La croissance des villes constitue un des faits majeurs de ce début de millénaire. On compte près d'un million d'habitants en milieu urbain de plus par semaine. A l'horizon 2030, la population mondiale sera de 8 milliards, dont 5 milliards d'urbains. Cette croissance  concernera avant tout les pays relevant de l'aide au développement, dont les villes devront accueillir deux milliards d'habitants de plus en 25 ans.

À la une

Une rocade pour améliorer la circulation dans la capitale

23/06/2016

Alors que les voies d’accès à la capitale sont saturées et que le réseau routier ne répond plus aux besoins de la population, un projet de construction de rocade vient d’être lancé afin de désengorger une partie de la ville.

Un réseau routier saturé 

Malgré quelques travaux d’aménagement routiers réalisés dans les années 2000, les infrastructures routières de la capitale de Madagascar sont très insuffisantes pour faire face à la croissance du trafic.

Par ailleurs, une partie du trafic de la zone urbaine à l’est d’Antananarivo est constituée de poids lourds assurant la livraison des marchandises depuis le port de Tamatave non seulement à Antananarivo mais également à destination d’autres villes et régions de Madagascar.

 

Le projet le plus important de la coopération française à Madagascar 

C’est pour ces raisons que ce jeudi 23 juin 2016, l’État de Madagascar, l’AFD, la Banque européenne d’investissement et l’Union européenne ont conclu un accord pour la construction d’une rocade au nord-est d’Antananarivo.

La rocade permettra de fluidifier l’accès à Antananarivo et de permettre aux poids lourds de ne plus passer en centre-ville pour rejoindre les autres pôles économiques du pays, facilitant ainsi la circulation des habitants.

Ce projet, qui s’élève à 63 millions d’euros, est tout simplement le plus important financièrement de l’histoire de la coopération française à Madagascar. L’AFD seule contribue à hauteur de 24 millions d’euros. 

 

Des aménagements pour les cyclistes et les piétons 

Le projet consistera en la construction de 8 kilomètres de route sur deux fois deux voies, avec pistes cyclables et trottoirs mais aussi arrêts de bus et éclairages publics.

Par ailleurs, le projet prévoit la mise en place d’éléments de sécurisation pour les piétons.

 


 

La cérémonie de signature s'est tenue à Antananarivo  en présence du ministre chargé des Projets présidentiels, du ministre des Finances et du Budget, de l'ambassadeur de France, de l'ambassadeur de l'Union européenne et du directeur de l'AFD à Madagascar.



A Madagascar, l'AFD rénove les quartiers défavorisés de la capitale

21/06/2016

Le projet « Petites ruelles de Tana », débuté en 2011, a d’ores et déjà permis de réhabiliter des ruelles, des voies carrossables et de permettre des accès à l’eau potable et à l'enlèvement des déchets au sein de la communauté urbaine d’Antananarivo.

Faciliter la mobilité des habitants

Le projet « Petites ruelles de Tana » avait pour but de faciliter la mobilité urbaine des habitants de la capitale en leur permettant d’emprunter des routes pavées, voire même en construisant des passerelles pour leur éviter de grands détours ou de passer par les rizières. Le projet a intégré la totalité des quartiers de la communauté urbaine d’Antanarivo.

Objectif atteint ! Jean-David Naudet, directeur de l’AFD à Madagascar, et Lalao Ravalomanana, maire de la communauté urbaine d’Antanarivo, se sont rendus sur place mardi 21 juin 2016 afin de constater par eux-mêmes les résultats obtenus. Durant plus d’une heure, ils ont ainsi pu arpenter les nouvelles ruelles et discuter avec les habitants des quartiers de Tsaramasay et Ankazomange.

 

(Au centre de gauche à droite) Jean-David Naudet, directeur de l'AFD à Madagascar, et Lalao Ravalomanana, maire de la communauté urbaine d'Antananarivo.

 

Améliorer l’éclairage public pour réduire l’insécurité

 

« Petites ruelles de Tana » avait bénéficié d’un financement de 14 millions d’euros sur deux projets consécutifs. Une troisième phase est en discussion actuellement et permettrait par exemple de poursuivre les efforts en matière d’éclairage public, ce qui pourrait être une réponse aux problèmes d’insécurité de la population. 

 

Dans les rues d'Antananarivo, des explications sur le projet.


Pour en savoir plus sur ce projet, cliquez ici



Un nouveau lac de stockage des eaux de pluie pour assainir les quartiers est de Lomé

29/04/2016

En prélude aux festivités marquant le 56ème anniversaire de l’indépendance du Togo, le président Faure Essozimna Gnassingbé a procédé au lancement des travaux d’aménagement du 4ème lac de stockage des eaux pluviales de Lomé. Grâce à lui, plus de 300 000 habitants des quartiers périphériques est de Lomé verront leur environnement de vie s’améliorer et seront à l’abri des inondations récurrentes que connaissent ces quartiers.

Des infrastructures d’assainissement et de lutte contre les inondations
 
Les travaux de cette seconde phase du Projet d’aménagement urbain du Togo visent essentiellement à l’aménagement d’un quatrième lac dans le quartier Zorro-bar, à l’Est de la ville de Lomé, sur une superficie de 40 hectares, servant de bassin de stockage des eaux de ruissellement lors des saisons pluvieuses.
 
Un dispositif d’acheminement de ces eaux et de celles du lac Est de Lomé (grâce à l’interconnexion des lacs) vers la mer sera également construit. Ces principaux travaux seront accompagnés de la réalisation d’ouvrages de drainage des quartiers faisant partie du bassin versant du lac.
 
La réalisation de ces différentes infrastructures bénéficiera à des centaines de milliers de personnes résidentes des quartiers Est de la ville de Lomé (Akodesséwa  Kagomé, Adakpamé, Anfamé, Kanyikopé, Baguida),  identifiés comme une zone vulnérable et très inondable.
 
Ces infrastructures contribueront ainsi à l’assainissement global de la zone et supprimeront les débordements et les inondations qui affectent chaque saison des pluies, les populations riveraines du système lagunaire et les activités industrielles et commerciales autour de la zone portuaire.
 
  Construction des canaux d'évacuation des eaux du 4ème lac vers la mer.
© Photo archives AFD Noel Améblé
 
Financé à hauteur de 39,9 millions d’euros (soit près de 26,1 milliards de francs CFA) par l’AFD sur les ressources déléguées de l' Union européenne  sur le 10ème Fonds europpéens de développement (FED) pour la réalisation des travaux et l'appui institutionnel à la Mairie et à la Direction de l'assainissement, le projet intervient dans le cadre de la politique nationale urbaine.
 
Cette politique vise à réduire la pauvreté à travers l’amélioration significative de l’environnement socio-économique et sanitaire des populations urbaines.
 

Extrait du journal télévisé (archives)

La cérémonie de lancement des travaux s’est déroulée le 26 avril dernier à Lomé, sur le site du projet Bè-Zorro bar, en présence des membres du gouvernement, des ambassadeurs de l’ Union européenne et  de la France au Togo, du directeur de l’AFD Lomé, d’autres personnalités coutumières et de la classe politique, et des partenaires au développement.

 
Le président Faure Essozimna Gnassingbé suivant les explications du plan des travaux.
 
Simulation du démarrage des travaux

 

►Lire le communiqué de presse

 

►Telecharger la fiche projet

 



Lancement d'un projet pour la sécurisation foncière à Madagascar

28/04/2016

Essentielle pour favoriser les investissements agricoles, la sécurisation des droits fonciers des agriculteurs va être facilitée par le programme d'appui à la réforme et à la sécurisation foncière, lancé officiellement aujourd'hui par le Premier ministre.

 

2 régions, 75 communes et 25 000 agriculteurs concernés

La sécurisation des droits fonciers des exploitants agricoles est essentielle car elle répond à trois enjeux : favoriser les investissements agricoles, promouvoir la décentralisation et faciliter la résolution des litiges locaux.


Paysage dans la région Analamanga, l’une des deux régions où sera mis en œuvre ARSF.
Crédit photo : AIM Madagascar

Ainsi, le programme d'appui à la réforme et à la sécurisation foncière, confinancé avec l'Union européenne, contribuera à doter 75 communes des régions Analamanga et Itasy (périphérie d’Antananarivo), de droits fonciers et d’une fiscalité foncière. Il permettra à 25 000 agriculteurs d’accéder à un terrain dans des conditions qui leur permettront d’investir et d’intensifier leur production.

Durée du projet : 4 ans. Montant : 4 millions d’euros.


Salle comble pour le lancement du programme de sécurisation foncière à Madagascar
Les 75 maires des communes concernées étaient présents à la cérémonie de lancement

 

La cérémonie officielle s'est tenue en présence du Premier ministre de Madagascar, M. Olivier Mahafaly, du ministre auprès de la Présidence chargé des Projets pésidentiels, de l'Aménagement du territoire et de l'Equipement, M. Narson Rafidimanana, du directeur de l'AFD à Madagascar, M. Jean-David Naudet, et des représentants de l'Union européenne.


Femmes présentant leurs certificats fonciers attribués par le guichet foncier communal .
Crédit photo : L ’Observatoire du Foncier



Deux subventions pour les secteurs urbain et santé au Togo

14/03/2016

Dans le cadre du partenariat avec les autorités togolaises, l'AFD a signé deux accords pour financer la construction du Centre d’enfouissement des déchets urbains à Lomé d'une part, et l'amélioration de  la qualité des soins liés à la santé maternelle et infantile d'autre part.

Pour une bonne gestion des déchets solides de la ville de Lomé


L’AFD met à la disposition de l’État togolais une subvention de 7 millions d’euros (soit 4,5 milliards de francs CFA) pour construire un Centre d’enfouissement technique (CET) des déchets solides produits par la ville de Lomé et des communes environnantes, pour un investissement total d’environ 18 millions d’euros.
 
Dans la mise en œuvre, le projet prévoit :
  • la construction du Centre d’enfouissement technique : aménagement des voies d’accès au site et d’une zone technique d’accueil ; réalisation de 5 casiers de stockage des déchets sur 5 ans avec étanchéification grâce à des barrières de sécurité passives et actives ; construction d’une station de traitement ; construction d’un réseau d’évacuation du biogaz et pose d’une torchère ;
  • la valorisation des déchets : la composante de valorisation permettra de diminuer le volume des déchets envoyés sur le site avec la construction des plateformes de prétraitement et de transformation des déchets en combustibles solides de récupération. Cette phase complémentaire sera déclenchée en fonction du résultat des discussions entre le futur exploitant du site et un partenaire industriel, qui utilisera les combustibles générés pour alimenter son site de production.

Visite du terrain et explications - © Photo AFD Nicolas Gury
 


La subvention est issue des ressources du 11ème Fonds européen de développement (FED), délégués par l’Union européenne à l’AFD. Ce financement complète la subvention de l’AFD dans le cadre du Projet environnement urbain de Lomé (PEUL II en cours - 3,1 millions d’euros pour le CET) ainsi qu'une participation financière à venir de la Banque Ouest africaine de développement (BOAD).

Lire le communiqué de presse  

 
Amélioration de la santé maternelle et infantile

La deuxième subvention, 8 millions d’euros (soit près de 5,24 milliards de Francs CFA) participera au projet de réduction de la mortalité maternelle et infantile dans les régions Maritime et des Plateaux. Ces régions cibles abritent ensemble près de la moitié de la population du pays et présentent d’importants besoins en matière d’accessibilité et de disponibilité des services de santé.
 
Un nouveau-né et sa maman - © Photo AFD Sarah Marniesse

Le programme repose sur les orientations suivantes :
  • Une priorité donnée au renforcement des formations sanitaires dans les régions Maritime et des Plateaux à travers notamment des mises à niveau des Soins obstétricaux et néonatals d’urgence (SONU) dans les formations sanitaires prioritaires identifiés par le ministère de la Santé et de la protection sociale et des appuis techniques en matière de gestion et de recouvrement des coûts ;
  • Un objectif de renforcement des capacités du ministère de la Santé et de la protection sociale au niveau central et déconcentré, dans leurs fonctions essentielles de pilotage et de contrôle, à travers des appuis techniques en matière de programmation et de suivi-évaluation.
Le programme s’appuiera sur des consortiums d’ONG dans chacune des régions (consortium Handicap International pour la région Maritime, consortium Plan International Togo pour la région des Plateaux) pour mettre en œuvre les activités de renforcement des formations sanitaires et des équipes déconcentrées du ministère de la Santé et de la protection sociale.
 
 
La cérémonie de signature de ces 15 millions d'euros de subvention s’est déroulée au ministère de l’Économie, des finances et de la planification du développement, en présence du ministre des lieux, de l’ambassadeur de France au Togo, du directeur de l’AFD Lomé, du secrétaire général de la Délégation spéciale de Lomé, de l’ambassadeur de l’Union européenne, et du directeur adjoint de la Direction du développement rural et des infrastructures à la BOAD. Cette cérémonie a également été l’occasion de la signature de la convention de délégation des fonds entre l’Union européenne et l’AFD, formalisant ainsi la mise à disposition des fonds par l’Union européenne à l’AFD pour le financement de ce projet de CET.
 
 
 
Quelques images souvenir de la cérémonie
 
De gauche à droite: M. Edhorh de la BOAD, Adji Otèth Ayassor, ministre de l'Economie et des finances, Tchalim Tagba, secrétaire général de la Délégation spéciale de Lomé, Moustafa Midjiyawa, ministre de la Santé, Nicolas Berlanga Martinez, ambassadeurUE,  Marc Fonbaustier,  ambassadeur de France  et Benoît Lebeurre, directeur AFD Lomé.

 



Signature d'un MoU de 90 M€ avec le Suriname

27/11/2015

 

Régis Marodon, Directeur du département Amérique latine et Caraïbes de l’Agence française de développement (AFD), a effectué une visite au Suriname du 25 au 27 novembre 2015. À cette occasion, l’intervention de l’AFD dans le domaine de la santé a été valorisée à travers une visite de l’hôpital d’Albina situé à la frontière avec la Guyane. Cette visite s’est achevée par la signature d’un Memorandum of Understanding (MoU) avec le Gouvernement qui fixe à l’AFD un programme d’activités, sur les quatre prochaines années, de 5 projets pour 90 M€.

 

Les enjeux de la coopération avec la Guyane
Initié en 2009, un projet d’amélioration des infrastructures de santé dans le pays est financé par l’AFD pour un montant de 15M€. La construction de l’hôpital d’Albina constitue le dernier volet de ce vaste programme d’investissements qui s’accompagne, en outre, d’une subvention de 1,1 M€ consacrée à la coopération bilatérale.
 
Une réunion sur l’extension à Albina de la réflexion stratégique menée par la Ville de Saint-Laurent du Maroni dans le cadre des Ateliers de Cergy a réuni, dans la ville frontalière surinamaise, le Maire de Saint-Laurent du Maroni, le Directeur général de l’Établissement Public d’Aménagement de la Guyane et la Responsable du service d’aménagement du territoire du Suriname. La prise en compte des deux rives du Maroni dans cet exercice de prospection permettra de partager des réflexions sur les défis caractéristiques de l’espace transfrontalier.
 
 

 

Signature d’un MoU 2016-2019
Le 27 novembre, M. Marodon a signé avec le Ministre des Finances, M. Gillmore Hoefdraad, un MoU définissant un programme de travail pour les quatre prochaines années selon deux axes stratégiques : i) l’évolution vers un modèle de croissance plus durable et résilient et ii) la concentration d’une partie des interventions de l’AFD dans l’Est du pays, notamment à la frontière avec la Guyane.
 
Ces concours souverains permettront le financement d’investissements souhaités par le Gouvernement surinamais dans des secteurs d’intérêt général essentiels au développement du pays. Les activités de l’AFD seront ainsi structurées autour de 4 objectifs :
l’optimisation énergétique,
l’accès durable à l’eau potable et à l’assainissement,
le développement territorial intégré,
la réduction des inégalités au travers du renforcement de l’accès aux soins.
 
Opérateur pivot de l’aide publique au développement de la France, l’AFD a ouvert un bureau au Suriname en 2009. Depuis le début de ses activités dans le pays, l’AFD a financé quatre projets pour un montant total de 55 millions d’euros. Le bureau de Paramaribo est supervisé par l’agence AFD de la République dominicaine depuis le 1er janvier 2016.


 
 
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