L’initiative Fast Track (ou Initiative de Mise en Œuvre Accélérée) est un partenariat mondial né en 2002 visant à accélérer la réalisation de la Scolarisation Primaire Universelle. Elle s’inscrit dans le droit fil des principes édictés à la conférence de Monterrey, tels que la responsabilité partagée des partenaires et l’harmonisation de l’aide.
Cette initiative est destinée aux pays à faible revenu qui remplissent les deux critères suivants :
Les objectifs et principes directeurs de l’initiative Fast Track
Les objectifs de ce partenariat répondent à un souci d’efficacité et à une double logique d’incitation : inciter les bailleurs de fonds à augmenter leur aide et inciter les pays en développement à bâtir une politique sectorielle cohérente.
Le premier objectif est une réallocation de l’aide à l’éducation vers les pays les plus pauvres et les plus en retard dans l’éducation de base. Il s’agit ainsi de privilégier l’Afrique, les pays bénéficiant de l’initiative Pays Pauvre Très Endetté (PPTE) et les pays « orphelins » qui ont un nombre restreint de bailleurs de fonds.
Le deuxième objectif vise à accroître l’efficacité de l’aide :
Le troisième objectif concerne le montant des ressources financières. L’initiative Fast Track a pour but d’inciter les bailleurs de fonds à augmenter le montant de leur aide et de la diriger vers les pays élus. Le fait de pouvoir soutenir les pays selon leur performance en matière de politique éducative permet aux bailleurs de fonds de s’engager sur un financement à plus long terme et pour des montants plus élevés.
Le quatrième objectif, enfin, a trait au partage des bonnes pratiques entre pays et entre bailleurs pour permettre l’élaboration de politiques éducatives efficaces.
Les modalités techniques et financières
Les pays élus à Fast Track qui sont en relation avec des partenaires financiers traitent directement avec eux. Leur élection à l’initiative Fast Track doit leur permettre d’attirer de nouveaux donateurs et de voir leur aide accrue et mieux coordonnée.
En parallèle de la procédure générale, deux fonds fiduciaires spécifiques ont été mis en place :
Cette initiative marque aussi le passage d’une approche projet à une approche-programme en termes de modalités de financement. Les bailleurs privilégient dans la mesure du possible l’aide budgétaire ou les pots communs pour développer un programme sectoriel national.
L’état des lieux et l’évolution de l’initiative Fast Track
Après quelques années de fonctionnement peut-on parler d’une dynamique créée par l’initiative Fast Track ? On constate une hausse de l’aide publique au développement dans le secteur de l’éducation : l’éducation représentait 1,8% de l’APD mondiale en 1999 et 3% en 2003, soit 1,9 milliards de dollars.
Cette hausse s’accompagne de la croissance du nombre de pays impliqués dans l’initiative : 7 pays élus en 2002 contre 20 aujourd’hui et 34 pays bénéficiant d’une aide technique. 40 pays supplémentaires pourraient rejoindre l’initiative d’ici 2008.
Les actions de l’AFD dans le cadre de l’initiative Fast Track
L’AFD privilégie déjà dans l’octroi de ses concours les pays élus à l’initiative Fast Track .