La croissance des villes constitue un des faits majeurs de ce début de millénaire. On compte près d'un million d'habitants en milieu urbain de plus par semaine. A l'horizon 2030, la population mondiale sera de 8 milliards, dont 5 milliards d'urbains. Cette croissance concernera avant tout les pays relevant de l'aide au développement, dont les villes devront accueillir deux milliards d'habitants de plus en 25 ans.
À la une
La ville de Lomé s'engage pour une meilleure exploitation de son domaine public
Conformément à son programme de réhabilitation du patrimoine municipal, dans le cadre des « Projets environnement urbain de Lomé » (PEUL I & II), la Municipalité de Lomé et l’AFD ont procédé le 3 avril dernier à l’inauguration des espaces de loisir et de détente aménagés le long de la plage de Kodjoviakopé, un quartier de Lomé, proche de la frontière avec le Ghana.
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Maitriser la gestion des activités commerciales ayant lieu sur le domaine public ;
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Maitriser l’hygiène et l’assainissement à la plage de Lomé à des fins environnementales et touristiques;
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Créer des espaces commerciaux spécifiques, décents et réglementés aux opérateurs économiques de la ville pour accroître leurs activités;
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Améliorer le recouvrement des taxes et loyers perçus sur les opérateurs économiques.
La mise en valeur du patrimoine urbain selon l'AFD présentée à la 75ème réunion des maires francophones à Vientiane
L’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) a organisé le 3 avril dernier à Vientiane une conférence sur le thème du « patrimoine urbain, de sa protection et de sa mise en valeur : quel rôle pour les responsables locaux dans la sous-région (Cambodge, Laos, Vietnam) ? ».
L’agence de Vientiane a ainsi pu présenter, grâce à l’appui de CLD (Clémence Vidal de la Blache), l’étude qu’elle a publiée en 2012 sur les « méthodologies d’évaluation économique du patrimoine urbain : une approche par la soutenabilité » en appliquant les résultats de cette démarche au cas très pratique de Luang Prabang où l’AFD intervient depuis 1998 avec plus de 11 M€ de subventions.
Une vingtaine de maires membres du Bureau de l'AIMF étaient réunis à l'occasion de la 75ème réunion à Vientiane
Approche comparée des évolutions économiques des Outre-mer français sur la période 1998-2010. Document de travail n° 13 1
L’Outre-mer français, mise à part la Polynésie française, a connu au cours de la décennie qui a précédé la crise de 2008 une croissance économique remarquable portée par le secteur marchand. Malgré ce dynamisme, des retards en matière d’équipement, d’aménagement et de certains services publics, par rapport aux régions de métropole, subsistent. En Guyane et en Polynésie française, les gains de croissance sont plus faibles que l’accroissement de la population, d’où un PIB par habitant qui stagne. La crise économique récente, qui a touché fortement la plupart des territoires ultramarins, montre que cette croissance est fragile.
De Claude Parain (INSEE, La Réunion) et Sébastien Merceron (ISPF, Polynésie française). Contacts AFD : Virginie Olive et Françoise Rivière
La présente étude est une analyse comparative des données macroéconomiques disponibles pour les départements et collectivités d’Outre-mer sur la période 1998-2010. Les résultats ont été présentés le 25 novembre 2011, lors de la troisième conférence économique AFD-CEROM sur le thème : « Créer de la valeur ajoutée et de l’emploi en Outre-mer ».
Françoise Rivière, TERRES AUSTRALES ET ANTARCTIQUES FRANCAISES, Guyane française, Réunion, Analyses macroéconomiques et diagnostics pays, Documents de travail, Collectivités locales, Economies insulaires, Martinique, Saint-Pierre-et-Miquelon, Mayotte, Wallis et Futuna, Guadeloupe, Outremer, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie
Appui aux projets environnementaux des communes marquisiennes
À travers la signature de deux conventions de crédit le 5 décembre dernier, en présence du Haut-commissaire de la République en Polynésie française, l’agence de Papeete renforce son appui technique et financier en faveur des projets environnementaux des communes marquisiennes de Tahuata et de Fatu Hiva. Des projets d'adduction d’eau et de production hydroélectrique, plus performants, économes et écologiques sont respectivement engagés dans les deux communes.
Un projet d'optimisation du service d'eau potable à Tahuata
L'AFD participe, aux côtés de l’État et de la Polynésie française à la mise en œuvre d’un service public d’eau potable dans la vallée de Hapatoni, à Tahuata, commune de 703 habitants. Ce projet permettra d’optimiser la performance des installations, d’améliorer la qualité de l’eau servie et de mettre en place à terme une facturation du service au coût réel.
Une nouvelle centrale à Fatu Hiva pour une électricité moins chère et plus écologique
Parallèlement, l’AFD accompagne le développement durable de la commune de Fatu Hiva (611 habitants) et la diminution de sa facture énergétique à travers le financement d’une nouvelle centrale hydroélectrique dans la vallée de Hanavave. Ce projet revêt un caractère particulier pour l’AFD car la Caisse Française de Développement avait financé, il y a près de 30 ans, un équipement utilisant le même procédé technique dans la deuxième vallée habitée de l’île (Omoa).
Ainsi, la combinaison des deux centrales hydroélectriques permettra à la commune d’utiliser ses ressources naturelles et son profil géologique pour étendre un mode de production d’électricité moins coûteux et plus écologique (près de 90% de production d’énergie d’origine renouvelable). Avec l’appui de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), un schéma de raccordement des deux centrales sera réalisé dans les prochains mois, renforçant la sécurité d’approvisionnement de la commune.
Urbanisation en Afrique : quelles solutions pour une croissance maîtrisée?
La croissance urbaine en Afrique explose. D'une ampleur sans précédent, ce phénomène induit de hauts risques sociaux, économiques, environnementaux et sanitaires. Dans une interview vidéo, trois experts de l'AFD, François Tirot, Marie Bjornson-Langen et Samuel Lefèvre nous parlent de l'indispensable rattrapage de ces villes en services essentiels et de la nécessaire prise de conscience d'agir maintenant.
Un phénomène sans précédent
La croissance urbaine observée en Afrique est d'une ampleur sans précédent dans l'histoire et constitue l'un des enjeux majeurs du 21ème siècle.
L'on estime à 1,2 milliard le nombre d'habitants des villes en Afrique en 2050 alors que la moyenne était de 30 millions de citadins en 1960.
Le phénomène est d'autant plus préoccupant qu'il ne correspond pas à la croissance économique équivalente de ces villes.
En outre, une gestion urbaine généralement déficiente ou lacunaire induit une détérioration progressive de l'environnement, des rapports sociaux, des normes sécuritaires et sanitaires.
Cette détérioration peut devenir source de tensions et de violences sociales, favoriser l'émergence d'une économie clandestine et la prolifération de l'insalubrité, facteur d'épidémies.
Des budgets qui ne sont pas à la hauteur des enjeux
Les collectivités locales engagées dans un rattrapage en matière de services essentiels, voient leurs compétences, et donc leurs besoins, augmenter avec le mouvement de décentralisation actuel sans que leurs ressources augmentent.
La fluctuation des transferts de ressources de l’État, variables d'une année à l'autre, associée aux difficultés de recouvrement des impôts dues, entre autres, à une connaissance imparfaite de leur base (contribuables), privent les villes d'une partie importante de ressources financières potentielles.*
À titre d'exemple, alors que le budget par habitant et par an pour la ville de Paris est de 3620 €, celui de Dakar est de 41 €, celui de Kinshasa de 30€ et celui de Lomé, de 9€.
L'approche de l'AFD : privilégier des projets "déclencheurs" de développement et une gestion autonome et durable des capacités
L'approche de l'AFD part de la conviction qu'il est dangereux de laisser les villes se développer sans maîtrise et planification, car cela rend la jugulation des risques plus difficile et confronte les populations à des désagréments et situations précaires tels que la congestion, les embouteillages, l'apparition de bidonvilles, voire de "villes-poubelles", stigmates d'une urbanisation anarchique.
Parmi les axes d'intervention de l'AFD, figurent le renforcement de la capacité de maîtrise d'ouvrage permettant aux gouvernements locaux d'être en mesure de prendre en charge durablement leur croissance et leurs besoins en réhabilitation, et la mise à disposition de financements dédiés à leur budget de fonctionnement et d'investissement.
L'AFD peut appuyer les programmes nationaux ou des projets de développement urbain durable identifiés via des prêts auprès des États pour financer, par exemple, des programmes municipaux, ou via des prêts qui seront rétrocédés à une collectivité locale. Lorsque la législation le permet, l'agence peut prêter directement à la collectivité locale. Elle peut enfin intervenir par subvention dans le cadre d'un renforcement de capacités dans le but de donner de meilleurs moyens de gestion des projets ou des programmes (formation à la gestion, équipements, etc).
Deux jours de débat sur la coopération régionale dans l'océan Indien
Partager les expériences et échanger avec les acteurs et partenaires réunionnais autour des principaux thèmes de la stratégie de coopération régionale de l’AFD dans l’océan Indien, adoptée récemment, étaient les objectifs du premier séminaire des directeurs d’agence AFD de l’océan Indien, qui s'est tenu les 6 et 7 novembre derniers à Saint-Denis de La Réunion. Près de 80 personnes ont répondu présents pour débattre avec eux des enjeux de la coopération dans la région.
►Téléchager les Actes et toutes les présentations du séminaire
Egalement aux côtés des directeurs des agences de Saint-Denis, Port-Louis , Moroni , Mamoudzou et Antananarivo , plusieurs représentants des départements Afrique et Outre-mer du siège de l'Agence à Paris ont fait le déplacement pour participer à cette rencontre cruciale pour les activités d’appuis de l'Agence à la coopération régionale dans l’océan Indien. Après une matinée en session interne, le groupe des représentants AFD a ouvert ses travaux aux acteurs de la coopération régionale dans le cadre de 8 ateliers thématiques.
Un champ de réflexion large : de la santé aux clusters régionaux
En débutant par la santé, le séminaire a entamé par un secteur prioritaire. La présentation du directeur du tout récent CHU de La Réunion a suivi la présentation de la stratégie sanitaire régionale assurée par la directrice de l'Agence régionale Santé océan Indien. Enjeu majeur pour l'océan Indien, la recherche de synergies volontaristes dans le secteur sanitaire est en bonne voie. Après une présentation de la coopération éducative centrée sur le cas emblématique de Madagascar, un focus sur le rôle de la coopération décentralisée réunionnaise a ensuite clôturé la première journée. Le besoin de concertation entre ces initiatives a été notamment mis à jour.
Vue de la salle de conférence © AFD
Globalement, la seconde journée a été davantage centrée sur les problématiques de la coopération économique. Acteurs du secteur privé, partenaires publics et institutions au cœur de la coopération économique dans l’océan Indien ont notamment pu débattre des enjeux des financements européens dans la région grâce aux présentations de l'ambassadeur délégué à la coopération régionale et du secrétaire général aux Affaires régionales de la préfecture.
Les opportunités pour la région ont par ailleurs été rappelées par le secrétaire général de la Commission de l'océan Indien , qui a également saisi l'occasion pour préciser les principales priorités de l’institution dans le domaine économique.
Jean-Claude de L'Estrac, Secrétaire Général de la COI © J. Couriaut - AFD
Près de 80 participants sur deux journées
Avec près de 80 participants, un haut niveau de représentation et une couverture de l’événement par les médias locaux, le séminaire a rencontré un important succès.
