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Agriculture et développement rural
La persistance des crises alimentaires dans les pays du Sud est venue souligner la nécessité d'accompagner le renforcement et la mutation du secteur agricole dans ces régions. L'AFD encourage l'introduction de technologies modernes et le développement de dispositifs institutionnels nouveaux - favorisant une plus grande structuration des filières, une meilleure coordination des acteurs, une sécurisation foncière - et des investissements.
À la une
Subvention à l'ONG Essor pour le développement de l’agriculture en Guinée Bissau et au Cap-Vert (comité ONG du 13 décembre 2011)
Le Comité ONG, délégation du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG, s’est réuni le 13 décembre 2011. Il a approuvé l’attribution d'une subvention de 648 000 € à l'ONG Essor.
Cette subvention va permettre le financement d’un projet d’appui à la transformation et la commercialisation de produits agricoles en Guinée Bissau et au Cap-Vert. Ce projet s’appuie sur une méthodologie recherche-formation-accompagnement testée avec succès au Cap-Vert.
Conférence Afrique Contemporaine "Les investissements agricoles en Afrique"
Abandonnée par l’aide publique au développement, l’agriculture des pays d’Afrique subsaharienne fait l’objet d’importants investissements à l’initiative d’acteurs publics ou privés. Au travers d’études de cas, les contributions réunies dans le numéro 237 d'Afrique contemporaine donnent un éclairage sur la nature de ces investissements et leurs conséquences en Afrique subsaharienne en termes de sécurité alimentaire et de transformations du secteur agricole. En plus d’offrir un large panorama des dynamiques à l’œuvre dans le secteur, la conférence sera l’occasion d’aborder des cas précis de projets agricoles à grande échelle comme à Madagascar et au Mali.
La revue Afrique contemporaine
a le plaisir de vous inviter à une Conférence-débat
"Les investissements agricoles en Afrique"
Le mercredi 21 décembre 2011 de 14h30 à 17h30
à l’Agence Française de Développement (AFD) – salle Jacques Alliot
7, rue Roland Barthes – 75012 PARIS
M° Gare de Lyon
Abandonnée par l’aide publique au développement, l’agriculture des pays d’Afrique subsaharienne fait l’objet d’importants investissements à l’initiative d’acteurs publics ou privés. Ces investissements aident à la transformation des processus d’élaboration des politiques agricoles et ont d’importantes implications en termes d’évolution des structures de production agricole, de revenus, d’emplois ruraux et de sécurisation foncière des producteurs ruraux. Au travers d’études de cas, les contributions réunies dans ce dossier donnent un éclairage sur la nature de ces investissements et leurs conséquences en Afrique subsaharienne en termes de sécurité alimentaire et de transformations du secteur agricole. Les conséquences des investissements dans des productions non alimentaires (agrocarburants, par exemple) dans des pays touchés par la crise alimentaire sont également posées.
La conférence présentera et discutera les articles publiés dans ce dossier. En plus d’offrir un large panorama des dynamiques à l’œuvre dans le secteur, elle sera l’occasion d’aborder des cas précis de projets agricoles à grande échelle comme à Madagascar et au Mali.
En présence de : Jean-Bernard Veron, Rédacteur en chef de la revue Afrique contemporaine, Pierre Jacquet, Chef des économistes de l’AFD et Directeur de publication de la revue, Perrine Burnod, chercheure au Cirad (Observatoire du foncier, Madagascar), Hermine Papazian, ingénieure agronome, François Pacquement, chargé de mission à l’Agence Française de Développement (AFD), Jean-Jacques Gabas, économiste et chercheur au Cirad, Vatche Papazian, ingénieur et membre du comité technique "Foncier et développement" (AFD), et Antonin Vergez, agronome, ingénieur des Ponts des eaux et des forêts et doctorant au CIRAD.
Télécharger l’introduction du dossier
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A Savoir n° 10 | Le risque prix sur les produits alimentaires importés - Outils de couverture pour l’Afrique
Alors qu’en 2011, dans le cadre de la présidence du G20, la France a fait de la lutte contre la volatilité de ces prix l’une de ses priorités, cet ouvrage propose d’identifier les mécanismes de gestion des risques prix utilisables dans les pays africains, qui méritent une attention particulière en raison de leur dépendance croissante au marché alimentaire mondial.
Questions à Bruno Vindel, coordinateur de l’étude
Comment est née l’idée de cette étude ?
Dans le cadre du G20, la présidence française a fait de la lutte contre la volatilité des prix agricoles l’une de ses priorités. Nous avons donc cherché à réaliser une étude exhaustive de toutes les solutions existantes que peuvent utiliser les pays importateurs – et les moins prospères -, pour lutter contre cette volatilité en prenant en compte les avantages et les inconvénients de chacune.
L’étude ne s’est pas cantonnée à la théorie. Pendant quatre mois, les chercheurs ont enregistré autant de retours d’expérience terrain dans les six pays concernés par l’étude : le Burkina Faso, Cameroun, l’Ethiopie, le Kenya, le Maroc et le Sénégal.
Les analyses sont pertinentes pour les principaux produits alimentaires importés du marché international (le blé, le soja, le riz, le maïs et l’huile de palme) mais peuvent s’appliquer également la volatilité des prix des produits locaux (mil, sorgho par exemple).
Quels types d’outil existe-t-il ?
Vous pouvez les rassembler en six familles :
1. La régulation par le stockage qui est un des outils privilégiés de régulation de marché et d’atténuation des risques. L’idée est de développer un instrument régionale de « communautarisation » partielle des stocks et d’inciter le stockage privé soutenu par les pouvoirs publics
2. La régulation budgétaire en développant les prêts contracycliques (qui permettent de rembourser le remboursement d’une échéance en cas de crise) et les facilités budgétaires
3. La régulation des prix. Notamment le fonds de lissage, élaboré pour réduire l’exposition des filières africaines agricoles aux fluctuations brutales des cours mondiaux
4. La régulation tarifaire
5. La régulation de type assurantiel
6. Des filets de sécurité pour les populations vulnérables
Au regard de l’étude, y a-t-il un outil qui semble meilleur que les autres ?
Non, c’est ce que révèle l’étude. Seule la combinaison d’outils est adaptée à la situation particulière de vulnérabilité d’un pays (ou d’une région) vis-à-vis des crises alimentaires et de la volatilité des prix. Au reste, ce problème concerne tout autant
Quelle est l’originalité de cette étude ?
C’est une des premières fois que l’on demande aux analystes de réfléchir à des instruments de politique alimentaire selon la méthode SWOT qui présente de façon synthétique les avantages, les faiblesses, les opportunités et les menaces liées à chaque outil (Strenght, Weaknesses, Opportinities, Threats – SWOT). Elle oblige à la concision.
Quel usage peut-il être fait de cette étude ?
Le G20 a pris la décision de développer, pour lutter contre la volatilité des prix agricoles, des instruments basés sur le marché (market based instruments) via un dispositif international de conseil aux Etats. Dans ce cadre, cette étude est opérationnelle. Elle apparaît comme un véritable manuel.
Afrique contemporaine n°237 | Investissements agricoles en Afrique, les migrants dans les villes postcoloniales d’Afrique centrale
Abandonnée par l’aide publique au développement, l’agriculture des pays d’Afrique subsaharienne fait l’objet d’importants investissements à l’initiative d’acteurs publics ou privés.
Ces investissements aident à la transformation des processus d’élaboration des politiques agricoles et ont d’importantes implications en termes d’évolution des structures de production agricole, de revenus, d’emplois ruraux et de sécurisation foncière des producteurs ruraux.
Au travers d’études de cas, les contributions réunies dans ce dossier donnent un éclairage sur la nature de ces investissements et leurs conséquences en Afrique subsaharienne en termes de sécurité alimentaire et de transformations du secteur agricole.
Les conséquences des investissements dans des productions non alimentaires (agrocarburants, par exemple) dans des pays touchés par la crise alimentaire sont également posées.
Sortie du guide méthodologique : Réalisation et gestion des forages équipés d’une pompe à motricité humaine en Afrique Subsaharienne
Les forages et puits équipés d’une pompe à motricité humaine constituent les principaux modes d’approvisionnement en eau potable en milieu rural d’Afrique Subsaharienne.
Le guide vise à capitaliser les enseignements tirés de vingt ans de financement de projets d’hydraulique villageoise, notamment par l’AFD. Il aborde l’ensemble des composantes d’un programme d’hydraulique villageoise : mobilisation sociale des usagers, implantation des points d’eau, exécution des forages et captage des nappes, fourniture et pose des pompes à motricité humaine, aménagement des points d’eau, formation des acteurs, promotion de comportements hygiéniques.
Il valorise les bonnes pratiques et souligne les erreurs constatées. Ces éléments devraient permettre aux décideurs des pays en développement, aux partenaires techniques et financiers et aux bureaux d’ingénierie technique et sociale de mieux concevoir des programmes d’hydrauliques villageoise.
80% des zones rurales marocaines accessibles grâce à la construction et l’aménagement de routes rurales
Les routes réalisées dans le cadre du deuxième programme national des routes rurales concernent une population estimée à près de 3 millions d'habitants. Les études d’impact de l’aménagement des routes rurales au Maroc mettent en relief une augmentation significative du taux de scolarisation et du taux de fréquentation des centres médicaux et une diminution des coûts de transport des biens.
Le programme national des routes rurales a pour objectif de porter à 80% le taux d’accessibilité des zones rurales du Maroc par la construction et l'aménagement de 15 500 kilomètres de routes praticables en toute saisons, sur la période 2005-2012. Les routes accessibles par tout temps réalisées dans le cadre du deuxième programme national des routes rurales concernent une population estimée à près de 3 millions d'habitants. Les études d’impact de l’aménagement et de la construction des routes rurales au Maroc mettent en relief une augmentation significative du taux de scolarisation et du taux de fréquentation des centres médicaux, une diminution des coûts de transport des biens et des personnes ainsi qu’une augmentation du revenu des habitants et de la diversification des productions agricoles.
L’état d’avancement du programme devrait permettre d’atteindre fin 2012 les objectifs fixés : les études techniques ont été lancées pour la totalité des 15.500 km de routes prévues, les contrats conclus avec les entreprises de travaux publics concernent plus de 11 800 km et plus de 7000 km de routes rurales ont déjà été mises en service.
En portant à près de 194 millions d’euros, soit plus de 2 milliards de dirhams, le montant cumulé des concours accordés depuis 15 ans au Maroc pour la construction de routes rurales, l’AFD consolide son appui au Royaume en faveur du développement économique et social des zones les plus défavorisées. Il s’agit d’un prêt concessionnel, d’un montant de 60 millions d’euros, destiné à financer la finalisation du deuxième Programme national de routes rurales (PNRR 2). L’AFD, apporte 20% des financements extérieurs, comme l’un des premiers contributeurs du PNRR 2, aux côtés notamment de la Banque Européenne d’Investissement et de la Banque Mondiale. Le financement est assuré par les collectivités locales (15%), l’Etat (25%) et les bailleurs de fonds internationaux (60%).
En complément du programme, l’Agence contribue également au développement des infrastructures de base des zones rurales via deux programmes :
1. le programme d’accès généralisé à l’eau potable rurale (PAGER)
2. le programme d’électrification rural global généralisé (PERG).
Par ailleurs, l’AFD participe à l’amélioration de l’accès à l’éducation et aux soins des populations rurales, au travers du Programme d’urgence du Ministère de l’Education et du Plan d’action 2008-2012 du Ministère de la Santé.
Elle apporte enfin un soutien au développement de l’agriculture familiale, source de revenu pour 80% de la population rurale, en finançant un programme d’appui à la mise en œuvre du pilier II du « Plan Maroc Vert ».
La convention relative au troisième prêt de l’AFD en faveur de la Caisse pour le Financement Routier (CFR) a été signée le 17 novembre 2011 par M. Karim Ghellab, ministre de l’équipement et des transports, président du Conseil d’administration de la CFR, et M. Joël Daligault, Directeur de l’AFD au Maroc.
