaire de l’AFD sur ce projet. 

La maison Notre Dame de la Paix a bénéficié du soutien de la France pour poursuivre et renforcer son intervention auprès des handicapés de la région du Logone. Ce soutien s’est concrétisé via une subvention de l’AFD dans le cadre du projet d’appui au secteur de la santé (à hauteur de 10 millions d’euros).

 


L’ambassadeur avec l'équipe de la maison Notre Dame de la Paix. De gauche à droite : l’ambassadeur, Frère Antoine, Père Michel et le Consul honoraire (Laurent Florini).

 
 

La santé maternelle et reproductive, facteur important de développement

Autre source de préoccupation majeure au Tchad, la santé materno-infantile et de reproduction. Au Tchad, où le taux de fécondité moyen est de sept enfants et où une femme sur dix succomberait des suites d’une grossesse, la santé des femmes est une priorité particulièrement criante

Consciente de cette réalité, la France a à plusieurs reprises manifesté son soutien au pays dans ce domaine, notamment à travers le premier projet d’appui au secteur de la santé mentionné plus haut.

Avec cette initiative de 10 millions d’euros consacrée au secteur de la santé, qui s’est achevée en 2015, l’hôpital régional de Moundou s’est vu doter d’une maternité flambant neuve, qui réalise dorénavant jusqu’à 300 accouchements par mois. L’un des blocs opératoires de l’hôpital a également été rénové.  

 

 
De droite à gauche au premier plan : le directeur de l'hôpital régional de Moundou (Djaou-Yan Fadandi), Dr. Dika (gynécologue de la maternité) et l’ambassadeur de France au Tchad.

 

Lors de son déplacement, l’ambassadeur a ainsi pu rencontrer le directeur de l’hôpital de Moundou ainsi que l’équipe technique et visiter les différents services de l’établissement.

 

Des solutions à la question de la formation du personnel soignant

Un second projet santé, également d’un montant de 10 millions d’euros, a été lancé en 2016 : il s’inscrit dans les priorités de la feuille de route pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile.

 

 
Équipe de sages-femmes de la maternité.

Son objectif ? Poursuivre l’appui matériel apporté à la maternité de l’hôpital de Moundou et renforcer le personnel de soin grâce à des formations et des compagnonnages franco-tchadiens.

 


Moundou, victime des inondations

La capitale économique du Tchad, située en bordure du fleuve Logone, voit chaque année 40 % de sa superficie inondée lors de la saison des pluies. Des inondations qui ont un impact sur la santé, l’habitat et le bien-être de la population.

L’ambassadeur de France s’est rendu sur les différents sites sujets aux inondations à Moundou afin de rencontrer les partenaires locaux du projet financé par l’AFD. 

Il a pu également constater les dysfonctionnements actuels du réseau de drainage ainsi que la situation inédite de la ville qui se situe dans une cuvette, entourée des lacs Wei et Taba à l’ouest et à l’est, et du fleuve Logone au sud.

 

De gauche à droite : le directeur technique de la mairie de Moundou, l’ambassadeur et la représentante de l’AFD (Joana Olier).

 

Le projet de lutte contre les inondations, d’un montant total de 10 millions d’euros, permettra :

  • d’étendre et de réhabiliter le réseau de drainage actuel ;
  • et d’accompagner la mairie de Moundou dans la mise en place d’un service d’assainissement pérenne

Un projet qui doit permettre à 80 000 personnes de ne plus subir chaque année les inondations récurrentes à Moundou.

Des impacts sont également attendus sur la santé publique grâce à une meilleure gestion des déchets et une réduction des cas de paludisme.

 

 

Visite des sites qui seront réhabilités.



 
 
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