Le Togo est résolument engagé dans la lutte contre le chômage de sa jeunesse. L'un des axes d'action : moderniser la formation professionnelle pour qu'elle donne aux jeunes les clés d'une insertion réussie sur le marché de l'emploi. L'AFD accompagne depuis 2011 les efforts du pays. Ce projet mise sur la formation agricole et rurale et les métiers de l'industrie... tout en associant le secteur privé local, pour concilier au mieux compétences des jeunes et besoins des entreprises.
Contexte

Dans un pays où l’emploi formel ne représente que 10 % de l’emploi total, le chômage (difficilement mesurable) et le sous-emploi des jeunes sortant du système éducatif, évalué récemment à 37,8 %, restent des problèmes majeurs de la société togolaise. Chaque année, plus de 110 000 jeunes sortent du système éducatif sans véritable diplôme ni académique, ni professionnel. Le dispositif de formation professionnelle est à la fois insuffisant et fortement dégradé. Il ne répond donc pas aux enjeux socio-économiques du pays. Quelques centaines de jeunes seulement sont formés chaque année à travers le réseau public et privé de centres de formation agricole et rurale (FAR). L’offre de formation dans les filières industrielles ne dépasse actuellement pas 10 000 jeunes par an, en tenant compte de l’apprentissage traditionnel. Les jeunes qui travaillent sont majoritairement auto-employés et occupent très rarement des emplois permanents. Dans le cadre de la Stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi (SCAPE 2014-2017), le gouvernement togolais prévoit de développer les potentialités dans deux secteurs clés de son économie : l’agriculture et l’industrie portuaire de Lomé. Les récents grands projets d’investissement dans ces secteurs créent un besoin de compétences diversifiées en quantité et en qualité de la main d’œuvre locale. Pour répondre à la demande des entreprises et créer des opportunités d’emplois de qualité, priorité aux dispositifs de formation professionnelle : ils doivent être restructurés, adaptés et développés.

Descriptif

À la suite d'un premier projet de modernisation de la formation professionnelle, ce nouveau soutien de l’AFD vise à former les jeunes (formation initiale) et les professionnels (formation continue) dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie. L’objectif : améliorer l’employabilité de la population, la productivité et la création de valeur de l’économie togolaise. 2 axes : Modernisation de la formation agricole et rurale (FAR) – 5 millions d'euros Les centres de formation agricole et rurale publics (FAR) et privés du pays seront modernisés. Comment ? En formant les enseignants, en améliorant les pratiques pédagogiques et de gestion, en mettant en place des projets d’établissements cohérents avec l’environnement direct de chaque centre et la demande sur le marché du travail. Le projet fournira également des équipements et des constructions en fonction du dynamisme et de la solidité des centres. Autre aspect : le renforcement des capacités des acteurs de la FAR (notamment de la direction de la formation du ministère de l'Agriculture, de l'élevage et de l'hydraulique) dans le pilotage et la gestion de la stratégie nationale de la FAR. Enfin, le projet étudiera les modalités de développement d’outils à l’installation des jeunes Extension du Centre de formation aux métiers de l’industrie (CFMI) – 2 millions d'euros Le centre de formation verra la création de nouvelles filières de formation, en lien avec les développements récents de l’industrie portuaire de Lomé. De plus, ses activités seront consolidées après un peu plus d’un an de fonctionnement.

Impacts

Modernisation des centres de formation agricole et rurale (investissements/équipements/curricula) en concertation avec les acteurs locaux du secteur agricole Augmentation du nombre de jeunes formés dans la FAR chaque année, qui passera de 600 à 1800 Développement de formations modulaires et de formations sur site destinées aux producteurs des bassins agricoles environnants Développement d’actions de vulgarisation et de diffusion de l’information pour toucher le plus grand nombre d’acteurs locaux du secteur agricole Augmentation de la capacité de formation du CFMI, qui passera de 80 à 150 jeunes par an et de 600 à 700 agents en formation continue

15/06/2017
Date de début du projet
31/12/2021
Date de fin du projet
4 ans
Durée du financement
Lomé
Localisation
Outils de financement
0
EUR soit
7 000 000
Euros
montant du programme
Ministère de l'Agriculture de l'Élevage et de l'Hydraulique
Ministère de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle
Secteur privé
Bénéficiaires