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Eolienne
Dans le secteur de l’énergie, l’assistance technique contribue à la pérennité des infrastructures et au développement des énergies renouvelables. En Égypte, le programme Africa Renewable Energy Scale Up (ARE Scale Up), mené avec le concours de la Commission européenne et de l'AFD, finance le renforcement des capacités et l’utilisation des nouvelles technologies pour favoriser l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique. Une voie supplémentaire vers la transition énergétique.

Du soleil, du vent : l’Égypte est une terre propice au développement des énergies renouvelables. « Le pays a installé les premières centrales éoliennes il y a plus de vingt ans, souligne Jérôme Gastaud, responsable équipe projet à la division Énergie de l’Agence française de développement (AFD). Mais aujourd’hui, certaines de ces installations sont vieillissantes et le personnel en place reste peu formé aux nouvelles technologies émergentes. » Depuis 2019, grâce à une subvention de l’Union européenne dans le cadre de la facilité ARE Scale up, l’AFD a renforcé son soutien à la New and Renewable Energy Authority (NREA). 


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Cette institution gouvernementale est responsable de la promotion et du développement de projets d'énergie renouvelable (ENR) en Égypte, notamment liés à l'énergie solaire et éolienne. « Moins visible que la construction d’infrastructures, l’assistance technique contribue grandement au développement des énergies renouvelables. En se concentrant par exemple sur l’amélioration de la réglementation et la mise en place d’un cadre institutionnel. Elle a aussi un impact direct sur le renforcement des capacités des acteurs de l’énergie de nos pays partenaires », détaille Silvia Puddu, responsable du programme Africa Renewable Energy Scale Up (ARE Scale Up) à l’AFD. Lancé en 2017 à l’initiative de l’Union européenne et de l’AFD, ce programme doté d’une enveloppe de 16 millions d’euros a pour objectif d’accompagner les pays africains dans leur transition énergétique et de mobiliser des financements pour développer les ENR.

Imaginer un futur énergétique plus vert

En Égypte, cette assistance technique apportée directement à la NREA se traduit par de la formation aux nouvelles technologies pouvant être intégrées aux réseaux et à la maintenance des installations éoliennes existantes. « Nous nous attelons aussi à proposer des études pour modéliser et planifier la production d’énergie sur le long terme, complète Jérôme Gastaud. Ou encore à accompagner la NREA dans sa réflexion sur sa gouvernance et son organisation. »

Sur le terrain, la formation et la sensibilisation des équipes occupent une place importante. Comme le souligne la Docteure Hala Ramadan, directrice du département des études de la NREA : « L’Égypte a besoin de soutien pour imaginer son futur énergétique. Dans cette optique, nos cadres doivent aussi être sensibilisés et formés aux nouvelles technologies et aux outils de production de demain. » Actuellement, ce sont 16 employés de la NREA qui se familiarisent avec les réseaux intelligents et autres équipements novateurs pour faciliter l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique du pays.

Encourager la maintenance préventive

La maintenance des installations existantes est l’autre volet important de l’assistance technique proposée par l’AFD. « Elle est assurée par la présence d’experts internationaux qui apportent leurs compétences aux équipes égyptiennes et les forment pour maximiser l’exploitation des centrales du site de Zafarana, explique Jérôme Gastaud. D’une durée de six mois, cette assistance se matérialise par une évaluation de la maintenance actuelle pour identifier les problèmes, par des formations, la mise en place d’un système d’information sur le terrain et des études. » Un soutien important face à la vétusté des installations qui, faute de financement, ont été peu entretenues depuis leur construction. 


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« Normalement, la rentabilité des infrastructures devrait financer leur maintenance, note Jérôme Gastaud. L’objectif est que la maintenance curative fasse place à la maintenance préventive. Il ne s’agit pas simplement de réparer lorsque ça casse, mais d’anticiper les pannes, d’avoir des ateliers approvisionnés en outils et pièces, et du personnel formé à la maintenance. » En parallèle, dans le cadre d’un prêt de politique publique, la situation financière de la NREA a aussi été assainie. 

Reconnue, cette assistance porte déjà ses fruits. « Elle est très utile et concrète pour améliorer nos méthodes de travail au quotidien, gagner du temps, modéliser de futures options que nous pourrons éventuellement intégrer dans nos procédures », se réjouit Hala Ramadan. Probant, l’exemple égyptien peut être transposé auprès d’autres agences de l’énergie ou opérateurs électriques. C’est déjà le cas au Sénégal et en Tunisie, où des projets d’assistance technique, l’un pour le développement du code réseau et l’autre pour le développement des réseaux intelligents, sont aussi mis en œuvre par l’AFD grâce au programme ARE Scale Up.


Le contenu de cette publication relève de la seule responsabilité de l’AFD et ne reflète pas nécessairement les opinions de l’Union européenne.