Additionnalité : désigne le fait que les ressources externes octroyées par le(s) bailleur(s) viennent s’ajouter aux ressources nationales et non s’y substituer. L’additionnalité des ressources, plus ou moins stricte, est en général une condition de l’octroi de financements externes, ceci afin d’éviter les effets d’éviction dus à la fongibilité de l’aide. Vérifier l’additionnalité des ressources requiert une bonne connaissance du niveau des dépenses publiques avant l’octroi du financement, une hypothèse sur l’évolution des ressources internes et une vérification des dépenses effectuées. (AFD)
Alphabétisation durable : capacité d’un individu à lire, écrire et compter dans son environnement quotidien, durant toute sa vie d’adulte. On considère généralement que l’alphabétisation ne peut pas être durable en dessous de 6 années d’étude. (AFD)
Alternance : méthode pédagogique qui s’appuie sur l’articulation entre des enseignements généraux, professionnels et technologiques et l’acquisition d’un savoir-faire par l’exercice d’une activité professionnelle en relation avec les enseignements reçus. Ces enseignements et acquisitions se déroulent alternativement en entreprise et en centre de formation. (AFD)
Apprentissage : ce terme désigne plusieurs choses.
Approche par les compétences (APC) : cette approche permet, à partir d’une analyse des activités professionnelles et du contexte dans lequel ces dernières sont réalisées, de définir les compétences à mobiliser par les personnes concernées puis de mettre en place un programme de formation insistant sur l’acquisition, avant validation, de chacune des compétences nécessaires pour la réalisation des activités. (AFD)
Cadre des Dépenses à Moyen Terme (CDMT) : le CDMT est un instrument de planification budgétaire de la mise en œuvre d’un Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté ou d’un programme sectoriel, généralement établi à trois ou cinq ans. Il établit un lien entre la politique, la planification et l’établissement du budget et est garant de l’opérationnalité de la politique. C’est un moyen de caler la programmation des dépenses sur un plan d’action cohérent avec la mise en œuvre de la politique. Le CDMT doit comporter les 4 caractéristiques suivantes :
Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) : l’initiative CSLP a été lancée fin 1999 par la Banque mondiale et le FMI en lien avec l’Initiative Pays pauvres très endettés (PPTE). Le CSLP est un document qui décline pour les trois années à venir la stratégie de développement économique et social d’un pays; il reflète idéalement l’appropriation nationale des politiques et de larges partenariats entre les différentes parties prenantes. Au début, seul un petit nombre de pays pauvres briguant une réduction de leur dette en vertu de l’initiative PPTE élaborèrent des CSLP. Les CSLP devinrent ensuite des pré-requis pour tous les pays pauvres bénéficiant soit de prêts concessionnels de l’International Development Association (IDA), soit de prêts du FMI –Facilité pour la croissance et la réduction de la pauvreté, soit de programmes multi-bailleurs d’aide budgétaire globale. (AFD)
Capital humain : ensemble des connaissances, compétences et données d'expérience que possèdent les individus et qui les rendent économiquement productifs. Investir dans l'éducation, les soins de santé et la formation professionnelle peut accroître le capital humain. (Banque Mondiale)
Ciblage de l’aide : le ciblage des fonds répond à la volonté de mettre en place un verrou supplémentaire, de « sécuriser » des lignes de dépenses prioritaires, notamment dans les cas suivants :
On distingue deux types de ciblage :
L’aide budgétaire est dite non ciblée quand elle est versée directement sur le compte du Trésor public à la Banque centrale, sans passer par un compte d’affectation spéciale, et que le contrôle porte sur des résultats de développement et non sur la vérification comptable que certaines lignes du budget ont été créditées d’un montant précis. (AFD)
Classe en double flux : classe qui accueille plusieurs groupes d’élèves à des horaires différents dans la journée. Cette modalité d’enseignement résulte principalement d’un manque d’enseignants ou de salles de classe. (AFD)
Classe multigrade : classe qui regroupe dans une même salle plusieurs niveaux avec des élèves d’âges différents sous la direction d’un seul maître. Cette modalité d’enseignement est particulièrement adaptée aux régions rurales où la population est éparse. (AFD)
Contrat désendettement développement (C2D) : les contrats désendettement - développement (C2D) constituent le volet bilatéral additionnel français de l'initiative PPTE d'allègement de la dette des pays en développement. Il s’agit d’un mécanisme de refinancement par don des échéances de remboursement de la dette par les pays concernés. Les financements sont concentrés sur un nombre restreint de “points d'affectation” choisis dans quatre secteurs : (i) l'éducation de base et la formation professionnelle ; (ii) les soins de santé primaire et la lutte contre les grandes endémies (plus particulièrement la lutte contre le Sida) ; (iii) les équipements et les infrastructures des collectivités locales ; (iv) l'aménagement du territoire et la gestion des ressources naturelles. (AFD)
Couverture scolaire : nombre d’enfants qu’un pays est capable de scolariser dans son système éducatif. L’indicateur retenu généralement est le taux brut de scolarisation primaire. (AFD)
Curriculum : cursus de formation : itinéraire organisé d’acquisition de connaissances. Il comporte des évaluations et peut déboucher sur une validation. (AFD)
Degré d’aléa : proportion des situations où le nombre d’enseignants ne s’explique pas par le nombre d’élèves. Le degré d’aléa est une mesure de la variation de la taille des classes suivant les écoles. Il se calcule à partir du coefficient de détermination R² qui évalue dans quelle mesure le nombre d’enseignants est proportionnel au nombre d’élèves scolarisés dans les écoles où ils enseignent. Le degré d’aléa s’obtient alors ainsi : 100% - R². Plus le degré d’aléa est proche de 100%, plus l’allocation des personnels enseignants est déconnectée du nombre d’enfants dans les classes. (Rapport EPT 2005, Pôle de Dakar)
Demande éducative : elle renvoie aux facteurs sociaux et économiques qui déterminent l’accès et l’abandon de la scolarité : coûts directs et indirects supportés par les familles, obstacles culturels, appréciation du rendement externe de l’éducation par les familles. (MAE)
Discontinuité éducative : situation où l’école n’offre pas aux élèves tous les niveaux d’un cycle d’étude. Cela se traduit par les abandons et entrave l’atteinte de la scolarisation primaire universelle. (AFD)
Education fondamentale / de base : l’éducation de base comprend l'enseignement primaire (premier stade de l’éducation de base) et le premier cycle de l’enseignement secondaire (deuxième stade). Elle couvre également un ensemble très divers d'activités éducatives non formelles et informelles, publiques et privées, destinées à répondre aux besoins éducatifs fondamentaux spécifiques de personnes de tous âges. (UNESCO)
Externalités positives : effets positifs que les activités d'une personne ou d'une entreprise ont sur d'autres, sans compensation. L'enseignement primaire peut être créateur d'externalités positives car il bénéficie non seulement aux élèves du primaire mais à l'ensemble de la société. L'État peut renforcer les externalités positives en subventionnant les produits qui en sont porteurs, ou en fournissant directement ces produits. (Banque Mondiale et AFD)
Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP) : le Fonds de solidarité prioritaire est l'instrument de l'aide-projet du ministère des Affaires étrangères. Il a pour vocation de financer, par dons uniquement, l’appui apporté par le ministère des Affaires étrangères aux pays de la zone de solidarité prioritaire (ZSP) en matière de développement institutionnel, social, culturel et de recherche. Ces projets ont été transférés à l’AFD au cours de l’année 2005, suite à la réforme du dispositif de coopération française en 2004. (MAE)
Harmonisation : processus engagé par les bailleurs de fonds, bilatéraux et multilatéraux, visant (i) au partage de l’information, diagnostics et études sectorielles par exemple ; (ii) à la rationalisation et à la simplification des systèmes et procédures ; ou (iii) à la mise en œuvre de l’APD selon des procédures communes pouvant aller jusqu’à des prises de décisions communes. (AFD)
Indice de développement EPT : indice composite visant à mesurer l’ensemble des progrès réalisés vers l’Education Pou Tous. Pour le moment, il n’intègre que les 4 objectifs de l’EPT les plus quantifiables : la scolarisation primaire universelle mesurée par le Taux Net de Scolarisation (TNS), l’alphabétisme des adultes mesuré par le taux d’alphabétisme des adultes, la parité entre les sexes mesurée par l’indice relatif au genre, et la qualité de l’éducation mesurée par le taux de survie en 5e année d’études. La valeur de l’indice de développement EPT est la moyenne arithmétique des valeurs observées de ces 4 indicateurs. (UNESCO)
Indice de l’EPT relatif au genre (IEG) : indice composite mesurant le niveau relatif de parité entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire ainsi que dans l’alphabétisme des adultes. L’IEG est la moyenne arithmétique des indices de parité entre les sexes des taux bruts de scolarisation du primaire et du secondaire et du taux d’alphabétisme des adultes. (UNESCO)
Initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) : l'initiative d'allègement de la dette des pays pauvres très endettés, lancée en 1996 par le G7, le FMI et la Banque mondiale et renforcée en 1999, vise une quarantaine de pays qui pourront obtenir jusqu'à 90% de réduction de leur dette en échange de l'adoption de cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté. (AFD)
Medersa : institution privée d’éducation islamique qui dispense ses cours à la fois en arabe et en français.
Offre éducative : services éducatifs proposés à l’ensemble de la population d’un pays qui comprennent trois dimensions : (i) la couverture scolaire quantitative (constructions, recrutement et formation des maîtres), (ii) la répartition géographique équitable des ressources humaines et matérielles, (iii) la qualité de l’enseignement proposé. (AFD)
Pays « orphelins » : la Banque Mondiale considère qu’un pays est « orphelin » lorsqu’il est en relation avec seulement 4 bailleurs de fonds ou moins dont la contribution dépasse 1 million de dollars. Ce statut de pays « orphelin » ouvre l’accès au fonds catalytique mis en place dans le cadre de l’initiative Fast Track. (AFD)
Politique « crédible » : une politique crédible doit inclure :
Pyramide éducative : représentation du système éducatif qui synthétise le flux des élèves de l’enseignement primaire jusqu’à l’enseignement supérieur. (AFD)
Rendement privé : rapport entre les bénéfices (revenus) que retire un individu de son parcours éducatif et les coûts directs et indirects qui y sont liés. (AFD)
Rendement social : rapport entre les bénéfices que retire la société de l’élévation du niveau scolaire de la population et les coûts de financement du système éducatif. Les bénéfices sociaux prennent en compte les bénéfices privés mais également les externalités positives qui résultent de l’éducation en termes de santé, d’hygiène, de respect de l’environnement, d’intégration sociale ou de comportement citoyen. (AFD)
Risque fiduciaire : de façon générale, le risque fiduciaire désigne la possibilité que les fonds versés soient mal utilisés ou détournés. Le DfiD distingue trois formes de risques spécifiques :
Secteur informel : il est caractérisé par son absence de réglementation et de fiscalité et est composé de micro-entreprises non structurées et de travailleurs indépendants. Il dispose d’un capital limité et d’une main d’œuvre souvent peu qualifiée et abondante, d’un coût faible, régie par les lois du marché où jouent à la fois la concurrence et la tradition. Les relations de parentèle y sont importantes. Cette population est largement analphabète et les jeunes y sont peu scolarisés. (AFD)
Taux d’achèvement du cycle primaire (primary completion rate en anglais) : c’est le nombre total d’enfants qui achèvent avec succès la dernière année du primaire exprimé en pourcentage du nombre total d’enfants de l’âge théorique correspond à cette dernière année.
En raison d’une durée variable des cycles primaires dans les différents pays et de la nature parfois sélective de l’examen de fin de cycle pour l’entrée en 1ère année du cycle secondaire, une estimation du taux d’achèvement du cycle primaire consiste à mesurer le taux d’accès en dernière année du primaire. (AFD)
Taux de prévalence VIH/Sida : estimation du nombre de personnes d’un groupe d’âge donné vivant avec le VIH/Sida à la fin d’une année donnée, exprimée en pourcentage de la population totale du groupe d’âge correspondant. (UNESCO)
Taux net de scolarisation (TNS) : rapport entre le nombre d’enfants scolarisés du groupe d’âge correspondant officiellement à un niveau d’enseignement donné et la population totale de ce groupe d’âge, exprimé en pourcentage. (UNESCO)
Taux brut de scolarisation (TBS) : il exprime le nombre d’élèves scolarisés dans l’enseignement primaire ou fondamental (tous âges confondus) en pourcentage du nombre d’enfants en âge d’être scolarisés dans l’enseignement primaire ou fondamental. (AFD)