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Afrique contemporaine n°237 | Agricultural Investments in Africa, Migrants in Postcolonial Central African Cities

02/12/2011

Agriculture in Sub-Saharan African countries, abandoned by public aid for development, is benefiting from significant investments made by public or private actors.

These investments help change processes to define agricultural policies and have major consequences on the development of agricultural production structures, income, rural employment and land tenure security for rural producers.

The contributions in this publication use case studies to provide insight into the nature of these investments and their consequences in Sub-Saharan Africa in terms of food security and changes in the agricultural sector.

They also raise the question of the impacts that investments in non-food production (agro-fuels for example) have on countries affected by the food crisis.



Bus Rapid Transit system to reduce congestion in the City of Lagos

25/11/2011

Lagos, with its fifteen million inhabitants, is the most densely populated city in Sub-Saharan Africa. Lagos State has set out to reduce congestion in the city, which affects both the quality of life of its residents and the economy, by launching a Bus Rapid Transit (BRT) system. This is the first operational example of an integrated and coherent approach to improving public transport in Sub-Saharan Africa.

President Goodluck Jonathan, Henri de Raincourt, French Minister of Cooperation, Ngozi Onkonjo-Iweala, Nigerian Minister of Finance, and Didier Mercier, Deputy Chief Executive Officer of AFD, marked their visit on 25 November by signing the first financing agreement between the Nigerian State and AFD. This $100m loan will finance the construction of a rapid bus line, which will reduce congestion in the City of Lagos.

Lagos is a coastal city located in the southwest of the country. Today, it is the most densely populated city in Sub-Saharan Africa, with over 15 million inhabitants and an annual growth rate of 6%. Its infrastructure network and transport services are sized for a city of roughly 6 million inhabitants, i.e. its population in the 1980s. Urban congestion has become a major challenge for the city. It affects both the cost of producing and distributing products and the quality of life of its residents.

 

First operational example of an integrated and coherent approach to improving public transport in Sub-Saharan Africa.

Back in 1992, Lagos State set out to tackle this situation by conducting an extensive sectoral and institutional study. In March 2008, its action led to the launch of a Bus Rapid Transit (BRT)-Lite system, which will create a rapid bus service running on exclusive right-of-way lanes. It is the first operational example of an integrated and coherent approach to improving public transport in Sub-Saharan Africa.

AFD has been operating in Nigeria since 2008 and has made urban development one of its priorities in the country, in partnership with the Nigerian authorities. The financing agreement signed today is for a $100m loan to the Federal Republic of Nigeria, which will be reallocated to the Federal State of Lagos. It is part of the second Lagos Urban Transport Project (LUTP II), which amounts to $329.5m and is cofinanced by the World Bank and the Global Environment Facility. AFD is financing one of the two planned corridors, i.e. the 22 km corridor linking up the communities of Oshodi, Mile 12 and Ikorodu. This section, which will link up downtown Lagos with the northeast of the State, is considered to be a priority by the local authorities.

The urban transport project has been hailed internationally a success and makes a major contribution to the plan to develop sustainable cities in Sub-Saharan Africa.



L'explosion démographique, menace pour le developpement de l'Afrique ?

17/11/2011

Dans le débat sur les liens entre démographie et développement, J.P. Guengant, chercheur et auteur de Comment bénéficier du dividende démographique ?, répond à nos questions. Selon lui, l'explosion démographique que connaît l'Afrique, et inédite dans l'histoire, est enjeu de pouvoirs. Elle pourrait grêver lourdement ses perspectives de développement.

Jean-Pierre Guengant, directeur de recherche émérite à l’Institut de recherche et de développement (IRD), vient de publier une étude réalisée, en collaboration avec Yarri Kamara, économiste à ICI, dans les pays d’Afrique de l’Ouest.
L’étude intitulée Comment bénéficier du dividende démographique ?, écrite dans un style limpide, porte un regard expert, sur la place centrale de la démographie dans les trajectoires de développement en Afrique de l’Ouest.

Quelle est l’originalité de la période que traverse la population mondiale actuellement, et africaine en particulier ?
De 1500 à 1900, la population mondiale a été multipliée par quatre. Ce fut le fait de l’Europe et de l’Asie principalement. La population africaine à stagné pendant cette période, du fait de la traite et d’une charge épidémiologique plus importante.
Le XXème siècle est le siècle de l’explosion démographique dans le monde entier. Pour l’Afrique, c’est le siècle du rattrapage. La population africaine a été multipliée par 8, passant de 100 à 800 millions environ.
Mais le XXème siècle, c’est aussi le siècle de la révolution contraceptive et de la limitation des naissances. Dans les trois dernières décennies, la fécondité passe de 6 voire 7 enfants par femme à environ 2 dans les pays en développement. Pratiquement partout sauf en Afrique.

Les pays européens ont réalisé leurs révolutions contraceptives en cent voire 150 ans mais avec, au départ, des niveaux de fécondité relativement élevés et des niveaux de mortalité également élevés.
Les pays émergents, ont réalisé leur transition démographique et leur révolution contraceptive en une quarantaine voire une cinquantaine d’années.

Et en Afrique subsaharienne ?
Actuellement en Afrique, on est sur des trajectoires longues de plus de cent ans. Un des freins majeurs, en Afrique subsaharienne, c’est que la demande totale en planification familiale est faible. Le nombre d’enfants désirés est toujours fort.

Au XXIème siècle, dans le monde en développement, seule l’Afrique sub-saharienne connaît une explosion démographique, inédite dans l’histoire, et ne parvient pas à maîtriser ses taux de fécondité alors que la mortalité a fortement baissé.
La part de la population de l’Afrique subsaharienne dans la population mondiale devrait passer de 12% en 2010 à 31% ou 37% en 2100 (selon les hypothèses)

Quel est l’impact de cette explosion démographique sur le développement du continent ?

L’impact est négatif pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). La croissance économique actuelle de l’Afrique, relativement importante, est absorbée par le coût des investissements sociaux, qu’on appelle, d’ailleurs, les investissements démographiques. Le coût des investissements sociaux absorbe la croissance économique et ces investissements n’atteignent jamais leurs objectifs. Des efforts gigantesques ont été consentis depuis une cinquantaine d’années dans les domaines de l’éducation et de la santé en Afrique subsaharienne. Mais malgré ces efforts, les pays et les budgets ont passé leur temps à courir derrière la démographie. Si votre population double en vingt ans, comment pouvez-vous suivre, que ce soit en termes quantitatifs (alimentation, équipements, personnels) ou qualitatifs (qualité des soins, des enseignements, etc.). Résultat : on n’a réussi ni la scolarisation universelle, ni la santé pour tous.

Néanmoins, une croissance économique  démographique forte conduisant à une augmentation de la main-forte peut constituer pendant un certain laps de temps un atout pour le développement, à condition qu’on puisse garantir à la population d’être nourrie et d’être (et de rester) en bonne santé, correctement éduquée, et d’avoir des opportunités d emploi rémunérateurs.  .

Mais l’accélération de la croissance économique dans les autres régions du monde, notamment dans les pays émergents, est le résultat de plusieurs facteurs. Mais selon plusieurs études récentes, la diminution de leurs taux de dépendance (nombre de personnes à charge) est le facteur qui a joué le rôle le plus déterminant. Cette diminution des taux de dépendance est le résultat de politiques ou de programmes mis en œuvre dans ces pays dans les années 1960, visant explicitement à maîtriser la fécondité et à réduire la croissance démographique.

Qu’entend-on par dividende démographique ? Et comment l’Afrique peut-elle y parvenir ?
Le dividende démographique, c’est cette opportunité - que l’on devrait saisir dans les cinquante ans à venir en Afrique – pendant  la transition démographique. C'est-à-dire la période pendant la quelle la mortalité et la fécondité sont progressivement maitrisées, ce qui permet donc d’avoir une réduction de la croissance démographique, et donc une réduction du nombre de personnes à charge. Ainsi, les économies réalisées de facto peuvent être allouées à des investissements productifs et à l’amélioration du capital humain.
Pour arriver à ce résultat, il faut que la fécondité baisse. Et pour que la fécondité baisse, il faut qu’il y ait augmentation de la demande de planification familiale et des pratiques contraceptives. Ce qui ne va pas de soi dans des géographies, des cultures où la fécondité est très valorisée et le statut de la femme pas très favorable

Pour arriver à ce résultat, il faut que la fécondité baisse et pour que la fécondité baisse, il faut qu’il y ait augmentation de la contraception.
L’enjeu des transitions démographiques, c’est la stabilisation des naissances à leur niveau actuel qui permet justement de bénéficier de ce qu’on appelle la fenêtre d’opportunité démographique.
C’est cette période unique dans l’histoire des populations où l’on passe d’une très forte croissance démographique à une croissance qui se réduit progressivement - et qui se réduit d’abord par une stabilisation du nombre des naissances.
La période qui suit, c’est la période de la décélération où on arrive à un nouvel équilibre avec une mortalité maitrisée et une fécondité également maitrisée, avec évidemment un statut différent des femmes.
Concrètement, pour parvenir à cette transition en 50 ans et non en cent ou deux cents ans, il faudrait que dans les 20 ou 30 qui viennent le taux de fécondité passe de 6 ou 7 ans enfants par femme à 3 ou 4.

Pourquoi l’Afrique n’a pas connu cette transition démographique ?
Les pays d’Afrique subsaharienne ont eux aussi adopté des politiques de maîtrise des naissances mais avec 20 ou 30 ans de retard. Les résultats ont été décevants pour plusieurs raisons : la multiplicité des problèmes en matière de santé auxquels ces pays sont confrontés. Mais c’est aussi – et surtout ?- du fait d’une faible mobilisation des autorités, des sociétés civiles (et même des bailleurs de fonds) sur la nécessaire évolution des mentalités et des pratiques. Il faut dire qu’on met le doigt sur des questions centrales tel que celle de la place des femmes dans la société. Nous sommes dans des enjeux de pouvoir : pouvoir des hommes sur les femmes, des anciens sur les jeunes et des élites politiques sur la société civile.

Mais le maintien d’une croissance démographique aussi forte en Afrique subsaharienne pendant plusieurs décennies n’est pas soutenable. Il est temps d’opérer un vrai changement de mentalité, de provoquer un débat et d’amorcer une réflexion si l’on souhaite que ces pays se développent. Historiquement parlant, il n’y a pas d exemples de pays qui se soient développés en gardant  5 ou 6 enfants par femme en moyenne. Parmi les 10 pays « en développement » du G20, tous sauf un avaient au début des années 1960 entre 5 et 7 enfants par femme. Aujourd’hui ces mêmes pays ont entre un 1,4 et 2,6 enfant par femme. Pour cela il a été nécessaire de développer l’information sur la planification familiale et l’accès aux services correspondants. Et la maitrise de la fécondité dans ces pays a d’abord été un levier favorisant leur développement, développement qui a permis parallèlement d’accélérer l’utilisation de la contraception et aussi l’émancipation des femmes.



Astrium and AFD launch first satellite imagery portal to monitor Congo Basin forests

26/10/2011
Forest cover trends in Central Africa can now be monitored thanks to over 600 satellite images which are already available on this web portal. The images acquired by SPOT satellites over the region will be accessible to all promoters of forest protection projects.

By combining archive imagery with new images, it is now possible to track changes in forest cover. These images will help administrations, public institutions and non-governmental organizations build their capacities and knowledge in terms of land use, which is essential for the sustainable management of Central African forests. This data is crucial for the validation and effective implementation of national strategies for REDD+ (Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation).

The images acquired by the SPOT satellites in the Congo Basin will be accessible to all promoters of forest protection projects. To be eligible, their projects must focus on reducing emissions resulting from deforestation or forest degradation, preserving forest carbon storage, sustainable forest management or increasing forest carbon stocks.

AFD and Astrium are financing this free access to SPOT imagery as part of a project to protect Congo Basin forests using space technologies. Project management has been entrusted to a consortium including IGN France International (IGN-FI), the French National Space Agency (CNES), the National Geographic Institute (IGN), the Institute for Research and Development (IRD) and the international branch of the National Forest Office (ONFi).

The space imaging portal for the Congo forests was officially opened in Paris on 26 October 2011 during the REDD+ workshop, which gathered economists, scientists, forest management organizations, specialists and technology providers working to preserve tropical forests. This workshop was organized by Planet Action, Astrium’s corporate social responsibility (CSR) initiative, which is helping to fight climate change by providing geo-information technologies.

 


About Astrium

Astrium is the European leader and the third in the world for space technologies. It is the 100% owned subsidiary of EADS, dedicated to providing civil and defence space systems and services. In 2010, Astrium had a turnover of €5 billion. Its three main areas of activity are Astrium Space Transportation for launchers and orbital infrastructure, Astrium Satellites for spacecraft and ground segment, and Astrium Services for comprehensive end-to-end solutions covering secure and commercial satcoms and networks, high security satellite communications equipment, bespoke navigation and geo-information services worldwide. www.astrium.eads.net 



 
   
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