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Le CNES et l’AFD partenaires pour l’innovation spatiale au service du développement

21/06/2017

Jean-Yves Le Gall, Président du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), et Rémy  Rioux, Directeur général de l'AFD, ont signé ce jour un accord de partenariat.  D’une durée de cinq années, la collaboration se matérialisera par la mise en place de formations et de groupes de travail dans cinq secteurs d’activité : le suivi des ressources en eau, l’agriculture, les forêts et l’occupation des sols, le suivi côtier et marin, la gestion post-crise, les télécommunications. L’accent sera mis sur les projets menés en Afrique.

 

Assurer la protection effective des forêts sur des grandes superficies ; concevoir et planifier un développement urbain ; anticiper d’éventuels problèmes de sécurité alimentaire ; les applications spatiales répondent à de nombreux objectifs : suivi de zones inaccessibles, surveillance de vastes superficies, précision des mesures, des coûts d’exploitation peu élevés et facilité d’accès (open data).

« Ce partenariat permettra à l'AFD de bénéficier de l'expertise du CNES en matière de télédétection, de sa connaissance du secteur et de son réseau afin de mieux  utiliser les technologies spatiales dans nos  interventions. Cette collaboration participe aussi de la construction d'une politique spatiale française pour le développement, avec le concours des acteurs publics et privés français spécialisées dans le domaine, dont le savoir-faire et l'expertise sont largement reconnus à l'international. », a déclaré Rémy  Rioux, Directeur général de l’AFD.

Le CNES joue un rôle clé d’impulsion et de proposition sur la scène spatiale nationale, européenne et internationale. Sa stratégie est précisément tournée vers le développement de l’usage du spatial au service du citoyen, de la société et de l’État, en apportant, grâce aux solutions satellitaires, des réponses de plus en plus efficaces et nombreuses aux enjeux de notre société et aux besoins régaliens. Au plan international, sa mission est de mettre en place des coopérations adaptées selon les pays et de mener des actions valorisant les produits spatiaux, tout en soutenant les propositions industrielles françaises à l’export et en intégrant la dimension industrielle dans les coopérations internationales.


 

Une nouvelle Initiative dédiée aux populations réfugiées du Moyen Orient

20/06/2017

Afin de participer à la mise en œuvre de solutions pérennes tant pour les populations réfugiées que pour les communautés hôtes, l’AFD lance une initiative au Moyen-Orient baptisée « Réfugiés, résilience et reconstruction » à l’échelle de la sous-région pour mettre en œuvre des projets efficaces dans un contexte instable et sensible.
 

Depuis les débuts du conflit syrien et de la crise irakienne en 2011, plus de 5 millions de Syriens se sont réfugiés dans les pays voisins : Liban, Jordanie et Turquie et Irak, auxquels s’ajoutent environ 250 000 réfugiés irakiens. On compte aussi près de 6 millions de déplacés internes en Syrie et 3 millions de déplacés internes en Irak.

A la suite de cet afflux massif, les sociétés des pays concernés ont vu tant leur cohésion sociale que leur capacité de résilience et leurs institutions mises à l’épreuve en particulier à l’échelon local où l’installation des réfugiés soumet les services publics essentiels à de fortes tensions.

La Syrie et l’Irak subissent depuis plusieurs années des destructions massives. L’un des grands enjeux pour une stabilisation de long terme de la région résidera en la capacité de reconstruction, en termes d’infrastructures, de soutien à la gouvernance et à la cohésion sociale, tant au niveau central que local de ces deux pays lorsque la situation le permettra.
 


Dans l’ensemble de ces pays, bailleurs et organisations internationales font face à des situations complexes afin de répondre au mieux aux besoins essentiels des populations tout en s’inscrivant dans une perspective de développement. Il faut également préserver ou restaurer la cohésion sociale entre les populations déplacées et hôtes via notamment la promotion de l’insertion économique et sociale des populations vulnérables. Enfin, il est essentiel d’impliquer les acteurs locaux et la société civile tout en s’inscrivant dans le cadre de politiques nationales.

Avec l’Initiative Moyen Orient « Réfugiés, résilience et reconstruction », l’AFD entend participer à la mise en œuvre de solutions pérennes dans les pays concernés par la crise : gestion des déchets, alimentation en eau potable et fourniture d’électricité, offre de soins de santé, mais aussi rénovation de réseaux de transports et de logement constituent des axes de travail. L’éducation et la formation sont tout aussi essentielles afin de favoriser l’intégration économique et sociale des populations.

La mise en œuvre de cette Initiative témoigne de l’engagement plus important de la France annoncé par Laurent Fabius en février 2016 lors de la conférence des donateurs de Londres pour tenter d’apaiser les pressions et tensions générées par la crise sur les pays voisins. Cette Initiative se caractérise par ailleurs par la volonté d’agir à l’échelle d’un bassin de crise dans son ensemble et non uniquement pays par pays.

► En savoir plus sur l’Initiative Moyen Orient « Réfugiés, résilience et reconstruction ».
 

Demande de changement de statut en droit français

06/06/2017

L’AFD a demandé aux autorités de supervision bancaire de changer son statut d’établissement de crédit en droit français au statut de société de financement. Cette demande est actuellement en cours d’instruction par la Banque Centrale Européenne (la « BCE »).

Le décret numéro 2017-582 daté du 20 avril 2017 et publié au Journal Officiel du 22 avril 2017 modifie, entre autres, les articles concernant les statuts de l’AFD en supprimant dans le Code Monétaire et Financier français toutes références au statut de l’AFD comme établissement de crédit. Il est attendu que la BCE communique sa décision définitive sur le futur statut de l’AFD en 2017.

D’ici là, l’AFD demeurera un établissement de crédit. Un éventuel changement pour l’AFD du statut d’établissement de crédit au statut de société de financement n’affectera pas le statut d’EPIC (Etablissement Public Industriel et Commercial) de l’AFD en droit français, et sa mission comme ses objectifs resteront inchangés.

Si un tel changement devait survenir, les émissions obligataires de l’AFD ne seraient plus éligibles en tant qu’Actifs Liquides de Haute Qualité (« HQLA ») au sens du règlement (UE) numéro 575/2013 daté du 26 juin 2013 du Parlement européen et du Conseil, complété par le règlement délégué (UE) numéro 2015/61 daté du 10 octobre 2014 de la Commission européenne.

2016, une année record pour l'AFD

11/05/2017

Avec un record 2016 de 9,4 milliards d’euros d’engagements, l’AFD investit de nouveaux chantiers, notamment en Afrique continentale.

Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD, a présenté ce jour les résultats de l’AFD pour l’année 2016, dans la perspective de sa stratégie pour 2020.

A la demande du Président de la République en 2015, l’AFD a nettement augmenté le volume de ses financements conformément aux objectifs de la communauté internationale (ODD, Accord de Paris sur le climat), scellé son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et étendu son champ d’intervention.
 

 

Rémy Rioux, son Directeur général, décrypte la stratégie de l’AFD : « 2016, l’année de ses 75 ans, a été marquée par l’accroissement des engagements de l’AFD, son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et le renforcement de ses partenariats avec la société civile, les collectivités territoriales, le secteur privé, les banques de développement bilatérales et multilatérales, les institutions européennes et les grandes fondations. Avec 9,4 Md€ d’engagements, l’AFD a repris une trajectoire de croissance ambitieuse pour accompagner les grandes transitions dans les pays en développement et dans les Outre-mer français. Avec sa nouvelle stratégie, l’AFD jouera un rôle moteur pour soutenir l’émergence d’un monde en commun. »

En 2015, l’AFD a reçu du Président de la République l’objectif d’accroître son activité de + 60 % d’ici 2020 pour atteindre près de 13 Mds € d’engagements annuels. En 2016, cette trajectoire de croissance est engagée.

9,4 milliards d’euros de projets ont été financés par l’AFD : c’est +13 % en 1 an.

L’Afrique, toute l’Afrique, est la priorité de l’Agence, avec près de 4 Mds € d’engagements en 2016 en hausse de +25%.

  • De 2010 à 2016, 22 milliards d’euros ont été engagés en Afrique
  • En janvier 2017, au Sommet de Bamako, le Président de la République a pris un engagement encore plus ambitieux pour l’AFD : sur les cinq prochaines années, 23 milliards d’euros seront engagés pour l’Afrique
  • Pour soutenir le développement des énergies renouvelables, l’AFD a engagé 600 millions d’euros en Afrique en 2016. Elle prévoit de leur consacrer 3 milliards d’euros d’ici 2020.

L’AFD agit dans de nouveaux pays et de nouveaux secteurs :
  

  • Argentine, Cuba, Balkans : l’AFD va élargir son champ d’intervention géographique, partout où l’accompagnement d’une banque de développement engagée et solidaire est utile.
  • La nouvelle stratégie de l’agence ouvre des chantiers d’avenir, dans des secteurs sur lesquels l’AFD n’intervenait pas ou peu jusqu’ici : la gouvernance, les industries culturelles, l’enseignement supérieur, l’innovation et le numérique, le social business, l’action extérieur des collectivités locales, l’éducation au développement et à la solidarité internationale.

L’AFD et la CDC : une alliance stratégique active sur le terrain
L’alliance stratégique entre les deux institutions, signée le 6 décembre 2016, se concrétise sur le terrain. A l’international, elle se traduit par des outils communs, comme le fonds d’investissement dans les infrastructures de 600 M€ dont la création a été annoncée récemment par les deux Directeurs généraux au Burkina Faso. En France, elle permet une collaboration plus étroite avec les collectivités territoriales et tous les acteurs du développement dans les territoires.

Pour aller plus loin, lire la présentation détaillée des résultats de l'AFD en 2016


L’action de l’AFD en 2016

Une action sur les cinq continents :

  • 50 % des engagements financiers de l’AFD dans les pays étrangers (près de 4 Mds € en 2016 soit +25% en un an) vont à l’Afrique, toute l’Afrique, priorité de l’action de l’Agence, où 84 % des moyens budgétaires accordés par l’Etat sont concentrés. Dans sa nouvelle stratégie, l’Agence considère l’Afrique comme un tout. Du Maroc à l’Afrique du Sud, du Sénégal à Djibouti, avec ses dynamiques régionales, sans séparer le Nord du Sud du Sahara.
  • 20 % en Asie et dans le Pacifique pour financer des projets sobres en carbone (1,3 Mds € en 2016)
  • 20 % en Amérique Latine et Caraïbes, en particulier au service du développement urbain durable (1,1 Mds € en 2016)
  • 10 % au Proche et Moyen-Orient : pour financer une croissance inclusive et résiliente (741 Millions € en 2016)

L’AFD a également consacré 1,6 Md€ en 2016 au financement des Outre-mer français.

Les marqueurs de l’action de l’AFD : 6 x 50%

L’AFD, banque de développement de la France, solidaire et engagée au service des populations des pays du Sud et de l’Outre-mer, agit avec 6 marqueurs forts :

  • 50% de ses engagements à l’étranger sont en Afrique
  • 50% de son activité concerne des pays et territoires francophones
  • 50% de ses projets ont des impacts positifs sur le climat
  • 50% de ses projets contribuent à la réduction des inégalités de genre
  • 50% de ses bénéficiaires sont des acteurs non-étatiques (entreprises publiques et privées des pays du Sud, collectivités locales, établissements publics, ONG, banques)
  • 50% de ses projets sont menés en cofinancement avec d’autres bailleurs

L’AFD finance des trajectoires de croissance durable contribuant aux cinq transitions majeures dans lesquelles les pays en développement, comme les pays développés, sont engagés : transitions démographique et sociale, transition territoriale et écologique, transition énergétique, transition numérique et technologique, transition politique et citoyenne.

Des solutions qui génèrent des impacts positifs pour les populations

En 2016, l’AFD a financé 657 projets de développement, qui ont notamment permis :

  • d’améliorer le transport urbain en Nouvelle-Calédonie ;
  • de gérer les tensions entre populations hôtes et réfugiées au Liban et en Jordanie ;
  • de construire l’autonomie électrique du Burkina Faso ;

Des projets aux impacts concrets mesurables chaque année. En moyenne depuis 5 ans : 

  • 730 000 exploitations agricoles familiales soutenues ;
  • 665 MW d’énergies renouvelables installés ;
  • un accès à l’eau et à l’assainissement amélioré pour 1, 2 million de personnes ;
  • 54 000 PME appuyées ;
  • 832 000 enfants scolarisés.

Accéder à l'infographie   

Et si la croissance de l’aide publique au développement n’était pas qu’une question de chiffres ?

09/05/2017

Le Royaume-Uni consacre 0,7% de son revenu national brut à l’aide publique au développement depuis 2013 ; l’Allemagne a atteint cet objectif en 2016. Les Etats-Unis constituent le premier pays donateur en valeur absolue, ayant doublé ses moyens en quinze ans. Les efforts de la France semblent être en décalage avec ceux menés par les pays énoncés plus haut. Que lui manque-t-il pour constituer une unité politique et sociale sur la question du développement international ? Quel accord peut-on chercher entre acteurs, et sur quelle base ? C’est l’objet du rapport intitulé « Chercher l’accord sur l’aide publique au développement ».

En auditionnant plus de cent-soixante-dix personnes entre décembre 2016 et avril 2017, l'auteur de ce rapport, Henry de Cazotte, a tenté de comprendre comment, au cours des vingt dernières années, les acteurs du développement dans chaque pays – responsables de toute origine, ONG, parlementaires, institutions publiques, privées, religieuses, médias et chercheurs – ont tissé des interactions de qualité.

De Berlin à Bonn, de Francfort à Washington, ou encore à Londres, à Bruxelles et à Luxembourg, différents profils nationaux ont émergé des entretiens, avec pour point commun une certaine continuité de la politique de développement construite sur les vingt dernières années, en dépit des alternances partisanes gouvernementales.

 
 
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