Menu gauche
Contenu
Education et formation professionnelle : investir pour une croissance durable
L’éducation est un droit fondamental inscrit dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Dans les pays en développement, l’éducation et la formation professionnelle sont un investissement majeur pour la croissance et la lutte contre la pauvreté.
À la une
Subvention à l'ONG Afrane pour l'appui à l’éducation en Afghanistan (comité ONG du 13 décembre 2011)
Le Comité ONG, délégation du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG, s’est réuni le 13 décembre 2011. Il a approuvé l’attribution d'une subvention de 228 112 € à l'ONG Afrane.
Cette subvention va permettre le soutien aux écoles de Waras dans la Province de Bamyan. Le projet permettra la formation hivernale des professeurs, la fourniture de matériel pédagogique et scientifique, l’aménagement de bibliothèques, l’encadrement et suivi du personnel enseignant et administratif des écoles ainsi que l’extension d’une école et la réhabilitation de cinq autres.
DT N° 117 | Student Loans: Liquidity Constraint and Higher Education in South Africa
L’expérience selon laquelle l’accès à l’enseignement supérieur est contraint par la disponibilité de crédits demeure limitée est généralement indirecte. Cette étude apporte des preuves directes en comparant les taux d’inscription (dans les universités) d’étudiants potentiels sud-africains, en fonction de leur obtention – ou pas – d’un prêt pour couvrir les frais d’inscription, dans un contexte où ces derniers sont élevés.
Empirical evidence that access to higher education is constrained by credit availability is limited and usually indirect. This paper provides direct evidence by comparing university enrollment rates of potential South African students, depending on whether or not they get a loan to cover their university fees, in a context where such fees are high.
DT n° 116 | Formation et emploi au Maroc - Etat des lieux et recommandations
Au début des années 2000, le Maroc lançait un important programme d’investissement dans l’éducation et plaçait ainsi le capital humain au coeur de sa stratégie de développement. Le défi était alors énorme et force est de constater que de grands progrès ont été réalisés en matière de scolarisation primaire et secondaire. Au cours de la prochaine décennie, un défi d’une ampleur comparable devra être relevé dans la formation professionnelle et l’enseignement supérieur, pour assurer à chaque Marocain un avenir professionnel. La complexité et le caractère multidimensionnel du problème de l’emploi des jeunes supposera d’agir simultanément dans plusieurs domaines, comme nous avons essayé de le faire apparaître dans ce rapport.
En matière de formation professionnelle, l’essentiel des efforts à fournir portera sur la qualité des enseignements fournis, l’association des branches professionnelles à la gestion ou à l’animation pédagogique des centres qui n’ont pas encore suivi cette démarche, mais aussi sur l’amélioration de la répartition sectorielle des centres de formation pour limiter l’offre dans les secteurs où les débouchés sont insuffisants.
L’enseignement supérieur sera, lui, confronté à une pression « démographique » très forte, qui requerra d’importants investissements de structure pour répondre à une croissance annuelle des effectifs de l’ordre de 10 % par an pendant plusieurs années au moins. La gestion de cette massification nécessitera un ensemble de politiques très volontaristes
Subvention au FERT pour l'éducation au développement en zone rurale (Le comité ONG du 27 septembre 2011)
Le Comité ONG, délégation du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG, s’est réuni le 27 septembre 2011. Il a approuvé l’attribution d'une subvention de 119 966 € au FERT.
Cette subvention va permettre le cofinancement d’un projet de sensibilisation et d’éducation des acteurs des territoires ruraux français aux questions de développement rural dans les pays en développement. L’objectif du projet est de renforcer la sensibilisation des élèves et de leurs éducateurs aux problématiques du développement humain en milieu rural dans les pays en développement. Il se développe sur 18 régions françaises dont l’Outre-mer. Le projet vise à promouvoir l’éducation au développement au sein des établissements d’enseignement agricole privé et à former de futurs acteurs de développement. Il contribue à développer des capacités au montage de projet et une offre de formation à l’éducation au développement. Il favorise et accompagne les projets des jeunes via une initiative de bourse à projets et comporte une dimension d’échange d’expériences et de pratiques entre jeunes, éducateurs et autres acteurs des territoires ruraux. Le projet cible entre 20 bénéficiaires (directs) et un potentiel de 1 200 (via la démultiplication des formations).
Subvention à l'ONG Etudiants et Développement pour sensibiliser les jeunes à la solidarité internationale (Le comité ONG du 27 septembre 2011)
Le Comité ONG, délégation du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG, s’est réuni le 27 septembre 2011. Il a approuvé l’attribution d'une subvention de 175 000 € à l'ONG Etudiants et développement.
cette subvention va servir au financement d’un projet d’éducation au développement. L’objectif du projet est de susciter, accompagner et valoriser l’engagement étudiant dans la solidarité internationale. Il vise, notamment, à permettre aux associations étudiantes (1300 structures concernées, 6000 contacts) un accès à une information structurée et de qualité afin qu’elles puissent développer des actions de sensibilisation de qualité en termes de solidarité internationale (outils et bonnes pratiques). Le projet développe également des actions d’accompagnement des jeunes porteurs de projets (cycles de formations, apports d’outils, espaces d’échanges, mise en relations des associations du Nord et du Sud, suivi des projets, outils méthodologiques) visant à améliorer l’impact et la qualité de leurs initiatives en faveur du développement. Le projet se déroulera en France (40 villes universitaires), en Afrique Sub-saharienne, au Maghreb, à Madagascar et en Amérique Latine.
Participation à la revue conjointe éducation 2011: un accès de plus en plus universel mais des problèmes de qualité
Jean-Claude Balmes, conseiller au sein de la division Education et formation professionnelle (DTO-EDU) de l’AFD, Quentin Lebègue, chef de projets au sein de DTO/EDU et Anna Lipchitz, Agence de Niamey, ont participé à la revue conjointe pour le secteur de l’éducation du Niger, tenue du 13 au 15 juillet 2011.
Les revues sectorielles conjointes sont un temps de rencontre entre Ministère et partenaires techniques et financiers. Elles permettent de dresser le bilan sur les actions réalisées et leurs impacts et conduisent à l’adoption de recommandations en vue d’une meilleure mise en œuvre des programmes.
Cette revue, présidée par la Ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales: Mme Ali Mariama Elhadj Ibrahim, s’est déroulée dans un climat général apaisé. Les débats ont été de bonne qualité tant sur les performances du système actuel, le Programme décennal de développement de l’éducation au Niger (PDDE 2003-2013) que sur le programme sectoriel en cours de préparation.
Des résultats encourageants
Le système éducatif nigérien continue d’enregistrer des progrès notables en termes d’accès. Le Taux Brut de Scolarisation (TBS, sur un cycle donné, rapporte le nombre d’enfants scolarisés, quelque soit leurs âges, au nombre d’enfants en âge d’être scolarisés dans le cycle) est en hausse passant de 66,6% en 2009 à 76% en 2011. En revanche, les indicateurs de qualité tendent à stagner. Le taux d’abandon se maintient à un niveau élevé à 10,6% notamment en classe de CI (12,2%) et en CM2 (32% mais ce taux inclut également les élèves terminant l’année qui ne poursuivent pas leur scolarité). Une évaluation des acquis scolaires va être menée cette année et permettra de faire une analyse plus précise de la qualité des apprentissages.
L’évolution pour la scolarisation des filles et des ruraux est positive : le TBS des ruraux atteint ainsi 74,4% soit 6% de moins que le TBS des urbains. Le TBS des filles se chiffre, quant à lui, à 67,2%. Les inégalités restent fortes mais tendent à se réduire avec l’universalisation de l’accès.
Plusieurs recommandations formulées
Lors de la revue, des recommandations ont été faites, relatives notamment à :
- la révision du mécanisme de décaissement et de gestion des ressources financières, l'amélioration de l'accès à l'éducation à travers le remplacement des classes paillotes par des classes en matériaux définitifs,
- la poursuite de l'implication des communautés aux actions de promotion de la scolarisation des enfants en général et celle des filles en particulier,
- l'amélioration de la qualité des apprentissages par l'accélération du processus de la refondation des curricula,
- l'amélioration de la gestion du personnel par la poursuite du redéploiement du personnel enseignant des zones à forte concentration vers les zones les moins fournies,
- le recrutement progressif des enseignants contractuels à la fonction publique en vue d'une meilleure stabilisation du personnel.
L’équipe de l’AFD a ensuite rencontré des cadres du Ministère de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, des cadres du Ministère des Finances et des représentants des partenaires techniques et financiers. Un point de situation sur le concours actuel de l’AFD a été réalisé (concours d’un montant de 9,8 MEUR).
