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Représentants de la Commission européenne, du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, du groupe AFD et de Proparco : toutes les parties prenantes du programme ARE Scale Up se sont retrouvées le 13 mars au siège de l’AFD, à Paris, pour son deuxième comité de pilotage.
Au programme : état des lieux de l’avancement de la facilité et validation des orientations pour les années suivantes. Décryptage avec Grégoire Lena de la division Énergie de l’AFD.
Pouvez-vous nous rappeler quel est l’objectif d'ARE Scale Up ? 

Grégoire Lena : La facilité Africa Renewable Energy Scale Up (ARE Scale Up) a été lancée fin 2016 par la Commission européenne et l’AFD, afin d’accompagner les pays africains dans leur transition énergétique. Financée par la Commission européenne, cette aide de 24 millions d’euros a pour objectif de soutenir le développement d’une offre d’énergie sécurisée, durable et accessible en Afrique, notamment en impliquant plus fortement le secteur privé. ARE Scale Up vise deux objectifs : augmenter l’accès à l’énergie pour les populations éloignées des réseaux électriques et déployer des énergies renouvelables raccordées aux réseaux. 

Le financement se divise en deux composantes : une première d’assistance technique (12 millions d’euros), déléguée à l’AFD qui apporte un cofinancement de 4 millions d’euros. Elle permet de préparer les projets. La seconde composante, qui inclut une assistance technique de 2 millions d’euros, apporte une garantie à hauteur de 10 millions d’euros aux investissements consentis par Proparco dans le domaine de l’accès à l’énergie.

Quel est aujourd’hui l'état d’avancement ? 

Dans le cadre de la première composante, un ensemble de vingt-sept études et activités d’assistance technique a d’ores et déjà été identifié, pour un montant de 7,3 millions d’euros. Ces activités permettront, dans plus de vingt pays d’Afrique, de préparer des investissements dans le domaine des énergies renouvelables et d’appuyer, si nécessaire, l’adaptation des cadres réglementaires.

Depuis 2017, dix études supplémentaires ont été lancées, pour un budget de 2,2 millions d’euros. De son côté, Proparco investira jusqu’à 20 millions d’euros dans cinq à dix sociétés privées innovantes opérant dans le secteur de l’accès à l’énergie.
 

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Pouvez-vous évoquer un projet particulièrement représentatif ? 

La Tunisie offre une bonne illustration des initiatives soutenues par cette facilité, en visant notamment à multiplier ses sources d’énergies renouvelables. En octobre 2017, une mission d’appui pour une première phase de déploiement de technologies smart-grid a été engagée. L’AFD a octroyé un prêt de 120 millions d’euros pour financer cette première phase qui couvrira 10 % du parc de compteurs basse tension et 100 % du parc moyenne tension de la Société tunisienne de l'électricité et du gaz (STEG). Objectif : atteindre 20 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique tunisien en 2020 et 30 % en 2030 !

La STEG porte également un projet de station de transfert d’énergie par pompage (STEP), pour renforcer la capacité d’absorption des énergies renouvelables par le réseau. Ce projet, estimé à 300 millions d’euros, a bénéficié d’une étude financée en 2019 et sera soutenu par l’AFD, la BEI et la KfW. Enfin, ARE Scale Up a financé les études de faisabilité technique et économique pour la centrale éolienne de Tbaga. Un projet de 100 millions d’euros qui sera financé fin 2019 par l’AFD à hauteur de 80 % et par l’AECID à hauteur de 20 %.

En quoi les stratégies d’accès à l’énergie diffèrent d’un pays à l’autre ? 

En Mauritanie, par exemple, un appui a été apporté au gouvernement pour la mise en place d’un projet d’électrification rurale dans le sud-est du pays, concernant trente localités et plus de trois mille ménages. Ce projet qui mobilise le secteur privé est conçu sur la base de mini-réseaux électriques hybrides. La facilité a financé une étude portant sur la mise en place d’un cadre institutionnel et juridique adéquat pour le développement des partenariats public-privé (PPP) dans le secteur de l’accès à l’énergie.

Au Togo, c’est un projet de centrale hydro-électrique d’une capacité de 24 MW, que l’Agence togolaise de l’électrification rurale et des énergies renouvelables (AT2ER) veut mettre en œuvre sur le site de Sarakawa. Une étude institutionnelle a été conduite afin d’assister la maîtrise d’ouvrage dans la structuration du projet, recommandant le développement de cette infrastructure en maîtrise d’ouvrage publique. Une étude d’impact environnemental et social, actuellement en cours, viendra compléter les études préparatoires aux financements que l’AFD et la Commission européenne ambitionnent d’apporter à ce projet.

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Cette publication n’engage que l’AFD ; elle n’engage pas la responsabilité de l’Union européenne.
Cette publication n’engage que l’AFD ; elle n’engage pas la responsabilité de l’Union européenne.

 

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