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Des résultats concrets en matière de gestion durable des récifs coralliens
Publication du rapport final de capitalisation 2011 du programme pour la protection et la gestion durable des récifs coralliens dans le Pacifique (CRISP). Ce bilan fait état d’un nombre impressionnant de résultats très concrets sur le terrain, des progrès effectués en matière de valorisation économique des ressources récifales et d’amélioration des connaissances scientifiques.
Qu'est-ce que le CRISP ?
L’initiative pour la protection et la gestion durable des récifs coralliens dans le Pacifique (CRISP), portée par la France et préparée par l’AFD depuis 2002, avait pour but de développer une vision pour l’avenir de ces milieux uniques et des peuples qui en dépendent.
Le programme avait pour ambition de définir et mettre en œuvre des stratégies et des projets visant à préserver la biodiversité des récifs coralliens et à valoriser les services économiques et environnementaux qu’ils apportent, tant au niveau local que global.
Le CRISP a été conçu comme un vecteur d’intégration des Etats du Pacifique et des collectivités françaises d’outremer.
Après six années de mise en œuvre, l’heure est au bilan. C’est la principale raison d’être de ce rapport de capitalisation, à la fois descriptif et prospectif, dont l’objet est de présenter les principaux résultats sur lesquels doit se bâtir le développement des peuples océaniens et la préservation des ressources naturelles dans le Pacifique, en particulier les récifs coralliens et les milieux associés.
Des aires marines protégées, des filières d'aquariophilie soutenues
Le bilan fait état d’un nombre impressionnant de résultats très concrets sur le terrain, de la création d’une cinquantaine d’aires marines protégées dans 11 pays, couvrant une superficie de plus de 400 000 km2, au développement de filières d’exploitation de post larves de poissons et crustacés afin de rendre durable le marché rémunérateur de l’aquariophilie, en passant par la formation de centaines de techniciens, d’étudiants et de doctorants et la diffusion des connaissances techniques, scientifiques, économiques et juridiques relatives aux récifs coralliens au travers notamment du site du CRISP (
www.crisponline.net
).
80 projets dans 17 pays
Astrium et l’AFD lancent le premier portail d’images satellite au service du suivi des forêts du Bassin du Congo
Plus de 600 images satellite sont déjà disponibles pour suivre l’évolution du couvert forestier en Afrique centrale sur ce portail Internet. Les images acquises par les satellites SPOT sur la région seront accessibles à tous les porteurs de projets destinés à protéger la forêt.
En combinant les images d’archives et l’acquisition de nouveaux clichés, il est désormais possible de suivre l’évolution du couvert forestier. Ces images aideront les administrations, les institutions publiques et les organisations non-gouvernementales à renforcer leurs capacités et leurs connaissances sur l’occupation des sols, nécessaires à une gestion durable des forêts d’Afrique centrale. Ces données sont indispensables pour valider et concrétiser les stratégies nationales REDD+ (Réduction des Emissions issues de la Déforestation et de la Dégradation forestière).
Les images acquises par les satellites SPOT sur le Bassin du Congo seront accessibles à tous les porteurs de projets destinés à protéger la forêt. Pour être éligible, leur projet devra contribuer précisément à la réduction des émissions résultant du déboisement ou de la dégradation des forêts, à la conservation des stocks de carbone forestier, à la gestion durable des forêts ou à l’augmentation des stocks de carbone forestier.
La mise à disposition gratuite des images SPOT est financée par l’AFD et par Astrium, dans le cadre du projet de protection des forêts du Bassin du Congo grâce aux technologies spatiales. La gestion de ce projet est confiée à un consortium composé de IGN France International (IGN-FI), du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), de l’Institut Géographique National (IGN), de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et de la branche Internationale de l’Office National des Forêts (ONFi).
Le portail de l’observation spatiale des forêts du Congo a officiellement été ouvert à l’occasion de l’atelier REDD+, qui a réunit, le 26 octobre 2011 à Paris, les économistes, scientifiques, gestionnaires de forêt, experts et fournisseurs de technologie engagés dans la préservation des forêts tropicales. Cet atelier était organisé par Planet Action, l’initiative de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) d’Astrium qui contribue à la lutte contre le changement climatique à travers le don de technologies de géo-information.
A propos d’Astrium Astrium est la première entreprise européenne et la troisième mondiale en matière de technologies spatiales. C’est la filiale à 100% d’EADS dédiée aux systèmes et services spatiaux civils et militaires. En 2010, Astrium a réalisé un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros. Ses trois principaux domaines d’activité s’articulent autour des divisions Astrium Space Transportation pour les lanceurs et les infrastructures orbitales, Astrium Satellites pour les satellites et les systèmes sol, et Astrium Services pour des solutions intégrées pour les satcoms et réseaux commerciaux sécurisés, des équipements de communication par satellite de haute sécurité, des produits et services sur mesure de navigation et de géo-information pour le monde entier. www.astrium.eads.net
Brésil : Un bus à haut niveau de services pour préserver l'environnement à Curitiba
L’AFD a signé une convention avec la ville de Curitiba (Brésil), le 19 juillet, pour le financement d'une nouvelle ligne de bus rapide. D’un montant de 36,15 millions d’euros, ce financement s’inscrit dans le programme de développement des transports collectifs et de préservation de la biodiversité de la municipalité brésilienne.
Le projet vise à construire une ligne de bus rapides à haut niveau de services (BHNS ou BRT, Bus Rapid Transit), le long de la linha verde, une ancienne autoroute requalifiée en « boulevard urbain ». Il permettra de préserver un corridor écologique au cœur de l’agglomération, sur les rives du Barigüi, en réaménageant des espaces naturels et en réintégrant la flore locale.
Un bus à haut niveau de service (BHNS), ou service rapide par bus (SRB) (parfois désigné par le sigle anglais BRT, bus rapid transit), est une ligne de bus conçue et exploitée dans le but de garantir un service proche de ce que peuvent offrir d'autres systèmes de transports en commun tels que les tramways ou les métros mais à un coût moindre.
On peut caractériser un BHNS par : une haute fréquence de passage ; un temps de trajet garanti et des passages réguliers ; une vitesse relativement élevée ; une amplitude horaire de fonctionnement étendue ; un système d'information de qualité : temps de parcours, attente, fréquence, etc.
Ces caractéristiques nécessitent des équipements et des aménagements particuliers par rapport aux ligne de bus classiques : des aménagements de voirie ponctuels ou sur l'intégralité du parcours avec souvent une circulation en site dédié ; la mise en place de priorités aux feux ; une plus grande visibilité que les lignes classiques via, par exemple, la signalétique et le design des arrêts et du matériel roulant.
L'aménagement d'une ligne BHNS, même en site propre intégral, nécessite en effet un investissement bien moins lourd que la construction d'une ligne ferrée et offre des possibilités de réaménagement plus souples.
Avec 1,7 million d’habitants, la municipalité de Curitiba, capitale de l’Etat du Paraná, a opté depuis les années 1960 pour un plan d’urbanisme particulièrement novateur qui comprend notamment un métro de surface constitué de bus articulés se succédant chaque minute.
Aujourd’hui, plus de 2 millions de personnes utilisent ces bus chaque jour. Ce système de transport très performant, avec un billet unique, est aujourd’hui relayé sur le continent latino-américain, notamment en Colombie avec le Transmilenio.
Cette première signature de l’AFD au Brésil ouvre la voie à d’autres financements en faveur de collectivités brésiliennes autour du thème de la ville durable. Conformément à son mandat dans les pays émergents, l’AFD intervient au Brésil pour financer des politiques publiques qui promeuvent une croissance plus sobre en ressources naturelles, plus économe en gaz à effet de serre et plus équitable, tout en favorisant le lien avec l’expertise française. Présente dans le pays depuis 2007, l’Agence concentre ses actions dans les secteurs du développement urbain, des transports publics, de l’énergie, de l’eau et l’assainissement.
Vidéo : "Curitiba, une ville durable"
Présentation à Bruxelles des 10 ans d’activités pour le Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF)
A l’occasion de son 10ème anniversaire, les partenaires du CEPF, un des plus importants fonds consacrés à la protection de la biodiversité, sont venus exposer les réalisations de 10 ans d’activités. L'AFD est un des six bailleurs du CEPF, doté de 150 MUS$, aux cotés du Fonds pour l’Environnement Mondial, de la Banque Mondiale, du gouvernement japonais, de Conservation International, et de la Fondation McArthur.
Le CEPF a fait le choix d’axer son action sur les « hotspots de la biodiversité » – abritant la majorité de la diversité biologique terrestre de la planète sur seulement 15% des surfaces émergées – en renforçant l’action et les capacités de la société civile pour la gestion des écosystèmes. Il finance des actions locales, dont les populations rurales tirent parti grâce à l’émergence d’économies véritablement vertes. Le CEPF s’est établi comme un des fonds les plus performants et comme une réponse opérationnelle aux objectifs de Nagoya.
En 10 ans d’opérations, le CEPF a aidé près de 1 600 groupes de la société civile locale, que les grands bailleurs peinent à atteindre. Le fonds a financé, suivi et évalué des projets de conservation des milieux naturels dans 51 pays, couvrant 20 des 34 hotspots planétaires. Plus de 80 000 familles rurales ont vu leurs modes de vie sécurisé et amélioré. Plus de 50 000 espèces sauvages ont vu leur état de conservation durablement amélioré. Les bénéficiaires ont pu lever des fonds supplémentaires de 261 millions de dollars pour la conservation des hotspots.
La Princesse Laurentien des Pays-Bas lors de son intervention
Les échanges de l’équipe CEPF avec la Commission avaient pour objectif d’inviter le Fonds Européen de Développement à abonder le CEPF à l’horizon 2012. L’entrée de la Commission dans le CEPF, ainsi que d’autres bilatéraux européens, permettraient d’accroître les capacités d’action du Fonds et d’engager un travail politique d’influence en faveur de la société civile et du verdissement des modèles de développement.
En soirée, CI, l’AFD et leurs partenaires ont pu également faire connaître l’action du CEPF à l’occasion d’un évènement festif, notamment auprès de personnalités (dont la Princesse Laurentien des Pays-Bas), d’ONG (Birdlife, LPO, UICN, WWF) et de personnels européens.
Concilier développement et protection de l’environnement. Interview vidéo de Tiphaine Leménager
Que fait l’AFD en matière de protection de l’environnement ? Comment maîtrise t-elle les impacts des projets qu’elle finance sur l’environnement ? A quelques jours de la conférence “Lutter contre la pauvreté et qualité de l’environnement”, Tiphaine Leménager, expert à l’AFD, répond à nos questions.
Tiphaine Leménager, responsable des questions Biodiversité au département de la Recherche de l'AFD, revient sur les enjeux qui sous-tendent la problématique "concilier développement et protection de l'environnement. Peut-il y avoir un développement efficient qui préserve l'environnement ? Quelle est la position de l'AFD dans ce domaine ?
Tiphaine Leménager évoque également comment l'AFD intervient en matière de protection de l'environnement : financement de projets de gestion durable des ressources naturelles, mise en place de procédures de contrôles des risques environnementaux mais également activités d'évaluation et de recherche.
Enfin, T. Leménager dresse un tableau des grandes familles de pensée qui débattent autour de la thématique Développement et environnement : quelles sont nos priorités ? Des familles de pensée qui se retrouvent d'ailleurs à l'AFD...
Publication du rapport annuel de l'AFD 2010
Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.
►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)
2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement
Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées
par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.
L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.
Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture
En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :
- L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
- La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
- La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
- L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
- L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
- L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
- Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes
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2011 : la consolidation du modèle économique
« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.
Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :
- L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
- Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
- Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.
La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.
"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"
A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.
Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement
En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.
