Concours financier : financement du développement et promotion de l'Outre-mer

Concours financier : financement du développement et promotion de l'Outre-mer

Financement du développement et promotion de l'Outre-mer : 688 millions d'euros octroyés par l'AFD sur 29 projets

Le conseil de surveillance de l'Agence Française de Développement s'est réuni le 15 décembre 2005 et a décidé des financements dans le cadre de l'aide de la France à la reconstruction des pays victimes du tsunami, de la lutte contre le sida (en partenariat avec Handicap International), du soutien à la filière coton au Burkina-Faso, de projets dans le domaine de l'éducation ainsi que de nombreuses autres opérations de développement. En outre plusieurs financements en faveur de l'Outre-mer, plus particulièrement la Réunion, ont été accordés.

I. Financement du développement
  1. Indonésie : soutien aux PME suite au Tsunami
    Un prêt de 20 millions d’euros a été accordé à la Bank Rakyat Indonesia pour le refinancement et le financement de prêts à des petites entreprises dans la zone touchée par le Tsunami. La catastrophe a conduit au décès de près de 240 000 personnes dans la province d’Aceh. Les dégâts matériels furent aussi considérables : 1,3 million d’habitations furent détruites, ainsi que 18 ponts et huit ports. Le désastre a, enfin, frappé de plein fouet les micro-, petites et moyennes entreprises de la province d’Aceh, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche et du commerce. Le prêt de l’AFD permettra à la BRI, à des conditions très avantageuses, de refinancer des projets économiques présentés par les petites entreprises. 2000 petites entreprises pourraient être refinancées immédiatement et près de 6000 à l’avenir.
  2. Sri Lanka : recontruction
    Un prêt de 10 millions d’euros a été accordé à la République Socialiste Démocratique de Sri Lanka, à des conditions très concessionnelles, afin de faire face aux conséquences désastreuses du Tsunami. Cette catastrophe a fait près de 31 000 morts à Sri Lanka et les coûts de la reconstruction sont évalués à près de 1,5 milliards de dollars. La reconstruction va nécessiter de massifs appels d’offre, auquel le secteur de la construction sri lankais aura du mal à faire face. Le prêt de l’AFD permettra à la Banque centrale sri lankaise de refinancer les crédits consentis par les banques locales aux entreprises de la construction. Un somme de un million d’euros financera la création d’un organisme professionnel de formation soutenu par l’Association Nationale de la Construction
  3. SIDA : coopération entre la France, Djibouti et Handicap International
    Une subvention de 5 millions d’euros a été accordée à la République de Djibouti, pour y financer la lutte contre le Sida. Une subvention d’un million d’euros a été accordée à l’ONG Handicap International pour développer, en complémentarité, des actions de lutte contre le Sida dans les régions frontalières de Djibouti, en Ethiopie et au Somaliland. Le projet vise à limiter la transmission du VIH/Sida et à améliorer la durée et la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH dans les zones mentionnées. Le premier volet : consolidera les appuis apportés par la Coopération française dans le cadre du FSP ; poursuivra l’appui à un centre de transfusion sanguine ; renforcera le laboratoire national de référence ; soutiendra la mise en place d’un service de maladies infectieuses à l’hôpital Général Peltier ; renforcera les capacités humaines et logistiques du centre de diagnostic et de prise en charge Paul Faure.
    Trois assistants techniques seront mis à disposition du ministère de la santé et un partenariat sud-sud sera mis en place avec la Tunisie, dans les domaines de la transfusion sanguine et des laboratoires.
    Le second volet, mis en œuvre par l’ONG Handicap International permettra : le développement de matériels d’information adaptés aux populations et le soutien à des associations partenaires pour la diffusion de messages de prévention ; l’intégration des services de dépistage et de conseil dans les centres de santé de la région et les " point stops " des axes routiers et ferroviaires, ainsi que la formation des personnels de santé ; le renforcement des capacités des hôpitaux de référence par des échanges entre professionnels des trois pays.
  4. Burkina Faso : coton
    Un prêt de 15,2 millions d’euros a été accordé à la société Cotonnière de Gourma (SOCOMA) pour le financement d’une usine d’égrenage à la Kompienga et des composantes agricoles et environnementales environnantes. D’une capacité de 50 000 tonnes, cette unité doit permettre de faire face à la hausse de la production dans la zone d’intervention de la Socoma (passée de 45 000 tonnes en 2003/2004 à 72 000 tonnes l’année suivante et pourrait atteindre 120 000 tonnes en 2009/2010). Le projet comprend un volet agricole et environnemental. L’utilisation de techniques agro-écologiques devrait permettre aux producteurs de d’augmenter leurs revenus de 35%, et même jusqu’à 50% en complétant ces techniques par une intensification des pratiques culturales. Les techniques agro-écologiques permettent de maintenir la fertilité des sols par un accroissement de la teneur en carbone des terres.
  5. Madagascar : projet " éducation pour tous "
    Une subvention de 17 millions d’euros a été accordée à la république de Madagascar pour le financement du projet éducation pour tous. Le taux d’achèvement de l’enseignement primaire n’y est plus que de 47%, alors que le taux d’alphabétisation est de 68%. Ces chiffres laissent craindre une régression du niveau moyen d’éducation. L’aide de l’AFD sera affectée à la formation des instituteurs et des professeurs de collège, à l’accroissement de l’offre éducative dans les collèges et à un programme de renforcement de l’efficacité de la dépense publique d’éducation. Une assistance technique de neuf personnes sera placée auprès des services du Ministère de l’éducation pour appuyer localement le renforcement des capacités.
  6. Bénin : projet éducation pour tous
    Une subvention de 15 millions d’euros a été accordée à la République du Bénin pour le financement du programme Education pour tous (EPT). Si le taux de scolarisation primaire est passé de 64% à 94% entre 1980 et 2004, le taux d’achèvement du cycle primaire n’est encore que de 50%. Le gouvernement béninois a entamé un vaste programme pour améliorer l’accès, la rétention, la qualité et l’équité des cycles primaire et secondaire, grâce à un vaste ensemble de mesures : constructions scolaires, recrutements et formation d’enseignants, soutien à la scolarisation des filles, amélioration des programmes, fourniture de matériel pédagogique). Le financement de l’AFD sera pour partie (5,38 millions d’euros) dirigé vers le Ministère de l’Enseignement Primaire et secondaire, le deuxième tiers sera plus spécifiquement affecté à la construction de trois Ecoles Normales d’Instituteurs et le solde à des actions de renforcement des capacités aux niveaux central et déconcentré.
  7. Niger : éducation
    L’AFD sera mandaté par le Department For International Development, organisme en charge de la coopération britannique, pour la gestion d’une subvention de 7 millions de livres. Ce don servira à financer le programme décennal de développement de l’éducation (PDDE). Seuls 20% des Nigériens sont alphabétisés et moins d’un quart des enfants achèvent le cycle primaire. Le Niger mène une politique active pour y remédier et devrait consacrer 40% des ressources libérées par l’allègement de la dette pour le programme d’éducation pour tous. Le PDDE prévoit les volets suivants : expansion de l’offre éducative de base et réduction des inégalités dans d’accès, amélioration de la qualité et de l’efficacité de l’éducation de base, renforcement des capacités au sein du Ministère de l’Education de base et de l’Alphabétisation. Le PDDE finance aussi bien des dépenses de fonctionnement que de capital, pour un montant total prévisionnel de 390 millions d’euros entre 2006 et 2008. Le taux d’achèvement du primaire devrait atteindre 53% en 2008, grâce au recrutement de près de 10 000 maîtres et éducation, à la construction de plus de 12 000 classes primaires. Une attention particulière sera portée à la scolarisation des filles.
  8. Cambodge : Angkor
    Une subvention de 4,5 millions d’euros a été accordée au Royaume du Cambodge pour le financement d’un projet de mise à niveau et d’extension des infrastructures de la ville de Siem Reap. La ville subit une pression touristique croissante : plus de 450 000 visiteurs étrangers se sont rendus sur le site voisin d’Angkor en 2004. Les infrastructures de services urbains n’ont pas suivi la croissance très rapide de la population. Le projet doit permettre de poursuivre la structuration d’APSARA, établissement public en charge de la préservation et de l’aménagement du site d’Angkor. Le financement de l’AFD permettra la réalisation d’un schéma directeur de drainage et d’assainissement pour l’ensemble de l’agglomération ; l’étude et la réalisation d’ouvrages de drainage et de voirie dans la zone est de Siem Reap et un programme d’appuis à la province et au district de Siem Reap (formation d’assistance à la maîtrise d’ouvrage, utilisation d’outils de planification et de gestion technique des réseaux).
  9. Tunisie : métro de Tunis
    Un prêt de 40 M€ a été accordé à l’Etat tunisien afin de participer au financement du réseau de métro léger de Tunis. Les transports en commun y sont souvent utilisés au maximum de leur capacité et offrent des prestations encore insuffisantes. La circulation automobile est également de plus en plus congestionnée. L’objectif du programme est d’étendre et de moderniser le réseau de métro léger pour répondre aux besoins de la ville et aux attentes des usagers, afin de stabiliser durablement l’équilibre entre transports collectifs et transports individuels.
    L’enjeu est avant tout social, car 200 000 habitants seront directement concernés par les extensions de lignes, et notamment les populations à faibles revenus, particulièrement dépendantes des transports en commun. Par ailleurs, en rendant possible la réduction des émissions des gaz à effet de serre et ainsi de la pollution urbaine, le programme aura un impact environnemental positif majeur
  10. Mauritanie : formation professionnelle
    Le comité des Etats étrangers, réuni le 13 décembre 2005, a approuvé l’octroi d’un prêt de 7 millions d’euros à la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM), pour le financement partiel d’un dispositif interne de formation professionnelle et technique. La SNIM est la première entreprise du pays et le deuxième employeur après l’Etat, avec 6000 agents dont 3800 permanents. Le projet vise à construire un centre de formation initiale de 200 places à Zouérate, sur le site d’exploitation minière, et une unité de formation continue individualisée à Nouadhibou, siège de l’entreprise et port minéralier. La réalisation de ces centres de formation est essentielle pour le développement de la compétitivité de la SNIM et l’atteinte de ses objectifs de production.
  11. Haïti : irrigation
    Une subvention de 5 millions d’euros a été accordée à la République d’Haïti pour le financement du projet sectoriel d’irrigation. Le potentiel irrigable d’Haïti est estimé entre 150 000 et 190 000 hectares, sur lesquels 90 000 ont été aménagés et 70 000 irrigués. La finalité du projet sectoriel est de lutter contre la pauvreté en améliorant les capacités de production agricole des habitants des zones concernées, grâce à une meilleure utilisation des ressources en eau. Les activités agricoles devraient pouvoir être intensifiées sur une zone de 9000 hectares grâce à : un appui à l’association des irrigants de la plaine de l’Arcahaie, un renforcement des périmètres de la zone de Saint-Marc et des retenues collinaires dans le département du centre. Un appui institutionnel sera également apporté au Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement rural.
  12. Madagascar : aménagement urbain
    Le comité des Etats étrangers, réuni le 13 décembre 2005, a approuvé l’octroi d’une subvention de 750 000 euros à la République de Madagascar comme financement complémentaire au projet d’appui au développement des villes secondaires d’Antsirabe et d’Antsirana. Ce financement permettra la réalisation de voiries urbaine, l’aménagement de quartiers sous-équipés, l’assainissement d’équipements marchands, le développement d’un réseau de bornes fontaines et l’appui ponctuel à la collecte d’ordures ménagères.
  13. UEMOA
    Une aide budgétaire de 20 millions d’euros a été affectée à la Commission de l’UEMOA pour la mise en œuvre du Programme Economique Régional (PER). Ce programme, expression de la volonté des Etats membres exprimée lors du conseil des Ministres de l’UEMOA du 6 avril 2005, vise à accélérer la croissance et à faire reculer la pauvreté dans la zone. Cette aide financera des projets présentés au Fonds d’Appui à l’Intégration régionale (FAIR), dont la commission souhaite faire un instrument de financement de référence du PER. Le FAIR a pour objectif de financer : des infrastructures à caractère économique ou social, des activités économiques créatrices d’emploi ou génératrice de revenus, de la reconversion des régions affectées par les conséquences des réformes de l’Union et de renforcement des capacités locales.
  14. Chine : chemin de fer
    Un prêt de 80 millions d’euros a été accordé à la République Populaire de Chine pour l’électrification de la ligne de chemin de fer entre Luoyang et Zhangjiajie. La question de l’efficacité énergétique figure, avec la protection de l’environnement, au cœur du 11ème plan quinquennal chinois qui couvrira la période 2006-2010. Le projet a pour objectif l’amélioration de l’efficacité énergétique de la ligne Luoyang-Zhangjiajie, grâce à la construction de 18 sous-stations électriques et à l’achat de matériel roulant à traction électrique. L’électrification permet aussi d’augmenter la vitesse des trains et, partant, la capacité commerciale de la ligne, longue de 925 kilomètres. Par rapport à la solution équivalente en diesel, la traction électrique permettra une consommation d’énergie inférieure de 40%, soit des émissions de CO2 réduites de 500 000 tonnes par an. Le matériel roulant à traction électrique devrait pouvoir être mis en service dans le courant de l’année 2008.
  15. Chine : électricité
    Un prêt de 40 millions d’euros a été accordé à la République Populaire de Chine pour un projet de cogénération d’électricité et de chaleur dans la ville de Hankou (agglomération de Wuhan, 7,7 millions d’habitants). La consommation d’électricité y progresse de 11% par an et la ville connaît des pénuries d’électricité. Le projet devrait permettre d’y remédier, tout en fournissant une électricité plus propre (gaz au lieu de charbon) et plus efficace (meilleur rendement). Une centrale de cogénération à cycle combiné sera réalisée. Le réseau de chaleur construit autour couvrira une zone d’un rayon de 5 kilomètres autour de la centrale pour la fourniture vapeur et de 10 kilomètres pour l'eau chaude. Au total, le projet permettra d’éviter 500 000 tonnes d’émissions de CO2.
  16. Chine : hydroélectricité
    Un prêt de 32 millions d’euros a été accordé à la République Populaire de Chine pour un projet de petite hydroélectricité dans le comté de Wuxi (Chongking). La production électrique de la province de Chongking (31 millions d’habitants) est effectuée principalement à partir de charbon de mauvaise qualité, dont la combustion génère une forte pollution. La province subit également de fréquents délestages. Le comté de Wuxi est le plus pauvre de la région, et son potentiel hydroélectrique n’est exploité qu’à 6%. Le projet devrait permettre d’accroître la production d’électricité d’origine renouvelable, de générer des profits pour le comté et de créer près de 4000 emplois pendant les travaux (pour 250 emplois permanents). Six petits barrages et les équipements associés seront construits au fil des rivières. Ce projet permettra d’éviter l’émission de près de 200 000 tonnes de CO2. Moins de 100 familles seront déplacées et leur relogement conduira à une amélioration de leurs conditions de vie. La relance de la petite hydroélectricité en Chine revêt un caractère exemplaire, le pays ayant privilégié les projets de plus grande ampleur dans les 15 dernières années.
  17. Thaïlande : financement des PME
    L’AFD a accordé un crédit de 40 M€ à TMB Bank, établissement thaïlandais de référence pour le financement de projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables.
    Les entreprises thaïlandaises ont des difficultés à trouver des financements pour ce type de projets par manque de garanties suffisantes pour satisfaire les exigences des banquiers.
    En accompagnant TMB Bank dans son objectif d’être de plus en plus active, notamment en faveur des PME/PMI, le prêt octroyé par l’AFD favorisera l’accès des entreprises au crédit.
    Par ailleurs, en contrepartie des conditions financières concessionnelles du prêt de l’AFD, TMB Bank constituera un fonds de garantie interne qui donnera à la banque les moyens d’être encore plus attractive dans le financement de projets d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable.
    Les investissements des entreprises visant à " maîtriser l’énergie " devraient leur permettre de réaliser des économies d’énergie, d’améliorer leur compétitivité et de se mettre aux normes " Responsabilité Sociale et Environnementale " (RSE), atouts indispensables pour les entreprises exportatrices. Par ailleurs grâce à la réduction de la consommation d’énergie, le projet aura un effet positif sur la réduction des émissions de CO2.
  18. Ghana : développement urbain
    Un prêt de 25 millions d’euros a été accordé à la République du Ghana pour le financement de projets de développement urbain dans les deux principales villes du pays, Accra et Kumasi. Des quartiers entiers s’y développement en marge des aménagements urbains : des industries ou habitations sont construites dans des zones inondables ou inappropriées et certains services publics de base n’atteignent pas tous les quartiers. Le programme financé par l’AFD s’adresse aux quartiers défavorisés des deux villes mentionnées. A Accra, un drain sera aménagé sur une distance de 4,5 kilomètres, pour protéger des inondations huit quartiers situés dans la partie ouest de la ville. Le quartier Mamponse bénéficiera d’un meilleur éclairage public, d’un assainissement latéral, d’une réhabilitation du réseau d’eau potable, de bennes à déchets et de latrines publiques et scolaires. A Kumasi, un drain de 5,5 kilomètres sera construit et quatre quartiers riverains seront aménagés avec des équipements similaires à ceux installés à Mamponse. Deux unités de maintenance des drains seront créées afin d’assister la maîtrise d’ouvrage du projet et de renforcer les équipes des deux municipalités.
  19. Bénin : développement urbain
    Une subvention de 11 millions d’euros a été accordée à la République du Bénin pour le financement d’un Projet d’Appui à l’Agglomération de Cotonou (PAACO). L’urbanisation de Cotonou s’est déplacée vers les deux villes adjacentes, Abomey-Calavi et Sémé-Podji. Le PAACO vise à équiper les trois communes de l’agglomération des infrastructures suffisantes pour une population qui devrait atteindre deux millions d’habitants en 2015. La Banque mondiale finance également certains composantes du programme. Le financement de l’AFD servira à :
    -renforcer les capacités des municipalités (pour 3 millions d’euros)
    -réaliser des infrastructures primaires pour plus de six millions d’euros (ouvrages de drainage à Cotonou qui devraient bénéficier à plus de 50 000 personnes, voiries structurantes à Abomey-Calavi et Sémé-Podji)
    -conduire un ensemble d’actions dans les quartiers défavorisés (désenclavement et équipements publics)
    -lutter contre la pollution atmosphérique, par une aide au remplacement de moto-taxis ayant des moteurs à deux temps, très polluants, par des moto-taxis à moteur quatre-temps. L’AFD financera ce programme pour 2,8 millions d’euros, en complément d’une subvention d’un million d’euros apporté par le Fonds français pour l’environnement mondial.
  20. Burkina-Faso : aménagement urbain à Ouagoudougou
    Une subvention de 15 millions d’euros a été accordée à la commune de Ouagadougou pour le financement du projet de désenclavement et d’accès aux services essentiels des quartiers périphériques de la ville. Ces zones abritent près de 300 000 habitants et représentent 40% environ de la superficie de la ville. Le financement de l’AFD servira à :
    -l’implantation de structures de desserte des zones spontanées ou non-structurées de manière à permettre leur équipement et densification ultérieure
    -au désenclavement des zones les plus denses par l’amélioration des liaisons inter-quartiers. 45 kilomètres de voies primaires seront construits.
    -à l’extension du réseau d’adduction d’eau
    -au renforcement de la concertation entre la commune et le ministère concerné
    -au renforcement de la capacité d’intervention technique de la ville, en coopération avec la communauté urbaine de Lyon - Grand-Lyon et du Conseil général de la Vienne.
  21. Gabon : rénovation de la RN2
    Un prêt de 35 millions d’euros a été accordé à la République gabonaise pour l’achèvement de la réhabilitation de la route nationale 2 (axe Libreville-Yaoundé). Le projet se concentrera sur la rénovation du tronçon Ndjolé-Médoumane, long de 46 km, qui est la dernière partie non encore réhabilitée de cet axe stratégique pour le pays. Le projet nécessitera la reprise de quelques ouvrages d’art, dont le déplacement du pont sur la Missanga à la sortie de Ndjolé. Un volet de préservation du patrimoine archéologique est également inclus dans le projet. Un plan de gestion environnemental sera inclus dans les études complémentaires au projet, alors même que le tracé actuel de la route ne sera pas modifié. Le choix de l’entreprise qui réalisera les travaux se fera notamment en fonction d’un critère de qualité des conditions de travail sur le chantier. Les travaux devraient durer deux ans au total.
  22. Sénégal : rénovation du Pont Faidherbe de Saint-Louis
    Une subvention de 12,1 millions d’euros a été accordée à la République du Sénégal pour le financement de la réhabilitation du pont Faidherbe à Saint-Louis du Sénégal. Si la ville bénéficie d’un potentiel touristique important (elle est inscrite depuis 2000 au Patrimoine mondial établi par l’UNESCO), le pont Faidherbe, réalisé à la fin du 19ème siècle, est dans un état de dégradation préoccupant. Lors de sa visite au Sénégal en février 2005, le Président de la République française s’était engagé à ce que la France participe à sa rénovation. La restauration aura lieu à l’identique, le pont faisant partie des éléments protégés par l’Unesco. Le gouvernement sénégalais s’est engagé à financer le solde du coût des travaux.
  23. Afrique du Sud : logement
    Un prêt de 40 millions d’euros a été accordé à Nedbank Limited pour contribuer au financement du logement accessible en Afrique du Sud. L’accès des foyers défavorisés à un logement constitue une des priorités définies par le gouvernement sud-africain. Le financement de l’AFD servira à réduire les mensualités dues par les foyers qui s’endettent auprès de Nedbank pour acquérir leur logement. Plus de 3500 foyers, soit 14000 personnes, devraient pouvoir accéder à la propriété grâce à ce projet.
  24. Turquie : financement des PME
    L’AFD a accordé un crédit de 40 M€ à Türkiye Halk Bankasi, banque publique turque contrôlée à 100% par l’Etat. Les PME/PMI du pays peinent à trouver des financements dans un contexte où les banques privilégient encore les obligations d’Etat et les prêts aux grandes entreprises. Le crédit de l’AFD permettra de financer 100 à 200 entreprises de moyenne taille, dans les régions les plus défavorisées du pays. Ce financement est complémentaire des lignes de crédit ouvertes par la BEI et la Banque du Conseil de l’Europe.
  25. Vietnam : développement urbain
    Un prêt de 30 millions d’euros a été accordé à la République socialiste du Vietnam pour appuyer le fonds d’investissement pour le développement urbain de Hô Chi Minh-Ville (HIFU) dans le développement de ses engagements dans les infrastructures sociales et environnementales. L’apport de ressources longues à HIFU permettra à ce fonds public de mieux répondre aux besoins d’infrastructures sociales dont la rentabilité est différée. Hifu accorde en effet des crédits pour des projets d’infrastructures urbaines, dans des domaines aussi divers que la santé, le logement social, l’environnement et l’éducation. Pour certains projets, les intérêts sont pris en charge par la ville .


    II. Promotion de l’Outre-mer

  26. Réunion : centre hospitalier
    Un prêt de 30 millions d’euros a été accordé pour le financement partiel du projet de restructuration du centre hospitalier départemental Félix Guyon (CHD). L’extension et la modernisation de ce centre représenteront une avancée majeure pour le système de santé de l’île. L’offre sanitaire doit en effet y progresser compte tenu de l’accroissement démographique de l’île, mais le projet doit également permettre une amélioration de la qualité des soins. Enfin, la modernisation du CHD permettra, en partenariat avec le groupe hospitalier Sud Réunion, de prétendre à la création d’un centre hospitalier régional universitaire.
  27. Réunion : irrigation du littoral Ouest.
    Un prêt de 30 millions d’euros a été accordé au département de la Réunion pour le financement partiel du projet d’irrigation du littoral Ouest (ILO). Les besoins en eau de la côte Ouest ne sont pas couverts par les précipitations : le projet ILO vise à transférer une partie des eaux de la côte est vers la côte ouest. Cet ambitieux programme a connu dans le passé de sérieuses difficultés, notamment en raison des crues cycloniques qui ont ralenti la progression du percement de la galerie de transfert de Salazie, pour sa partie amont. Néanmoins, le projet doit être poursuivi car il s’avère essentiel au développement agricole et touristique de la côte ouest.
  28. Réunion : projet immobilier
    L’AFD a accordé un prêt de 22,1 millions d’euros à la Société dionysienne d’aménagement et de construction (SODIAC) pour le financement partiel de travaux d’aménagement de l’opération Ilot Océan à Saint-Denis. Ce prêt permettra l’aménagement d’un vaste ensemble immobilier d’équipements commerciaux et de loisirs, des bureaux et des logements au cœur d’un quartier dégradé de Saint-Denis. Le programme prévoit la réalisation :
    -d’un centre commercial avec un hypermarché, une moyenne surface, 60 boutiques et 1200m2 de surface de restauration,
    -un multiplex de sept salles,
    -5000 m2 de bureaux,
    -80 à 100 logements
    -un parking de 1200 places
    -une gare routière.
    Le dossier de permis de construire devrait être déposé début 2006.
  29. Collectivités du Pacifique
    Le conseil de surveillance autorise le directeur général de l’AFD à octroyer, par délégation, des prêts à taux bonifiés aux établissements de crédit de la Nouvelle Calédonie et de la Polynésie française, dans la limite d’une une enveloppe globale de 35 millions d’euros, partagée à parts égales entre les deux géographies concernées. Ce financement s’inscrit dans le dispositif des prêts aidés à l’investissement (PAI), qui soutient le développement des PME/PMI via le refinancement concessionnel des établissements de crédits lorsqu’ils accordent des prêts aux petites entreprises

Contact presse : Guillaume de Saint Phalle, desaintphalleg@afd.fr - 01.53.44.36.6